
L’élu de Saint-Ouen Driss Naïch exclu des Verts pour 18 mois selon le Journal Marianne (Publié le 17/01/2026)
Un article passé sous silence au sein du Groupe Local ce qui ne nous étonne pas au vu des négociations en cours pour les accords futurs sur les listes municipales…..Pour revenir aux possibles propos de Driss Naïch, son argumentaire aurait pu se situer à un niveau politique et non identitaire. Si les commerçants de bouche favorise la gentrification alors l’ex-élu au commerce ne s’intéresse pas aux axes politiques de son parti EELV qui lutte contre la désertification des centres-villes et la malbouffe de l’industrie alimentaire vendue dans la restauration rapide et dans les grandes surfaces commerciales. Nous avons observé depuis plusieurs décennies comment il est rapide de perdre des commerces de bouche et combien il est long d’en faire revenir. A Saint-Ouen et ailleurs, nous devons effectivement diversifier l’offre commerciale de qualité pour que chacun, en fonction de son pouvoir d’achat puisse consommer le mieux possible. Mais ça c’est de la politique au profit de tous et non de quelques-uns.

« Il m’a dit que j’étais trop blanche » : Info Marianne Par Ève Szeftel et Paul Moore
Accusations d’affairisme, d’homophobie, et maintenant de violences sexistes : selon nos informations, la direction du parti Europe-Ecologie-Les Verts a décidé d’exclure pour 18 mois Driss Naïch, élu d’opposition à Saint-Ouen et ex-adjoint du maire PS Karim Bouamrane. Marianne a réussi à joindre la plaignante, qui affirme avoir subi un harcèlement moral à caractère sexiste et raciste de la part de l’élu quand ce dernier était adjoint au Commerce.
Les ennuis s’accumulent pour l’élu EELV d’opposition Driss Naïch. L’ex-adjoint au Commerce de Karim Bouamrane, dont le nom est apparu récemment dans l’affaire Sabrina Decanton, fait de nouveau parler de lui. Selon nos informations, celui qui espérait faire tomber le maire socialiste lors des municipales de mars prochain vient d’être exclu des Ecologistes à l’issue d’une enquête menée par la cellule VSS (Violences Sexistes et Sexuelles) du parti.
« Le conseil disciplinaire d’Europe Écologie Les Verts a décidé, dans une délibération en date du 8 janvier, de prononcer une exclusion temporaire de 18 mois, pour des faits de violences sexistes », confirme François Thiollet, secrétaire national adjoint de EELV. Le conseil disciplinaire a assorti sa sanction d’une recommandation d’assister à une formation de prévention contre les VSS, selon le texte consulté par Marianne.
Cette décision fait suite à un signalement à la cellule VSS en date du 12 novembre dernier, effectué par une ancienne agente de la ville qui travaillait au quotidien avec l’élu au Commerce. Cette agente a également porté plainte auprès du tribunal de Bobigny pour harcèlement moral à caractère sexiste.
Jointe par Marianne, la plaignante, qui a souhaité rester anonyme, a confirmé que l’instruction de sa plainte était toujours en cours et que des auditions avaient eu lieu. En plus de tenir des propos sexistes, « il me reprochait de vouloir trop diversifier les commerces et d’inciter à la gentrification. Lui ne soutenait que certains types de commerce communautaires, tenus par ses amis. C’était du grand remplacement à l’envers ! Une fois il m’a dit que j’étais « trop blanche »», a-t-elle dit.
En décembre, l’affaire Sabrina Decanton
Cette exclusion n’est pas liée à l’affaire Sabrina Decanton, qui avait placé la petite section écologiste de Saint-Ouen sous les feux des projecteurs nationaux : en novembre dernier, la tête de liste EELV à Saint-Ouen avait en effet annoncé sur Facebook qu’elle renonçait à porter les couleurs du parti aux municipales après avoir été la cible de propos homophobes.

La secrétaire nationale des Verts Marine Tondelier lui avait apporté son soutien mais l’affaire en était restée là. Pourtant, Sabrina Decanton avait également dénoncé l’existence d’un accord de gouvernance confidentiel, dans l’hypothèse où elle était élue maire de Saint-Ouen, que le groupe écologiste de Saint-Ouen tenait à tout prix à lui faire signer. Cet accord, dont Marianne a eu connaissance, aurait conduit à la placer sous tutelle en accordant un droit de veto à un cartel de six élus, parmi lesquels figurait… Driss Naïch.
Or, le nom de l’élu local est apparu dans une enquête de Libération détaillant les conditions pour le moins troubles d’attribution d’un local de la ville à trois de ses proches qui y avaient ouvert un sulfureux bar-restaurant, le Sacré Spot.
À la suite de cette enquête, comme le révélait Marianne dans un article du 4 février 2025, Karim Bouamrane avait décidé de retirer sa délégation à son adjoint[1].
[1] NON : c’est à la suite de l’abstention de 3 élus EELV sur le budget 2025 ( Sabrina Decanton, Dina Deffairi Saissac et Driss Naïch) alors dans la majorité municipale que le maire Karim Bouamrane leur a retiré leurs délégations.