Précipitation, acharnement et contre vérités

Etages A. CroizatIMG_5103RDC Bourse du travail IMG_5095

Obsédé par son objectif du « grand remplacement » de la population actuelle par des couches moyennes supérieures, le Maire avec quelques affairistes met désormais les bouchées doubles en multipliant partout les programmes de logements privés. Loin de maîtriser et réguler, il encourage ouvertement la spéculation et la hausse des prix immobiliers.

Le temps est en effet compté d’ici les élections municipales de 2020 pour faire sortir les projets de terre et récolter les fruits de cette politique de « peuplement »[1]. Autant dire que le partenariat, la concertation et l’information sont aux abonnés absents. Les procédures sont désormais expéditives et à la limite du hors jeu en terme de légalité[2] tandis que le Conseil municipal est transformé en chambre d’enregistrement.

Pour frapper les esprits sur une évolution irréversible on cogne dur avec des chantiers de démolitions spectaculaires présentés par de simples panneaux règlementaires avec une image publicitaire pour de très importantes opérations que découvrent, un peu interloqués, les habitants ou riverains ici ou là dans la ville.

Le tout est assorti d’une soif de revanche toujours inassouvie de William Delannoy contre ses prédécesseurs accusés de tous les maux, souvent l’occasion aussi d’opposer les projets les uns aux autres[3] et enfin, autant que possible, d’estourbir au passage ses opposants ou supposés tels. Bref, du violent et du lassant.

projet site Ampère

Dernier épisode en date l’aménagement du secteur Ampère vaste site (d’1 hectare) encore occupé par divers bâtiments communaux derrière le collège Jean Jaurès (c’est à dire au « pied du métro »). L’implantation nécessaire d’un nouveau groupe scolaire, envisagé depuis des années (avec une restructuration d’ensemble)[4] conduit aujourd’hui à faire table rase. La vente des terrains communaux a pour seul objectif, nous dit-on, de financer le groupe scolaire en densifiant avec près de 150 logements privés.[5]

Le hic, c’est évidemment que plus on construit de logements plus il faut financer des écoles donc c’est un peu le serpent qui se mord la queue. On aurait pu y regarder à deux fois mais encore aurait-il fallu qu’il y ait débat.

Pour l’heure, après le transfert de l’Atlas[6] rue Mariton, cette restructuration conduit  à reconstruire un gymnase et le centre de loisirs élémentaire à l’angle du boulevard Biron et de la rue du Dr Bauer (en face de Fenwick)[7]. Pourquoi pas.

Ce qui reste difficile à comprendre c’est la démolition pure et simple du grand bâtiment des années 50 de la rue Ambroise Croizat, a priori réhabilitable, compte tenu de sa structure moderne. Mais, il est vrai, difficile à convertir en immeubles néo hausmaniens[8] qu’affectionne le Maire et pas très « vendeur » avec la Bourse du travail en rez de chaussée.

Ça tombe bien, William Delannoy n’aime pas beaucoup les syndicats « politisés », l’aide aux salariés face au patronat, les grévistes, les militants, les revendications structurées, les grandes réunions citoyennes de contestataires divers et variés. Bref, il n’est pas de Droite mais encore moins de Gauche.

Donc, à la Bourse du travail (installée depuis 1955 !) on leur fera des propositions de relogement ailleurs, un jour, peut-être. D’ici là, le Maire et ses amis, ont systématiquement « baladé » les syndicalistes qui les avaient sollicités dès 2015 pour des échanges sur le projet Ampère dont ils soupçonnaient ne pas faire partie.

Les réunions prévues en octobre ne sont pas programmées tandis qu’au conseil municipal du 9 octobre, on vote une délibération dans laquelle au détour d’une phrase on indique (dans un français approximatif « démolition du préau et d’une partie du RDC bas de la bourse du travail »[9] .

Mieux le jeudi 30 novembre 2017, on leur demande de libérer la grande salle de réunion (150 m2) pour le lundi 4 décembre soit 4 jours plus tard pour murer en vue de la démolition. [9bis]  .

Une première démolition pour réaliser le programme de 50 logements (style « Disneyland »)[10] face au nouveau groupe scolaire de l’autre côté de la rue (Bachelet prolongée) et « indispensable » à réaliser de concert « pour garantir aux enfants du nouveau groupe scolaire une rentrée dans un environnement confortable et sécurisé » selon le rapport au Conseil municipal de lundi prochain ». C‘est dire s’il y à urgence à démolir 

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Dans ces conditions à la provocation gratuite répond pour l’heure la mobilisation déterminée des syndicalistes et bien au-delà. Ainsi la bourse du travail est désormais gardée 24h sur 24 par des militants syndicaux et d’autres citoyens pour éviter un coup de force visant un murage. La délibération n°17 du Conseil municipal de ce 5 février à 20 h porte en effet sur le « déclassement » du site en vue de sa cession au promoteur Vinci[11]. Laissé en blanc dans le rapport : la date du constat d’huissier constatant que les lieux sont inoccupés. A priori indispensable pour voter la délibération…

Recommandations à William Delannoy :

  • Faire preuve de la plus grande prudence dans cette affaire plutôt que de nous expliquer que chasser les syndicalistes est le premier pas pour chasser les dealers qui prospèrent à quelques mètres.
  • Nous expliquer par quel miracle le groupe scolaire de 19 classes (avec un Centre de loisirs) dont les travaux démarreront dans son planning en mai 2018 sera livré en septembre 2019.

Eric PEREIRA-SILVA

***

[1] Une frénésie immobilière qui pourrait être calmée par le passage au 1er janvier 2018 du Plan Local d’Urbanisme désormais à l’Intercommunal (PLUI) sous l’autorité de l’Etablissement Public Territorial (du Grand Paris) Plaine Commune.

[2] En terme de légalité on pense forcément au coup de force avec l’absorption de l’OPhlm par la Semiso en pensant bien naïvement échapper à la loi.

[3] Des logements contre l’hôpital, le conservatoire contre Mains d’œuvres, une école et des logements contre la Bourse du travail, l’école contre l’Atlas… avec un argumentaire simpliste évoquant surtout des arguments financiers jamais vérifiables car non communiqués.

[4] La restructuration du site Ampère avait ainsi fait l’objet d’une délibération en 2012 par l’ancienne équipe municipale instaurant un périmètre d’études.

[5] Puisqu’en cherchant bien au fin fond d’un document tout récent, la phase comprend 50 logements R+2 à R+4 avec une phase 2 semble-t-il plus imposante d’une centaine de logements.

[6] Atlas : petit centre de culture scientifique et technique (ateliers, stages, animations scolaires, conférences expos…)

[7] les petites salles de réunions (hors d’âge) qui longeaient la rue de l’Alliance sont déjà démolies et ne seront pas reconstituées.

[8] C’est une fois encore le chanceux cabinet d’architectes de Levallois DGM qui remporte la mise également sur le futur groupe scolaire « Jean de La Fontaine ». Quel talent !

[9] une phrase assez peu compréhensible puisque la Bourse du travail étant uniquement en rez de chaussée de la rue A. Croizat, elle n’a pas de « RDC bas » (ni haut d’ailleurs). Il fallait comprendre : la démolition de la grande salle de réunion sous le préau. Pas grave la Majorité vote tout comme un seul homme (W. Delannoy). Ci-après l’intégralité du rapport de présentation du 4/10/2017 avec les plans grisâtres et illisible illustrés par nos soins. On voit clairement que ces logements sont tout à fait dissociés du programme du groupe scolaire

[9bis]

Clandrier des négociations

[10] avec une belle image dans le dernier journal municipal de décembre 2017 avec ciel bleu, pierres blanches, toits Mansard, arbustes à tous les étages, fausses colonnades, inévitables balcons ronds, jeunes femmes courts vêtues et hommes (blancs) en costumes gris… Là encore au-delà des façades, on préfèrerait des plans d’implantation des bâtiments,  leurs nombre d’étages et voir leur insertion avec l’existant.

[11] Curieusement le plan joint à la délibération laisse apparaître un terrain nu (avec l’inscription « préau ») à l’emplacement de la grande salle de la Bourse du travail qui devrait figuré avec son emprise au sol hachuré comme tous les bâtiments existants.

Rapport de la délibération du Conseil municipal du 9 octobre 2017 (annotée par nos soins)

p72

p73

p74 p75 p76

 

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26 réflexions au sujet de « Précipitation, acharnement et contre vérités »

  1. Willy plus bétonneur que Jacqueline et Michel qu’il n’a eu de cesse de brocarder en CM durant des années.

    La bentonisation d’aujourd’hui comme celle d’hier ne tient pas compte de l’existant, ne l’intègre dans les projets.

    Hier, sous Jacqueline et Michel des bâtiments d’habitation de bonne facture, pas en péril, étaient rasés porte de Saint-Ouen.

    Aujourd’hui, sous willy, c’est l’immeuble habitation boulevard Victor Hugo et le bâtiment de la bourse du Travail.

      • Dés que l’on critique les majorité précédente ça gène. Je vais me répéter. On peut être en désaccord avec Willy 1er, il n’en reste pas moins qu’il est de droite et en cohérence avec ses idées. Il suffit de voir la gestion des villes ayant une majorité municipale de droite, elles sont toutes passés par une transformation urbaine. Et qu’ont fait les majorités municipales dites de « gauche » précédentes à Saint Ouen ? Pratiquement la même chose. Avec une différence cependant, il y avait une petite partie de logement social. Non pas par bonté d’âme mais par clientélisme. C’est commode de cogner sur la majorité actuelle pour faire oublier les responsabilités des majorités précédentes et très discutable.

        • Moi ça ne gêne pas du tout la critique. A titre personnel, je me suis souvent exprimé à l’écrit depuis de nombreuses années avec un regard critique y compris quand j’étais élus dans la Majorité municipale. Les paroles s’envolent, les écrits restent.

          D’ailleurs, si la Gauche (qui ne se réduit pas aux élus siègeant au Conseil) veut être crédible, elle doit s’autoriser un droit d’inventaire de ses prédents mandats. Sans s’autoflageller mais avec lucidité, si elle veut présider à nouveau aux destinées de cette ville. A-delà des personnes il s’agit bien d’interroger les actions et les orientations d’hier et celles proposées pour demain.

          • « Donc finalement pour vous c’est du pareil au même ?
            Tous pareils, tous pourris, c’est un peu commode et très discutable comme analyse. »

            Ce commentaire est donc incompréhensible.

            « Hier, sous Jacqueline et Michel des bâtiments d’habitation de bonne facture, pas en péril, étaient rasés porte de Saint-Ouen. »

            Cela rejoint ce que vous écrivez :

            « D’ailleurs, si la Gauche (qui ne se réduit pas aux élus siègeant au Conseil) veut être crédible, elle doit s’autoriser un droit d’inventaire de ses prédents mandats. »

    • @ Lili
      Sans être expert en architecture, pour le Mob (le summum actuel de la branchitude) on a une façade très sobre et de belle facture (avec notamment de la vraie briques). Ici c’est un pachwork de façades tape à l’oeil avec des éléments et des matériaux hétéroclites. Disons un style prétentieux genre « nouveaux riches » car Disneyland c’est quand même un parc d’attractions.

    • « grisaille communiste »!!

      C’est vrai que l’architecture coco c’était du béton brut mais ils ont quand même évolué de ce côté là parce que pour fidéliser leur clientèle électorale le cube de béton en guise de logement social ce n’était plus vraiment d’actualité.

  2. « La restructuration du site Ampère avait ainsi fait l’objet d’une délibération en 2012 par l’ancienne équipe municipale instaurant un périmètre d’études. » Pouvez-vous mettre en ligne la délibération de 2012 ? ainsi que le « périmètre d’études » ? Pour que l’on puisse voir ce que l’ancienne équipe avait prévu. Merci d’avance

  3. CONSEIL MUNICIPAL DU 5 FEVRIER 2018

    Point 17 de l’ordre du jour : « déclassement d’une partie du site Ampère en vue de sa cession à, VINCI Immobilier ».

    Le Maire : « cette opération est reportée, car la CGT ne veut pas quitter le local. Donc nous sommes obligés de retravailler avec eux ».

    Les élus de l’opposition ont fortement défendu la bourse du travail et démontré son utilité pour tous les salariés. Notamment le besoin d’une grande salle disponible à tout moment pour les salariés.

    Le Maire :

    – Votre objectif est à chaque fois d’empêcher la municipalité d’avancer. Que la ville de Saint-Ouen soit aux cotés des salariés n’est pas seulement une tradition communiste mais une tradition audonienne.

    – Il n’y aura pas de salle pérenne d’attribuée. Je n’ai pas une salle de 150 mètres carrés à mettre à disposition de la Bourse du travail

    – Dans l’avenir, si on arrive à leur trouver 600 mètres carrés tant mieux (superficie totale de la Bourse du travail). Autrement il faudra qu’ils se contentent de moins.

    – Pour l’instant notre promesse est de leur dire qu’à chaque fois que vous avez un mouvement social, un sujet, nous serons là en accompagnement.

    – Je propose de réunir une commission en y invitant les syndicats. . . . Il n’a pas dit quand !!!!

    Avec les majorités précédentes cela se serait terminé par envoi de la police et des nervis à la solde de la municipalité, expulsion brutale et les bâtiments auraient été rasés manu militari.
    Avec lui il y a une apparente volonté de dialogue.

    A suivre

  4. « [1] Une frénésie immobilière qui pourrait être calmée par le passage au 1er janvier 2018 du Plan Local d’Urbanisme désormais à l’Intercommunal (PLUI) sous l’autorité de l’Etablissement Public Territorial (du Grand Paris) Plaine Commune. »

    Avec ou sans le PLUI, la frénésie immobilière ne se calmera pas.

    En Ile de France, sous la pression du Grand Paris, des banksters du béton et de la banque, la bétonisation bat son plein quelle que soit la couleur politique des villes et / ou des promesses des campagnes électorales.

    Exemple à Montreuil, où l’association des Mûrs à pêches lutte contre un des projets du Grand Paris soutenu par le maire de gôche et de l’agglo Est Ensemble

    vous pouvez signer la pétition ci dessous
    ———————————————————————————————————–
    Bonjour,

    Nous vous prions de retrouver le communiqué de presse de la Fédération des Murs à Pêches ci-dessous.

    Indigné par le projet « EIF » initié par la ville de Montreuil, Est Ensemble et l’Etat dans le cadre de l’appel à projet métropolitain « Inventons la Métropole », la Fédération des Murs à Pêches appelle le plus grand nombre à signe une pétition en ligne que nous remettrons au maire de Montreuil pour demander le retrait du projet et engager un véritable programme de valorisation des Murs à Pêches.

    https://www.change.org/p/patrice-bessac-maire-de-montreuil-non-au-projet-du-grand-paris-dans-les-murs-%C3%A0-p%C3%AAches?recruiter=855208117&utm_source=share_for_starters&utm_medium=copyLink

    Nous restons disponibles pour plus d’informations.

    Cordialement,

    La Fédération des Murs à Pêches
    Pour la sauvegarde d’un héritage Montreuillois
    Organisateur du Festival des Murs à Pêches
    Pour Soutenir le festival cliquez ici !!

    Contact Presse : Pascal Mage – 06 98 95 88 57 – federationmursapeches@gmail.com
    https://federationmursapeches.jimdo.com/

    • @ JYM

      Ah oui c’est vrai : Delannoy, Rouillon, Braouezec c’est du pareil au même. Donc inutile d’accabler notre Maire c’est tout le système qui est à revoir. Bon, bah comme ça faut rien changer concrètement ici et maintenant. Y’a plus qu’a phosporer sur de belles citations en prenant de la hauteur. Merci encore camarade citoyen pour votre contributon documentaire.

      • « Donc inutile d’accabler notre Maire c’est tout le système qui est à revoir »

        Exactement

        « Bon, bah comme ça faut rien changer concrètement ici et maintenant »

        JR a été foutu dehors si ça c’est pas du changement.

        « Merci encore camarade citoyen pour votre contributon documentaire. »

        Heureusement que de temps en temps certains et certaines nous montrent les choses différemment. Mais la différence ça dérange forcément.

        • C’est sympa de reprendre les phrases des commentaires entre guillements et de les commenter une à une. Mais c’est un peu inhabituel ou scolaire comme procédé, non ?
          Ça rend pas très fluide les échanges ?

          En même temps : « Heureusement que de temps en temps certains et certaines nous montrent les choses différemment. Mais la différence ça dérange forcément ».

          • « Ça rend pas très fluide les échanges ? »

            Personnellement je trouve que c’est un bon procédé qui permet de mettre en relief certains points.

      • Pour faire suite à mon post ci dessus sur la bétonisation des murs à pêches de Montreuil, sur la frénésie immobilière du Grand Paris, un article de l’AFP repris par Le Point de septembre 2017

        Les villes concernées dans l’article
        – Gentilly maire Patricia Tordjman PCF
        – Bagnolet maire Tony di Martino PS
        – Romainville maire Corinne Valls ex PCF devenue gôche citoyenne, chevalière de la légion d’honneur en mars 2013, chevalière de l’ordre national du mérite le 2 mai 2017
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Corinne_Valls

        —————————————————————————————————-

        En banlieue parisienne, la colère gronde contre la « bétonisation »
        AFP
        Publié le 21/09/2017 à 13:15 | AFP
        http://www.lepoint.fr/societe/en-banlieue-parisienne-la-colere-gronde-contre-la-betonisation-21-09-2017-2158704_23.php

        extrait :
        « Prochainement sur ce site, des appartements, du studio aux 4 pièces » peut-on lire sur la façade d’une ancienne méthanerie à Romainville (Seine-Saint-Denis). Sur le trottoir d’en face, Les Nouveaux Constructeurs ont installé leur espace de vente dans une ferme datant du XVIIe siècle.

        Pour faire venir les Parisiens qui ne peuvent plus se loger dans la capitale, les promoteurs vantent « l’esprit village » de ce gros bourg de 25.000 habitants qui ne sera plus qu’à un quart d’heure en métro du centre de Paris en 2022.

        Mais cette frénésie immobilière, dont témoignent les grues qui balaient le ciel et le vacarme des marteaux-piqueurs, ne va pas sans susciter l’opposition d’un nombre croissant d’habitants qui ne veulent pas voir cette ancienne cité ouvrière devenir le « petit Dubaï d’Ile-de France ».

        « On m’avait dit que c’était une ville où il faisait bon vivre. Il y a eu des améliorations au début mais, depuis quatre ou cinq ans, c’est une catastrophe » affirme Khélifa, « Romainvillois d’adoption depuis 14 ans ».

        « On a l’impression que la ville appartient aux promoteurs », ajoute le quarantenaire en désignant des nouveaux immeubles de 28 mètres de haut aux couleurs pastels évoquant « Disneyland » et le trou laissé par la démolition cet été du marché couvert, une halle métallique datant de 1922. »

        « Aujourd’hui, le Grand Paris, c’est carte blanche aux promoteurs », abonde Pascal Mage, président de l’association Mur à pêches de Montreuil.

        « A Bagnolet, on réduit les trottoirs pour construire. A Bondy, on vend un lavoir du XIXe. A Montreuil, on bâtit des écoles dans des squares, des piscines dans des jardins horticoles: où est-ce qu’on va aller comme ça ? ».

  5. La bourse du Travail se situe rue Ambroise Croizat décédé le 11 février 1951.

    En presque 25 ans à St Ouen, j’ai pas souvenir de commémoration le concernant. Mais je peux m’enduire d’erreurs.

    Alors écoutons, lisons, découvrons.

    Une émission de La Bas Si J’y Suis que vous devriez pouvoir écouter, sinon faut s’abonner
    https://la-bas.org/la-bas-magazine/les-archives-radiophoniques/2012-13/decembre-525/ambroise-croizat-militant-de-la-secu

    Un article dans le blog de Médiapart
    https://blogs.mediapart.fr/astier-valentin/blog/110218/le-11-fevrier-1951-ambroise-croizat-decedait?utm_source=20180211&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xts=&xtor=EREC-83-%5BQUOTIDIENNE%5D-20180211&xtloc=&url=&M_BT=96054102739

    Ce qu’en dit Bernard Friot de Réseau salariat
    http://www.rosa-lux.fr/bernard-friot-histoire-enjeu-securite-sociale-cotisations/
    https://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/FRIOT/54395
    http://www.reseau-salariat.info/d372c9056bf5f6a4cf2531ee8d4236ea?lang=fr

    « Ne parlez pas d’acquis sociaux, parlez de conquis sociaux, parce que le patronat ne désarme jamais »
    Ambroise Croizat

  6. Bonjour à tous,
    Rappel : L’UL CGT Saint-Ouen donne rendez-vous à tous les militants pour :
    – le jeudi 15 février – 12 H – 14 H pour L’ASSEMBLEE DE SYNDIQUES,
    – le jeudi 15 février – 17 H 30 – rendez-vous à l’UL CGT Saint-Ouen pour se rassembler et partir ensemble à l’Espace 1789 voir le film « Le jeune Karl Marx » ou bien rendez-vous devant le cinéma à 17 H 50 ( tarif de groupe).

    La Bourse du Travail est toujours en lutte. Des militants occupent nuit et jours la Bourse du Travail.
    Soyons tous dans la lutte.
    Syndicalement,

  7. D’abord merci à Soigne ta gauche pour expliquer le projet de William Delannoy de destruction du grand bâtiment de la rue Ambroize Croizat à Saint-Ouen-sur-Seine.

    Depuis le 7 décembre 2000 le droit de grève est inscrit dans l’article 28 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne.

    Comment le parti Union des Démocrates et Indépendants peut-il prétendre défendre le modèle social européen en détruisant un bâtiment dans laquelle se réunissent les salariés en lutte des entreprises installées à Saint-Ouen ?

    http://parti-udi.fr/une-europe-puissance/

    Le discours sur l’Europe de l’UDI est incohérent avec les actes du maire UDI de Saint-Ouen-sur-Seine.

    Total soutien aux syndicalistes occupant la Bourse du Travail. En occupant cet immeuble elles et ils défendent la démocratie européenne.

    A partir d’avril 2020 espérons que la nouvelle municipalité de gauche élue réhabilitera le grand bâtiment de la rue Ambroize Croizat.

    • « Total soutien aux syndicalistes occupant la Bourse du Travail. En occupant cet immeuble elles et ils défendent la démocratie européenne.  »

      En accord pour la 1ère phrase

      En désaccord pour la seconde. Ils ne défendent pas la démocratie européenne qui n’est que représentative, tout comme en France.

      L’Europe n’est pas, n’a jamais été, ne sera jamais démocratique.

      Le non respect du vote sur le traité constitutionnel européen (TCE) de mai 2005 en France, en Hollande et en Irlande en est la démonstration la plus absolue.

  8. « Le discours sur l’Europe de l’UDI est incohérent avec les actes du maire UDI de Saint-Ouen-sur-Seine. »

    C’est plutôt l’inverse. Les actes du maire qui ne seraient pas en phase avec le discours de l’UDI.

    « A partir d’avril 2020 espérons que la nouvelle municipalité de gauche élue réhabilitera le grand bâtiment de la rue Ambroize Croizat. »

    Mince, je savais pas que l’on pouvait voir l’avenir. En 2020, la gauche à la mairie de saint ouen ? Mais laquelle ?

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