ça se gâte !

Comme beaucoup le pressentaient le Conseil municipal de ce 29 septembre 2008 (siégeant dans une salle rénovée) a été particulièrement agité.

De nombreux points (33) à l’ordre du jour, laissaient présager les passes d’armes habituelles (pas toujours glorieuses) entre majorité et opposition, mais c’est surtout l’enquête de la Brigade de Répression de la Délinquance Economique (BRDE) et sa perquisition en mairie le 22 juillet dernier qui risquait de faire polémique en étant évoquéespour la première fois au sein de cette assemblée.

Visiblement consciente de la tournure prévisible des choses, le Maire a  lu, d’entrée de jeu,  une  déclaration préliminaire sur le sujet (cf. l’extrait publié dans l’article du Parisien ci-après)  en s’efforçant d’apparaître sereine et déterminée tout en laissant entendre qu’on attaquait la lutte anti-spéculative de la Ville.

Un argumentaire un peu trop « sobre » au goût des Socialistes et des Verts, qui ont pris clairement leurs distances et qui a mis le feu aux poudres dans les rangs de l’opposition.

Celle-ci, mêlant trop souvent invectives, attaques personnelles et affirmations approximatives a toutefois sérieusement « chahuté » la majorité et le Maire. Elle a, continuant sur sa lancée, largement perturbé l’ensemble de cette séance émaillée d’accrochages verbaux et qui s’est terminée au milieu de la nuit.

Si la démocratie représentative n’est pas sortie grandie de cet épisode, une bonne chose : tout le monde est pour la … « transparence » !

 C.M.

A suivre…

Le Parisien –  Edition Seine Saint-Denis du mardi 30 septembre 2008.

Jacqueline Rouillon veut « faire taire les rumeurs »

Entrée en matière glaciale hier soir au premier conseil municipal de rentrée de Saint-Ouen. Deux mois et deux semaines après la perquisition menée le 22 juillet par la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) à la mairie de Saint-Ouen, Jacqueline Rouillon, la maire PC, a tenu à « faire taire les rumeurs ».

 « Une enquête préliminaire a été diligentée à l’initiative du procureur de la République de Bobigny, à la suite d’une plainte ou d’une dénonciation anonyme. Les enquêteurs se sont intéressés à une dizaine de dossiers de préemption. A ce jour, j’ignore si le dossier est toujours à l’instruction ou s’il a été classé sans suite », a lu d’un ton neutre l’élue, qui s’est étonnée que « cette investigation policière touche à la politique foncière de la ville. Saint-Ouen est connu pour essayer de limiter par cette politique la spéculation foncière aux portes de Paris. Et je réaffirme notre détermination à maintenir ce cap malgré les difficultés ».

Prudents, les élus se sont gardés de toute accusation mais ont pointé du doigt le manque de « transparence » de l’édile en matière de politique de préemption. Le groupe socialiste, citoyens et Verts, membre de la majorité, a pris ses distances avec Jacqueline Rouillon. L’opposant de droite William Delannoy (sans étiquette), interrogé par la BRDE, a été plus virulent : « A Saint-Ouen, on utilise soi-disant le Code d’urbanisme pour éviter la spéculation. Mais on ne dit pas qu’une certaine société, qui a changé maintes fois de nom, a obtenu la plupart de ces patrimoines. Alors, si vous vous étonnez de cette perquisition, moi, je ne m’en étonne pas. » Albert Kalaydjian (MoDem) a de son côté décidé de ne plus prendre part au vote sur les questions d’urbanisme tant que l’affaire ne serait pas terminée.

N.P.

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1 réflexion sur « ça se gâte ! »

  1. La commune est dotée de ce pouvoir de préemption afin de pouvoir réguler sa politique d’urbanisme et non pas pour sélectionner les personnes qui souhaitent s’installer dans la commune.

    Par ailleurs cette politique coute cher à la ville qui est déjà lourdement endettée.

    Il faut mettre fin à cette politique ou la municipalité dégaine son doit de préemption à chaque fois qu’une transaction immobilière ne lui plait pas.

    Smael SEBTI
    Candidat à la présidence des jeunes démocrates de SSD
    http://www.sebti.fr

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