11 réflexions sur « Chiné pour vous… »

  1. C’est l’époque où Kroutchev retour d’une visite dans les pays capitalistes déclare à une réunion du polit buro:”j’ai vu partout quelque chose de très populaire,qui leur rapporte bcp de devises:le streap tease!”
    Après un débat acharné,on décide d’essayer et on charge le principal adversaire du projet de préparer l’ouverture d’un établissement à Moscou.Le camarade se rend à Paris,à Hambourg,à Barcelone,à Londres à Las Vegas et retient ce qui se fait de mieux.Après quelques mois,l’ouverture est enfin annoncée.Moscovites et étrangers s’y rendent en masse;les premiers jours,on refuse du monde.Puis la clientèle se raréfie pour disparaître.
    Kroutchev,alarmé,ayant peur qu’on se moque de la patrie du socialisme,convoque une réunion du Polit Buro et somme le camarade concerné de faire son autocritique:
    -je ne comprends pas,j’ai réalisé tout ce qui avait de mieux à l’étranger:locaux,lumières,sièges,confort,boissons,musique…etc…
    -et les filles?demande Brejnev
    -alors là,on ne peut faire mieux,je n’ai pris que des camarades chevronées,ayant leur carte du parti depuis avant la Révolution!

  2. On l’a déjà entendu celle-là michel, mais elle n’est pas mal du tout. Le stalinisme à saint-ouen ? Je ne pense pas que ce qui s’est passé à saint-ouen ait un rapport quelconque avec le stalinisme. Je suis arrivé à saint-ouen en 1962. Staline était mort depuis dix ans. Je dirai simplement, parce que je ne veux pas être méchant, que certains élus ont eu parfois des comportements qui n’avaient qu’un lointain rapport avec la démocratie.
    En principe, la
    section communiste ne gère pas les affaires de la cité. Ce n’est pas son rôle. Le Maire et les conseillers municipaux sont élus sur la base d’un programme qu’ils s’engagent à appliquer,
    On parle toujours de stalinisme, mais, à mon sens, ce terme ne veut rien dire en France. Personne, ici ou ailleurs, n’a vécu en URSS du temps de Staline. Alors on fabule à l’envi. Ca fait partie du jeu. Quand j’entends les uns et les autres parler des crimes de staline, y compris chez les communistes, me vient à l’esprit cette phrase de Joseph Goebbels “Plus le mensonge est gros, plus il a des chances d’être cru.” Staline n’était pas un petit garçon. C’est vrai ! Mais il ne faut quand même pas tomber dans l’ excès. Je suis de ceux qui ne jettent pas le bébé avec l’eau sale. Et puis, ma génération a encore en mémoire le rôle joué par l’union soviétique dans la lutte contre le nazisme. Je me souviens d’une époque où tout le monde avait l’oreille collée au récepteur du poste de radio pour entendre l’ordre du jour du Maréchal Staline que publiait radio moscou. L’écrivain catholique François Mauriac disait ; “L’armée rouge, elle est rouge, rouge de tout le sang qu’elle a versé pour défendre une civilisation qu’on l’accusait de vouloir détruire.”

  3. Bon trêve de plaisanterie…ce titre du Réveil date de décembre 58.Il ne s’agit pas de le défendre mais de le resituer dans son contexte.Le PCF vient de connaître la période la plus traumatisante de son Histoire depuis le pacte germano-soviétique d’août 1939:
    -1956,après le vote des pleins pouvoirs à Mollet,certains militants désorientés rompent et soutiennent la lutte du FLN algérien dans la mouvance de J.P.Sartre et de ceux qu’on a appelé les “porteurs de valise”!
    -1956,le rapport secret de Krouchtchev(publié par le Monde)et la répression soviétique à Budapest,approuvée par le PCF,voit de nombreux intellectuels quitter le Parti!
    -1958,isolé contre de Gaulle,avec un système électoral injuste(qui lui profite aujourd’hui par son système d’alliance avec le PS),voit son groupe parlementaire passer de plus de 150 députés à 10(moins qu’en 28 et 32,à l’époque de la ligne”classe contre classe”!)
    Tous ces événements sont traumatisants pour les militants et le seul espoir ,comme en 1939,ne peut venir que de”la patrie du socialisme”,d’URSS.Donc voilà,sans doute(que Taquet m’excuse pour mon psychologisme),pourquoi ,entre la Noël et le jour de l’An,un titre si “gloriolifique”et ridicule.J’étais enfant et m’intéressais plus à l’époque à l’épopée de l’équipe de France en Suède(et la tragédie qu’elle avait connue en demi,contre le Brésil du jeune Pelé:blessure et sortie de Jonquet dès la 20eme minute…),la victoire de Charly Gaul(qui restera à jamais mon coureur favori)dans le tour qu’au tournant que connaissait l’URSS!Par contre en 61 ou 62,je me souviens avoir discuté à la JC scolaire de S.O.de l’édification du communisme en 20 ans ,en URSS,préconisée par Krouchtchev.
    Eric,désolé de te décevoir,ce n’était pas du stalinisme…c’était prendre ses désirs pour des réalités!

  4. Excusez-moi mais je n’avais pas vu le titre du “Reveil”. Il me semble, mais je n’en suis pas sûr, que c’est Paul Sanchez qui s ‘occupait du journal à l’époque. Je partage ce que dit Michel. Ce titre ne s’imposait vraiment pas.

  5. René,ma mère ,90 ans,ne se souviens plus des dates.Moi,je me souviens qu’elle n’était plus au Réveil mais au CE de la SAVIEM.Je ne sais d’où vient ce fac similé mais on doit pouvoir vérifier les noms du Directeur et du gérant(je ne sais si c’était encore le”père”Maréchal:déporté à Buchenwald,victime comme il le disait de la loi du “socialiste”Sérol!A l’époque,le parti mettait des anciens déportés comme gérants pour atténuer le montant des condamnations de la justice”bourgeoise”(voir l’affaire de Fillipis,récemment!).

  6. Je n’étais pas à saint-ouen en 58. Je sais qu’en 1965 le directeur du Réveil était Fernand Lefort, l’administrateur Maurice Ballet, puis André Blairvacq, le rédacteur en chef, Jean Jouvin. Pau Sanchez s’est aussi occupé du Réveil. Effectivement, Maurice Ballet à été déporté à Buchenwald.

  7. Au dela du rapport direct avec l’Urss, les cocos d’alors utilisait les réalisations sociales de la bas comme “preuve” qu’un autre monde était possible dans une france appauvrie au sortir de la guerre.

    Sur le stalinisme ou plutot sur ce régime dictatorial, les cocos étaient dans l’ignorance totale.

    Si les dirigeants nationaux d’alors avaient été à la hauteur, le rapport Kroutchev aurait été mis sur la table.

    La culture du Chef, du pére qui fait que l’on pense “pour sa femme et ses enfants, pour la troupe, pour l’atelier… a aussi peser lourdement et profondément, renforçant un lien de subordination à l’Urss irrigué par les affrontements sociaux et politiques aiguisés par la guerre froide, l’exploitation capitaliste, les luttes de libération dans le monde.

    Ne pas reconnaître cela, c’est ne pas voir que le militant politique ou l’élu pouvait être à la fois, un “bon” pére de famille, une personne altruiste dans différents domaines de la vie sociale (syndicat, association…) et internationale (antifascime, entraide…) tout en refusant de voir la réalité des pays dit socialistes.

    C’est terrible mais cela a été comme cela.

  8. Je pense que l’on fait beaucoup de bruit sur une époque que l’on dit dominée par le stalinisme. J’ai adhéré au pcf en avril 1948, et je dois à la vérité de dire que l’on n’évoquait pas staline autant qu’on le fait aujourd’hui. Je dirai même que son nom n’était pas souvent prononcé dans les réunions internes de ma section. Certains en parlaient en mettant en exergue son rôle dans la victoire contre le nazisme. Il ne faut pas oublier qu’il fut l’un des chefs des armées alliés avec Roosevelt, Churchill et de Gaulle. Lors de sa mort, au printemps de 1943, si ma mémoire ne me fait pas défaut, dans toutes les casernes militaires de France, on mit les drapeaux en berne. Pour ma part, et celle de mes camarades de l’époque, nous n’avons jamais eu la culture du chef . Nous avont seulement cultivé les carottes, les choux, les poireaux et autres légumes qui font la renommée de la cuisine française.
    Je n’aime pas les comptabilités morbides. On disserte beaucoup sur les crimes de Staline – moi je n’en sais rien – mais on reste très discret sur les crimes du capitalisme. On ne dit rien sur la foule innombrable d’esclaves qui furent déportés d’Afrique aux amériques (on parle de 50 millions d’êtres humains). On ne dit rien, ou pas grand-chose sur ceux qui furent hachés menus dans les tranchées d’une guerre imbécile. On ne dit rien sur ceux qui furent grillés vifs par le napalm, torturés à mort dans les geôles des chiens de garde du capitalisme, fusillés au mur des Fédérés, fusillés à Fourmies, fusillés à Sétif, massacrés par centaines de milliers en Indonésie parce que communistes, quasiment éradiqués, tels les indiens d’Amérique, massivement assassinés en Chine pour assurer la libre circulation de l’opium. On ne dit rien sur ces enfants du tiers monde que la malnutrition, chaque jour, tue par dizaines de milliers. On ne dit rien sur ces peuples condamnés à rembourser les intérêts d’une dette dont leurs dirigeants-marionnettes ont volé le capital. On ne dit rien sur ces exclus toujours plus nombreux qui n’ont plus de toit et qui dorment dans la rue ou abords des grandes villes.
    Alors voyez vous, à côté des ces rapaces qui pillent la planète et réduisent à la misère des peuples entiers, Staline, c’était un petit garçon !

  9. Taquet,je ne sais si tu participes à toutes les manifestations que tu nous recommandes sur le blog d’OD(fado,soirées,vente de livres…etc…)mais grâce à toi,j’ai acheté”la Mémoire longue”,dernier livre de Didier Daeninckx à la librairie”Folies d’encre.
    Je viens de le commencer et je te recommande les pages 59 à 68 sur ce que note DD sur son voyage en Bulgarie en mars 90.Il parle du village de Todor Jivkov, surnommé”Todchovallon”(je te laisse découvrir pourquoi!).Ces pages écrites à vif, alors que”les bouches s’ouvrent”vraiment au pays de Dimitrov ,illustrent parfaitement ta dénonciation”du père”,du”culte de la personnalité”dénoncé en son temps par Krouchtchev.

  10. @ Matéo
    L’affirmation surréaliste selon laquelle Joseph S était un petit garçon au regard des crimes cumulés de l’esclavage du nazisme du capitalisme (vous oubliez Attila Gengis Khan la Terreur et ….Mao tsé dong ) me laisse un goût de désolation . Si tous les exemples choisis sont justes ( je ne dirais pas pertinents ) ils n’amoindrissent en rien la cohorte de saloperies faites au nom du petit père des peuples : les déportations ,les procès iniques ,l’omniprésence de la police secrête ,le totalitarime , l’assassinat politique , le goulag , la désinformation, j’en oublie n’étant pas un spécialiste du sujet .
    Mais qu’une personne militante comme vous qui écrivez sur les blogs des histoires de congrès oubliés , au fait des responsables politiques que peu de gens connaissent encore ( ce n’est pas une critique ), relate des faits de l’histoires du monde ouvrier interressants , perd de sa crédibilité avec une telle affirmation , à mon sens douteuse .

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