Soigne ta gauche !

Initiatives et Démocratie pour Saint-Ouen…

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Le stade du débat

25 janvier 2012 · 8 commentaires

Quel avenir pour le stade Bauer ? Est-il raisonnable de construire un nouveau stade dans les Docks ?  Quelle mixité des fonctions dans la ville ?

Sur le blog des élus socialistes de Saint-Ouen Henri Le Lorrain, élu au sports,  revient longuement sur ces sujets (pour partie déjà évoqué sur ce blog)  avec un argumentaire très complet.

A l’heure ou des supporters regroupés autour du « Collectif des amis du Red Star » militent  pour que le club poursuive son histoire au Stade Bauer (http://www.stadebauer.fr/), le Président du groupe des élus socialistes appelle donc à l’ouverture d’un débat public.

Inutile de dire que nous partageons ici ce point de vue pour mettre publiquement sur la table – devant les audoniens – tous les éléments de ce dossier.

Nous publions donc dans l’intégralité ci-après cette contribution.

 

 

 

 » Membre du championnat National, le Red Star (re)fait partie des 60 meilleures équipes de notre pays ; à cela s’ajoute qu’après 10 ans d’absences, le club a atteint un niveau du tableau de coupe de France le mettant parmi les 64 clubs encore en lice pour ce trophée. Or, même si rien n’est assuré aujourd’hui, nous souhaitons tous que le club continue sa progression et son retour vers l’élite. Et si cela se confirmait, la question de l’enceinte sportive se poserait avec davantage d’acuité et plus fréquemment.

Le Stade Bauer est le stade historique du Red Star et peut accueillir aujourd’hui seulement 3000 spectateurs ; sur simple demande de la municipalité à l’Etat il serait possible, dès aujourd’hui, de monter cette jauge à 8000. Pour un grand club, cela est nettement insuffisant, aussi doit venir le temps des études et de la prospective.

Il s’agit d’abord de savoir si Bauer est réhabilitable en tenant compte des contraintes modernes du sport de haut niveau, voire si, à son emplacement actuel, il est possible de construire un stade qui pourrait alors bénéficier des terrains le jouxtant comme le terrain de sport de Joliot-Curie où la parcelle Wonder sur laquelle seuls des équipements publics à l’utilisation limitée (parkings ou terrains de sports par exemple…) sont possibles au vu des coûts de dépollution. Outre l’aspect patrimonial et historique, l’avantage de garder le stade à cet endroit est évident : nombreux sont les clubs importants aujourd’hui en Europe dont les stades sont en centre-ville et pour lesquels la question de la desserte comme du stationnement est la même qu’à Saint-Ouen : avec la fin du tout voiture, il est important de privilégier les dessertes par transports en communs. En cela le Stade Bauer, équidistant de la ligne 4 et de la ligne 13 (bientôt de la ligne 14) est idéalement situé. A ceux qui demandent des parkings il est facile de répondre que la grande majorité des spectateurs ne se rend ni au Parc des Princes, ni à Charletty ou au Stade de France en voiture.

A cela s’ajoute le lien avec le projet de ville actuel de la municipalité. Depuis des années Saint-Ouen est en pleine mutation avec plusieurs ZAC, dont celle des Docks. Or si l’objectif de densification urbaine est souhaitable pour répondre entre autre aux défis environnementaux et répondre aux besoins de logements, ce qui a été fait dans le passé doit nous interpeller et nous servir de leçons : la densification doit s’accompagner aussi tant de poumons verts que d’un maillage d’équipements publics également répartis sur tout le territoire. En cela opposer un cœur de ville densifié à une périphérie dotée exclusivement d’activités et d’équipements est dangereux car cela crée de nouveau des ségrégations entre habitats de qualité du centre, habitats populaires ensuite, puis des activités exclusivement en bordure de ville.

De nombreuses collectivités d’Europe ont réussi le pari de mettre des stades en centre ville ou dans des milieux urbains denses. C’est le cas notamment de l’Emirates Stadium d’Arsenal, du stade du Rayo Vallecano à Madrid, et que dire du Stade Vélodrome ou du Parc des Princes? Ces exemples sont révélateurs et nous interpellent sur la taille d’un stade en ville. Le Red-Star a-t-il besoin d’aussi grand ? Lorsque le projet des Docks est évoqué, un stade et ses annexes apparaissent sur les croquis et la jauge rapidement évoquée : 18 000, 20 000, 25 000. Mais à ces hauteurs la piste de la réhabilitation de l’existant ne peut pas être balayée d’un revers de main.

Si les 50 000 spectateurs de Red-Star-OM laissent rêveur, la prudence s’impose et le deuxième club parisien doit être lucide : malgré les agitations sur le Stade de France, le devenir du Parc des Princes, l’avenir du PSG, l’objectif pour les politiques comme pour les investisseurs est de garder les pieds sur terre en tenant compte des moyens, des synergies, du sportif.

Les moyens d’abord : un stade neuf, à construire, revient approximativement entre 4000 et 5000 euros la place, soit environ 100 millions d’euros pour un stade de 20 000 places. Ce prix, énorme, est dû à l’exigence des normes en vigueur. Fort logiquement, les collectivités rechignent à s’investir à ces hauteurs et cherchent des solutions économiques dangereuses à termes: l’exemple du Partenariat Public Privé utilisé pour le Stade du Mans (le «MMA Stadium») fait réfléchir en ce qu’il est grand, quasiment sans vie, que le club n’y est ni propriétaire, ni gestionnaire et qu’il grève sérieusement les finances locales par le paiement de ce PPP. Le Stade de Lille est plus grand mais est le seul de sa région. A Saint-Ouen, la question du Stade Bauer, et donc du potentiel nouveau Stade des Docks, se pose différemment: la Mairie de Saint-Ouen dispose déjà d’un stade et est propriétaire du foncier ce qui n’est pas le cas dans les docks d’où un accroissement du coût potentiel. La construction d’une telle enceinte se ferait obligatoirement en partenariat avec le propriétaire des hectares disponibles et si le PLU réserve l’emplacement pour un équipement sportif de grande envergure, le propriétaire actuel, Total, va monnayer sa participation à un tel projet et – au prix actuel du foncier en petite couronne parisienne mais aussi de la dépollution du site – nul doute qu’il va chercher soit à faire monter les prix soit à être associé à un montage financier d’importance et rentable, c’est-à-dire un stade de grande ampleur.

Se pose donc de nouveau la question de la taille de l’enceinte et du foisonnement des infrastructures, en projet ou existantes, sportives pour le haut niveau dans notre Région. En effet la région Ile de France dispose déjà du Stade de France, du Parc des Princes, du stade Charletty. A cela s’ajoutent les projets, bien engagés pour l’Arena 92 à Nanterre, le stade Jean Bouin à Paris ou en voie de finalisation pour le grand stade que la FFR va construire dans l’Essonne. Vus ensembles ces projets ou ces stades existants permettent de voir la frénésie de construction de grandes enceintes dans l’agglomération parisienne mais aussi l’absence de toute mutualisation et la mise en concurrence de projets au profit des bâtisseurs/gestionnaires et aux dépends des collectivités et de leurs habitants.

A l’heure de la restriction des marges de manœuvres des collectivités locales, du renchérissement du coût du foncier, et de l’échec de certains projets de gestions d’autres enceintes sportives, l’hypothèse d’une mise en chantier d’un nouveau stade sur Saint-Ouen nous oblige donc à tirer la sonnette d’alarme. D’autant que cette question n’a pour l’instant fait l’objet d’aucun débat public.

C’est donc pour toutes ces raisons que nous demandons la tenue d’un débat portant sur le devenir du stade Bauer et sur les besoins réels de la ville de Saint-Ouen en termes d’équipements sportifs en général, notamment dans les Docks, et d’enceinte sportive pour le football de haut niveau en particulier. Le coût d’un tel équipement est conséquent et c’est à partir de celui-ci et de la prise en compte des remarques et des besoins exprimés dans ce débat public que les différentes possibilités foncières, économiques et financières devront être exposées et comparées pour voir ce qui est le mieux en tenant compte des contraintes urbaines et d’aménagement, en un mot de la qualité de vie des audoniens.
Qui veut tuer son chien l’accuse d’avoir la rage, mais Bauer est-il incurable ? »

Henri Lelorrain

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En voeux-tu en voilà…

17 janvier 2012 · 40 commentaires

A l’approche de l’élection Présidentielle, du soleil plein les yeux pour les vœux des socialistes de Saint-Ouen ce samedi 21 janvier 201…2 à 17h Salle Barbara.

Une fois n’est pas coutume élus et militants (à parité) s’affichent en photos étroitement mêlés avec un tiers de femmes. Sans doute un symbole de renouveau souhaité par la nouvelle secrétaire de section pour cette année qui devrait être celle du changement

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47 000 et plus…

15 janvier 2012 · 29 commentaires

… ce sera bientôt la population de Saint-Ouen qui compte aujourd’hui, au 1er janvier  2012 selon l’INSEE,  pas moins de 46 928 habitants. Modestement 13ème sur les 40 villes du Département en terme de population[1], notre communes enregistre par rapport à 2011 la plus forte progression (+ 2,04%) pour les villes de plus de 30 000 habitants de Seine Saint-Denis.

Cette progression est-elle alarmante, comme le pensent certains, à la veille de l’arrivée prochaine dans les Docks de milliers d’habitants supplémentaires. Cela correspond-il à un « bétonnage » forcené avec à la clef une ville sale, insécure et étouffante comme d’autres le prédisent ? Rien n’est moins sûre.

En effet, une ville dont la population stagne ou régresse[2], comme ce fut le cas longtemps à Saint-Ouen[3] est en général une ville vieillissante,  sans renouvellement pas et qui perd son dynamisme.

Cette croissance est en premier lieu le résultat d’une évolution démographique nationale avec un nouveau « baby boom » dans les années 2000[4]. D’où la programmation dare-dare de nouvelles écoles dans de nombreuses villes et à Saint-Ouen avec l’Ecole Mandela.

Ce phénomène « naturel » s’est cumulé avec le départ progressif d’activités insérées dans les secteurs d’habitat[5] pour des raisons de commodités ou d’expansion quand elles ne ferment pas boutique[6]. Ces disparitions, très pénalisantes pour l’emploi, ont offert des opportunités foncières pour la promotion privée. On a ainsi vu fleurir de nombreux petits immeubles en copropriété et des programmes de logements sociaux de qualité dans presque tous les quartiers de notre ville.

Malgré la résorption importante de l’habitat insalubre ou les réhabilitations « lourdes » diminuant le nombre de logements et leur sur occupation[7], la ville « actuelle » hors « zones industrielles » s’est donc « densifiée » en population de manière progressive depuis une dizaine d’années.  Sans que cela crée de déséquilibres majeurs , ni d’absurdités architecturales ou urbaines manifestes. Le paysage urbain s’est amélioré.

Inutile de dire que ces tendances lourdes n’ont pas été directement initiées par les municipalités successives mais accompagnées, avec plus ou moins de bonheur, par celles-ci.

Globalement, Saint-Ouen ayant de puissants moyens financiers, les équipements publics ont plutôt suivi notamment en termes scolaires ou de petite enfance même s’il reste beaucoup à faire.

Cette population en croissance sensible permet de bénéficier de dotations d’Etat plus importantes, apporte des contributions fiscales supplémentaires[9], constitue un potentiel pour attirer des commerces de qualité, permet de dynamiser la vie citoyenne…

Montée des trafic de drogues, insécurité et incivilités récurrentes, saleté des espaces publics, commerce dégradé… ce n’est certainement pas les nouvelles familles s’installant à Saint-Ouen, par choix ou nécessité, qui posent problème. Au delà de l’imprévoyance ou du laxisme municipal, c’est bien la paupérisation des cités HLM, l’entassement de la misère dans le logement ancien dégradé et l’emploi inaccessible (notamment pour une partie de la jeunesse) qui handicapent lourdement notre ville et son devenir.

En bref, si l’augmentation de la population n’est pas une fin en soit ce n’est évidemment pas un danger mais un atout.

Quant aux vaste territoire des Docks de près d’une centaine d’hectares, son aménagement est bien sûr discutable mais incontournable. Cette vaste zone industrielle, dont la mutation a démarré il y a de nombreuses années avec la fermeture de la centrale électrique EDF, le départ du dépôt d’hydrocarbures Total et des activités de production d’Alstom, devrait constituer demain un véritable morceau de ville en bord de Seine.

Autour d’un grand parc, près de la Mairie ou le long du boulevard Victor Hugo, la construction de 4 000 logements[10] est une opportunité importante proche de Paris et des transports en commun.

Ce doit être une chance pour Saint-Ouen sous réserve d’intégrer ces 10 000 habitants supplémentaires en évitant de créer une ville dans la ville.[11]

Si les formes architecturales seront différentes de celles que nous connaissons jusqu’ici dans le tissu urbain de la ville, la densité sera sans doute moins importante que dans nombreux secteurs anciens de la ville actuelle.

Sauf accident, 47 000+10 000= 57 000 habitants, la ville pourrait donc se stabiliser autour de ce niveau de population d’ici une douzaine d’année. Pour mémoire en 1931 sur un espace habité beaucoup plus restreint (moins de 75% de la commune) la population était alors de… 53 146 habitants !

 

S’il convient d’être très vigilant et d’avoir un regard citoyen aiguisé en évitant la folie des grandeurs, notre commune, aux portes de Paris, peut donc contribuer à éviter l’étalement urbain en accueillant de nouveaux habitants sans perdre son âme et en améliorant sa qualité de vie. Il faut pour cela des choix assumés, partagés et transparents.

Eric PEREIRA-SILVA



[1] Saint-Ouen était encore la 2ème ville de Seine Saint-Denis pour sa richesse fiscale par habitant (juste derrière Tremblay en France (aéroport Charles de Gaulle)

[2] passant notamment de 43 606 en 1982 à 39 722 en 1999.

[3] et dans les villes environnantes dont Paris

[4] Lu dans « Doctissimo » : « Incroyable, les Françaises sont devenues les championnes d’Europe de la fécondité.(…). Mais d’où vient ce baby-boom ? Des trentenaires ! (…) Pour les statisticiens de l’Insee, cette augmentation des naissances, associée à ce recul de la mortalité contribue ainsi à une croissance démographique sans précédent depuis 30 ans. Une bonne nouvelle qui séduit aussi les économistes, qui voient là un point positif pour le paiement des retraites dans quelques années…» Source : Insee Première n°1118 – janvier 2007.

[5] Les grands groupes avec d’importantes emprises dans la ville s’étant déjà  « tertiariser » comme Alstom, Bosh, Martini, Fenwick ou ont fait place à de nouveaux lotissements d’activités ou de grands programmes de  bureaux neufs.

[6] dernière exemple en date avec l’entreprise Marotte à Debain.

[7] au final le nombre de logement est assez stable : 19 574 logements résidences principales en 1968 pour 19  605 en 2007 !

[9] évidemment sans commune mesure avec la taxe professionnelle perdue ou en diminution.

[10] dont 50% d’ici 2014 selon les informations officielles.

[11] avec évidemment des solutions acceptables par tous concernant l’usine d’incinération du Syctom ou la chaufferie de la CPCU en milieu urbain.

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Résistance sans changement ?

13 janvier 2012 · 8 commentaires

La traditionnelle cérémonie des vœux du Maire et du Conseil municipal s’est déroulée ce vendredi 6 janvier 2012 dans la grande nef de l’Ile des Vannes[1].

Comme nous le pressentions, ce nouveau lieu très excentré, voire excentrique, s’est révélé pour beaucoup difficile d’accès. Certains participants habituels ont même renoncé à s’y rendre un peu découragés par la distance et les embouteillages. La foule était néanmoins au rendez-vous.

Contrairement à l’année précédente l’immensité des lieux (avec une hauteur sous plafond vertigineuse) a permis aux participants de s’égayer sur un vaste plateau avec une fluidité indéniable. On a donc évidemment gagné en convivialité malgré la démesure du lieu.

De là à pérenniser ce dispositif « hors la ville », très discutable en terme de symbolique et sur le plan pratique, il y a un évidemment un pas. En tout cas il sera difficile de faire plus grand et plus loin. !

Plus classique le discours du Maire, a été comme à l’accoutumée une figure de style relevant du one woman show sur écran géant : un discours fleuve d’une trentaine de minutes, une aisance de tribune travaillée au millimètre, un patchwork de thématiques, du lyrique des Docks à la gravité sur l’ assassinat récent d’une jeune audonien … sans oublier la culture, la démocratie, la propreté, la drogue, les équipements nouveaux, la libération des otages on en passe… et bien sûr le brillant résultat de la votation citoyenne sur l’intercommunalité

Qui trop embrasse, mal étreint. Au final à parler de tout on ne parle de rien. Le message se brouille. Difficile de cerner les points forts de ce beau discours[2], mais rassurons nous les convaincus le sont restés et les sceptiques préfèrent toujours les actes aux belles paroles.

A noter toutefois que le Maire, qui n’aime pas trop les idées iconoclastes, a cependant glissé dans son propos la légalisation du cannabis comme moyen éventuel de casser les trafics. Ballon d’essai avant une prise de position plus franche ?

Face à la crise, aux difficultés du quotidien, aux mauvais coups de la politique gouvernementale, au manque de moyens pour l’éducation ou la police…  elle sent « un vent se lever », une résistance s’organiser. Le Maire place au final cette année 2012 sous le signe de la « résistance ». Curieusement elle n’ y voit pas la possible « année du changement ».

Cette élection décisive, dans quelques mois,  n’est ainsi même pas évoquée par Jacqueline Rouillon. Pas plus que la possibilité d’une victoire de la gauche dans quelques mois en battant Nicolas Sarkozy !

Une omission fâcheuse laissant penser qu’elle se contenterait fort bien d’un score honorable de ses amis du Front de Gauche mais d’une défaite de François Hollande. Un scénario qui évidemment éviterait des bouleversements dont les vagues pourraient atteindre nos rivages et nos équilibres locaux.

Evidemment, une interprétation hasardeuse…

 

EPS

 


[1] Nef Lucien Belloni qui ne figurait pas sur le carton d’invitation mais dont le nom a été opportunément rappelé par le Maire en son début d’allocution.

[2] Contacté dès lundi 9 janvier le cabinet du Maire avait promis que le discours du Maire serait accessible « comme l’an passé » « dans les meilleurs délais ». Hélas, cent fois hélas, il n’en a rien été, le site de la ville se contente d’une petite vidéo light ou le Maire souhaite ces bons vœux en 5 mns. Le discours fleuve est donc réservé aux « forces vives » et aux VIP.

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Hors la ville

27 décembre 2011 · 37 commentaires

Au delà de l’intendance et de la convivialité, les traditionnels vœux du Conseil Municipal sont toujours assez symboliques. Cette année la nouveauté, pour ne pas dire l’improvisation est de rigueur.

Après avoir fait dans le tape à l’oeil à l’Espace Cardin, le Maire semble avoir abandonné (momentanément) le style nouveau riche pour un de nos monuments année 70, fort vieillissant : le complexe sportif de l’Ile des Vannes .

De quoi faire mentir ceux qui pensaient que l’imagination n’était pas au pouvoir dans notre ville.

Nous aurons donc le plaisir de renouer avec le côté « meeting de masse » et navettes de cars pour rejoindre ce lieu inattendu et fort excentré. En priant que le temps soit clément et que les habituels embouteillages du pont de Saint-Ouen nous soient épargnés ce vendredi soir 6 janvier 2012.

Pour l’image écologique, il faudra donc un peu attendre des jours meilleurs.

Au moins, nous serons la première des villes de Plaine Commune à célébrer la nouvelle année sur le territoire de la ville voisine.

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ERRATUM

21 décembre 2011 · 64 commentaires

Notre guide suprême de la République Démocratique Audonienne, dans sa grande mansuétude, vient de communiquer ce 21 décembre, 8 jours après la proclamation des résultats de sa votation citoyenne, le nombre d’inscrits dudit scrutin pour l’adhésion à Plaine Commune. Elle accède donc aux demandes braillardes de quelques illuminés qui tentaient une nouvelle fois de polémiquer. Qu’elle en soit ici remercier.

Les inscrits à ce scrutin étaient donc de 21 776 et non pas de 19 550 comme nous l’estimions fort modestement (en oubliant le renfort des étrangers conviés pour la première fois à voter).

Dès lors l’abstention est donc de 92 % et non pas 91% comme nous l’indiquions.Vraiment une bonne nouvelle !

Quand on connaîtra la population actuelle de Saint-Ouen de plus de 18 ans, c’est à dire « en âge » de voter, nous serons comblés.

 

 

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Libres échanges – tome 2

20 décembre 2011 · 185 commentaires

C’est le trop plein !

Avec 1 520 commentaires, il devient difficile de « descendre » jusqu’à la page vierge pour écrire son intervention.

Nous mettons donc à votre disposition cette nouvelle rubriques « Libres échanges – tome 2″.

A vos claviers…

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6/10 = 2,9% ?

16 décembre 2011 · 36 commentaires

Cette équation hasardeuse laisse songeur même ceux qui ont peiné pour obtenir le brevet des collèges. C’est pourtant cette étrange vérité cachée qu’affiche le journal municipal n° 47 paru ce 15 décembre 2011 célébrant la votation citoyenne pour l’entrée dans Plaine Commune avec ce titre triomphal : « C’est oui pour six audoniens sur dix ».

Après la manipulation, la dissimulation.

Favorables à la solidarité territoriale et convaincus de la pertinence d’une échelle plus large afin de gérer des dossiers majeurs pour les audoniens, avec d’autres nous étions de longue date pour rejoindre Plaine Commune. Très attachés à la démocratie locale nous avions ici pourfendu le simulacre de concertation sur un petit mois après 10 ans de louvoiements municipaux et un revirement spectaculaire du Maire.

Les bons comptes font les bons amis.

Avec de l’ordre de 91 % d’abstentions[1], c’est peu de dire que ce scrutin qui a coûté les yeux de la tête n’est pas un succès et n’a rien avoir avec la démocratie ou l’expression citoyenne.Heureusement qu’il ne s’est pas déroulé – comme tous les autres – sur une seule journée de 8h à 20h mais sur quatre jours !

Sous réserve d’inventaire, la ville compte aujourd’hui a peu près 46 000 habitants[2].  Ce sont donc 35 000 habitants[3] de plus de 18 ans (étrangers compris) qui étaient invités à voter.

Dés lors avec 1 015 voix, en réalité « c’est oui »… pour un peu moins de trois audoniens sur 100[4].

Légère nuance !

Le journal municipal, s’exonère de publier pour cette élection le nombre d’inscrits, confond sciemment votes exprimés et audoniens, oublie d’indiquer le total du corps électoral de la consultation et passe à la trappe le niveau de l’abstention. C’ est donc bien un organe de propagande au service d’un clan.

Ceux qui y collaborent ne s’honorent pas. Ceux qui cautionnent de telles contre-vérités non plus.

Pour ce qui nous concerne ici, et qui nous différencie du Maire et de ses amis, se résume assez simplement : nous ne pensons pas que la fin justifie les moyens.

Eric Pereira-Silva



[1] 17 795 votants sur 19 550 inscrits (nombre minimum correspondant aux inscrits lors des Régionales de 2010)

[2] 45 595 habitants en 2008 (source Insee) dernier chiffre publié mais largement dépassé depuis.

[3] l’Insee indiquait en 2007, 24,7% de jeunes entre 0 et 19 ans on peut donc estimer que la population de moins de 18 ans est donc de l’ordre de 23,5 %. La population en âge de voter (plus de 18 ans) est donc de 45 595 X 76,5% = 34 880 arrondie à 35 000.

[4] 1 015 voix pour le oui sur 35 000 habitants en âge de voter comprenant les inscrits et les non inscrits (étrangers ou pas), tous appelés à voter = 2,9%

 

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Un grand « oui » minuscule

12 décembre 2011 · 34 commentaires

La pseudo consultation sur l’adhésion de Saint-Ouen à Plaine Commune,  malgré la communication intensive et quotidienne depuis un mois ne permet pas de décerner le brevet de respectabilité démocratique que le Maire attendait. La montagne accouche d’une souris.

Pour mémoire les villes de Stains et de l’Ile Saint-Denis qui s’étaient frottées en 2002 à un référendum avait obtenues autour de 85 % de « oui « avec il est vrai une abstention massive autour de 74% malgré un intérêt évident à rejoindre le vaisseau amiral.

Pour l’heure, nos édiles (du moins les amis du Maire) faisaient un peu grise mine à la proclamation des résultats vers 19h30 en Mairie ce lundi 12 octobre après un inédit de 4 jours de vote non-stop  :

1  755 votants

51 blancs ou nuls

1 704 exprimés

1 015 « oui » (59,6%)

689 « non » (40,4 %)

Curieusement le nombre d’inscrits n’a pas été communiqué lors de la proclamation par le 1er adjoint. Pudeur ? Sous réserve d’inventaire, on peut estimer à environ 19 630 les inscrits.[1] L’abstention est donc de l’ordre de 91 % !

Quant au « oui » il représente dès lors autour de 5 % des inscrits sur les listes électorales et un confetti si l’on rapporte ces quelques voix à la population en âge de voter incluant les non inscrits (dont les étrangers).

Pas grave, comme l’a indiqué en substance le Maire malgré « l’austérité de la question », « le oui est finalement majoritaire » on continue donc comme on a dit.

Tout ceci n’est pas une surprise : la communication ne remplace pas la politique et la démocratie ne s’improvise pas.

 



[1] 19 550 inscrits aux dernières élections Régionales (2010) et 80 étrangers qui se seraient inscrits pour ce scrutin (selon le Maire) soit environ 19 630.

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Pour être heureux : votez oui !

9 décembre 2011 · 278 commentaires

…  et pour être malheureux :  votez non !

C’est un peu à quoi va se résumer le curieux scrutin « citoyen » du long week-end prochain pour l’adhésion à Plaine Commune en forme de plébiscite un peu grossier. Dommage.

Positif mais tardif, cet  évènement important pour notre ville méritait mieux. Déjà une information complète et précise car les habitants ne sont pas des ignares à qui il suffit de dire « ensemble on est plus fort » pour justifier dix ans d’attentisme et une brusque conversion avec un mois de « pseudo concertation » à un train d’enfer.

L’intercommunalité est un sujet on ne peut plus complexe avec des enjeux multiples. Pour Saint-Ouen aux confins de trois Départements avec des ressources financières lui permettant une autonomie importante, l’intégration communautaire n’était pas une évidence. L’hostilité récurrente jusqu’ici du Maire vis à vis de Plaine Commune en  lui préférant la chimère « Boucle Nord »[1] méritait également quelques explications.

Contraintes institutionnelles et financières, logiques politiques et sociales, perspectives du Grand Paris, il aurait donc été nécessaire de d’engager un travail de longue haleine pédagogique, politique et pour tout dire démocratique bien avant que le Conseil Municipal arrête une position de « principe ». Mais les chiens ne font pas des chats et le Maire ne l’a pas voulu.

Avec une décennie de retard, autant dire que les « conditions » à l’adhésion – soient disant issues de la concertation –  constituent un habillage un peu maladroit.

En effet, qui peut croire un instant que les autres villes de Plaine Commune avec leur Maires ne sont pas archi convaincues qu’ils faut favoriser la « mixité » , « maîtriser les prix du logement », « le vivre ensemble », « l’emploi des jeunes », « le partenariat » avec les villes voisines (hors agglomération).  Exiger de l’Etat plus de moyens « pour la prévention et la sécurité ».

Comment peut-on faire semblant de revendiquer qu’aucun impôt intercommunal ne sera levé et que rien ne pourra être imposé à notre ville, alors que chacun peut le vérifier, c’est déjà l’orientation et la règle adoptées par la Communauté d’agglomération et d’ailleurs exposées clairement par son Président Patrick Braouezec[2].

Fausses exigences[3] et vraies concessions avec ce ralliement de dernière minute. Jusqu’à preuve du contraire aucun projet précis pour Saint-Ouen n’a été  évoqué ni dans les réunions publiques, ni dans la communication comme pouvant être impulsé, accompagné, porté par la Communauté d’agglomération au regard de notre contribution financière non négligeable ou au dynamisme économique et urbain de notre ville aux porte de Paris.

On se contente prudemment  d’évoquer des généralités : peser plus ensemble sur l’Etat, avoir une approche plus globale sur le foncier, le logement, l’emploi, les transports… en évitant les dossiers concrets pour les audoniens[4].

Curieusement l’adhésion tant de fois repoussée n’ a désormais que des avantages. Rapports de forces, pouvoir partagé, éloignement des centres de décisions, péréquation des ressources financières… les inconvénients sont peu ou pas disséqués ni même exposés. Ils ont en fait  brutalement disparus.

Favorables à la construction d’une solidarité territoriale et à un développement partagé, même les partisans convaincus de l’intercommunalité sont pour beaucoup affligés par cette consultation en trompe l’œil sans projet clair pour notre ville.

Certains regretteraient presque une bonne campagne d’information simplement suivi d’un vote du Conseil municipal tandis que d’autres, irrités, envisagent de s’abstenir ou de voter négativement pour sanctionner le Maire et ses pratiques.

Rassurons nous, sauf coup du sort, l’organisation de ce scrutin ne laissera pas de place à l’incertitude. Malgré une abstention massive, le oui devrait l’emporter très largement.

Après les agents questionneurs payés au formulaire[5] on aura sans aucun doute les agents recruteurs incitant à aller voter. La « votation » se déroulant sur quatre jours[6], les têtes en l’air seront facilement rattrapés par la manche. Quant à la régularité de bout en bout des opérations de vote, malgré le contrôle d’un huissier (réclamé ici) un petit doute subsiste. Le seul enjeu demeure le niveau de la  participation des audoniens.

L’idéal serait évidemment de faire beaucoup mieux que les citoyens de l’Ile Saint-Denis et Stains consultés en 2002 sur l’entrée de leur ville dans Plaine Commune[7]. Jacqueline ROUILLON, qui n’a pas lésiné sur les moyens ni ménagé sa peine pourrait, ainsi se décerner un brevet de respectabilité démocratique.

Un plus pour cette nouvelle convertie avec une escarcelle bien remplie, en « Fase » avec l’actuel Président actuel de Plaine Commune et qui pourrait peut-être guigner sa succession.

EPS

 



[1] Clichy, Gennevilliers, Asnières, Colombes…

[2] au demeurant beaucoup plus à l’aise et convaincant dans les réunion publiques que notre Maire

[3] l’adhésion n’est d’ailleurs pas assortie de « conditions », il faut à priori, surtout en fin de parcours, accepter les compétences existantes transférées et le mode de fonctionnement

[4] contrairement par exemple à la campagne en faveur du oui par la ville de Stains : « aménagement des deux pôles gares, requalification de l’avenue de Stalingrad, réhabilitation de la cité jardins »…

[5] de la une coûteuse enquête « Harris « nous révélant doctement de vraies vérités générales dans un show médiatique du Maire avec le chauffeur de salle d’une agence de com.

[6] et 3 nuits pendant lesquelles les 10 urnes seront sécurisées.

[7] Pour mémoire :

Stains :  24% de votants (76% d’abstentions). 84% des exprimés pour le oui (soit 20% des inscrits)

L’Ile St-Denis : 28 % de votants (72% d’abstentions). 85% des exprimés pour le oui (soit 23% des inscrits).

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