Une lueur à l’ouest

Des années après l’abandon du projet  de raccordement autoroutier (pour partie enterré) entre A15 et Périphérique, le quartier Victor Hugo renaît progressivement de ses « cendres ».
La construction de logements sociaux ou en accession et de bureaux a permis d’accueillir récemment des centaines de nouveaux habitants ou salariés (Lever-Fabergé, GDF…).
L’arrivée d’enseignes comme Fabric’ Café ou Darty, annoncent avec bientôt d’autres commerces, la nouvelle place du RER.
Liaisons piétonnes, placettes,  rues arborées complètent au fur et à mesure l’ensemble du quartier.
Là où, il y a encore 25 ans, se dressaient bâtisses lépreuses, voies ferrées et vieux hangars débutera d’ici 3 mois l’aménagement d’un vrai parc urbain d’1,5 hectare.
Si la vigilance s’impose, on est donc loin, des discours alarmistes sur le « tout béton », « l’autoroute dans la ville », les « bureaux de luxe vides » et autres raccourcis.
Espaces verts, circulation, densité, équipements, transports en commun…, l’intervention citoyenne, a permis  de modifier positivement les projets.
Elle doit se poursuivre et s’élargir pour intégrer la perspective d’une coulée verte entre les Batignolles et la Seine.
Place Glarner, boulevard V. Hugo, emprises SNCF, ancien site EDF, terrains Alstom (récemment vendus)… tout indique que, pour les prochaines années,  beaucoup d’enjeux urbains et économiques de la Ville se jouent à l’Ouest dans les 100 ha des Docks.
Pas de  doute : un nouveau champ d’expérimentation pour la démocratie locale.
Eric Pereira-Silva
À Saint-Ouen n°26 février 2005

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