Logique financière ou solidaire

Saint-Ouen ville riche ! Revenus des habitants, taux de chômage, habitat insalubre, commerce affaibli, école publique mal lotie… le propos peut faire sourire. Il ne s’agit pourtant que d’un raccourci : St-Ouen est fiscalement « riche ».
Par sa situation, malgré la désindustrialisation et son cortège de fermetures et de licenciements, notre Ville conserve un puissant tissu d’activités. Dès lors la Taxe Professionnelle (72% des impôts locaux) demeure une recette très importante (52 M€) pour le budget de la Ville (122 M€).
Juste retour des choses, au regard des problèmes urbains, sociaux ou environnementaux subis, cette « TP »  a permis de financer équipements publics majeurs, logements sociaux de qualité, centres de vacances, classes de neige … bref une politique sociale, culturelle, sportive. Equilibre donc ? En apparence.
Villes aux budgets faméliques et socialement défavorisées à deux pas,  poussées spéculatives à l’Ouest, sollicitations de Plaine Commune ou Clichy, dialogue nouveau avec Paris : d’autres cohérences territoriales se dessinent. Les projets importants impliquent de changer d’échelle.
La réticence d’une partie du Conseil Municipal face à  l’intercommunalité intégrée (partage des compétences, du pouvoir… et de la TP) est compréhensible. La seule logique financière à court terme ne saurait néanmoins servir de boussole.
St-Ouen gagnera demain en s’inscrivant aujourd’hui dans une dynamique solidaire.
Eric Pereira-Silva
À Saint-Ouen n°6 juin 2003

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