Liberté d’expression

« La méthode Saint-Ouen !? »

Habitant de la ville, contributeur irrégulier à la page Facebook « Le Saint Ouen Politique » ainsi qu’au blog « Soigne ta Gauche !» Ce 30 mars 2025 Philippe MAYER est gravement attaqué personnellement par le premier magistrat de la ville de Saint-Ouen. Une intimidation inacceptable et honteuse.

Lettre ouverte de Philippe MAYER

à Monsieur Karim BOUAMRANE Maire de Saint Ouen, Vice-Président du Conseil départemental de la Seine Saint Denis délégué à la culture, Conseiller territorial de l’Établissement public territorial Plaine Commune, Président du Conseil de surveillance de la Société des grands projets, ancien Président du Conseil d’administration de la SEMISO, Chevalier de la Légion d’honneur !

Monsieur le Maire,

S’interroger sur le rapport coût efficacité de la vidéosurveillance, quand on indique que la ville en possède 500 sur l’espace public et 500 dans ses espaces privés, ça n’est pas du harcèlement. Et ça n’est pas de la diffamation.

Démontrer que la charte « Saint-Ouen 2030 qualité logement et ville durable » conduit à une diminution de la part du logement social dans notre ville, ça n’est pas du harcèlement. Et ça n’est pas de la diffamation.

Pointer le fait que l’ANRU Cordon conduira à éloigner les locataires de la SEMISO du centre-ville pour les loger aux confins de notre ville, ça n’est pas du harcèlement. Et ça n’est pas de la diffamation.

S’étonner du fiasco de la Tony Parker Academy et des tarifs prohibitifs de cette école, ça n’est pas du harcèlement. Et ça n’est pas de la diffamation.

S’amuser du fait que la Ville de Saint Ouen serait une référence en toute chose et que l’excellence serait dans chaque politique décidée par la municipalité, ça n’est pas du harcèlement. Et ça n’est pas de la diffamation.

S’indigner du maigre bilan en matière de développement des mobilités douces, ça n’est pas du harcèlement. Et ça n’est pas de la diffamation.

Solliciter des chiffres sur le coût d’une exposition « Saint Ouen 2030 » et d’une campagne de communication sans précédent à quelques mois des élections municipales, ça n’est pas du harcèlement. Et ça n’est pas de la diffamation.

Déceler dans le budget de la Ville que les sommes allouées à la communication et aux fêtes et cérémonies ont explosé, ça n’est pas du harcèlement. Et ça n’est pas de la diffamation.

Mettre en lumière que la SEMISO aurait dû provisionner la hausse prévisible des coûts de chauffage afin d’étaler la charge pour les locataires au lieu de réclamer un arriéré colossal à chacun d’entre eux, ça n’est pas du harcèlement. Et ça n’est pas de la diffamation.

Pointer le fait que la mise en place du congé menstruel s’est fait en dehors de tout cadre légal par simple décision du Maire empêchant de fait le Préfet d’exercer son contrôle a posteriori, ça n’est pas du harcèlement. Et ça n’est pas de la diffamation.

Relever la contradiction qui consiste à recevoir Joey Starr ou l’ambassadrice des Emirats Arabes Unis quand on se dit à la tête d’une ville féministe et attentive aux questions LGBTQIA+, ça n’est pas du harcèlement. Et ça n’est pas de la diffamation.

Pointer la remise en cause des engagements de la ville sur le fait que les locaux commerciaux du Village des Rosiers seraient orientés vers l’activité pucière alors que le projet prévoit maintenant l’implantation d’un supermarché de plus de 2 000 mètres carré accompagné d’un parking public de plus 300 places dans un des quartiers les plus embouteillé et les plus pollué de notre ville, ça n’est pas du harcèlement. Et ça n’est pas de la diffamation.

Être perturbé par la mise en avant sur les réseaux de la ville d’un article du « JDD » sur un classement sans intérêt de la ville, alors même que ce média bollorisé participe de la montée des idées d’extrême droite en France, ça n’est pas du harcèlement. Et ça n’est pas de la diffamation.

Solliciter les critères qui ont prévalu à la distribution des places pour les épreuves olympiques, ça n’est pas du harcèlement. Et ça n’est pas de la diffamation.

Relayer les articles de la presse nationale sur le fiasco du « Sacré spot », ça n’est pas du harcèlement. Et ça n’est pas de la diffamation.

Contester l’implantation de l’hôpital nord en plein centre-ville alors que nous disposons d’un hôpital aux portes de Saint Ouen que l’on pourrait rénover, ça n’est pas du harcèlement. Et ça n’est pas de la diffamation.

Avoir rédigé une soixantaine d’articles ou de posts sur Facebook et la page « Le Saint Ouen politique » depuis juin 2020, soit moins d’un par mois depuis votre élection, ça n’est pas du harcèlement.

Qualifier de harcèlement ou de diffamation l’ensemble de ces sujets c’est confondre un comportement délictuel avec la confrontation des idées, la différence de point de vue et les points de désaccord. C’est finalement nier l’essence du débat démocratique.

En revanche insinuer sur les réseaux sociaux, sans jamais le démentir, que les critiques émises par ses contradicteurs, et moi en particulier, cacheraient en réalité un fond de racisme à l’endroit du Maire, c’est de la diffamation. Je le prends comme tel.

En revanche appeler personnellement mon employeur et plus particulièrement sa dirigeante, alors même que j’ai toujours pris soin de déconnecter mon activité professionnelle de mes activités politiques et associatives pour lui demander de « me calmer », c’est de l’intimidation. Je le prends comme tel.

En revanche contacter personnellement mon employeur et plus particulièrement sa dirigeante, pour lui indiquer que vous la rappellerez si jamais vous étiez amené a déposer plainte contre moi, tout en indiquant que mes écrits ne sont nullement attaquables mais qu’ils influenceraient ceux dont vous considérez qu’ils vous harcèlent ou vous diffament, c’est de l’intimidation. Je le prends comme tel.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes salutations distinguées.

Philippe MAYER

 

« Notre commentaire : Un maire amer …et prêt à tout

Pas très « sport » voire fort belliqueux, Karim Bouamrane court les médias pour tenter, péniblement et inlassablement, d’exister au plan national en imprimant sa bouille à la télé avec des propos martiaux et souvent très creux.  

Il multiplie ainsi les passes d’armes contre des dirigeants de son propre parti, contre évidement les Insoumis en quémandant poliment, depuis des mois, avec une armée de communicants, un poste plus digne de son envergure.

Prétextant un harcèlement de la part d’un citoyen de St-Ouen, qui le critique de temps à autres sur différents sujets mais avec des arguments très pertinents, il perd de sa superbe en menaçant l’intéressé de poursuite pénale ! Mieux il se vante de s’adresser à l’employeur de celui-ci en publiant la lettre publique ci-après entre délation et intimidation. En inventant au passage une relation partenariale avec la destinataire.

« Monsieur le Directeur Général des Services de la Ville de Malakoff.

Monsieur Mayer. « 

Merci pour votre lettre ouverte.

J’ai pris l’attache de Madame • Jacqueline Belhomme Maire de Malakoff pour l’informer de la campagne de diffamation, de calomnie et de cyber – harcèlement dont je fais l’objet depuis plusieurs mois et à laquelle vous participez régulièrement.

Au regard de la relation partenariale avec madame la maire de Malakoff, je voulais l’avertir que les principaux auteurs de ces agissements ont fait ou vont faire l’objet d’une plainte au pénal comme je l’ai dit publiquement ces dernières semaines.

L’objectif de mon appel n’était pas de lui demander d’interférer auprès de qui que ce soit pour quoi que ce soit mais de l’informer du contexte global judiciaire dans lequel mon équipe et moi-même sommes actuellement ainsi que de l’état d’esprit qui nous anime compte tenu de la position que vous occupez aujourd’hui au sein de cette collectivité. 

Si j’étais dans une situation similaire à celle de la maire de Malakoff, j’apprécierais être informé par ma collègue au regard des conséquences que cela pourrait provoquer.

J’ai eu une écoute attentive et compréhensive de la part de Madame la maire qui comme vous le savez a également subi une campagne de cyber-harcèlement.

Si le fait d’être dans un Etat de droit nous donne la possibilité et la chance de nous exprimer librement, nous sommes dans un État où chacun a le droit d’être protégé. 

L’expression publique via les réseaux ne doit pas être un prétexte au harcèlement et à l’acharnement.

Vive la République. Vive la France.

Bonne journée. »

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7 réflexions sur « Liberté d’expression »

  1. Toute ma solidarité avec Philippe Mayer! Comme dit l’autre il n’y a que la vérité qui blesse . Une excellente occasion de réécouter la célèbre chanson de Guy Béart: «  le témoin a dit la vérité, il doit être exécuté « 

  2. « confrontation des idées »

    « la ville en possède 500 sur l’espace public »

    602 faits de trafic de stupéfiants ont été enregistrés en 2024 à Saint-Ouen-sur-Seine, ville de 53041 habitants, soit 11,35 faits pour mille habitants (statistiques du SSMSI du Ministère de l’Intérieur publiées en mars 2025). Notre ville est la troisième la plus impactée par ce type de délinquance, sur 440 villes françaises entre 20000 et 100000 habitants. Les audoniens veulent que le trafic de stupéfiants diminue dans leur ville. Les caméras de vidéosurveillance gênent les trafiquants. Il faut doubler leur nombre pour atteindre mille caméras de vidéosurveillance de l’espace public audonien.

  3. « confrontation des idées”

    “la ville en possède 500 sur l’espace public”

    Les hurlements des guetteurs dans le quartier Arago sont effrayants. Une pme de la drogue règne sur ce quartier avec des « salariés » respectant des horaires de travail. Dans notre ville comme dans toutes les villes françaises, les dealers se servent des établissements scolaires pour recruter des nouveaux clients, et pour augmenter leur chiffre d’affaires. Bravo à la municipalité de Saint-Ouen d’avoir ajouter des caméras de vidéosurveillance dans le quartier Arago. Bravo à la municipalité de Saint-Ouen de proposer aux parents d’élèves le déplacement de l’école maternelle du passage Elisabeth, vers celle de la rue Émile Zola.

  4. « les critères qui ont prévalu à la distribution des places pour les épreuves olympiques ».

    Comment se fait-il que des sympathisants du Parti Socialiste de Saint-Ouen aient obtenu trois places aux épreuves olympiques, et les autres audoniens zéro ?

  5. Honte aux 119 députés ayant voté contre l’article 8ter de la loi contre le narcotrafic, imposant aux plateformes de messageries cryptées de communiquer les correspondances des trafiquants aux services de renseignement. Jeudi soir 20 mars 2025, à l’Assemblée Nationale, le scrutin n°1102 sur l’amendement n° 640 du député Marleix était public. Honte aux deux députés Stéphane Peu et Jérôme Legavre d’avoir voté contre cet article 8ter. Comment notre département de Seine-Saint-Denis pourra-t-il sortir du piège du narcotrafic sans l’accès des services de renseignement aux correspondances des dealers ?

  6. Tout mon soutien à Philippe Mayer. Mais pour montrer l’ampleur de la dangerosité de M. Bouamrane et pour bien la mettre en relief, il faudrait aussi publier la réponse de celui-ci à la lettre ouverte de Philippe Mayer.

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