JO : des lauriers et des oubliés !?

Des réalités de terrain laissant à désirer…

Nouvelle réunion des associations sportives ce 7 mars 2024 sous la direction de l’adjoint aux sports et à l’Héritage des JO, Lamine Amimer et le directeur des sports, Christophe Disic. Au programme : « Perspectives 2024-2026 ». Une salle comble comme lors de la dernière réunion du 18 octobre 2023.

Compte-rendu de Dominique GARCIA :

Lors du début de la réunion, C.Disic présente une série d’images commentées sur :

. le budget de fonctionnement 2024 qui a augmenté de 5,2% et passe à 1 002 550 € dont      570 500 €  de subventions aux associations[1]. L’élu précise que cette augmentation devrait se poursuivre pour les 2 prochaines années. Le directeur des sports, beaucoup plus détendu qu’en octobre dernier, félicite même les associations pour la baisse de leurs demandes de 59 000 € !

. la restitution des ateliers pour l’attribution des créneaux sportifs qui se sont déroulés entre novembre et février auxquels ont participé 43 associations et 20 sections de l’Usma. 507 créneaux ont été attribués qui seront communiqués en fin de réunion et finalisés le 15 mars puis votés en Conseil Municipal le 2 avril.

. un point sur l’utilisation de certains sites sportifs pendant les JOP qui ne seront plus accessibles à partir du 1er mai pour le rugby et le tennis au complexe Pablo Néruda excepté la pétanque jusqu’au 15 juin), du 26 juin pour le football, l’athlétisme, la boxe française, le rowing club… à Ile des Vannes et Stade Bauer) et ce jusqu’au moins la mi-septembre !

A noter : la ville privatisera, pour la délégation brésilienne et son comité olympique, le Château de St-Ouen, le gymnase et la Serre Wangari dans le Docks du 3 juillet au 16 août.

Aucun évènement ne pourra se dérouler sur l’ensemble de ces sites du 16 juin au 15 septembre pour des raisons de sécurité.[2] C’est pourquoi, entre autres,[3] le Forum des sports se tiendra le 15 juin de 10h à 18h au gymnase des Docks et dans le Parc. L’inscription pour les stands devra se faire avant le 22 avril.

Pour la billetterie d’accès aux compétitions, la municipalité a acheté 8 004 billets dont 1250 pour les Paralympiques[4]. 1600 billets sont réservés aux associations sportives mais seulement pour les adhérents audoniens. La répartition se fera en fonction du nombre d’adhérents avec 1 responsable pour 10 places[5].

Après cette suite d’informations, des voix dans le public se sont élevées pour parler des réalités du terrain qui pour certains sont loin de l’excellence. Pourtant Saint-Ouen n’est-elle pas labellisée « Ville active et sportive » ?!

En premier lieu, la PISCINE AUGUSTE DELAUNE qui continue à accumuler les problèmes malgré les 750 000 euros de travaux engagés depuis 2020.[6] Mais les pratiquants de l’USMA Natation nous parlent encore de gros dysfonctionnements : manque de personnels, ventilation, vestiaires, espace forme, chlore… Alors on nous annonce pour cet été, 20 jours de fermeture pour 400 000 € de nouveaux travaux ( local technique, pompe à chaleur, isolants thermiques sur les vitres) : mais quid des problèmes cités précédemment ? Ce n’est plus une piscine c’est un gouffre !

Les structures sportives de L’ILE DES VANNES semblent elles aussi en piteux état, on nous parle du Bâtiment B où se pratiquent des arts martiaux dont les WC et les douches sont inutilisables comme dans le bâtiment du Rowing club où on prend des douches au tuyau d’arrosage, d’une chaudière qui fuit et ne chauffe plus et de circuits électriques qui devraient être changés sur l’ensemble des bâtiments. Bon, arrêtons de râler, la Grande Nef vient d’être rénovée pour 15 millions d’euros ! Merci les Jeux.

Si le gymnase du complexe PABLO NERUDA est remis à neuf, les sections de l’USMA rugby et tennis s’inquiètent pour leurs terrains qui vont servir de parking… et se plaignent du développement du deal dans l’enceinte[7], peut-être lié à une absence récurrente de gardiens, de grilles sans cadenas, de toilettes extérieures sans portes.

Convenons que si ces installations sont en très mauvais état, les mandatures municipales précédentes y ont leur part de responsabilité assumée ou non dans des choix politiques budgétaires[8]. Et c’est pour cela qu’il faut questionner et déterminer les enjeux et les actions qui servent réellement la population. Et non pas à partir d’un programme de campagne non budgétisé ou de bilans de mi-mandat qui ne mettent en avant que ce qui brille.

Quand le directeur des sports évoque 30% des 93 agents qui travaillent sur les 57 sites sportifs qui n’ont pas reçu de formation ou n’ont pas les compétences attendues, on est dans le vif d’un sujet. Tout comme pour les différents postes au contact avec les publics. La formation, la rémunération, l’exigence et les attentes de qualité du service public doivent devenir réalité… sans clientélisme.

DG 

[1] 32 dossiers déposés sur 88 associations dont 26 sections de l’USMA

[2] Demande de la Préfecture ; sauf l’Été audonien uniquement sur la pelouse du Parc

[3] Certaines associations trouvaient qu’il était trop tard à la rentrée de septembre.

[4] 150 440 € pour une valeur de 210 000.

[5] Le responsable relèvera les coordonnées des personnes intéressées qui devront s’engager à aller sur un site et une discipline par forcément choisis…et en assumant financièrement le déplacement.

[6] 650 000 € en 2020 et 100 000 € l’été dernier avant sa réouverture le 11 septembre.

[7] Un point de deal non comptabilisé par le maire comme d’autres

[8] Le maire le sait bien puisqu’il a été élu aux sports  

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3 réflexions sur « JO : des lauriers et des oubliés !? »

  1. Un administratif qui se félicite d’une baisse des demandes de 59 000 euros?! Soit.
    Parlons recettes : combien la ville percevra t elle avec la mise à disposition aux delegations sportives étrangères d équipements et de RH pour la période des JO?

  2. “la ville privatisera, pour la délégation brésilienne et son comité olympique, le Château de St-Ouen, le gymnase et la Serre Wangari dans le Docks du 3 juillet au 16 août.”

    Avec l’orpaillage illégal en Guyane, la République Populaire de Chine et le Brésil volent sept tonnes d’or chaque année à la France, et déversent treize tonnes de mercure dans la nature. Le Brésil est le bienvenu à Saint-Ouen-sur-Seine, et est chaleureusement invité à cesser la prédation des ressources minières françaises.

  3. Quel est le bilan carbone des Jeux Olympiques de Paris 2024 ?

    Les Jeux Olympiques 2024 de Paris émettront 1,473 millions de tonnes de CO2.

    Pour compenser ces émissions, le COJOP a acquis pour 11,3 millions d’euros de crédits carbone.

    62% de ces crédits carbone proviennent de projets internationaux labellisés Verified Carbon Standard par l’ong américaine VERRA.

    Après les enquêtes des deux journaux The Guardian et Die Zeit en 2021 et 2023, chacun sait que cette labellisation VCS est bidon.

    L’ong américaine VERRA surestime l’effet bénéfique des projets sur le climat, en surestimant de 400% la menace de déforestation, sur les zones hébergeant des projets de compensation carbone.

    Les 11,3 millions d’euros de crédits carbone achetés par le COJOP ne compenseront rien.

    D’autre part, le COJOP a falsifié son calcul des émissions de CO2 des constructions olympiques :
    – en ne prenant pas en compte l’Arena de la Porte de la Chapelle
    – en comptant seulement 83 kilos de CO2 par tonne de béton, alors que l’empreinte carbone d’une tonne de béton vaut plusieurs centaines de kilos de CO2.

    Le bilan carbone des Jeux Olympiques 2024 est catastrophique (1,4 millions de tonnes de CO2 envoyées dans l’atmosphère).

    Les Jeux Olympiques de Paris 2024 sont incompatibles avec l’objectif de l’Union Européenne de neutralité carbone en 20250.

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