Informations obligatoires et tardives

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16142908_10211388962941239_4656109165713782896_nphoto PCF hosto

Les citoyens du territoire, et singulièrement ceux de Saint-Ouen, seront restés jusqu’ici sur leur faim pour la concertation et même l’information sur l’implantation du Grand Hôpital Nord de Paris. La décision prise et les communiqués de victoires passés, plusieurs « débats » publics constituent la séance de rattrapage. Aperçus des échanges et décryptage :

Le projet du Grand Hôpital Nord de Paris (prévu pour 2025 : http://www.district3d-projects.com/fr/saintouen_campus/front/fullweb/environnement/ ) est un dossier qui intéresse peu d’audoniens au vu de la fréquentation des réunions du mois de janvier sur le sujet. Même nos représentants politiques locaux de tous bords ne s’y précipitent pas.

Pourtant les conséquences de ce futur hôpital universitaire, qui sera construit dans le quartier des Docks, influenceront nécessairement l’avenir de notre commune. Car sur 130 000 m2 de surface totale, la fréquentation de 5 700 personnels et 9 000 étudiants, s’en parler des patients et des visiteurs, aura des répercutions indiscutables sur des domaines touchant à notre quotidien en matière de transports, d’urbanisme, d’économie et d’environnement. Et n’oublions pas l’arrivée du conseil régional et de ses 1 500 employés ….( https://www.iledefrance.fr/fil-presidence/demenagement-region-saint-ouen-veritable-projet-regional-valerie-pecresse)

La première réunion au siège de la section du PCF, le 17 janvier, s’intitulait «  Hôpital-usine ou modernisation de l’offre de soin » ; les intervenants Laurence Cohen (Sénatrice CRC, vice-présidente des affaires sociales) et Christophe Prudhomme (Porte-parole 
de l’Association des médecins urgentistes de France ) nous ont dressé un état des lieux d’une situation préoccupante du fonctionnement de l’hôpital public dans un contexte d’offre de soins inégalitaire touchant notre territoire.

Leur inquiétude quant au projet du Grand Hôpital Nord de Paris portait :

La seconde réunion, le 4 février s’inscrivait dans le protocole officiel de « concertation » (avec « garant du Débat public ») pour présenter le projet d’implantation du futur Grand Hôpital. Après une présentation des enjeux du projet, de la synergie entre l’hôpital et le campus universitaire et un descriptif technique du site, les intervenants ont tenté de répondre aux interrogations des participants portant principalement sur:

  • l’accessibilité au site (création d’un pont routier pour enjamber la voie ferrée) et l’augmentation du trafic routier aux abords de l’hôpital et donc de la pollution de l’air

(requalification du boulevard Victor Hugo ; entrée et sortie des bennes du Syctom côté RD1),

  • une implantation de l’hôpital public imposée derrière des programmes de logements boulevard Victor Hugo, axe de transit pourtant adapté à une desserte directe d’un tel équipement.
  • la dépollution des sols (10 millions d’euros) et la présence de la déchetterie à proximité (en dessous des normes autorisées, dixit le représentant du Syctom)
  • le financement de la structure (915 millions d’euros financés à 24 % par l’Etat ?)
  • l’ouverture de la structure sur la ville qui dépendra du cahier des charges élaboré lors de la concertation (commerces ? espace conférences)
  • le lien entre les services de santé de proximité et le groupe hospitalier
  • la construction sur une zone inondable (des remblais d’élévation sont prévus)

Restent des points dont les présentations ou les réponses sont encore floues :

  • le financement alors que le gouvernement annonce une réduction des dépenses de santé de 10 milliards d’euros et qu’une partie du foncier n’est pas encore acquise
  • le fonctionnement d’une énorme structure alors que des sonnettes d’alarme sont tirées sur les dysfonctionnements des existantes
  • le rôle de l’hôtel hospitalier (présenté comme pouvant accueillir des personnes venues de province ou de l’étranger) : financement privé ( ACCOR) ? accueil des patients et des proches : en aval de l’hospitalisation pourquoi pas mais en amont ? quelle prise en charge ?
  • des espaces connectés et un fonctionnement numérique : quelle sécurisation, quelle sauvegarde de données, jusqu’où robotiser certaines fonctionnalités, quel suivi des parcours de soin ?
  • un hôpital construit pour 100 ans : quelle anticipation des futures technologies et des nouveaux métiers, quelle évolution des moyens humains, quelle projection sur le vieillissement de la population ?

On le voit bien, de nombreuses questions qui touchent aux interactions du site hospitalier et du territoire environnant ainsi qu’à une réflexion plus générale autour de l’amélioration des soins rendus aux usagers.

Si la majorité municipale actuelle se félicite du protocole d’accord signé le 19 décembre dernier à l’Hôtel de Ville avec les représentants et porteurs du projet et l’aval du gouvernement ( cf Journal municipal de janvier ), les audoniens doivent se montrer vigilants et participer à la concertation lancée qui a lieu jusqu’au 17 mars 2017 : exposition au centre administratif de la mairie et prochaine réunion publique le samedi 11 mars à 10h à l’école Le Petit Prince. 

Site participatif: http://diderot.cap-collectif.com/ pour mieux connaître le projet et laisser vos contributions.

Dominique Garcia-Durocher

PS :

Actualité oblige :

La fédération hospitalière de France publie ses propositions destinées aux futurs candidats à l’élection présidentielle pour l’amélioration de notre système de santé!

http://fichiers.fhf.fr/plateforme_fhf_fb/#p=3

Enfin, au niveau local les amis de Jacqueline Rouillon de la nouvelle association « Citoyens solidaires » organisent une Soirée-Débat, le mercredi 15 mars 2017 à 19 heures à Amarrage (!) sur le même thème : « Droits et accès aux soins à Saint-Ouen. Des centres de santé municipaux à l’installation du Grand Hôpital ».

 

 

 

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