Deux soutiens, un parachute !

Deux soutiens, un parachute*

Trop plein de soutiens pour Jean-Luc Mélenchon, du moins ce qu’il incarne, pour cette élection Législatives avec l’arrivée inopinée sur notre circonscription d’Eric COQUEREL (PG-FI) descendu du ciel pour nous aider, là où Frédéric DURAND (PCF-FdG) incarnait jusqu’ici le rassemblement à Gauche. Une mauvaise manière qui pourrait faire le lit de la Droite. C’est l’avis de notre ami Ingolf Diener qui a participé  au processus de désignation de ce dernier, certes imparfait et laborieux, mais qui confère une  légitimité certaine. Nous rapportons ici sa « contribution » :

« Eric Coquerel en quête de circonscription … chez nous ? Dis donc !

La gauche audonienne, avec son électorat pesant bon an mal an sa bonne soixantaine de pourcent, avait, aux dernières municipales, réussi l’exploit de laisser glisser la mairie entre les mains de la droite. Elle s’est trouvée réduite à une maigre opposition de 10 conseillers municipaux Front de Gauche sur un total de 43 – le PS ayant préféré s’auto-éjecter par refus de présenter une liste au 2e tour, ce qui lui a valu une scission. Résultat : gauche électoralement forte, politiquement kaputt ! Bravo Jacqueline Rouillon, bravo Karime Bouamrane, bien joué !

Le temps de gueule de bois passé, les rapports entre le petit quarteron de gauche au conseil et la gauche extra-municipale se sont décrispés. L’accès des uns aux documents de la ville et la connaisance du terrain côté associations citoyennes ont fait qu’on a appris à se côtoyer, se retrouver, s’informer, réfléchir ensemble et s’appuyer mutuellement. Finalement, la gauche audonienne a commencé à se soigner elle-même, mine de rien.

A l’approche de l’année électorale nationale 2017, l’idée que les citoyen.ne.s peuvent largement s’emparer des affaires qui les concernent a débouché sur une démarche citoyenne novatrice. Au lieu de nous trouver dans notre circonscription comme d’habitude devant une brochette de candidat.e.s sorti.e.s des cénacles partidaires avec force maquignonnage interne et trans-partis, nous avons décidé d’inverser la démarche. Ce sommes nous, électeurs/trices de gauche, qui avons pris une double initiative, menée de pair : d’un côté élaborer un cahier de charges du député auquel le candidat souscrira ; et de l’autre nous mettre d’accord sur la personne de celui/celle qui sera notre candidat.e de progrès social dans notre circonscription et que nous nous engageons à soutenir. A noter parmi les candidat.e.s aussi Jean-Jacques Clément, co-animateur d’un réseau de citoyens actifs de la Plaine Saint-Denis. Au bout de ce processus, le consensus c’est fait autour de Frédérique Durand.

Que ce soit précisément quelqu’un se réclamant de J.L. Mélenchon qui veut maintenant s’inviter chez nous, comme candidat de la gauche, en fin de parcours, nous semble incongru.1 Et brutalement anti-démocratique. Ne l’avions-nous pas invité à être, lui aussi, candidat à la canditature ? Il a refusé. Il avait sa chance de se faire connaître, sa personne, ses idées, ses engagements, sa façon de porter chez nous le programme national de J.L. Mélenchon, pour être un député en phase avec sa circonscription parce que désigné par elle. Face au risque de ne pas l’emporter, préfère-t-il s’auto-parachuter ? Là, il risque de perdre sur trois tableaux à la fois : 

  • il se sera avéré non-démocrate, du genre « puisque vous avez largement voté Mélenchon au 1er tour le 30/4/17, et que les législatives sont un scrutin national, c’est moi, du parti de Mélenchon, qui suis votre candidat, baste ! Et silence dans les rangs, votez ! »). Quelle caricature d’apparatchik !
  • il se sera alinéné une bonne partie de son électorat potentiel ;
  • il réussira néanmoins à diviser le vote de gauche au 1er tour, quitte à ce que ni lui ni notre candidat citoyen ne soient au 2e tour. Nous voilà replongé.e.s dans le dilemme qu’on vient de traverser après le 1er tour de la présidentielle : le choix entre le moins mauvais et le pire. 

Monsieur Eric Coquerel, puisque vous considérez circonscriptions et candidat.e.s comme interchangeables, parachutez-vous ailleurs. Avec un peu de chance, vous trouverez des plus dociles que nous. Bon vent ! »

Ingolf Diener

 

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20 réflexions au sujet de « Deux soutiens, un parachute ! »

  1. « avec l’arrivée inopinée sur notre circonscription d’Eric COQUEREL (PG-FI) descendu du ciel pour nous aider, là où Frédéric DURAND (PCF-FdG) incarnait jusqu’ici le rassemblement à Gauche. Une mauvaise manière qui pourrait faire le lit de la Droite. »

    DURAND incarnant le rassemblement à Gauche. A moins que le PCF- Front de Gauche n’est l’arrogance de penser qu’il représente à lui tout seul la Gauche, DURAND n’est le représentant que d’une partie de celle-ci. A titre personnel, je suis de Gauche et je ne me reconnais pas dans la candidature de DURAND.

    C’est faire un mauvais procès à COQUEREL. Certes il s’agit d’un parachuté dans la mesure où il n’a aucunes attaches sur Saint Ouen. Mais attention, il n’y a pas eu d’accord entre le PCF et France Insoumise. Et donc par conséquent, FI présente des candidats partout. Ce qui explique l’arrivée de COQUEREL à Saint Ouen.

    Je renvoie dos à dos le PCF et FI pour n’avoir pas voulu se mettre d’accord sur les législatives. S’en prendre à COQUEREL c’est facile mais il serait grand temps de demander des comptes à la direction du PCF et à celle de FI.

    • Bonjour Joseph. Je me présente, je m’appelle Axel, militant socialiste marxiste. Vous avez l’air calé en politique local. pourrions-nous nous contacter? Voici mon nom facebook, si vous utilisez ce média: Axel Bamme Economides. Mon adresse mail si vous n’utilisez pas ce média: abepc@laposte.net. Au plaisir de vous lire.

  2. SEINE SAINT-DENIS 1, Sébastien MENARD

    Le candidat d’En Marche.

    Un inconnu parachuté ?

    Peut être celui qui mettra tout le monde d’accord.

      • Des nouvelles de notre futur député (?) :

        C’était la dernière circonscription de Seine-Saint-Denis sans candidat La République En marche (REM). Depuis lundi ce n’est plus le cas. Sébastien Ménard, enseignant à l’Université Paris 8, a été investi sur la 1re circonscription (Saint-Ouen, Saint-Denis sud, Epinay-sur-Seine, Ile Saint-Denis). Et visiblement, ce dernier est un vieux routier de la politique. Selon le Huffington Post, il fut ancien collaborateur des ministres Renaud Dutreil (2002-2006), Roger Karoutchi (2007-2009), ancien cadre du RPR sous Jacques Chirac et de l’UMP à l’époque d’Alain Juppé puis de Nicolas Sarkozy.

        leparisien.fr

  3. Qui sont les ministres du gouvernement d’Edouard Philippe ?

    Gérard Collomb, ministre d’Etat, ministre de l’intérieur
    Nicolas Hulot, ministre d’Etat, ministre de la transition écologique
    François Bayrou, ministre d’Etat, garde des sceaux
    Sylvie Goulard, ministre des armées
    Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères
    Richard Ferrand, ministre de la cohésion des territoires
    Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé
    Françoise Nyssen, ministre de la culture
    Bruno Le Maire, ministre de l’économie
    Muriel Penicaud, ministre du travail
    Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale
    Jacques Mézard, ministre de l’agriculture et de l’alimentation
    Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics
    Frédérique Vidal, enseignement supérieur
    Annick Girardin, ministre des outre-mer
    Laura Flessel, ministre des sports
    Elisabeth Borne, ministre de la transition écologique chargée des transports
    Marielle de Sarnez, ministre chargée des affaires européennes

    Quatre secrétaires d’Etat ont aussi été nommés :

    Christophe Castaner : en charge des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement
    Marlène Schiappa : chargée de l’égalité des femmes et des hommes
    Sophie Cluzel : chargée de personnes handicapées
    Mounir Mahjoubi : chargé du numérique

    Les écolos vont ils soutenir le gouvernement ? Y aura t il une candidature écolo ? Les écolos vont ils voter pour les candidats d’En Marche ?

  4. Quelqu’un connaît-il l’ordre du jour de la réunion du Conseil Municipal de Saint-Ouen du lundi 22 mai 2017 (c’est dans 4 jours et pas disponible sur le site internet de la mairie) ?

  5. L’INFLUENCE DE NICOLAS HULOT DEPEND DU VOTE ECOLOGISTE AUX LEGISLATIVES En 45 ans d’existence, le Ministère de l’environnement a vu passer de nombreux titulaires condamnés à l’impuissance. Robert Poujade, le premier, a écrit « Le Ministère de l’impossible ». Corinne Lepage « On ne peut rien faire Madame la Ministre ». Dominique Voynet a fait le bilan de son impuissance dans un article du Monde. Songeons aussi à Delphine Bathot et Michel Barnier.Deux moments ont été positifs : lorsque Brice Lalonde fut chargé, en tant que ministre de l’environnement, de contrer la montée des écologistes entre 1989 et 1992, et lorsque, porté par un fort courant associatif et politique, Jean-Louis Borloo put mettre en oeuvre le Grenelle de l’environnement.Les faits sont là. L’influence d’un ministre de l’environnement est directement fonction du poids électoral des écologistes.Pour donner du poids à Nicolas, les électeurs doivent voter Ecologistes aux élections législatives..

    • Le simple fait que Hulot accepte un poste dans ce gouvernement prouve qu’il n’est pas celui qu’il nous faut pour représenter le combat réellement écologiste. L’écologie, comme les autres secteurs politiques, est soumise à une constante dans notre système: l’économie. C’est la structure de notre économie dont découle l’impact de l’activité humaine sur l’environnement. le capitalisme ne peut pas résorber le trou qui se creuse entre l’humanité et son environnement, car il se base sur le profit.

  6. Kamel Bessaha UPR
    Anne-Laure Chaudon LO
    Éric Coquerel FI
    Dina Deffairi-Saissac EELV
    Frédéric Durand PCF
    Samir Laïdi FM
    Yannick Trigance PS
    Gérard Levental FN
    Sébastien Menard EM
    Éric Orpelière M100%
    Marina Venturini LR – UDI

    Voici une ébauche des candidats à la députation dans notre circonscription. Incomplète puisqu’il manque le NPA.

  7. L’usine de production d’électricité de Fessenheim est une des plus sûre et la mieux maintenue de France. Fermer cette centrale obligerait à transporter des grandes quantités d’électricité chaque jour vers l’Alsace. Cela déséquilibrerait le réseau national de transport d’électricité. C’est irresponsable. C’est un caprice de la star de la télévision Nicolas Hulot ex-animateur de l’émission la poignée dans le coin consacrée aux motos (le contraire du développement durable).

  8. Les parachutés ne manquent pas dans le ciel de Saint Ouen.

    Portrait de Sébastien Ménard (En Marche!) : le mépris de Macron pour les quartiers

    Mais d’où donc débarque le candidat envoyé par En Marche, le parti du nouveau président Macron, dans la 1ère circonscription de Seine Saint Denis ? Son nom est inconnu au bataillon, personne, aucun acteur politique ou associatif ne le connaît que ce soit à Saint-Ouen, à Saint-Denis sud, à l’Ile Saint-Denis ou bien évidemment à Epinay-sur-Seine. !

    Voici donc quelques infos pour s’y retrouver !

    Celui qui se révait député du 93!!!

    De la jeunesse dorée du 95 aux tâches ingrates des cabinets

    Sébastien Ménard est né en 1978 et est issu de la bourgeoisie du 95, à Groslay plus exactement. Selon toutes les informations recueillies, c’est un élève très moyen qui passe quelques années sur les bancs de Paris 13 et Assas (maîtrise de communication à l’IFP), avant d’acquérir un diplôme (non reconnu par l’État) au Centre d’études diplomatiques et stratégiques, coûteuse école privée du 16e arrondissement recueillant nombre de jeunes bourgeois en perdition. Bac +4 acquis à 25 ans, donc, pour ce beau symbole de la jeunesse dorée du 95.

    Fils de bonne famille proche de M. le Maire de Groslay, Sébastien Ménard est en revanche élu de sa municipalité de droite à partir de 2001, et prend ainsi sa carte à l’UMP où il s’illustre chez les jeunes sarkozystes. Il n’est pas réélu en 2008, cédant la place à un autre membre de sa famille (Céline Ménard). Ces proximités politiques lui permettent d’entrer au cabinet de Renaud Dutreil (2003-2005), puis de devenir assistant parlementaire de Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine, puis d’entrer au cabinet de ce dernier une fois nommé Secrétaire d’État aux relations avec le parlement dans le gouvernement Sarkozy/Fillon. L’élève médiocre se révèle un apprenti-apparatchik bien soutenu, il est le « Conseiller aux affaires réservées » de Roger Karoutchi : derrière se terme trompeur, principalement, la gestion du courrier…

    Sébastien Ménard ne satisfait cependant pas ses supérieurs et ne fait pas long feu sous les ors de la République. Il quitte le cabinet Karoutchi en 2009 et travaille deux ans à la Chambre des métiers et de l’artisanat de Bobigny, toujours dans un poste « politique » et subalterne, dans le cabinet de son président, Patrick Toulmet (UDI).

    Dirigeant d’entreprise en faillite

    Depuis 2012, S. Ménard n’a apparemment plus trouvé d’élu pour lui faire confiance et perfectionner ses compétences en distribution de courrier. Il est ainsi devenu gérant (ou « directeur général » puisque M. Ménard semble aprécier les titres pompeux) de la société Mistral Productions, à Boulogne-Billancourt. Une société de productions surtout connue pour gérer les droits de l’émission Intervilles et de ses déclinaisons dans le reste du monde, mais qui est financièrement en perdition depuis deux ans. La société est ainsi en liquidation judiciaire, et Sébastien Ménard omet bien sûr de le signaler.

    Sur le site encore existant de cette défunte société Sébastien Ménard se décrit comme « haut fonctionnaire en disponibilité ». En plus d’être visiblement incompétent, c’est donc également un menteur. Est-ce pour cette raison qu’En Marche a pensé qu’il pouvait succéder à Bruno Le Roux ?

    Professeur ? Mais bien sûr…

    Des lecteurs nous ont interpellé sur le fait que Le Parisien décrive le candidat d’En Marche comme professeur d’université à Paris 8. Tel serait le statut actuel de M. Ménard. Vérifications faites, il n’a pas le statut d’enseignant-chercheur (professeur, maître de conférence, ATER, etc.). Il ne fait pas non plus partie de l’équipe pédagogique de l’UFR Culture et Communication de l’Université où il prétend enseigner. Son nom ne figure pas parmi les 30 membres.

    Rappelons qu’un enseignant ou enseignant-chercheur en Université est recruté selon des procédures très exigeantes, sur concours. Ce qui est certain c’est que Sébastien Ménard n’a pas passé ou en tout cas obtenu ses concours. Encore une fois il prétend être ce qu’il n’est pas, un syndrome inquiétant pour un candidat à la députation!!!

    On nous a indiqué suite à cela qu’il était possiblement « chargé de cours », c’est à dire un intervenant extérieur dans les enseignements. Encore une ligne du CV de Sébastien Ménard qui cache la vérité plus qu’elle ne la dévoile !

    Ce qu’il faut retenir

    Ce qu’il faut donc retenir sur Sébastien Ménard, après son parcours marqué par ses innombrables échecs c’est surtout :

    – qu’il a toujours vécu du système politique UMP et des ses relations politico-familiales

    – qu’il n’a jamais exercé un vrai métier, mais s’est vu donner successivement plusieurs postes subalternes dans des cabinets, où personne n’a jamais voulu le conserver

    – a tenté une reconversion dans une société audiovisuelle qu’il a coulée

    – son CV est grossièrement mensonger

    – il ne connaît pas du tout la circonscription, n’y a jamais vécu ou travaillé

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