Stade Bauer : relance citoyenne

RS 1

Le Red Star, qui flirte aujourd’hui avec la Ligue 1 de football, se trouve très fragilisé en étant privé de son enceinte sportive historique. Henri Lelorrain (ancien élu aux sports de Saint-Ouen), échaudé par les vagues promesses des uns et des autres, propose une démarche autonome et citoyenne. En s’en donnant les moyens.

« Une ambition pour le stade Bauer, le Red Star et Saint-Ouen

Une situation bloquée et préoccupante

Dans l’article du Parisien du 17 mars 2016, William Delannoy, Maire de Saint-Ouen, a annoncé,   sur la base d’une petite étude technique complémentaire qu’il a lui même commandé : « il n’y a pas d’autre solution que de démolir Bauer ». Il en tire brutalement la conclusion que le stade peut être reconstruit mais désormais sans l’aide municipale promise il y a peu (ndlr : 963 688 €). Il propose au Red Star de se débrouiller en lui mettant simplement le stade actuel « à disposition à l’€ symbolique ».

Quelles que soient les motivations de William Delannoy, la Ville de Saint-Ouen ne peut complètement renoncer à un rôle actif pour la rénovation du Stade Bauer conditionnant l’avenir même du Red-Star, club emblématique de Saint-Ouen.

De plus certains des arguments avancés aujourd’hui par le Maire nous semblent contestables. Ainsi, non, Lille et Lyon n’ont pas construit des stades neufs sans l’appui des collectivités locales et non, il n’existe pas de stade entièrement privé. Pour autant sans mettre à bas les finances communales, oui, notre ville peut favoriser un tour de table financier avec des partenaires fiables et des garanties sur un projet raisonnable.

Si tout équipement ancien a besoin d’investissements, la vétusté des installations (tribunes, charpente, accessibilité, mâts d’éclairage), n’est une découverte pour personne. Cela n’interdit pas néanmoins une rénovation totale ou partielle avec des dépenses maîtrisées et planifiées dans le temps. Mieux vaut bâtir un projet sérieux plutôt que de brandir des chiffres astronomiques pour ne pas faire.

Sur un fond de difficultés financières des collectivités locales, les acteurs politiques n’ont pas réussi à ce jour à se mettre d’accord sur une réponse à la demande formulée par de nombreux acteurs de la ville bien au-delà du seul monde du football : une rénovation du Stade Bauer.

En cela on ne peut que regretter que les institutionnels soient prêts à débourser autant pour accueillir pendant trois semaines et dans huit ans les Jeux Olympiques sans parvenir à faire jouer en Seine-Saint-Denis et de manière pérenne une équipe de Ligue 2 issue de son territoire.

Ces blocages et positionnement sont donc à prendre en compte et il faut à l’évidence adopter une démarche constructive, positive et nouvelle sur ce dossier.

Explorer des voies nouvelles

Le Collectif des supporters du Red-Star-Bauer, conscient de cette situation inquiétante, a organisé une réunion publique le 2 avril au Café le Saint-Georges pour relever les blocages et proposer de solliciter les décideurs pour réexaminer le dossier.

Ce rendez-vous important a mis à jour tant les blocages politiques que les besoins de transparence et d’initiative. Il est salutaire que le Collectif de supporters, fidèle à sa ligne de conduite, ait organisé un débat ouvert quand les institutions, les élus ou les partis ne donnent pas toutes les informations aux citoyens et ne parviennent pas à trouver de solution à ce jour.

Au-delà de l’interpellation du Ministère par le Collectif pour obtenir une nouvelle étude sur un projet de stade, il convient que les partisans d’un football populaire aux Portes de Paris et les citoyens de notre ville, attachés à son histoire et à ses aouts, se rassemblent pour relever le défi et faire bouger les lignes pour l’équipe fanion comme pour les équipes jeunes.

Une Club de légende, un stade mythique et 650 licenciés : Oui le Red Star peut et doit revenir jouer à Saint-Ouen !

Avec d’autres, je propose, une démarche citoyenne autonome et constructive permettant :

–         d’éclairer les obstacles techniques, fonciers et financiers au projet sportif,

–       de définir les contours d’un projet réaliste pérenne pour le Red Star et pour notre ville sur le site du stade Bauer.

Une démarche ambitieuse basée sur le dialogue, la transparence et qui pourrait s’appuyer sur des citoyens, des supporters déjà très impliqués, de bons connaisseurs du dossier et des personnalités avec leurs réseaux.

Les analyses et les propositions pourraient s’appuyer sur un recours à des experts indépendants avec la mise en place d’un financement participatif (de type « crowdfunding ») susceptible de crédibiliser la démarche auprès des institutionnels et des partenaires privés.

Si cette démarche, vous intéresse, construisons-là ensemble ! »

contact : ReussirBauer@gmail.com

Henri Lelorrain

 

 

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5 réflexions sur « Stade Bauer : relance citoyenne »

  1. Bonjour Monsieur Lelorrain,

    Je veux bien débattre avec vous de toutes les idées qui peuvent apporter un résultat positif concernant Bauer.
    Bien amicalement.

  2. Quand je regarde st Ouen maintenant
    je ne regrette pas d’être parti pour cause de chômage plus les moyen de rester plus de collonie de vacances plus de red star c’est pas gays la mairie anéantie tous de jour en jour où le bon Vieux temps !

  3. La loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, dite loi Macron, a entraîné un décret d’application sur la réglementation de l’affichage publicitaire.

    Dans son article 1, ce décret fixe un régime dérogatoire dont bénéficient les dispositifs publicitaires, dans l’emprise des équipements sportifs d’une capacité d’au moins 15 000 places assises.

    Si un nouveau stade était construit aux docks de Saint-Ouen-sur-Seine, alors un panneau publicitaire de 50m2, pouvant s’élever à dix mètres du sol, viendrait enlaidir notre ville.

    Ce régime dérogatoire est un cadeau des députés socialistes au groupe JC Decaux.

    Emmanuel Macron est un danger pour l’environnement.

  4. Lire les articles de Bastamag est un moyen de soigner sa gauche critique.
    Étonné de découvrir ce jour que cet excellent site d’information est parfaitement inconnu de citoyens audoniens de “gauche”.

    Dans les formations culturelles du Red Star citées ci dessus par M Fainzang, les jeunes sont ils initiés au dessous des cartes du football ?

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    Gabegie
    Euro 2016 : des retombées économiques surestimées, les bénéfices de l’UEFA exonérés d’impôts
    par Vincent Grimault 10 juin 2016

    L’Euro 2016 et son cortège de dépenses somptuaires, s’accompagneront-ils vraiment des « retombées économiques » tant promises ?

    La Fédération européenne des ligues de football — la puissante UEFA — s’arroge l’essentiel des bénéfices directs, tout en étant exonérée d’impôts.

    Quant au reste, plusieurs spécialistes s’accordent pour considérer les bénéfices indirects de l’opération comme étant largement surévalués. Le moment serait-il venu de remettre en question la primauté des « grands événements » sportifs ?

    « C’est une chance pour la France, pour nos clubs, pour nos territoires. » Amoureux du ballon rond, François Hollande ne manque jamais une occasion de répéter combien l’Euro 2016 doit être bénéfique à la France.

    Il y a pourtant lieu d’en douter. Parce que si on ne sait pas précisément combien l’Euro rapportera à la France, on sait qu’il va lui coûter cher. Comme en témoigne la répartition des coûts et des bénéfices entre les différents acteurs.

    Côté coûts, l’UEFA assure l’organisation du tournoi, pour un montant estimé à 650 millions d’euros (location des stades, gestion des billets…). Tout le reste (stades, infrastructures, sécurité, fan-zones) est à la charge des pouvoirs publics français, et notamment de l’État et des villes hôtes.

    UEFA : le beurre, l’argent du beurre, et plus si possible

    La répartition des bénéfices est encore plus claire : « C’est simple, l’UEFA garde tout », commente un professionnel de l’économie des grands événements sportifs. Droits de retransmission télévisée, sponsoring et billetterie…, l’UEFA s’attend à toucher 1,9 milliard d’euros de recettes grâce à cette compétition.

    Ce record est notamment permis par l’élargissement du nombre d’équipes participantes — 24 cette année, contre 16 pour les éditions précédentes.

    Cerise sur le gâteau : l’UEFA a exigé de ne payer aucun impôt sur ses activités en France liées à la compétition. Accordée sous la présidence Sarkozy, confirmée sous le quinquennat Hollande, cette exonération devrait coûter entre 150 et 200 millions d’euros à la France, selon l’Assemblée nationale. Elle donne de plus un mauvais exemple : le gouvernement a étendu en juillet 2014 cette exonération à tous les autres grands événements sportifs organisés dans l’Hexagone.

    La suite
    http://www.bastamag.net/Euro-2016-des-retombees-economiques-surestimees-les-benefices-de-l-UEFA

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