« Big-Bang » dans les Puces

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Nous parlions ici, depuis quelques mois déjà, du vaste reformatage des Puces de Saint-Ouen se dessinant sous l’égide de William Delannoy : mise en veilleuse de l’association de commerçants[1], projets immobiliers en gestation, acquisitions d’ « opportunités » de la ville, modifications et révision du Plan local d’urbanisme, multiplication des galeries d’art… Au-delà de l’opposition municipale, nos alertes soulevaient jusqu’ici une morne indifférence voire un certain scepticisme.

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L’opération Wonder (dîtes « Village des Rosiers » !), avec ses 500 logements privés et 600 voitures supplémentaires au cœur des Puces, a vu son permis de construire délivré dans la torpeur de l’été[2] par William Delannoy qui travaille depuis son élection sur cette affaire.

En dépit d’une absence complète d’information[3], ce programme hors d’échelle a finalement donné le ton sur la réalité de cette restructuration brutale, de grande ampleur et sans la moindre concertation. Ce projet immobilier, désormais sur sa rampe de lancement, a aussi ouvert les yeux de beaucoup d’habitants ou de commerçants qui ont commencé à se mobiliser pour y mettre un coup d’arrêt. A ce jour on estime que près de 300 personnes ont signé un recours « amiable » contre le permis de construire ![4] Une fronde qui pourrait se transformer en plusieurs recours contentieux solides devant le Tribunal administratif et calmer la frénésie immobilière et spéculative encouragée par le premier magistrat de notre commune[5].

Deuxième étage de la fusée, de l’autre côté de la rue des Rosiers, le Maire de Saint-Ouen a porté discrètement sur les fonds baptismaux un autre projet immobilier de grande envergure très significatif de sa volonté d’aller vite et fort sans s’embarrasser de l’avis de quiconque. Un projet « culturel » clef en main venu d’en haut et qui vise aussi à changer la nature des commerces puciers alentour (pour lui de bric et de « brocs »). Cerise sur le gâteau : la volonté affichée de transformer complètement les deux tours de logements sociaux des « Boutes en train ».

Avec ce qu’on trouve sur internet[6], ce qu’on a pu en nous dire et ce qu’on a compris, premiers éléments sur cette nouvelle « affaire » immobilière :

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L’opération « CAP Saint-Ouen » (sous titre : « Espaces libres » ?!) a donc été retenue ce 18 octobre 2017 dans le cadre de l’appel à projet du Grand Paris « Inventons la métropole» lancer il y a un an.» lancer il y a un an.

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Il s’agirait d’installer, en lieu et place des activités « traditionnelles » qui ont été progressivement « évacuées »[7], un concept complètement différent et beaucoup plus « tendance » mariant une certaine culture à forte rentabilité financière. Et autant dire assez loin de l’esprit des Puces.

Avec leur façade en briques, le long de la rue des Rosiers, les bâtiments les plus anciens (environ 4 000 m2) datant de la fin du 19ème siècle, seraient réhabilités en conservant les locataires actuels de la Semiso[8] (l’Office du tourisme, l’école des « Beaux arts de Paris »[9], la salle arrière de la « Chope des Puces »[10]) auxquels s’ajouteraient, un Master d’architecture et une partie commerciale (boutiques « branchées » en rapport avec l’ensemble).

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Le grand corps de bâtiment datant des années 50 (prolongeant la cour de la rue Paul Bert avec son quai de chargement) serait lui complètement démoli pour permettre la construction du cœur de projet : un « Centre d’art et de design »[11]. Un bâtiment moderne de 14 000 m2 constitué d’un parallélépipède de 7 étages abritant une salle des ventes, un ensemble de show-rooms et sur son toit un restaurant panoramique et gastronomique.

Au menu également de l’évènementiel, des expositions, des manifestations en tout genres et, qui pourrait en douter, du participatif[12], du développement durable. A priori un vrai bonheur mais un peu plus pour les investisseurs et promoteurs que pour les brocanteurs (et même les antiquaires) dont les loyers pourraient être progressivement « revalorisés » dans cette frénésie immobilière. C’est d’ailleurs l’inquiétude légitime de nombreux commerçants qui voient se profiler un nouveau modèle économique des Puces dont ils ne feront pas partie.

Si on a bien compris la Ville quant à elle se « débarrasserait » ainsi de la gestion (confiée à la Semiso) de l’hôtel d’activités Cap Saint-Ouen et céderait ce patrimoine communal en contre partie de droits à construire qui pourraient correspondent à une recette substantielle[13].

L’heureux gagnant, lauréat du concours métropolitain, est le groupement emmené par le promoteur investisseur NOVAXIA[14] associé à ENGIE (gestion énergétique)[15] accompagné par le cabinet d’architectes renommé Wilmotte et associés[16] et de plusieurs bureaux d’études techniques.

Au passage notons que cette « restructuration » passe par un développement des continuités piétonnes entre les marchés avec des images d’une très large piétonisation (rue Paul Bert) et des rues sans voitures (Rosiers !). On ne comprend d’ailleurs pas très bien la gestion des mobilités dans le quartier (voitures, camions de livraison, bus, deux roues). Au-delà des clichés racoleurs sur papier glacé, les prochaines années risquent surtout d’être placées sous le signe de la congestion automobile de tout le secteur et pour une durée assez longue très préjudiciable pour les habitants et commerçants.

Avec une livraison en juillet 2022 pour ce Centre d’art et de design et plus de deux années de travaux, c’est un gros chantier qui se déroulerait donc en « stéréo » avec celui titanesque de l’opération Wonder de l’autre côté de la rue. Ce dernier doit en effet démarrer en mars 2018 et s’achever entre juin et décembre 2022. Si tout va bien. En vérité, il est difficile de s’imaginer le fonctionnement des marchés aux Puces pendant ces 5 ans minimum au milieu de ces chantiers. L’impact négatif est évident sur l’accessibilité de la clientèle ou sur l’image de ce pôle touristique majeur. Les habitants, que personne n’a songé un instant a informer ou consulter, subiront quant à eux une dégradation de la vie du quartier et devront , au quotidien, s’armer de patience pour utiliser les bus desservant le secteur[17].

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Les « Boutes en train » rient jaune… C’est du moins le cas des premiers habitants des deux tours HLM qui découvrent (dans la presse) les belles images sur la réflexion urbaine pour le quartier. On y voit en effet nos deux tours de 17 étages (ndlr : aujourd’hui environ 200 logements et près de 500 habitants), complètement transformées, élargies avec des loggias, visiblement avec des duplex et complètement végétalisées. Une belle surprise ? Hélas, renseignement pris, il s’agirait d’ateliers d’artistes, d’« appart. hôtel » (?) et de logements mixtes dont on ne connaît pas la nature. En clair : plus de trace des locataires actuels.

En réalité, un grand geste architectural sur le papier, qui n’a aucune consistance et n’est pas dans l’objet du concours. La mutation de cet ensemble nécessiterait en effet un financement lourd, un montage complexe et des années à mettre en œuvre au vu du nombre de relogements[18].

En réalité, on est plutôt face à une volonté d’affichage tape-à-l’oeil par le Maire assorti d’un message provocateur dont il a le secret. Très loin d’une ambition de réhabilitation réaliste de ces immeubles en trouvant des solutions acceptables pour ses habitants.

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Le MAP change de cap

A la peine sur son opération immobilière « Wonder », empêtré dans sa fusion absorption de l’Ophm (propriétaire des tours), autre mauvaise nouvelle dans le secteur des Puces : l’association des commerçants des Puces, le MAP (Marchés aux Puces) a changé de Président.

Hugues Cornière Conseiller municipal délégué aux Puces était également jusqu’ici Président du MAP. Fini le mélange des genres et la complaisance : le 13 octobre dernier c’est Albert RODRIGUEZ, brocanteur (pilier de l’ex ADPPSO) et un des artisans historiques de la Zone de protection des Puces (ZPPAUP) qui a été élu par les représentants des différents marchés (16 voix sur 20).

Il est aujourd’hui vent debout contre le Permis de construire Wonder (et a formulé un recours contre celui-ci). Il est très hostile à la spéculation foncière en cours sur différents sites dans les Puces.

En effet, le « big bang » Wonder /Cap Saint-Ouen pourrait faire des petits, tant les appétits fonciers et spéculatifs s’aiguisent sur ce secteur aux portes de Paris. Les populations modestes, les locataires, les brocanteurs, les bistros, les petits antiquaires, les artisans et les petites entreprises pourraient être les victimes d’opérations conçues loin des citoyens et des élus. L’ambition pour les Puces passe par des projets qui ne brutalisent pas le territoire et ses habitants en s’inscrivant dans le temps et la transparence.

Nous reviendrons, ainsi sur ces autres sites au sein des Puces (cf. carte ci-après), déjà évoqués par l’association les Amis des Puces, à l’études ou en projets qui méritent une grande vigilance et une réflexion sur leur devenir.

Eric PEREIRA-SILVA

Carte de synthèse des secteurs connus  plus ou moins en projets ou à l’étude 

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Pour mémoire extrait de l’étude « Bauer- Wonder les Puces »  lancée par l’équipe municipale précédente et plus ou moins abandonnée par celle en place avec des hypothèse de travail le long du périphérique.

Etude Bauer Wonder Les Puces

[1] L’association du Marché aux Puces (MAP) qui avait pris le relai l’Association de Développement et de Promotion des Puces de Saint-Ouen (ADPPSO) jadis présidé par William Delannoy (commerçant dans le vêtement neuf). Dès son élection en 2014, Hugues Cornière Conseiller municipal délégué aux Puces avait pris la Présidence de l’Association des commerçants des Puces. Un mélange des genres osé, auquel les commerçants eux-mêmes viennent de mettre un terme avec l’élection d’Albert Rodriguez (nous y reviendrons plus loin).

[2] PC délivré le 19 juillet 2017 non « purgé » des recours à ce jour.

[3] Le Maire s’est contenté de l’affichage règlementaire pour l’enquête publique obligatoire et de répondre qu’il s’agissait d’une opération « privée » (sous entendant qu’elle s’imposait à lui).

[4] Des parents d’élèves et d’enseignants de l’école Joliot-Curie, aux commerçants de différents marchés en passant par des riverains ou des habitants de la ville ; des recours dénonçant pêle-mêle, les nuisances du chantier, l’absence d’assurance sur les conditions de dépollution, l’hyper densification, une architecture anachronique, le refus de la mixité sociale ou le tout voiture dans les Puces.

[5] A ce jour, le Maire qui a jusqu’au 19 novembre pour répondre aux critiques et aux questions posées n’a toujours pas transmis de réponses écrites dans le cadre de la procédure en cours.

[6] Les 51 lauréats dans le Moniteur du BTP

http://www.lemoniteur.fr/article/les-51-laureats-d-inventons-la-metropole-du-grand-paris-devoiles-34895355?34895071=34895064#34895071

Video des projets lauréats 2017 de l’appel à projets. Saint-Ouen – Marché aux Puces – Cap Saint-Ouen ( Youtube de 23:22 à 23:49 )

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1430&v=Tmrypqp9nk4http://www.inventonslametropoledugrandparis.fr/finalistes/

Dossier de presse du 18/10/2017 : Les lauréats 2017 de l’appel à projets. Saint-Ouen – Marché aux Puces – Cap Saint-Ouen (3 pages : 197 à 199)

http://www.inventonslametropoledugrandparis.fr/wp-content/uploads/2017/10/DP-20102017.compressed.pdf

[7] Cap Saint-Ouen était occupé notamment pas des PME, photographes, graphistes avec des baux à prix raisonnables

[8] La Semiso société d’économie mixe de la ville de St-Ouen par ailleurs gestionnaire de logements sociaux et qui est utilisée aujourd’hui par le Maire pour tenter d’aborber l’OPHlm de St-Ouen. Une vaste opération de fusion absorption,hélas pour Willaim Delannoy, qui n’est pas encore tout à fait aboutie.

[9] L’école des Beaux Arts de Pairs à Saint-Ouen : http://www.beauxartsparis.com/fr/l-ecole/les-beaux-arts-a-saint-germain-des-pres-et-a-saint-ouen

[10] Si l’historique « Chope des Puces » est sous un petit immeuble indépendant, sa grande salle, ouverte à l’arrière il y a quelques années, est en réalité un local (en location) dans l’ancienne usine Chaix devenue Cap St-Ouen.

[11] en english dans le texte : art & design center (ou encore pour les intimes St O ADC).

Rappelons que dans le programme de l’actuelle équipe municipale en 2014 on pouvait lire (en marge des propositions) :

« Un projet ambitieux pour l’ancien immeuble Valeo. Montée en partenariat avec le ministère de la Culture et la Région, nous envisageons l’installation d’un grand musée d’Art contemporain. Idéalement situé dans le prolongement du parc Marmottan, à quelques pes du métro Garibaldi et des Puces, ce projet inclurait un parc paysager, un restaurant et accueillerait un tout nouveau conservatoire au dernier étage ».

Bon finalement ce sera… une très grosse opération de logement privé sur Valéo et le Conservatoire ce sera à la place de Mains d’œuvres qui ira se faire pendre ailleurs. Pas le même concept, ni le même partenariat ou le même site. Mais pas grave : du pareil au même et surtout privé avec une nouvelle recette de la vente de notre patrimoine de la ville.

[12] Le contact avec le local ayant paraît-il été déjà établi avec l’association citoyenne « Le Joli Mai » qui semble à ce stade la caution citoyenne du projet immobilier.

[13] Estimation qui circule (mais non vérifiée) d’environ 4 millions d’euros de recettes pour la Ville de Saint-Ouen en droits à construire (en changeant le PLU ?) sans qu’on sache estimer par ailleurs les pertes et préjudices pour tout l’environnement (commerçants actuels, habitants, transports publics).

[14] NOVAXIA : à lire la présentation et voir les photos sur : http://www.novaxia.fr/realisations/sto-art-design-center/

[15] ENGIE pour les has been : ex GDF Suez.

[16] Willmotte et associés : à lire la présentation et voir les photos sur : http://www.wilmotte.com/en/new/178/WA-va-reinventer-le-marche-aux-puces-de-Saint-Ouen

[17] Petit avant-goût sur la circulation rue des Rosiers avec la chaussée réduite à une voie avec le chantier Valéo qui va durer encore un certain temps alors qu’un peu plus loin démarre le chantier SVP.

[18] Sa prédécesseure s’y est essayé – sans succès – avec l’idée de transformer une des tours en hôtel (en relogeant les locataires) sans parvenir semble-t-il à faire inscrire ce programme dans les négociations sur le Nouveau Programme de Rénovation Urbaine (ANRU) sur St-Ouen, qu’il s’est contenté lui de signer.

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5 réflexions au sujet de « « Big-Bang » dans les Puces »

  1. Il paraît que 8 jours après son élection Rodriguez, a vu débarquer une escouade d’une petite dizaine de douaniers pour un gros contrôle.Il voulaient même lui embarquer une soixantaine de pièces pour vérification.
    Ils auraient finalement fait chou blanc. Pas de chance pour eux.

  2. Moi je pense que rénover st ouen pour la rendre plus belle c’est très bien, Les tours des boutes qu’elles soient réhabilitées très bien, les puces dans un premier temps il faudrait faire le vide des commerçants entre le vrai et le faux ça donne pas l’image prestigieuse qu’on avait dans le temps il y a 39,40 ans des puces et puis pour tout le reste WD a été élu par les audoniens, moi la première et je regrette mais aujourd’hui il a été débouté pour la fusion entre la semiso et ophlm et il va se rendre compte qu’il n’a pas tous les pouvoirs

  3. Les projets de Willy 1er sont cohérents avec ce qu’il est : un maire de droite. Si l’on regarde la gestion des villes en Ile de France par la droite on voit clairement qu’elle s’accompagne d’une rénovation urbaine qui chasse les classes populaires. Le problème c’est que l’on peut continuer à taper sur Willy mais quelle alternative ?

    « Sa prédécesseure s’y est essayé – sans succès – avec l’idée de transformer une des tours en hôtel (en relogeant les locataires) sans parvenir semble-t-il à faire inscrire ce programme dans les négociations sur le Nouveau Programme de Rénovation Urbaine (ANRU) sur St-Ouen, qu’il s’est contenté lui de signer. »

    Le relogement des locataires : dans quelles conditions ?

    « L’heureux gagnant, lauréat du concours métropolitain, est le groupement emmené par le promoteur investisseur NOVAXIA[14] associé à ENGIE (gestion énergétique)[15] accompagné par le cabinet d’architectes renommé Wilmotte et associés[16] et de plusieurs bureaux d’études techniques. »

    C’était qui les heureux gagnants sous la mandature précédente ? Nexity ? Et l’architecte c’était qui ? A chaque majorité ses copains.

    « ENGIE pour les has been : ex GDF Suez. »

    Heureusement qu’il y en a qui sont là pour nous « éduquer » nous « has been » que WD veut chasser de St Ouen.

    Il ne faut pas oublier « Paris 2024 ».

  4. A propos du Grand Paris, je vous propose la lecture ci dessous 2 papiers très intéressants de Marc Laimé.

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    Les âmes mortes du Grand Paris par Marc Laimé, 12 mai 2015

    La création de métropoles et de grandes régions, plébiscitée par un large spectre de la représentation politique, constitue une étape décisive de la mise en œuvre de l’agenda libéral qui ordonne les incessantes réformes de l’organisation territoriale française.

    La région parisienne, vouée, à cette aune, à concurrencer la « City » londonienne, révèle à l’occasion un héritage méconnu : l’existence de grands syndicats techniques interdépartementaux, vieux de plus d’un siècle, aujourd’hui fers de lance des nouvelles technologies de l’aménagement urbain, qui permettent aux multinationales d’accroître leur emprise sur tous les compartiments de notre vie quotidienne.

    Et de pérenniser les inégalités qui déchirent le tissu social et menacent le pacte républicain.
    La suite
    https://blog.mondediplo.net/2015-05-12-Les-ames-mortes-du-Grand-Paris

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    REMOUS
    QUIZZ du Grand Paris : quelle Métropole êtes-vous ?
    par Marc Laimé, 17 septembre 2017

    Eaux glacées vous propose de tester vos connaissances sur le big-bang qui va redessiner l’architecture territoriale de l’Ile-de-France, peser sur la vie quotidienne et l’avenir de 10 millions de Franciliens, et bien sur illustrer un combat politique d’une violence sans pareille, déterminant pour l’évolution du quinquennat, et l’issue de la prochaine présidentielle.

    Conformément aux engagements du Président de la République, une conférence territoriale dédiée au Grand Paris était prévue le 23 octobre prochain.

    En marge de la « Conférence des villes » organisée par France Urbaine à l’Hotel de ville de Paris le 20 septembre 2017, on apprenait que cette date était repoussée sine die.

    Précédée d’un séminaire gouvernemental, elle aurait pu se tenir à Saclay (Essonne), qui déposera formellement le 28 septembre prochain sa candidature à l’Exposition universelle de 2025.

    ET devait coïncider avec le lancement de l’exposition des projets ayant concouru au concours « Inventons la métropole du Grand Paris », dont les lauréats seront dévoilés le 18 octobre.

    Addendum 29 septembre : une réunion interministérielle dédiée à la refonte du Grand Paris se tiendra le 6 octobre 2017.

    Ce report illustre, tant l’importance que la difficulté de l’exercice pour un gouvernement dont les relations avec les élus locaux ne sont pas au beau fixe…

    La suite
    http://www.eauxglacees.com/QUIZZ-du-Grand-Paris-quelle

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