Pressé et pragmatique…

Une fois encore Saint-Ouen est à l’honneur : Abdelhak KACHOURI Adjoint au Maire depuis peu, vient d’être désigné par son parti comme tête de liste des socialistes pour la Seine Saint-Denis aux prochaines élections Régionales de 2010.

Modeste secrétaire de la section PS de Saint-Ouen il y a quelques années à peine, réputé très proche de Bruno Leroux, Député de la Circonscription, il devient  son suppléant  aux dernières élections Législatives. Partisan déclaré d’une primaire à gauche aux Municipales de 2008, il négociera au final avec le Maire une équipe municipale « reformatée ».

Nommé Adjoint au Maire à la prévention et à la sécurité, il se rapproche parallèlement de Claude Bartolone, nouveau Président du Conseil Général, dont il intègre le cabinet. Désigné nous dit-on dans la presse au titre de la jeunesse et de la diversité, c’est  aussi un homme pressé et pragmatique.

Ses (quelques) détracteurs locaux, dont certains socialistes,  pourraient se satisfaire de son élection « assurée » en contrepartie d’un certain éloignement des affaires municipales.

A suivre…

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12 réflexions sur « Pressé et pragmatique… »

  1. Abdelhak enfant de saint-ouen, et assurément un enfant de JR puisqu’il fut animateur au SMJ et par ailleurs, un temps membre du PCF.

    Alors, que dire de celui qui peut s’annoncer comme un redoutable adversaire pour elle, qui normalement élu au conseil régional (pourquoi pas VP?..), sera à égalité avec Bruno Leroux – tous les deux ayant un vrai mandat, et donc encore à égalité pour prétendre être à la tête d’une liste emmenée par le PS, et ouverte aux écologistes, citoyens de toutes sortes (pourquoi par ID SO), et/ou d’ex cocos, sans parler d’élus minoritaires au conseil municipal.

    Adouber par le pdt du conseil général claude Bartolone, il lui faudra se contenir avant l’assaut final projeté comme on put le faire certains socialistes ou Verts qui bien que minoritaires au 1er tour des municipales se sont maintenus au second et ont été élus avec les voix de la droite.

    Este-ce possible bien que SO ait su montrer des possibilités de sursaut à gauche contre la droite par le passé (rappelons-nous les cantonales et les municipales avec son candidat DelaRochette) ?

    Le front de droite s’avère puissant comme l’a témoigné son score aux dernières muncipales et rien n’est encore joué pour le PS.

    Alors que dire de cette hirondelle politique que peut constituer la rencontre publique qui se tiendra le jeudi 16 décembre à 19h dans le nouvel espace culturel et citoyen au 8 rue Godillot sur un sujet des plus sensibles ” la sécurité” avec du beau linge autour d’une soirée présidée par le maire de SO ?

    La présence d’un haut magistrat, d’un représentant de la CGt police entre autres serait une expression forte de la volonté anti sarkoziste sur notre ville.

    “Discuter, discuter, il en restera toujours quelques chose” un crédo qui peut s’avêrer payant pour les organisateurs (PCF, FASE, Parti de Gauche, CGT)!

    Alors du quotidien des audoniens ou des ambitions personnelles, qui l’emportera?

    Rendez vous pour voir le 16 décembre!

  2. Taquet,si je comprends bien tes paroles,il paraîtrait qu’Abdelhak Kachouri ait compris avant les autres que pour faire une carrière politique à S.O.( contrairement aux 50 années qui ont suivi la Libération)ce n’est plus vers le PCF qu’il fallait se tourner.
    Ne gâchons pas notre plaisir,c’est avant tout un véritable enfant de S.O.et des”Boutes”en plus.Ca change de la pratique du PCF qui se servait de S.O.pour y recaser ses cadres:Lefort,Fajon,Fost,Dambreville…etc…D’ailleurs ces recasements ont donné,aussi,de très bonnes choses.

  3. Mon cher michel, je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous. Je crois que le pc n’a pas casé grand monde. On présente ce parti comme une sorte de machine infernale, qui broierait ses adhérents, les transformerait en robots obéissants et ferait de ses dirigeants des demi-dieux. Il s’agit de créer autour du pc un climat de crainte ou pour le moins d’incertitude. Et puis, Lefort, Fajon et Paulette Fost, c’était quand même des pointures.
    En ce qui est de Monsieur Kachouri, je dirai que j’en ai vu passer beaucoup qui, comme lui, se sont lancés dans la politique et sont passés comme des météores. Ils sont retombés dans l’oubli aussi vite qu’ils étaient venus. On se brûle rapidement les ailes en politique. Je l’ai déjà dit d’ailleurs. Et puis, le culte de la personnalité, ce n’est plus mon truc. Un homme est un homme avec ses qualités et ses défauts. Et un homme, fût-il un génie, ne peut à lui seul subvertir l’ordre des choses.
    Quant à l’amalgame que programme mon ami le colonel Taquet, je ne pense pas que ce soit la solution. Les élections municipales ne sont pas une compétition sportive. Que les socialistes jugent le moment propice pour casser la majorité de gauche et provoquer de nouvelles élections. C’est possible … Les évènements, en tout cas, me donnent raison : l’alliance avec le parti socialiste est une alliance contre nature. Je le répète pour la nième fois : le parti socialiste n’est pas un parti ce gauche …

  4. René,je ne nie pas les capacités des élus cités.Je dis qu’échaudé par le cas Doriot à St-Denis,le PCF a préféré”faire élire”des élus extérieurs pour les empêcher en cas de désaccord d’avoir une base militante pour les soutenir.L’exemple de Tillon à Auber est significatif.Sommé d’abandonner la mairie,à ma connaissance,il n’a été suivi par personne.Il en est de même du”préfet du maquis”obligé de s’exiler en Champagne(je crois).J’ai soutenu dans le temps cette tactique léniniste de contrôle des élus par le parti mais elle est dangereuse car si elle dégage des cadres fidèles(les fameux “permanents”),elle empêche l’émergence de militants issus de la lutte.Il y a combien de temps qu’aucun leader,issu des luttes,n’ait apparu?
    Il en est de même pour Abdelhak.Il perce grâce à ses capacités à se faufiler dans des luttes d’appareil et de courants mais d’où les masses sont exclues.
    René,il ne faut pas rester figé,il faut aider les jeunes militants à tirer le bilan de nos diverses expériences passées pour qu’ils puissent réaliser ce pour quoi nous avons échoué,le”socialisme”!

  5. Je suis d’accord pour aider de jeunes militants à s’affirmer et à prendre le relais, si l’on peut dire. C’est vrai que les expériences passées ont échoué, mais elles seront profitables si on sait en tirer les leçons. Est-ce la cas ? Je n’en suis pas si sûr. Il faut, je crois, que le courant révolutionnaire s’affirme davantage et refuse toute compromission avec la social-démocratie.
    On ne peut, à l’infini, semer la confusion dans les esprits et appeler à l’union avec des gens pour lesquels vous ne servez que de force d’appoint et qui, une fois leur objectif atteint, vous rejette sans autre forme de procès.
    Il faut, à mon sens, se tourner vers les salariés. Ils sont la seule force sociale susceptible de faire bouger les choses. Nombre d’entre eux, quand ils sont syndiqués, pensent que l’action syndicale suffit à tout, et cette idée persiste encore dans de nombreuses têtes. Ils ressentent de plus en plus l’injustice de leur sort et cette injustice les révolte, à juste titre. Mais tous ne perçoivent pas spontanément, pour autant, la relation de cause à effet entre le système capitaliste et leur situation, et donc la nécessité de s’attaquer à ce système et de lutter pour la révolution socialiste.
    L’union de tous les travailleurs manuels et intellectuels sur des bases claires et l’essor de leurs luttes pour une vie meilleure, reste le levier principal de progrès et de libération de la société française.

  6. Je ne suis pas persuadé que l’avenir se construira en misant sur les salariés seulement. Surtout quand de plus en plus de gens ne travaillent plus, ou pas, ou peu. Ce qui est le cas ici à Saint Ouen. L’avenir c’est la jeunesse. Abdelhak Kachouri incarne cette jeunesse, il incarne l’espoir du neuf et du changement dont Saint Ouen a besoin pour son avenir. Sa fraicheur politique fait de lui quelqu’un qui est encore proche des gens, de leurs préoccupations. Gageons que cette fraicheur ne disparaisse pas, et qu’il n’oublie jamais qu’être un élu, c’est accepter un rôle difficile mais noble au service des concitoyens. A la fin de la seconde guerre mondiale, c’est la jeunesse qui a pris les responsabilités et elle l’a très bien fait. Elle a été aidée et entourée de confiance. Alors, faisons confiance à ce jeune candidat.

  7. C’est avec beaucoup d’attention que nous regarderons comment le représentant ou “l’incarnation “de la jeunesse va se comporter au prochain conseil (s’il se tient mais je pense que JR va lâcher) lors de la proposition de vente des colos des audoniens.

    Maire depuis 15 ans, Jacqueline Rouillon n’a pas entretenu nos colos et a travaillé avec son trés proche entourage à leur vente (comme Jullouville, par exemple).

    En réduisant de fait l’offre, elle a pu mettre en avant une fréquentation à la baisse sur quelques sites, et aboutir aujourd’hui à un bradage des colos.

    C’est donc bien l’héritage des idéaux du front populaire et de la libération que nous voyons bradé sous nos yeux, et de l’action de Fernand Lefort et de Paulette Fost

    Nous allons bientot voir avec quelle complicité.

    Ce qui est détestable, c’est de voir comment JR emprunte les mêmes dispositions d’esprit que la droite qui affablissant le service public, peut justifier saliquidation pour cause de faiblesse.

    Pourquoi, l’intercommunalité qui est possible pour la restauration scolare ne serait pas possible avec les vacances?

    Pourquoi dépenser tant d’argent pour la Maison des associations alors qu’avec la moitié des 5 millions d’euros qu’elle va côuter, pourrait répondre aux besoins de remise à niveau de Clairvaux ou Jullouville?

    Pour répondre à cette question, il me faudrait l’avis d’un agent immobilier. Dommage que j’en fréquente pas….

  8. Désolé, mais les chômeurs font toujours partie de salariés. Ce n’est pas de leur faute s’ils n’ont plus de travail.
    Qu’on le veuille ou non, M. Kachouri défend un système qui s’appuie sur l’exploitation du travail humain. Le parti socialiste, dont est membre l’intéressé, ne propose rien qui puisse modifier ce système, n’étaient quelques mesures qui ne mettent d’aucune façon en cause le pouvoir de l’argent. On l’a vu avec la gauche plurielle.
    Concernant la fin du deuxième conflit mondial, il existe en 1945 un puissant mouvement démocratique où apparaît nettement l’audience des partis de la Résistance. Aux premières élections après la fin de la guerre, la droite ne collecte que 15% des suffrages. Les formations classiques de la gauche l’emportent de façon écrasante, le PCF et la SFIO rassemblant a eux seuls la moitié des suffrages exprimés.
    Sont mises en oeuvre une série de mesures sociales prévues par le programme du Conseil National de la Résistance. Mais manifestement certains freinent des deux pieds ! On dit que les conditions ne sont pas réalisées pour mettre en oeuvre les gandes nationalisations. C’est alors que s’active la contre-offensive des classes les plus aisées. Une campagne systématique est lancée fin 1945 contre les nationalisations. On emploie les grands moyens pour les discréditer : susciter l’opposition des moyens et petits porteurs d’actions qu’on affole en vendant en bourse des paquets d’actions et d’obligations, ce qui fait baisser les cours et dresser le spectre d’un état dont le pouvoir économique écraserait plus encore la société civile, comme dans les pays “totalitaires” (URSS). Le général de Gaulle intervient de tout son poids pour limiter les nationalisations ; il s’oppose à celles des banques d’affaires, forteresse de l’oligarchie financière. La loi du 2 décembre 1945, nationalise cependant la banque de France et quatre grandes banques disposant d’un réseau national d’agences (Crédit Lyonnais, Société Générale, Comptoir National d’Escompte, Banque Nationale pour le Commerce et l’Industrie).
    La démocratie chrétienne représentée par le MRP (Mouvement Républicain Populaire) qui devint l’UNR en 1958 et l’UMP aujourd’hui, où pèsent directement les milieux d’affaires, freine sans arrêt. Il invoque la défense des petits actionnaires et le refus de l’étatisme. Durant les discussions à l’Assemblée Nationale il propose des indemnités élevées en faveur ds gros actionnaires. Le MRP et le PS sont restés aux commandes du pays jusqu’au coup d’état gaulliste de mai 58, avec le “succès” que l’on sait.
    Voilà, rapidement résumé, comment on a remisé au musée des accessoires le programme du CNR. Il fut vidé de sa substance, les milieux d’affaires ayant repris du poil de la bête !
    Pas beaucoup de jeunes dans les travées de l’assemblée nationale, contrairement à une idée reçue, mais surtout de vieux chevaux de retour de la défunte troisième République.

  9. Rendons à César!
    Jullou,plus grande colonie française d’avant guerre,a été créée par la mairie socialiste(SFIO)de S.O.SFIO,parti,qui dirigea les destinées de notre ville,de 1924 à 1940 après un bref passage du maire à la SFIC(PCF)de 1920(congrès de Tours)à l’interdiction par la SFIC de la double appartenance SFIC-Franc-maçonnerie.

  10. Michel, ds ton 4, tu fais référence à Georges Guingoin qui fut une pointure, “le Préfet du Maquis”et qui se”retira” ds l’Aube, ou il finit instituteur.
    Grandeur et décadence…………..Surtout, s’agissant de ce que le PCF lui fit subir, l’Histoire s’en souviendra;
    Quel gachis!!!
    Pr memoire, et je crois que René le sait, Alex, (accompagné de Jean Deniel )à la dde du Parti, à rencontré Guinguoin ds les annees 55/60, ds un rad en face du foyer de Jeunes filles , avec pr message de le faire “entrer ds le rang”, rien n’y pût, et ce gd Mec à continueé,seul, sa route.
    Quelle classe!!l
    La memoire collective se souvient plus de Guingoin que de…tt ces “Charlots” , planqué, dont la clandestinité ds l’action en fit de tt petits bons hommes..

    René» ,je veux bien tt ce que tu dis, sauf que , Le General assène à l’Assenblée, la realité, ils furent ts des collabos, et avec qui gouverner,» sans les collabos, le PCF prend le pouvoir.» , tt les juges, prétèrent serment à Petain, comment faire, sauf un.
    Elle est ou la réalité.
    TOUS furent ds le systeme, comment retablir la» Légitimité» de la France avec une Administration pr faire tourner le truc.
    Pourquoi, le General s’est tiré en 46 (en Janvier), c’est à cause des Partis de Merde!!!
    Il fut le plus grand Mec du Siecle, ce Mec.
    Et mme si cela vs emmerde, je confirme, vive « LE GENERAL, voyez sa vie et son sens de l’Etat.
    Sans commentaires.,
    Vive de Gaulle!!, sans deconner.
    Apres on vit tt et ….Pompidou, tu parles, puis ce Giscard, et Mittrand, comme disait Marchais auquel , j’ai du mal de mettre une majuscule.
    Puis Mitterand, et puis Chirac, qui fut « un non President» bien que je puisse avoir tt la reconnaissance d’un Correzien.

  11. Mon cher ami, puisque tu veux faire de l’histoire je te rappelle que le général de Gaulle a laissé des collabos impunis, qui foisonnaient au MRP (aujourd’hui les centristes) , parti de gouvernement avec notamment Bidault, président en titre du Conseil National de la Résistance.
    Marcel Paul, ministre de la production industrielle en 1946 indiquait : “J’avais voulu épurer et j’ai dissous les comités d’organisation constitués par Vichy, comprenant tous les grands patrons. Une des structures des intérêts de la nation se trouvait entre leurs mains.
    J’ai demandé que l’on me communique la liste des industriels ayant collaboré, proposé leurs services aux allemands, listre trouvée à l’hôtel Majestic, à Paris, siège de la Gestapo. On me l’a refusée.”
    Je vais voir de Gaulle, pour demander cette liste de collaborateurs , que possédait Texier, un socialiste Ministre de l’Intérieur. De Gaulle me répond : “Mais, malheureux, vous voulez décapiter l’économie française. J’en conclus que tout ce beau monde avait collaboré”.
    Voilà pourquo le programme du CNR ne fut jamais appliqué dans son intégralité.
    Les milieux d’affaires n’ont pas accepté un relèvement de l’économie opéré dans le cadre de réformes démocratiques. Leur solution est tout autre : développer la production en augmentant la productivité ; exploiter toujours plus les travailleurs ; faire appel au crédit étranger, surtout américain (plan marshall),le leitmotiv dans les comités économiques interministériels c’est de limiter au maximum les augmentations de salaires et les nationalisations tant dans leur nombre que dans leur contenu.
    En fait, ceux qui ont trahi en 1940 avaient retrouvé leurs postes est leurs privilèges. On a volé sa victoire au peuple français. Le départ de de Gaulle ne fut qu’une péripétie ..

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