En marche ?

tract-legislatives

15493567_1383210005065223_5643142485511841557_o

Une candidature alternative à Gauche aux élections législatives sur notre circonscription ! Tel est le choix assumé de plusieurs courants politiques ne se reconnaissant pas (ou plus) dans la Gauche gouvernementale actuelle, ses renoncements et ses échecs. Une volonté assortie d’une démarche visant à faire de la politique « autrement ».

Une élection peut en effet en cacher une autre. La Présidentielle version « rencontre d’un homme et d’un peuple »[1] est désormais le symbole d’un système à bout de souffle pouvant engendrer le pire en terme de régression sociale.

Dans ce contexte à hauts risques une partie de la Gauche soutiendra donc Jean-Luc Mélenchon qui apparaît comme le mieux placé dans cette bataille et d’autre part tentera de se rassembler sur des candidatures alternatives aux législatives qui suivront en juin prochain. Elections déterminantes pour gouverner le pays quelque soit le locataire de l’Elysée .

Ainsi pour notre 1ère circonscription comprenant les villes de Saint-Ouen, Epinay, l’Ile St-Denis et le sud de St-Denis (quartiers “Pleyel » et la « Plaine »), c’est Bruno Le Roux ex Président du groupe PS à l’Assemblée et nouveau Ministre de l’Intérieur, très proche de François Hollande et désormais supporter de Manuel Valls qui est le Député sortant[2].

En 2012, il avait recueilli 47,46% des suffrages au 1er tour (44,9% à St-Ouen) et était resté seul en lice pour le 2ème. En effet, la seule à pouvoir se maintenir était Hayat Dhalfa candidate du Fdg avec 14,22% (17,9% à St-Ouen) qui s’était désistée en sa faveur pour le 2ème tour. Magie de notre système électoral, il avait donc été élu à 100% au 2ème tour[3].

En 2017, inutile de dire qu’après 5 ans au pouvoir et la politique menée, la gauche gouvernementale est à la peine même dans des bastions comme le nôtre. Même favori[4], Bruno Le Roux et ses affidés devront mouiller la chemise. Le vote utile « contre la Droite dure » ou l’ « extrême Droite » pour maintenir en place les mêmes représentants politiques restera dur à vendre.

Ainsi, la question d’une candidature alternative et unitaire à Gauche face (ou en parallèle) à celle de Bruno Le Leroux est en débat sur la circonscription depuis plusieurs mois. Dans cette entreprise plusieurs type problématiques s’entrecroisent, celle interne au PCF, celle des autres composantes du Front de Gauche[5], enfin celles des ex PS[6], des écologistes (encore ou plus à EE-LV) ou des citoyens engagés mais éloignés des appareils politiques.

Ainsi, au niveau de la circonscription et à Saint-Ouen, après bien des palabres, des réunions surréalistes à géométrie variable[7] et quelques péripéties, dernier rendez-vous en date avec la réunion publique du 13 décembre dernier à Mains d’œuvres où une grosse centaine de participants a échangé pour partie en « tables rondes »[8]. Au menu : grosse déception sur le bilan de la Gauche gouvernementale, volonté de reconstruire autre chose dans un rassemblement pluriel, nécessite de passer à une VIème République avec de la proportionnelle, contrôle citoyen et compte rendu de mandat régulier pour le Député… on en passe.

Au final un processus franchement tortueux et parfois approximatif mais qui illustre, si ce n’est la pure démocratie, du moins la volonté de sortir des désignations par les seuls appareils des partis politiques des futurs candidats. Un début de commencement…

Si on a bien tout compris, on s’acheminerait plus ou moins vers une clarification en tout début d’année avec une primaire entre candidat(e)s déclaré(e)s avec leur suppléant(e)s, des ateliers législatifs et un cahier des charges pour les impétrants. Aux dernières nouvelles plusieurs « personnalités », présentent depuis le début du processus, seraient à ce jour sur la ligne de départ : Jean-Jacques Clément[9], Frédéric Durand[10], Dina Deffairi[11]

Comme ceux qui viendront, n’en doutons pas, se joindre à la sarabande, nous leur demanderons leurs états de services, leurs propositions, leurs soutiens et… leurs vrais diplômes.

Eric PEREIRA-SILVA

[1] une formule fort machiste et qui s’applique de plus en plus difficilement aux successeurs du Général de Gaulle et encore moins à la prétendante d’extrême Droite Marine Le Pen.

[2] B. Le Roux est aussi le mentor de Karim Bouamrane ex Conseiller municipal qu’il avait contribué à exfiltrer du groupe communiste et accompagner pour prendre les manettes du PS local. Il en fera son candidat aux municipales face à la Maire sortante. Il n’est sans doute pas étranger par ailleurs à l’accession de son homme lige au poste au secrétaire national du PS puis, et tout récemment, au poste de porte-parole (national) du Parti socialiste (!). Une nomination qui laisse sans voix.

[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Élections_législatives_de_2012_dans_la_Seine-Saint-Denis

[4] Hervé Chevreau (Divers Droite), Maire d’Epinay et désormais aussi Conseiller Départemental est candidat à la Députation. Il s’affirme comme un sérieux challenger pour Bruno Le Roux qui ne peut que se réjouir de la candidature du jeune Sarkozyste Lorenzo de la Rochefoucault si elle se confirmait.

[5] dont le groupuscule « Ensemble » pour lequel Jacqueline Rouillon a abandonné le PCF depuis plusieurs années ».

[6] notamment Dominique Garcia-Durocher et Henri Le Lorrain (ex PS), Rémi Fargeas (ex EE-LV) et ou Dina Deffairi et Julien Dussard (EE-LV)

[7] schématiquement : dans un premier temps échanges entre les sections PCF des 4 villes concernées, puis, avant d’être tout a fait « d’équerre », élargissement aux autres composantes du Front de Gauche (Parti de Gauche, Ensemble et Cie) enfin « mêlée générale » avec les frondeurs ex PS, les écolos non gouvernementaux et d’autres. Suivra une tentative de jeunes mélenchonistes de la « France insoumise » d’attaquer avec des pistolets à eau les dernières positions communistes.

[8] img_2947Ce rendez-vous du 13/12 était introduit par quatre acteurs locaux de St-Ouen (de gauche à droite sur la photo en tête de cet article Denis Vemclefs (conseiller municipal fdg), Dominique Garcia Durocher (ex PS, adhérente de Soigne ta Gauche), Emilie Lecrocq (conseillère municipale PCF), Julien Dussard (Europe-Ecologie).

[9] unknownJean-Jacques Clément vivant à la Plaine St-Denis. Militant syndicaliste et associatif infatigable (pour mémoire ancien audonien il fut candidat aux Municipales à St-Ouen sur la liste de la Ligue Communiste en 1977 puis celle de soigne ta Gauche en 1995).

[10] image-durandFrédéric Durand (PCF) habitant Saint-Ouen depuis une petite dizaine d’année, Président du Groupe Front de Gauche (Opposition) au Conseil municipal de St-Ouen et élu Communautaire, Président du Groupe Front de Gauche à Plaine Commune (pour mémoire candidat aux élections départementales de 2015)

[11] 5182633_441df90e-71cf-11e5-8632-00151780182c-1Dina Deffairi (Europe Ecologie), militante politique et associative à St-Ouen (pour mémoire suppléante de Karim Bouamrane PS aux élections départementales de 2015 ).

Facebooktwitterredditpinterestlinkedintumblr

Facebookrss

8 réflexions sur « En marche ? »

  1. Dans la série les faussaires : Karim Bouamrane, “en toute humilité” “élu local (…) pendant plus de vingt ans et j’ai exercé toutes les responsabilités au sein de MON parti”
    … mais lequel ? Il oublie qu’il a été pendant de très nombreuses années élu communiste. Il a honte ?
    Pour un porte parole national du PS bidonner sa bio c’est pas beau.

    http://lecourrierdelatlas.com/france-je-ne-m-attendais-pas-a-etre-nomme-pour-ce-poste-karim-bouamrane-nouveau-porte-parole-du-ps–6969

    Vu la situation actuelle au sein du Parti socialiste, votre poste n’est-il pas un cadeau empoisonné ?

    Non, au contraire. C’est même un honneur et une grosse responsabilité. C’est aussi en toute humilité une suite logique à mon parcours. J’ai été élu local dans ma ville à Saint-Ouen (en Seine-Saint-Denis, NDLR) pendant plus de vingt ans et j’ai exercé toutes les responsabilités au sein de mon parti. Je sais que ce n’est pas tendance de dire ça en ce moment mais oui, j’aime mon parti et oui je suis fier de le représenter. J’ajouterai que c’est pendant les périodes difficiles qu’on doit tous se retrousser les manches, afin de tout faire pour rassembler le plus grand nombre autour de nos valeurs d’égalité et de fraternité.

  2. Une précison : au-delà des 3 candidat(e)s titulaires proposées il faut en rajouter une comme suppléante : Emmanuelle ALLAIRE habitante d’Epinay sur Seine et syndicaliste.

  3. Comment sera- t-il choisi ce ou cette candidat(e)? Par une primaire au niveau de la circonscription ouverte à tous?
    Les Partis joueront-ils le jeu et s’effaceront-ils devant la volonté des électeurs?
    Ou comme d’hab le ou la candidat(e) sera- t-il(ou elle) le résultat d’un compromis et d’une répartition au niveau national ou départemental entre partis et organisations comme pour le FdG en 2012? Dans ce dernier cas les apartidaires n’auront que le choix d’approuver ou non cette désignation. Ce qui n’est pas très mobilisateur en dehors des militants desdites orgas.
    Mais après tout pourquoi changer une formule qui perd et qui a fait ses preuves.

  4. Le collectif, à l ‘origine de cette démarche, et dont je fais partie, a choisi majoritairement une primaire citoyenne pour le choix du candidat et non un tirage au sort. Tout citoyen peut se présenter jusqu’au 15 janvier, avant une primaire qui se déroulera ensuite. Les participants à ce collectif sont encartés ou non mais dans ce processus les partis n’ont pas été sollicités pour une quelconque intervention.Ils n’ont donc pas à interférer dans cette procédure et s’ils souhaitent présenter un candidat titulaire et suppléant, libres à eux mais ce sera à côté et non avec nous.
    Quelque soit le résultat des législatives de juin 2017, ce qui me semble important, est d enclencher une démarche alternative pour les échéances prochaines. La politique ne peut plus s organiser sur un axe pyramidal , l’association des citoyens dans le processus me semble indispensable .

  5. Il faut lire les articles de la constitution de 1958.

    La constitution de la 5ème république française n’est pas celle d’une démocratie. Plutôt celle d’un régime totalitaire concentrant les pouvoirs au niveau du chef de l’état.

    C’est ce régime de la 5ème république qui a permis à un Pierre-André Imbert d’écrire la loi relative au travail tout seul dans son coin.

    Le but du régime présidentiel de la cinquième république est d’empêcher les citoyens de s’exprimer et d’étouffer ceux-ci.

    Avant de voter aux législatives il faut déjà élire un chef de l’état s’engageant à réformer la constitution de la 5ème république afin que les citoyens soient associés à la conception et au vote des lois.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *