Budget municipal : la dette à toutes les sauces

ceinture

Après son report surprise, le Conseil municipal se tiendra donc ce jeudi avec pour point principal le vote du Budget municipal[1]. A l’affiche c’est donc « Bonjour tristesse » avec un rapport technocratique pur jus nous condamnant à l’austérité sans grande perspective. Nous étions paraît-il dans le « rouge » avant 2014 nous sommes désormais dans le noir pour un bail.

Florilège : La « situation financière est très dégradée », avec une « vulnérabilité à l’échéance de l’exercice 2018 », et cela malgré « une nette amélioration » qui reste hélas « provisoire ». Conclusion en « 2016  la ville est toujours dans une situation financière précaire ». La « dette » et son cortège de restrictions sans appel demeurent le maître mot.

Décidément, malgré une augmentation record flirtant les 45% de la part communale des impôts locaux l’an passé, ceci n’est pas très enthousiasmant ni très crédible. La fuite en avant sous l’ancien mandat ou les baisses de dotations de l’Etat n’expliquent pas tout. Surtout dans une ville bénéficiant d’atouts remarquables avec un développement économique et urbain sans précédent.

L’avalanche de graphiques, tableaux, ratios et moyennes souvent très discutables[2] semble surtout au service d’un rapport budgétaire caricatural justifiant par avance l’immobilisme de la politique municipale.

Bon courage à nos conseillers municipaux de la Majorité pour expliquer ce beau programme à nos concitoyens…

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[1] un vote in extremis puisque la règle imposée est la date limite du 31 mars.

[2] on notera ainsi la durée de désendettement « infini(e) » (!) en 2013, ramenée à 98 ans en 2014, puis 9 ans en 2015 et malheureusement remontée à 18 ans en 2016. Autant dire un mystère pour le commun des mortels. Les beaux peignes de « moyennes de  taux consolidés » de taxes d’habitation et de foncière bâtie par ville du département ou encore les « dépenses ou recettes comparées » à celles de la « strate »

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7 réflexions au sujet de « Budget municipal : la dette à toutes les sauces »

  1. http://www.soignetagauche.fr/2016/03/24/arreter-les-degats/#comment-118900

     » La fuite en avant sous l’ancien mandat ou les baisses de dotations de l’Etat n’expliquent pas tout. Surtout dans une ville bénéficiant d’atouts remarquables avec un développement économique et urbain sans précédent. »
    J’ai l’impression que si quand même si l’on en croit les bilans financiers effectués par l’Express sur l’état des finances à la sortie de la précédente majorité socialo-communiste.
    L’opposition aujourd’hui, qui était la majorité d’hier, semble avoir du mal avec la trésorerie et dénonce via votre site ou des tracts à tout va le « serrage de ceinture ». Il serait mieux à la limite de faire comme l’ancienne opposition qui dénonçait réellement les dérives budgétaires sur des aides associatives douteuses, des constructions inutiles ou des gestions de dossiers , des attributions de logements sociaux ou de places en crèches sur sélection floue … Encore mieux, vous pourriez nous dire les recettes que la gauche n’a pas effectuée quand elle était au pouvoir pour remonter la situation financière actuelle, en restant fidèles à vos principes et dénonciations actuelles … vous seriez plus crédibles…
    la majorité a l’opposition qu’elle mérite…

    • La majorité applique une politique de droite à l’image de toutes les villes gérées par la droite. Une politique qui a pour objet de passer à la trappe toutes les réalisations sociales, y compris les structures culturelles dont bénéficiait la population. Et pour justifier ce retour en arrière, on prend prétexte de la dette, à l’instar de ceux qui président aux destinées du pays. Tout le monde parle de la dette. Il reste, pour ce qui concerne saint-ouen que la patrimoine de la ville est passé de plus de 300 millions d’euros à plus de 500 millions. Voilà la réalité. Et puis un maire qui s’inspire de Monsieur Balkany, comme l’a indiqué monsieur Delannoy au dernier conseil, laisse mal présager de l’avenir. L’intéressé est un escroc de première grandeur qui a bien des fois garni les prétoires des tribunaux et le maire de saint-ouen se place délibérément dans son sillage. « Qui se rassemble s’assemble  » dit le vieux dicton. Les audoniennes et les audoniens doivent rester vigilants et ne rien lâcher !

  2. Vous connaissez Fakir et son fondateur François Ruffin ?
    Il a co-écrit un livre

    Vive la banqueroute – Comment la France a réglé ses dettes de Phillippe Le Bel au général De Gaulle, de François Ruffin et Thomas Morel, Fakir Éditions, 134 pages, 6 euros

    Vidéo
    Vive la Banqueroute ! (avec François Ruffin)
    https://www.youtube.com/watch?v=MXbpAus5F4M

  3. En mars 2019 le budget primitif 2019 sera présenté en séance et soumis au vote des élus. Ce budget contiendra en annexe les taux des contributions directes.

    La loi de finances 2018 contient une première baisse de 30% de la taxe d’habitation pour les contribuables ne dépassant pas un plafond de revenus. En 2020, après trois baisses successives, celles-ci et ceux-ci seront totalement exonérés de cette taxe.

    En 2020 à Saint-Ouen-sur-Seine 80,6% des foyers seront exonérés de taxe d’habitation.

    La perte sera de 8,46 millions d’euros dans le budget communal 2020.

    Le gouvernement LREM ne sait pas comment compenser cette perte de recettes des collectivités locales. Un transfert vers les communes la part de taxe foncière qui revient actuellement aux départements et intercommunalités serait envisagé.

    Dans de nombreuses communes cette suppression de la taxe d’habitation pour 80% de la population entraînera des hausses successives de taxe foncière et de taxe d’habitation pour les derniers contribuables qui paient celle-ci.

    A Saint-Ouen-sur-Seine le taux de taxe foncière 2018 voté s’élève à 16,92% inchangé par rapport à 2017 et devrait rapporter 23,48 millions d’euros (foncier bâti – cf page 110 du budget primitif 2018). Le taux 2018 de taxe d’habitation voté s’élève à 24,63% inchangé par rapport à 2017 et devrait rapporter 18,31 millions.

    L’article 72 de la Constitution instaure la libre administration des collectivités locales.

    En 2019 et 2020 William Delannoy augmentera-t-il la part communale de la taxe foncière et celle de la taxe d’habitation pour compenser ces 8,46 millions d’euros perdus ?

    A Saint-Ouen-sur-Seine des milliers de propriétaires appartiennent à la classe moyenne et remboursent avec difficulté leur emprunt.

    La municipalité de Saint-Ouen-sur-Seine s’acharnera-t-elle sur celles-là et sur ceux-là pour équilibrer son budget ?

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