Culture en mouvement*

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Le basculement municipal à « Droite » s’est manifesté d’entrée de jeu par le refus, très idéologique, de boucler le budget municipal sur les bases établies par l’ancienne équipe qui prévoyait notamment une recette substantielle avec l’augmentation de la taxe foncière[1]. Avec des cris d’orfraie sur la « banqueroute », ceci a conduit, dans la précipitation, à couper à la hache dans les dépenses.

Très symbolique, les associations et structures culturelles de notre ville ont été les premières victimes des coupes claires voire des suppressions, du jour au lendemain, de subventions accordées depuis des années. Derrière la supposée rigueur budgétaire difficile de ne pas voir un esprit de revanche contre l’ « ancien régime » et les milieux culturels supposés irresponsables et acquis à Jacqueline Rouillon[2] ou plus généralement à la Gauche.

Au-delà, et c’est tout aussi préoccupant, une conception de la culture pour Saint-Ouen qui pourrait s’avérer minimaliste voire très populiste. Une chose est certaine le programme de la liste de William Delannoy, entre flou et irréalisme, était ultra léger en matière culturelle[3]. Les bonnes surprises ne sont donc pas vraiment à l’ordre du jour. C’est peu de le dire.

Dans ce contexte, les milieux culturels audoniens sont légitimement inquiets et on les comprend. Visiblement, ils n’entendent pas se contenter de se faire tondre en attendant on ne sait quelle obole ou le début d’une idée municipale novatrice.

Une partie d’entre eux a d’ores et déjà décidé de réagir à sa façon et d’agir au travers d’une nouvelle association « La Générale des Arts »[4]. Comme son nom l’indique elle entend fédérer artistes et associations culturelles au sens large, rassembler les professionnels, être porteuse et initiatrice de projets, cultiver des liens avec les citoyens , constituer un observatoire culturel indépendant…  Vaste programme !

Premier rendez-vous encourageant avec une cinquantaine de personnes[5] le 13 octobre dernier dans les locaux de « Comme une image » avec échanges et tables rondes thématiques. Un happening qui s’est terminé par un buffet convivial et un petit concert.

Il restera donc à transformer l’essai et à s’inscrire dans la durée…[6]

A suivre donc…

 

 

[1] Finalement malgré ses engagements W. Delannoy actionnera « le levier fiscal » dès 2015 comme annoncé au dernier Conseil municipal.

[2] Au-delà de l’association Amarrage, pilotée par son entourage direct, en réalité quelquefois ceux proches de leurs subventions donc jadis du Maire en place (celui là ou un autre)

[3] Dans le programme de la liste « Saint-Ouen, une passion commune » à la rubrique Sport-Culture-Jeunesse » p27 deux petites lignes sur la Culture :

« Diversifier les offres en matière de culture, de connaissance et d’art pour répondre aux attentes du plus grand nombre » Difficile de faire plus flou !

et un encadré sur « un projet ambitieux pour l’ancien site Valéo (..) en partenariat avec le ministère de la Culture et la Région pour installer un grand musée d’art contemporain (…) un projet qui inclurait un parc paysager, un restaurant et un nouveau Conservatoire au dernier étage ». Bien compliqué, couteux et irréaliste !

[4] Association Loi 1901. Siège 58, rue Jules Vallès 93400 Saint-Ouen – lageneraledesarts@sfr.fr.

Président : Jacques Ségueilla (par ailleurs Président du Cafac)*, Administratrice : Elia Daldakis, Trésorier : Frédéric Labbé et Joséphine Déchenaud (par ailleurs metteur en scène et actrice Le Piccolo).

* mise à jour 28/10/2014. Plusieurs internautes nous ont alerté sur cette erreur : Jacques Segueilla, Dramaturge, producteur et et ancien responsable d’une association de production et diffusion de spectacles vivants… n’a pas l’honneur d’être Présient du Cafac ! Il n’en reste donc pas moins tout à fait légitime pour prendre avec d’autres l’initiative de cette association culturelle nouvelle !!! Avec nos excuses à l’interessé et à ses amis. Le Président du Cafac, régulièrement élu, est Christian Meunier.

[5] sur 250 invités et avec le passage éclair du sportif Karim Bouamrane qui entame semble-t-il son marathon électoral pour les élections cantonales (départementales). On ignore si des représentants d’Amarrage étaient présents.

[6] d’autant plus difficile qu’il paraît quand même un peu difficile d’obtenir sur le territoire de St-Ouen des partenariat publics (Etat, Région, Département, Plaine Commune…) en contournant complètement la ville . Quant aux sponsors privés il leur faudra ne pas espérer beaucoup travailler avec la ville par ailleurs.

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18 réflexions sur « Culture en mouvement* »

  1. soignetagauche qui défendez nos pauvres artistes, vous avez pas l’air d’être beaucoup dans la culture vous vous mélangé bien les crayons. Pour éviter les erreurs : ce Mr. Jacques Ségueilla Jacques c’est-il le même Jacques SEGUEILLA qu’on trouve sur internet suppléant dans la 6ème circonscription du 94 aux élections législatives de 2007 ? ?? Un grand humaniste qui n’avait recueillit aucune voix !!!

    • Nous retrouvons avec gourmandise un nouveau numéro du journal communiste Le Progrés de Saint-Ouen, disponible uniquement en ligne (http://www.progres-saint-ouen.info). Un 3ème numéro désormais dans l’opposition municipale après la chute de la maison mère.

      Après des années d’alignement bon gré mal gré sur la ligne Jacqueline Rouillon, les camarades n’en sont pas encore à l’autocritique mais reprennent néanmoins du poil de la bête. Ils tirent donc à boulets « rouges » sur la nouvelle Mairie de Droite à Saint-Ouen dont les exploits sont, il est vrai, d’ores et déjà une source d’inspiration et de contestation très riche.

      A noter dans ce n° 23 l’interview de Didier Lockwood, violoniste de talent, co-fondateur du festival de Jazz des Puces à St-Ouen et lui-même Adjoint au Maire à la Culture de Dammarie-les-Lys (77) dans une ville de… Droite. http://www.leparisien.fr/espace-premium/seine-et-marne-77/dammarie-lockwood-avec-gilles-battail-ump-07-03-2014-3650195.php

  2. Visiblement Jacques a émoustillé Blandine. Cela promet et pour vérification de la chose, cela s’etant passé en zone sud, j attends un ordre du maréchal cruchot… pour passer en zone érogène.

  3. Les associations et tous ceux qui y “travaillent”, ne vous en déplaise, ne devraient être financés qu’avec les cotisations de leurs adhérents et non avec le pécule gagné à la sueur du front de nous autres contribuables. Financer la formation professionnelle, l’éducation, l’apprentissage de la musique et tout ce qui a fait la gloire de notre patrie, oui, les pseudo-arts venus d’on ne sait où non ou les projets à la mort moi le noeud, non ! Cependant, si vous voulez jouer le rôle de mécène, libre à vous. 😉

  4. Vieux Saint Ouen : 4

    je suis entiérement d accord avec vous ce n est pas à nous contribuables à les FINANCER
    c est avec l ‘ argent des adhèrents que cela doit être dans les Associations IL Y A TROP DE MAGOUILLES PAS DE TRANSPARENCE JE N Y CROIS PLUS

  5. A Vieux saint ouen

    Vos propos s appliquent ils aux cotisations versées par les organisations patronales aux organismes officiels mais peu représentatifs ?

    Votre ticket de ciné doit il faire figurer la part des financements notamment des collectivités territoriales.

    Et la dime versée sans connaissance du fait, a des organisations religieuses, quant vous faites un achat ?!

  6. Il y a comme un air de populisme grave, comme au temps de Daladier qui s ‘est livré à une chasse aux juifs dans un contexte trouble , il fit voter une loi scélérate contre les associations : le décret de 39 article 12 de la loi 1901 abrogé par un gouvernement réac. En 1981 la gauche redistribue la liberté d ‘association grâce au vote de l’ assemblée. La justice que confère le contrat associatif fut réhabilité. Le malaise revient au galop pour une nouvelle chasse à la démocratie c ‘est un scénario classique.

    • @ Krimat

      Monsieur le Conseiller municipal,

      Comme élu (PS) aux associations vous avez porté le projet coûteux et décrié de Maison des associations aujourd’hui abandonné (sans alternative connue*) alors que le gros oeuvre du bâtiment va bientôt être terminé.

      Pourriez-vous nous donner quelques informations sur ce projet : son coût effectif à l’étape actuelle, son financement (subventions obtenues et qui pourraient être perdues), le projet d’origine élaboré avec les associations représentatives (et lesquelles) et enfin, puisque vous êtes toujours élu (Front de Gauche) ce que vous proposez comme membre de l’opposition.

      Merci de vos réponses

      * toutes les rumeurs (semble-t-il alimentées par la Majorité elle-même) circulent : de la crèche, service retraités en passant par le service jeunesse avec des combinaisons diverses.. !

  7. Cher Contribuable, merci pour vos questions,

    Comme vous pouvez le constater , je m’exprime assez rarement sur ce blog mais je suis interpellé par la légitimité de cet équipement quand à son devenir à quelques semaines de la fin des travaux. A la grande satisfaction des riverains et des audoniens ce bâtiment reste une réalisation exceptionnelle qui requalifie l’artère principale de la ville et qui devait être un instrument pour la promotion de la démocratie et de l’action citoyenne, mais attendons l’inauguration ( si il y en a une). Je vous invite donc à suivre cette actualité qui fera l ‘objet d’un débat sur la place public très prochainement. Quand aux coût, les factures sont public et merci de m’ avoir donner l’occasion de revenir de façon transparente sur ce sujet. Quand à mon étiquette politique (sic) je reste sur les mêmes valeurs. Concernant votre question sur la représentation des associations (que je trouve pertinente) ce projet leur appartient et il appartient également aux audoniens malgré l instrumentalisation et toute la schizophrénie orchestré par les jeux de pouvoir avec comme seul argument c ‘est trop “cher” . Cher Monsieur, j ‘ai hâte de réunir les conditions de débat et de transparence pour rendre à césar ce qui appartient à césar. C ‘est juste une question de mois 🙂 bien à vous

  8. Krimat 9

    il n y a de populisme on ne revient pas dans le passé

    le passé reste le passé
    il n y a aucune chasse à la démocratie
    c est quoi ce délire

    il faut avoir les pieds sur terre et la tête sur les épaules

    et ne pas prendre ses réves pour des réalités

  9. c est une HORREUR cette réalisation et pas du tout fonctionnel
    ça m étonnerais beaucoup que les Riverains et Audonniens soient satisfait
    et je ne vois pas que c est une réalisation EXCEPTIONNELLE
    C EST PLUTOT UNE ERREUR UN GOUFFRE QUI EST TRES TRES CHER ET INUTILE

    j espere qu on trouvera par OBLIGATION ce qu on doit en faire il y a plusieurs idées qui me convienne je ne pense pas trop à une créche car pas trop pratique pourtant
    ça manque dans notre VILLE c est à étudieret je ne vois pas ce que la DEMOCRATIE à a voir la dedans c est du grand n importe quoi comme d habitude

  10. A contribuable (inconvenant)

    Voila vous savez tout, de rien.

    Annoncée a 3 millions d Euros, elle se rapproche sournoisement des 5.
    Inutile de rappeler que la transformation de l ex. bib centrale aurait coûté beaucoup moins.

    Quand à la concertation, et le groupe consultatif citoyen de la mda c est bien simple vous n avez qu’à demander aux archives de Podolsk les pv de réunions, notamment celui où sont portées les réponses aux questions et propositions des fâcheux…

    En même temps, je suis content le débat d hier aura lieu demain.

    Molière et La fontaine aurait beaucoup ri…

  11. De la culture “gratuite”, théâtre + débat à Clichy vendredi 7 à 20h00

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    ATTAC 92 organise une soirée théâtre – débat avec la pièce

    « Traversée à haut risque à bord du TAFTA »

    le vendredi 7 novembre à 20h à Clichy la Garenne, salle Hedenheim, place du Marché (Métro M13 mairie de Clichy).

    “Une croisière théâtrale mouvementée, ludique et instructive, avec une pièce satirique sur le projet de Grand Marché Transatlantique ( GMT ou TAFTA) écrite et jouée par des militants et sympathisants d’ATTAC”

    pièce de théâtre suivie d’un débat

  12. LOLA LAFON remporte le prix Jules Rimet sport et littérature (éditions Actes sud

    Parce qu’elle est fascinée par le destin de la miraculeuse petite gymnaste roumaine de quatorze ans apparue aux jo de Montréal en 1976 pour mettre à mal guerres froides, ordinateurs et records au point d’accéder au statut de mythe planétaire, la narratrice de ce roman entreprend de raconter ce qu’elle imagine de l’expérience que vécut cette prodigieuse fillette, symbole d’une Europe révolue, venue, par la seule pureté de ses gestes, incarner aux yeux désabusés du monde le rêve d’une enfance éternelle. Mais quelle version retenir du parcours de cette petite communiste qui ne souriait jamais et qui voltigea, d’Est en Ouest, devant ses juges, sportifs, politiques ou médiatiques, entre adoration des foules et manipulations étatiques ?
    Mimétique de l’audace féerique des figures jadis tracées au ciel de la compétition par une simple enfant, le romanacrobate de Lola Lafon, plus proche de la légende d’Icare que de la mythologie des “dieux du stade”, rend l’hommage d’une fiction inspirée à celle-là, qui, d’un coup de pied à la lune, a ravagé le chemin rétréci qu’on réserve aux petites filles, ces petites filles de l’été 1976 qui, grâce à elle, ont rêvé de s’élancer dans le vide, les abdos serrés et la peau nue.

    “C’est un dialogue fantasmé entre Nadia Comaneci, la jeune gymnaste roumaine de quatorze ans devenue, dès son apparition aux J. O. de 1976, une idole pop sportive à l’Ouest et « plus jeune héroïne communiste » à l’Est, et la narratrice, « Candide occidentale » fascinée, qui entreprend d’écrire son histoire, doutant, à raison, des versions officielles. L’histoire d’une jeune fille face à ses juges, qu’ils soient sportifs, politiques, médiatiques, désirée et manipulée également par les États, qu’ils soient communistes ou libéraux. L’histoire, aussi, de ce monde disparu et si souvent caricaturé : l’Europe de l’Est où j’ai grandi, coupée du monde, aujourd’hui enfouie dans une Histoire close par la chute d’un Mur.
    Comment raconter cette « petite communiste » à qui toutes les petites filles de l’Ouest ont rêvé de ressembler et qui reste une des dernières images médiatiques non sexualisée de jeune fille sacralisée par un Occident en manque d’ange laïque ?
    La Petite Communiste qui ne souriait jamais est l’histoire de différentes fabrications et réécritures : réécriture, par CeauŞescu, du communisme dans la Roumanie des années 1980, fabrication du corps des gymnastes à l’Est comme à l’Ouest, réécriture occidentale de ce que fut la vie à l’Est, réécriture et fabrication du récit par l’héroïne-sujet, qui contredit souvent la narratrice et, enfin, réécriture du corps féminin par ceux qui ne se lassent jamais de le commenter et de le noter…
    C’est cette phrase-là, à la une d’un quotidien français, commentant Nadia Comaneci aux J. O. de Moscou, qui m’a décidée à écrire ce roman : « La petite fille s’est muée en femme, verdict : la magie est tombée. » Ce roman est, peut-être, un hommage à celle-là, qui, d’un coup de pied à la lune, a ravagé le chemin rétréci qu’on réserve aux petites filles, ces petites filles de l’été 1976 qui, grâce à elle, ont rêvé de s’élancer dans le vide, les abdos serrés et la peau nue.”

  13. 76, JO boycottés par les pays africains pour dénoncer le soutien du CIO et du Canada au pays de l’Apartheid, l’Afrique du Sud.
    J’espère avoir été compris par Vx-S-O…

  14. 12è Festival Images mouvementées : Sortir du cadre
    Du 18 au 23 novembre 2014, cinéma La Clef, 34 rue Daubenton, Paris 5e

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    Bientôt s’ouvrira la 12e édition d’Images mouvementées.

    Le festival de cinéma d’Attac propose cette année de “sortir du cadre”.

    Sortir du cadre, pour se dégager des conditionnements, pour retrouver sa liberté, pour être enfin en accord avec ses propres valeurs et ses vraies priorités, pour s’autoriser à penser autrement, loin des automatismes et des idées reçues, pour renouer avec la solidarité, la coopération et la joie de vivre ensemble…

    Sortir du cadre pour se réinventer un monde.

    Au programme de cette 12e édition :
    – une vingtaine de films (documentaires et fictions, courts et longs-métrages),

    – de nombreux débats,

    – des rencontres avec les réalisateurs,

    – des séances destinées plus particulièrement aux publics scolaires,

    – une table de presse et une librairie bien fournies

    – et bien d’autres animations

    Venez nombreux et parlez-en autour de vous !

    Du 18 au 23 novembre 2014
    Au cinéma La Clef, 34 rue Daubenton, Paris 5e
    Tarifs : 6,50 euros / 22,50 euros les 5 entrées / 4 euros groupes et scolaires

    Le site du festival : http://imagesmouvementees.fr

    Le programme : http://local.attac.org/images-mouvementees/Festimages_2014/ProgrammeATTAC-2014.pdf

    Et sur Facebook : https://www.facebook.com/ImagesMouvementeesLeFestivalDeCinemaDAttac?fref=ts

  15. Après entre les Murs,
    voici entre les Cordes!

    Cette expo réalisée par les Archives municipales sera inaugurée le mercredi 4 novembre 2015,
    à 18h30, Galerie Mariton.

    Consacrée au noble Art, parions que les champion(ne)s de l’esquive, du swing et du remettez moi, çà seront nombreux à la découvrir.

    Chaussures à lacets et short brillant de rigueur.

    Pour la deuxième partie, je ne veux pas griller la politesse à Wd mais je suggérai simplement que nos élus brillent par leur art de la bienséance en honorant un des derniers Audoniens représentant de la chose à l’occasion des retrouvailles du gymnase des Pompiers…

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