L’adieu au PS…

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Après le départ récent d’Henri Lelorrain (secrétaire fédéral)[1], ce sont six autres socialistes emblématiques de la section de Saint-Ouen qui quittent le PS. Sans renoncer à rester engagés, ils s’en expliquent dans un texte commun digne et lucide .
« Nous sommes, en ce début d’année 2016, plusieurs adhérents/militants de la section socialiste de Saint-Ouen, à quitter le PS. Le malaise est donc grand. Il est prégnant depuis de nombreux mois et n’a cessé de s’amplifier. L’arrivée de François Hollande aux plus hautes fonctions, n’a rien eu à voir en terme d’émotion avec l’élection de François Mitterrand pourtant le discours du Bourget nous avait galvanisés. Après les années Sarkozy, qui nous avaient épuisés, nous étions prêts à être « ré-enchantés » !

Le début du quinquennat ne nous a mobilisés et engagés que sur «  le mariage pour tous», réforme importante et attendue mais sociétale ; et nous piaffions car les réformes structurelles tardaient…

Première grande déception ( pour ne citer que les principales) avec «  le pacte de responsabilité et de solidarité » alors que nous attendions avec impatience la réforme fiscale qui aurait dû être le point de départ de la politique de gauche tant souhaitée !

Puis « la réforme des rythmes scolaires », très maladroitement mise en œuvre alors qu’elle aurait dû être longuement concertée pour porter l’adhésion d’une grande partie des enseignants et des collectivités territoriales.

Ensuite « le choc de simplification » que chacun parmi nous souhaite mais qui est totalement invisible pour le moment.

Enfin, récemment, la réforme territoriale, qui se contente d’une redistribution et réduction des régions, alors que le millefeuille, empilant les collectivités nombreuses et variées, devrait être repensé globalement ; mais beaucoup y perdraient quelques avantages….

Pour terminer, cerise sur le gâteau : «  la déchéance de nationalité » qui même si elle est annoncée comme symbolique, nous consterne dans ce qu’elle représente au fond ! Comment un gouvernement de gauche peut-il vouloir substituer un état d’urgence à un Etat de Droit ! Quand on se dit de gauche, on pratique une politique de gauche !!! Les socialistes ont toujours eu l’ambition de défendre des valeurs humanistes visant à préserver la dignité de chacun ; protégeant   les citoyens et les générations dans une solidarité collective ( retraites, sécurité sociale…) mais qu’en est-il aujourd’hui ? L’utilisation des arguments de N. Sarkozy ou du Front National serait-elle devenue notre seule défense ?

Ce parti, avouons- le, n’a plus grand chose à voir avec l’engagement politique au service de la transformation sociale. Nous n’avons plus aujourd’hui que les députés frondeurs, en accord avec le discours du Bourget, comme représentants…. Les seuls intérêts semblent être les stratégies électorales.

Pourtant, il nous a rassemblés pour des raisons diverses, nous permettant de nous rencontrer, d’échanger, de nous confronter, de nous engueuler, de nous apprécier, de nous aimer tout simplement. Avant, on essayait de trouver des lignes de consensus.

Aujourd’hui, on n’échange plus au sein du PS par peur des divergences : difficile de parler de justice, d’école, de laïcité, des 35h, de retraite, de religion, de sécurité, de cannabis….

A Saint-Ouen, les réunions de section ont été depuis plusieurs années, une succession d’organisations électorales sans échanges politiques suffisants dont une des conséquences est la diminution de ses militants. Parallèlement la section a vu son effectif gonflé, et on s’en enorgueillit ! Mais l’incapacité de nos leaders locaux à pouvoir trouver un accord au 2ème tour des municipales en 2014, a démontré le délitement de notre organisation politique ; malgré leur certitude de reprendre cette ville en 2020 … puisqu’elle vote à plus de 60 % à gauche. 

Donc, c’est décidé : adieu PS ! Sans regret. Une pointe d’amertume cependant. Prêts à retrouver de nouveaux idéaux : autrement. Avides de reconquérir un nouvel espace citoyen ; avant qu’il devienne politique. »

Elise BOSCHEREL[2], Alain DALLE, Dominique GARCIA[3], Thierry GARCIA, Jamila M’BARKI, Cécilia VARGAS.

[1] qui fut élu aux Sports, Président du groupe des élus socialistes et récemment candidat aux élections régionales

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[2] ancienne Conseillère municipale PS de Saint-Ouen et candidate aux élections cantonales de 2011… soutenue par Claude Bartolone et un certain François Hollande (sans compter Bruno Le Roux)`

Elise Boscherel

[3] ancienne conseillère municipale PS de Saint-Ouen au Tourisme

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41 réflexions sur « L’adieu au PS… »

  1. J’eus mis un bulletin PS dans une urne.
    Après le référendum du 29 mai 2005 et le congrès à Versailles en 2008, soit un coup d’état par les partis de gouvernement drauche et goitre, le PS n’a plus eu mon bulletin de vote.

  2. avant on me disais que la France avait la plus bête droite au monde
    aujourd’hui je me pose la question est ce que la France a aussi le parti socialiste le plus bête du monde

  3. Ce qui est écrit là est affreux.
    Comment l’analyse qui a conduit à prendre les décisions que nous savons, n’a pas pu être expliquée aux militants afin que l’océan de l’incompréhension n’arrive à ce niveau ? Ligne volontaire ? sans le moindre doute. Abandon des explications avec la certitude de ne pas y parvenir ? Je commence à le croire Stabiliser indiscutablement le chômage ? Je pense que ce sera la ligne finale d’Hollande.

  4. Aux camarades “ex-socialistes”.
    Je reste étonné comme je le clame sans relâche sur FB que la politique internationale d’Hollande qui notamment en Ukraine et en Syrie nous a ramené à la “Guerre Froide” avec la Russie et vu les provocs de “notre allié” turc peut nous conduire à la guerre tout court, ne semble nullement vous affecter.
    Je pense qu’une rupture conséquente avec le PS ne peut se faire que sur des bases théoriques en examinant ou réexaminant l’Histoire des différents partis qui se sont réclamés du “socialisme”.
    A cet effet, je vous livre la bio, sur Wikipédia, de Lucien Weitz, père de Nicolas Weitz qui fut jusqu’à son décès, il y a 2 ans, un de mes meilleurs ami et camarade depuis nos années d’étude à la fac de Nanterre.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucien_Weitz

    • Je ne connaissait pas Lucien Weiss, mais sa proximité avec Olivier Todd(gendre de Nizan,exclu du pcf pour avoir osé dénoncer le Pacte de la Honte), me conduit à recommander une fois de plus l’excellent “Carte d’Identités” du mme Todd(le père).
      J’ai aussi écrit ici le plaisir que j’ai eu à lire le fils TODD, Emmanuel,(mon age) celui qui avait “mouché” Marchais à la TV ds les années 70 sur’ la fin du communisme’; prédiction révélée……
      Bonnes lectures, ça vaut le coup, le père comme le fils(associé ds ses ouvrages à Le Bras, un des signataires pour une primaire à Gauche…).

  5. Vous oubliez la casse du code du travail, des prud’hommes, la condamnation de syndicalistes et … l’écologie complètement ignorée. Bref, l’horreur: 3 ans et demi pour se réveiller, c’est longuet. Pendant ce temps, la gauche se réorganise ailleurs.
    Désolée, c’est bien de partir, oui c’est bien mais je vous en veux quand même beaucoup d’avoir tant tardé. Quant à ceux qui restent, là, je n’ai pas de mots : dégoût ? Mépris ? Ecoeurement ? Colère ?

  6. “Quand on se dit de gauche, on pratique une politique de gauche !!! ” : Ils n’ont pas découvert le fil à couper le beurre mais presque. Et si en 2014, la “gauche” avaient remportés l’élection municipale, auraient-ils quittés le PS ? Mieux vaut tard que jamais mais là c’est vraiment tard.

    J’en connais certains qui doivent se frotter les mains et rêver à la création d’un nouveau mouvement politique audonien avec les ex-PS en vue de se positionner pour les municipales de 2020.

    Un verrou psychologique va devoir sauter dans ce pays à savoir admettre que la Gauche n’existe quasiment pas en France. Et qu’elle est à construire mais pas n’importe comment ni et surtout avec n’importe qui.

  7. Très bonne nouvelle…..démission du Ps qui vous permettra de (re)construire un projet politique vraiment à gauche!! Il était , vraiment temps, de quitter le navire avant le prochain naufrage à St-Ouen et au national! Même le remaniement express me laisse perplexe…..Repartir sur le terrain ne vous fera pas de mal car comme je l’ai toujours dit les actions auprès de la population servent toujours plus que les blablas sur des tracts, en réunions de section ou lors des initiatives à deux balles pour faire parler de soi lorsqu’on vous a oublié après de multiples défaites!!!! Quel gâchis!!!! bonne continuation à vous tous

  8. Le problème avec vous , gens d’extrême gauche c’est que vous n’en avez jamais assez.
    Quand la gauche est au pouvoir vous demandez une politique encore plus à gauche ( au mépris de la volonté d’une grande majorité de la population) .

    Ne vous inquiétez pas cette gauche que vous critiquez tant ne sera bientôt plus q’un mauvais souvenir pour nous tous.

    Un seul choix en 2017: votez Alain Jupé.

  9. Je vous conseille “le baron noir” sur Canal+ pour voir comment même “le basisme”, Saly, peut-être récupéré pour les manœuvres politiciennes.
    D’accord Joseph avec votre “reste à construire” mais avant de trouver “avec qui” faudrait peut-être se demander “pour quoi”… 😉

  10. Bon courage et bonne continuation “engagée” aux démissionnaires. Il n’est jamais trop tard, d’autant qu’il est difficile de renoncer parfois, on souhaite plutôt agir de l’intérieur, jusqu’à ce que la déception soit trop grande, et que l’on constate l’impossibilité à agir.
    Nouvel audonien depuis juillet 2015, j’avais observé les élections municipales et j’avais été consterné de l’incapacité à former une liste fusionnée au second tour des municipales de 2014 (voire une liste commune au 1er tour…). Je peux comprendre les difficultés et rancoeurs accumulées entre “partenaires” de gauche, mais en arriver à faire basculer la ville alors qu’elle était à 58 % à gauche (62 avec ext gauche) au premier tour… il fallait le faire !!!
    Rappelons qu’en 2001 à Epinay, M. Bruno Le Roux ne s’était pas entendu avec les Verts, cela aboutissant à une triangulaire et à la victoire de la droite malgré une très large majorité des votes à gauche… Cet exemple est éclairant, car depuis, la gauche n’a pas reconquis la ville… Lequel Bruno Le Roux était sur la liste PS de Saint-Ouen en 2014, fort de son expérience réussie…
    Bref, il y a urgence à reconstruire.

  11. Mais enfin soyons concrets, elle a fait quoi la gauche audonienne à st ouen de vraiment formidable? A part construire des horreurs pleines de malfaçons de laisser s’ installer la drogue, de ne pas entretenir nos trottoirs , de largement favoriser les siens de laisser se degrader puis fermer les centres de vacances, de procurer de supers postes grassement payés au petits copains du parti et de faire de notre ville la 2eme la plus endettée
    Alors oui, je vous l’accorde, le champagne coulait à flot, les festivités etaient frequentes , il y avait un feu d’artifice au 14 juillet….pendant ce temps les écoles se degradaient, les fenêtres laissaient passer l’air dans les classes etc
    Ils ont servi à quoi tout ces millions évaporé?
    Ah c’est vrai on a une piscine et comme disait p planque elle est toujours fermée le toit ouvrant ne s’ ouvre pas le tobbogan n’ai plus accessible etc et alors? De quoi vous plaignez vous braves gens certaines villes n’en ont pas

    • allons monsieur, du calme .. vous voyez les choses par le petit bout de la lorgnette .. avant ce n’était pas la panacée, mais aujourd’hui c’est la déroute complète .. et puis, les élus ne sont nullement responsables des malfaçons dans les immeubles .. vous êtes de parti pris cher monsieur.

  12. En accord avec Mordillat, Hollande a fait, fait tout ce que que Sarko rêvait de faire.
    Pas utile d’aller voter Juppé ou Le Pen fille en 2017 pour avoir une politique de droite extrême, elle est déjà là.

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    Gérard MORDILLAT MORD [chronique vidéo 09’43]
    HOLLANDE C’EST SARKO EN MIEUX, BIEN MIEUX

    Pourquoi tant de haine ? Oui, il a commis des erreurs, le Fouquet’s, les vacances sur le yacht de Bolloré, il l’avoue dans son livre. Alors pourquoi ce harcèlement ? Gérard Mordillat répond. Merci Gérard.

    On se demande au nom de quoi on soupçonne celui qui se sacrifie pour la France. Avouer quelques peccadilles pour mieux cacher les grosses affaires ? L’affaire Bygmalion, par exemple, soi-disant des comptes truqués à hauteur de 40 millions d’euros, pour laquelle il est mis en examen.

    Il est pourtant très clair dans son livre : « Là encore, on aura sans doute du mal à le croire, c’est pourtant, je le jure, la stricte vérité : je ne connaissais rien de cette société jusqu’à ce que le scandale éclate. » Puisqu’il le jure ? Pourquoi douter ? Gérard MORDILLAT répond à ces questions essentielles pour l’avenir de la France.

    http://la-bas.org/la-bas-magazine/chroniques/sarko-avouer-quelques-pecadilles-pour-mieux-cacher-les-grosses-affaires-vous

  13. Karl Polanyi (1886-1964), auteur de La Grande Transformation vous connaissez ?
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    L’économie de marché selon Karl Polanyi / Karl Polanyi’s views on the Free Market Economy par Jérôme Maucourant, Maître de conférences de sciences économiques à l’Université Jean-Monnet de Saint-Etienne (IUT)

    https://www.youtube.com/watch?v=WWNYpDK2Fls

  14. Il y aurait un camarade sarkozyste, élu de la liste de l’opposition comme “ami de Jacqueline Rouillon”, qui l’aurait quittée pour siéger en solitaire au Conseil Municipal. Serait-ce l’amorce d’un retour socialiste au Conseil municipal?

  15. Article MEDIAPART : https://www.mediapart.fr/…/fr…/220216/c-est-decide-adieu-ps…
    «C’est décidé: adieu PS !»
    Quatre militants socialistes de Saint-Ouen racontent pourquoi ils viennent de quitter leur parti. Du pacte de responsabilité à la déchéance de nationalité, ils critiquent la ligne de François Hollande. Mais aussi les pratiques locales d’un PS qui s’assèche. Tous rêvent d’un mouvement citoyen et d’une autre façon de faire de la politique. D’un « truc pétillant ». Témoignages.
    Ils n’avaient pas milité pour « ça ». Pas passé trois ou quatre soirs par semaine en réunion, assumé des mandats locaux, distribué des tracts de bon matin et collé des affiches tard le soir, « pour ça ». Jamila M’Barki, Dominique Garcia, Henri Lelorrain et Élise Boscherel étaient adhérents au PS de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), avec dix à trente ans de carte au compteur. Ils viennent de la rendre.
    C’est encore un peu difficile. Douloureux parfois. On ne jette pas des années d’engagement politique par-dessus bord sans tristesse. Mais tous parlent sans hésiter de « cassure » ou de « rupture », celle de trop. Dans une lettre publique, plusieurs militants de cette section socialiste ont raconté leur « malaise prégnant depuis de nombreux mois et [qui] n’a cessé de s’amplifier ». Avant de conclure : « Donc, c’est décidé : adieu PS ! Sans regret. Une pointe d’amertume cependant. »
    « Je me suis fait complètement avoir. » Jamila M’Barki, 50 ans, est la plus ancienne : elle entre au PS en 1986, après un passage, et des responsabilités, à SOS Racisme. Dès 1987, elle devient permanente à Solférino. Déjà, un décalage. « Les énarques d’un ministère m’avaient sollicitée pour leur expliquer les banlieues ! La gauche n’avait aucune connaissance de la question. » En 1989, elle figure sur la liste aux municipales dans une ville dirigée par le PCF et le Front de gauche jusqu’en 2014. « À condition d’être sur une place éligible. Pas question d’être la beurette de service. » En 1990, elle bazarde tout et part pour la Guadeloupe. Mais elle reste au PS et, à son retour en métropole, en 2007, elle revient dans sa section de Saint-Ouen.
    Elle est rocardienne revendiquée. Elle a été membre du club Convaincre. A défendu la motion de Bertrand Delanoë au congrès de Reims, en 2008. Et tout de suite choisi François Hollande lors de la primaire de 2011. Montebourg, Aubry ? « Trop à gauche. » Elle participe à la campagne du futur président et contribue à l’organisation du meeting sur les outre-mers – elle est par ailleurs chargée de mission pour le conseil régional de Guadeloupe. Le 6 mai 2012, elle y a « vraiment cru ». La première rupture ? « Le pacte de responsabilité, dit-elle. C’est là que j’ai compris que le gouvernement était de droite. »
    « Et puis, le conflit israélo-palestinien mal géré », au moment de la guerre à Gaza. Le droit de vote des étrangers : « On n’a même pas essayé. » Enfin, la déchéance de nationalité. « Ça a été le pire. Quitter le PS, c’est dur. Mais la déchéance, je ne peux pas. C’est tellement hallucinant que je n’arrive pas à comprendre comment un gouvernement de gauche peut en arriver là… » Jamila M’Barki est binationale – franco-marocaine. Elle dit que son fils de 16 ans lui a demandé si la mesure prévue dans la réforme constitutionnelle voulait dire qu’un jour, on pourrait retirer la nationalité française à sa mère, née ici. « Oui, c’est ça », lui a-t-elle dit. « On commence avec les terroristes, mais demain, ce sera autre chose. » « La seule chose de bien, dit-elle encore, c’est le mariage pour tous. »
    Sa camarade Dominique Garcia a manifesté à Paris pour cette réforme. Mais elle, elle était d’emblée moins enthousiaste sur le quinquennat. Elle n’a jamais vraiment cru en François Hollande, même si le discours du Bourget était « un moment fort ». « Tout de suite, j’ai eu l’impression que la mandature présidentielle n’avait pas été préparée. Qu’ils n’avaient pas bossé. » Conseillère pédagogique en région parisienne, elle a pourtant longtemps été « heureuse au PS ».
    Elle y est entrée en 2002. Après le « 21-Avril ». « Jean-Marie Le Pen au second tour, c’était un coup de massue. J’en chialais en regardant mon poste. » Dominique Garcia et son mari Thierry se disent que leur vie « plutôt joyeuse, indépendante, solidaire, pouvait basculer du jour au lendemain ». Ils sont de gauche, elle vote souvent écolo ou Front de gauche au premier tour – née à Saint-Ouen, elle allait, adolescente, aux « cours du PCF, sur le capitalisme ou le développement du communisme à l’Est ». Son père est à la CGT. Mais elle ne milite pas et ne se syndique pas. « On est de la génération dorée », explique Dominique Garcia, 57 ans aujourd’hui. « À notre époque, tout le monde trouvait un boulot. On prenait la vie comme elle venait, dans une générosité limitée. On a fait confiance, on a laissé faire. » Et puis, ils se sont « réveillés ». « On s’est dit qu’on ne faisait pas grand-chose à part s’occuper de nous. »
    Avec son mari et son père, Dominique Garcia adhère au PS de Saint-Ouen. « Même si je n’étais pas en adéquation totale avec les idées portées par le PS, c’était le seul parti qui pouvait être amené à gouverner. Aller chez les Verts ou au Front de gauche, c’était pisser dans un violon », sourit-elle, en s’excusant aussitôt de l’expression, attablée dans un café de sa ville, « mon village », comme elle dit. « Tout de suite, j’ai aimé. » Des militants de tous les âges, de milieux sociaux divers, des fins connaisseurs de l’histoire de la gauche et de celle de Saint-Ouen. « Un appel d’air. Un nouveau monde s’ouvrait. »
    Elle part, sac sur le dos, faire ses premières diffusions de tracts, les premières campagnes. En 2008, elle est élue au conseil municipal et devient déléguée au tourisme, après un accord PCF/PS. « Cela m’a passionnée. Je me suis éclatée. » Elle en sourit encore. Elle sourit souvent, d’ailleurs.
    Mais, sa carte d’adhérente, elle n’en veut plus. Au cœur du tourbillon joyeux et enthousiasmant de son engagement, elle a découvert « les coups bas, les peaux de banane », ceux qui veulent être au premier rang sur la photo. Elle a découvert la violence politique. Jamila M’Barki, Dominique Garcia, Élise Boscherel et Henri Lelorrain quittent aussi leur parti à cause de leur section. Mélange de particularités locales et d’une évolution du PS que l’on retrouve dans de nombreuses villes. Les discussions d’autrefois, où les camarades de motions différentes lançaient dans des « joutes verbales, mais intéressantes, constructives » (Dominique Garcia), ont disparu. « Il n’y a plus de débat », dit M’Barki.
    L’espoir d’un « réveil citoyen »
    Ils parlent tous du dessèchement de partis qui sont souvent réduits à n’être plus que des machines électorales, réactivées uniquement pour des batailles de postes, en interne (secrétaire de section, secrétaires fédéraux…) et en externe (municipales, départementales…). Élise Boscherel a été candidate aux cantonales en 2011. Elle avait 28 ans et déjà plusieurs années au cœur de l’appareil socialiste : militante à l’Unef à Rennes, elle entre en 2005 au Mouvement des jeunes socialistes (MJS). « Un choix réfléchi », et après avoir hésité entre le PS et le PCF.
    « J’ai un parcours hyper classique », dit-elle, en s’excusant. Au MJS, elle devient vite secrétaire nationale, y reste six ans. Puis, candidate donc aux cantonales à Saint-Ouen. « C’était une super expérience. Mais je ne me voyais pas devenir professionnelle de la politique. Très vite, tu es hors sol. Les gens te regardent d’une autre manière, tu restes avec un sourire figé, tu dois saluer telle ou telle personnalité. La déconnexion peut aller très vite. Et puis, je ne me sentais pas maîtresse de moi-même. » Elle défend l’aile gauche du PS, sans hésiter. Elle parle de « loyauté », de « fidélité » – c’est important.
    Mais « dans le 93, Barto [Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale – ndlr] est le baron. Il est contre Le Roux. Tout ce qui se passe dans les sections dépend de cette question. Moi, j’ai été propulsée parce que j’étais fiable pour mon courant. Les gens, eux, croient que c’était parce que j’étais la plus compétente… J’ai pensé que je leur mentais en ne leur disant pas que c’était aussi un jeu politicien. »
    Dans la section de Bruno Le Roux, proche de François Hollande et président du groupe PS à l’Assemblée, ceux qui s’en vont dénoncent aussi des « magouilles », à coups d’adhésions en masse « de gens qu’on ne voyait qu’une fois », une dérive « communautariste » et une « dépolitisation » générale. « Le PS, c’est Baron noir », disent-ils, en référence à la dernière série politique de Canal +.
    Les municipales de 2014 ont achevé de rompre la confiance entre la majorité de la section, acquise à la ligne Hollande/Valls, et la minorité de l’aile gauche. Les premiers ont refusé de soutenir le Front de gauche arrivé devant le PS au premier tour – la droite est passée, avec le soutien plus ou moins affiché de certains socialistes. Les insultes (jusqu’à « raciste », « petit Blanc ») fusent. « C’était tout le temps. On essayait de se motiver entre nous mais, parfois, on baissait les bras… J’avais la boule au ventre avant d’aller en réunion de section », dit Élise Boscherel.
    En juillet 2014, tout bascule : à la sortie d’une réunion de section, Henri Lelorrain, figure de l’aile gauche du PS en Seine-Saint-Denis, est frappé par un de ses camarades, acquis à la majorité – Marianne avait raconté l’affaire en détails. Nez cassé. Il dépose plainte. En juin 2015, Youcef Ayadi est condamné à deux mois de prison avec sursis par la 12e chambre du tribunal correctionnel de Bobigny. La commission des conflits du PS ne fait que le suspendre six mois. Lelorrain a fait appel de cette décision – sa demande est, à ce jour, restée lettre morte.
    « Non seulement la ligne libérale-autoritaire de Hollande et Valls est devenue intenable, mais le PS ne permet même plus de faire une élection interne pas trop truquée et de protéger ses militants. Le parti ne respecte plus ni ses statuts ni ses adhérents. Je me suis longtemps battu, mais cela ne sert à rien », raconte Henri Lelorrain, 40 ans, au PS depuis 2005. Fan du Red Star, il est connu comme le loup blanc dans sa ville, où il est prof en lycée pro et où il a été élu adjoint aux sports de 2008 à 2014. Au café, ils sont nombreux à venir le saluer. Il était candidat aux européennes et, encore, aux dernières régionales. Il a morflé, c’est évident. Mais aujourd’hui, il est soulagé.
    Il a repris le sport, commence à prendre des cours d’arabe, il s’astreint à visiter une expo par semaine. Il est trésorier d’une micro-brasserie collaborative. « J’ai pu aller au théâtre, dit-il dans un sourire. Je profite de moi, de ma famille. La politique, c’est trois ou quatre réunions par semaine… C’est une vie de dingue. » Pas question de prendre une carte ailleurs. Aucun de ses anciens camarades n’y songe. Ils rêvent tous d’autre chose.
    Pour eux, le PS est « mort ». Et la « forme parti » avec lui. « Ailleurs, ce sera le même fonctionnement. Cela va commencer avec des beaux discours et se finir avec des problèmes d’ego et des tractations épuisantes pour les élections, juge Jamila M’Barki. Le changement viendra des citoyens, pas d’un parti politique. Les partis sont tellement déconnectés qu’ils ne peuvent plus apporter grand-chose. »
    « Je ne veux plus de politique politicienne qui considère les citoyens comme des électeurs, explique aussi Élise Boscherel, prof de lettres-histoire en lycée pro à Épinay (Seine-Saint-Denis). On arrive à la fin d’un cycle. Chez les Verts, au Front de gauche, c’est pareil. C’est l’appareil lui-même qui devient archaïque, d’autant plus que c’est très lié à la Ve République. Il faut non seulement changer la Constitution : il faut un réveil citoyen. »
    « La façon dont la gauche est idéologiquement minoritaire aujourd’hui nécessite de repenser les cadres, de trouver autre chose », dit Henri Lelorrain, citant l’exemple de Podemos et de Syriza. Dominique Garcia choisit presque les mêmes mots : « L’avenir est aux structures alternatives, qui ne soient plus pyramidales. Les citoyens doivent se réapproprier un espace public, un espace de parole. Ils ont besoin d’échanger. »
    Ces quatre-là n’ont pas baissé les bras. Jamila M’Barki pense que « chacun dans son coin peut faire évoluer les choses ». Elle évoque l’association du XIIe arrondissement qui accompagne des jeunes victimes de violences policières (lire l’enquête de Louise Fessard), les batailles des parents d’élèves… « On a quand même envie de s’impliquer. Ne serait-ce que pour l’avenir de nos gamins. » Dominique Garcia organise des « rencontres citoyennes » – la prochaine, consacrée aux droits des femmes, a lieu le 11 mars. « J’ai bon espoir que les générations qui viennent mettront un bon coup de pied dans la fourmilière. C’est encore tôt mais je veux y contribuer. Et même si c’est dans 30 ou 40 ans, j’aurais mis ma petite pierre. »
    Élise Boscherel, 33 ans, a adhéré au Mouvement commun initié par le député Pouria Amirshahi. « Je ne suis pas du tout pessimiste, je suis impatiente, dit-elle. Des choses vont bouger. Pour l’instant, on ne sait pas où aller, on est un peu perdus. Mais si un mouvement se lance, des gens sont disponibles. Et moi, je donnerai mon temps avec plaisir ! » Henri Lelorrain, lui aussi, rêve d’un truc « pétillant ». Si une dynamique se crée à Saint-Ouen sur le modèle de Grenoble, il promet d’en être. Quand on le quitte, il souffle dans un sourire : « La vie est belle, la vie est longue… » Son ex-camarade Élise Boscherel nous dira presque la même phrase, quelques heures plus tard : « L’histoire est longue. »
    Avec Jamila M’barki, Dominique Garcia, Elise Boscherel, Henri Lelorrain.

  16. L’adieu au PS s’est-il réalisé dans les années 80 ?

    La décennie – le cauchemar des années 1980 en 7 émissions de Là-Bas Si J’y Suis
    http://la-bas.org/spip.php?page=recherche&recherche=la+d%C3%A9cennie

    La 1ère émission

    La décennie – le cauchemar des années 80 (I) : 1979-1981
    Émission du 22 novembre 2011

    Les années 80 nous ont-elles quittés ? Pas si sûr … Chez les « humbles militants pénétrés d’idéal » qu’évoque François Mitterrand le jour de son élection – et dont le 10 mai 1981 est aussi la victoire -, certains y croient, à la « rupture avec le capitalisme ».

    Mais, déjà, Outre-Atlantique – mais aussi, tout près, de l’autre côté de la Manche -, un vent nouveau souffle. Un vent porteur de mots « modernes » : « innovation », « créativité », « entreprise », « diversité », « jeunesse », « droits de l’homme ».

    En quelques années, au son des synthétiseurs et à la lumière des boules à facettes, ces nouveaux mots s’imposent dans les discours politiques en France.

    Alors qu’en vingt ans, le lexique de la « réforme nécessaire » a changé, les maux des années 80, eux, sont toujours avec nous. Nouvelle version d’une émission préparée par Renaud Lambert.

    http://la-bas.org/les-emissions-258/les-emissions/2011-2012/novembre-513/la-decennie-le-cauchemar-des-annees-80-i-1979-1981

  17. La pédagogie du renoncement, Attali, Minc, l opération médiatique Vive la crise, le hollande d aujourd’hui est leur enfant fidèle et l adulte servile a l apologie du libéralisme.

  18. Taquet l’évoque ci dessus.

    Qui se souvient de l’émission télé Vive La Crise présentée par Yves Montant, avec une Une de Libération en 1984 ?

    Là-Bas Si J’y Suis revient en 2006 sur cet événement.

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    “Vive la crise” : une pédagogie de la soumission

    « Vive la crise ! » : c’est le titre d’une émission de télévision diffusée sur France 2 en février 1984 et relayée par un supplément du quotidien Libération.

    Durant cette émission, Yves Montand présente un scénario catastrophe pour proposer ensuite l’ébauche de solutions d’avenir.

    Les solutions présentées sont : des syndicats qui acceptent la diminution du salaire, un entrepreneur-communicateur, Philippe de Villiers, qui mobilise toute une région pour des spectacles son et lumière… bref un avenir idéal pour un certain nombre d’hommes politiques et d’intellectuels…

    La crise permet de casser les « acquis sociaux » : C’est le début du discours sur la nécessaire réforme fondée sur le primat économiste.

    Explications avec Serge Halimi et Pierre Rimbert

    Livres :
    – Serge Halimi : Les nouveaux chiens de garde (Raisons d’Agir)
    – Pierre Rimbert : Libération de Sartre à Rothschild (Raisons d’Agir)

    http://la-bas.org/les-emissions-258/les-emissions/2005-06/janvier-109/vive-la-crise-une-pedagogie-de-la-soumission

  19. « Vive la crise ! » : c’est le titre d’une émission de télévision diffusée sur France 2 en février 1984 ”

    C’était Antenne 2 à l’époque.

  20. 30è anniversaire de la recette du PS à la sauce hollandaise !
    “L’art d’accommoder les restes”

    F. Hollande a été pigiste au Matin de Paris. Il a vu et écrit juste.
    La recette a été, est, sera la même avec un Ripoublicain.

    Recette déjà signalée sur ce blog en 2012
    http://www.soignetagauche.fr/2012/05/07/une-nouvelle-page/

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    Inlassablement, il expose les règles de l’économie mondialisée. Ainsi, le 9 janvier 1986 :

    « La contrainte extérieure décide de tout […] Ce qu’il reste d’autonomie pour un gouvernement, ou de marge de manœuvre pour une politique économique, relève depuis 1983 de l’infiniment petit […] La politique économique est désormais l’art d’accommoder les restes, sous-entendu les rares marges d’autonomie qui subsistent. »

    http://www.rue89.com/rue89-politique/2012/07/31/quand-francois-hollande-jouait-au-journaliste-234269

  21. Il existe tout de même une marge importante en matière de fiscalité pour le gouvernement au pouvoir.
    La France est de ce point de vue là un vrai pays socialiste qui taxe énormément le travail , les entreprises et les contribuables.
    Les choix en matière de fiscalité sont très loins d’être neutres.
    De mon point de vue ,un gouvernement qui taxe trop les entreprises nuit à la competitivité de ces entreprises.
    De même qu’un gouvernement qui impose sur le revenu des citoyens à 45% les décourage à travailler d’avantage ou à créer d’avantage de valeur.
    C’est la raison pour laquelle nos entreprises délocalisent sans cesse leur activité et détruisent de l’emploi.
    C’est également la raison pour laquelle les contribuables aisés s’exilent fiscalement.
    Bref ce qui peux apparaître pour certains d’entre vous comme des mesures de justice sociale sont en fait des catastrophes économiques et sociales qui nuisent à l’intérêt collectif et qui fragilisent les plus pauvres.

  22. Depuis 1983, depuis que Delors et autres socialistes ont coulé les espoirs nés des promesses de FM.!.
    L Europe de la libre circulation des individus pour mieux cacher la libre circulation des capitaux, en fait de la loi de la jungle.
    La France doit retrouver sa souveraineté et rompre avec la logique des privilèges aux actionnaires.

  23. Mercredi soir 11 mai à Saint-Ouen, Bruno Le Roux organise une réunion sur la légalisation du cannabis. Mardi 17 mai 2016 à l’Assemblée Nationale le député de Saint-Ouen orchestrera l’application de l’article 49.3 de la constitution, pour l’adoption de la loi instituant de nouvelles libertés pour les entreprises. Cet article de la constitution empêchera les représentants du peuple de voter pour ou contre la loi Travail.

    Inciter la population à consommer du cannabis et faire adopter une loi sans vote.

    Le projet politique de Bruno Le Roux consiste-t-il à établir une narco dictature en France ?

  24. Afin de gagner des suffrages aux élections présidentielles des 23 avril et 7 mai 2017 le Parti Socialiste s’apprête à légaliser la consommation du cannabis en France. Les dealers voulant garder leur clientèle, ils baisseront fortement les prix, ce qui entrainera une hausse de la consommation et des violences associées. Le PS se moque des effets de la consommation de cette drogue sur la santé de la population.

    A l’Assemblée Nationale le PS clôt les débats en utilisant l’article 49-3 de la Constitution. A Saint-Ouen le PS organise des débats où seuls ceux qui sont d’accord avec le parti peuvent s’exprimer. Le PS est en train d’instaurer une narco dictature en France.

    Afin de dissuader les consommateurs parisiens de cannabis de venir en Seine-Saint-Denis, il faut au contraire multiplier des amendes douanières. L’État et les Villes du 93 doivent pourrir la vie des trafiquants.

    Les effectifs douaniers sur le terrain sont faibles.

    Il serait souhaitable que les Douanes d’Île de France recrutent et forment des agents opérationnels à effectuer des contrôles de marchandise.

  25. En page 4 du n°51 du magazine de la Seine Saint-Denis distribué dans la boite, nous apprenons que des collégiens hispanisants de Jean-Jaurès à St-Ouen ont participé au projet ! Vamos a Nicaragua !

    Projet organisé dans le cadre du programme Odyssée Jeunes initié par le département et la très chère, au cœur et à l’esprit de Bartolone, fondation BNP-Paribas.
    http://www.seine-saint-denis.fr/IMG/pdf/n51.pdf

    Pour mémoire un extrait de la déclaration d’amour de Bartolone à la fondation BNP Paribas, dans une lettre du l’association Résistance à l’Agression Publicitaire (RAP) lui a adressé en janvier 2010

    « Entre le Département et le groupe B.N.P. Paribas c’est – allez, j’ose le dire sans rougir – une longue et fidèle histoire d’amour », « Notre présence ici, Baudouin Prot et moi-même, BNP Paribas et Département de la Seine-Saint-Denis, est le fruit d’un paradoxe, presque d’un non sens : à l’heure où chacun reconnaît le besoin d’Ecole pour notre société, jamais la Nation ne s’est à ce point désengagée de l’éducation et jamais un groupe privé via sa Fondation ne s’est à ce point investi pour notre territoire et nos enfants. »[..]

    « Aujourd’hui, nous franchissons un cap. Dans le cadre de notre projet éducatif, je n’ai pas hésité un seul instant à solliciter le groupe BNP Paribas, premier employeur privé de la Seine-Saint-Denis et acteur historique de ce département, pour conclure un véritable pacte éducatif […] preuve d’un service public moderne et conquérant. » « notre partenariat avec BNP-Paribas, c’est l’effort financier considérable d’une belle et grande entreprise privée en direction des collèges, et c’est l’expertise d’un acteur institutionnel, le Conseil général, qui joue pleinement son rôle de passeur, de régulateur […] voilà la formule gagnante : l’argent du privé et la vision du politique ! »

    http://www.antipub.org/spip.php?article117

    J’ose espérer que les professeurs de ces collégiens, et tous les autres ont éclairés les élèves du collège Jean-Jaurès sur les 200 filiales de la BNP dans les paradis fiscaux et de ses engagements dans des projets destructeurs et inutiles

    http://www.financeresponsable.org/fiche-entreprise.php?id_entreprise=17

  26. Fakir me copie ! voir post 1
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    Opération « Nous ne voterons plus PS ! »
    par L’équipe de Fakir

    En ligne de mire : le 7 juin. Partout en France, devant les fédérations du PS, nous pouvons adresser un message clair : « Nous ne voterons plus PS ».

    1. Le Tchio Fakir !

    En 1983, alors que François Mitterrand opérait le tournant de la rigueur, Lionel Jospin déclarait que le Parti socialiste ouvrait une « parenthèse libérale ». Trente années plus tard, nous sommes toujours coincés dedans. Et voilà bien l’enjeu : fermer cette parenthèse, non plus dans le PS, mais sans le PS. Pour que se rouvrent les chemins de l’espérance, pour que la gauche renoue avec le progrès social, la justice fiscale, l’exigence environnementale.
    Fakir revient sur ces Delors, Naouri, Montebourg, DSK qui ont fait du PS le mouroir de la gauche.

    2. L’action !

    Le 7 juin 1936 étaient signés les accords de Matignon : avec le Parti socialiste de Léon Blum et le Front populaire, les travailleurs obtenaient les conventions collectives, les 40 heures et les congés payés. Quatre-vingts ans plus tard, en 2016, le Parti socialiste de François Hollande casse le Code du travail et épouse le Medef.
    Nous proposerons une action devant toutes les fédérations du Parti socialiste de France, visant tous les députés de la majorité.

    3. La campagne : « Qu’a voté votre député ? »

    Le 7 juin à Amiens, donc, avec tous les camarades de la CGT, de Sud, et de tous ceux qui voudront, nous allons distribuer dans presque tous les foyers, à 70 000 exemplaires ou plus, un tract simple : « Qu’a voté votre député ? » Dans un tableau, nos concitoyens pourront retrouver les votes de leur « représentant » : comment s’est-il comporté ? Comme un « frondeur » ? Ou comme un « godillot » ? Pour qu’ils s’en souviennent..

    Notre petit groupe n’a pas la force, évidemment, de mener cette opération à l’échelon national.
    Mais quand même, on va vous mâcher le travail. Vous trouverez des tracts déjà prêts, avec les votes des députés de l’Ain, de l’Aisne, de l’Allier, etc., 92 tracts, 92 tableaux, un gros boulot.
    À vous, maintenant, fakiriens du pays, nuitdeboutistes, cégétistes, solidaristes, de les imprimer par milliers, de les diffuser avec volonté.

    http://www.fakirpresse.info/operation-nous-ne-voterons-plus-ps

    Le n° Fakir de mai-juin est en kiosque
    http://www.fakirpresse.info/+-75-en-kiosque-+

  27. A lire l’article du Canard Enchaîné du 8 juin 2016 en p3 intitulé

    “Le palmarès secret des artistes du bouclier fiscal”

    Bercy a dressé la liste des 50 contribuables qui ont bénéficié, en toute légalité, d’un abattement de 90% en moyenne sur leur ISF

    Llianne Bettencourt est la n°1 de cette liste avec un montant de 0 Euros de l’ISF (Impôt Sur la Fortune) après plafonnement !

    Un court article intitulé “Le paradis socialiste” nous apprend qu’à l’insu de son plein gré JM Ayrault a rétabli un bouclier fiscal encore plus avantageux pour les milliardaires. Le bouclier coûte plus cher que sous Sarko. Les règles actuelles sont plus favorables aux plus fortunés.

    Le Canard Enchaîné en kiosque tous les mercredis fête ses 100 ans !

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