Prévoir l’imprévisible ou payer !

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Toute à sa frénésie d’économies, l’équipe municipale impose au nom d’une gestion plus rigoureuse et efficace, de nouvelles règles d’inscriptions des enfants aux activités pour les vacances et périscolaires. Une mesure mêlant hélas une vision technocratique et autoritaire. C’est du moins ce qu’ont dénoncé les parents d’élèves de nombreux Conseils d’école visiblement peu convaincus que l’on puisse par exemple prévoir au jour près et à un horizon de 2 mois et demi (de début juillet à début septembre) à quelles dates (précises) les enfants seront présents ou non en centre de loisirs.

Ils craignent, à juste titre, que derrière les bons sentiment affichés (meilleure prévision des effectifs attendus et des personnels, réduction du gaspillage alimentaires)[1], les plus modestes et/ou les plus précaires soient au bout du compte pénalisés (pour ne pas dire mis à l’amende). Voire dissuadés.

Concertation, expérimentation et modération auraient été les bienvenues sur ce dossier comme sur beaucoup d’autres. La rigueur financière ne saurait être au service d’une gabegie sociale.

Les parents d’élèves qui manifestaient devant la Mairie ce 19 juin et en demandant un moratoire devrait être reçus par William Delannoy la semaine prochaine.

A suivre donc avec attention…

Ci-joint la pétition des parents d’élèves (Fcpe et Indépendants »)  :

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« Les services de la Vie scolaire de Saint-Ouen ont récemment informé les familles des enfants scolarisés à Saint-Ouen sur de nouvelles modalités d’inscription des enfants pour les Accueils de loisirs durant les vacances d’été. Elles ont ainsi appris l’instauration d’une réservation obligatoire sur la période du 15 mai au 16 juin 2017. Il est précisé que celle-ci est définitive et sera facturée. A défaut d’une telle inscription, il est indiqué qu’un tarif de 20 euros journalier sera appliqué.

Nombreux sont les parents des écoles de la ville à s’indigner de cette nouvelle procédure et sont soutenus en cela par leurs représentants FCPE et Indépendants. Plusieurs points nous paraissent inacceptables :

  •  Le dispositif est d’une lourdeur incroyable,en totale déconnexion des modes de vie des parents : il s’agit de prévoir au jour près et à un horizon de 2 mois et demi – de début juillet à début septembre ! – à quelles dates les enfants seront présents ou non en centre de loisirs. Certes, en général les parents programment leurs vacances, mais pour la période où ils travaillent, ils peuvent également décider de prendre un jour ou deux avec leurs enfants pour un week-end prolongé ou pour profiter d’une journée particulièrement agréable.
  •  Les familles en situation professionnelle précaire vont être pénalisées : nombreux parents enchaînant des CDD courts et des missions d’intérim ne peuvent prévoir à un horizon de 2 mois et demi s’ils pourront ou non garder leurs enfants avec eux.
  •  Le tarif de 20 euros journaliers est proprement scandaleux :il en coûtera 400 euros pour qui n’aurait pas fait sa réservation et devrait mettre son enfant en centre de loisirs durant tout le mois de juillet ou le mois d’août. La municipalité voudrait de dissuader les familles de mettre leurs enfants en centre de loisirs qu’elle ne s’y prendrait pas autrement…
  • Un dévoiement du service public par l’application de méthodes de tarification pratiquées dans le secteur marchand – « plus je réserve tôt, moins je paie cher » – et ce au détriment des jeunes audoniens et de leurs familles.

Pour toutes ces raisons qui, une fois de plus, déboucheront sur une stigmatisation des familles les plus démunies et la dégradation du service public de l’enfance, nous demandons un moratoire sur le nouveau système d’inscription ainsi que l’organisation d’une rencontre avec les représentants de parents d’élèves de la ville afin de discuter du dispositif et de l’amender dans le sens d’un allégement des contraintes et d’une plus grande justice sociale. 

[1] cf. article p 8 à 10 du Journal Municipal de mai dernier sur le sujet http://fr.calameo.com/read/00085591884df6665842b

 

 

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7 réflexions au sujet de « Prévoir l’imprévisible ou payer ! »

  1. Je ne sais pas pourquoi mais si c’était l’ancienne majorité qui aurait été à l’origine de ces mesures, il n’y aurait eu ni pétitions, ni « manifs ». Encore une manipulation des cocos.

    « Les parents d’élèves qui manifestaient devant la Mairie ce 19 juin et en demandant un moratoire devrait être reçus par William Delannoy la semaine prochaine. »

    Au moins lui, il reçoit les gens.

  2. On ne vit pas dans le passé, nous sommes dans le présent. La demande des parents d’élèves est légitime. Le maire et son équipe devrait travailler dans la concertation…

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