COP-Copinage ?

…et grosse délégation !

Au pays de oui-oui, les citoyens auraient été consultés pour participer d’une manière ou d’une autre à la COP 30 [1], s’informer, la préparer et en imaginer les suites. Parce que cette Conférence des Nations Unies sur le climat réunit des dirigeants de nombreux pays, des scientifiques, la société civile et des ONG pour échanger sur les mesures prioritaires à décider contre le changement climatique.

Cela est donc d’une haute importance et nous concerne TOUS !


Mais nous sommes à SO et notre municipalité a choisi d’envoyer 30 personnes[2] au Brésil ( Belem et Salvador de Bahia) en nous assurant d’une restitution, elle ne pourrait moins… Il y a eu de nombreux échanges sur le financement de ce voyage mais pour y faire quoi et pour apporter quoi aux audoniens ? Curieusement nous n’avons pas eu de communication. Wilfried Mallet semble un peu au courant puisqu’il indique dans un post : « un partage d’expérience et d’apprentissage, grâce à la participation de jeunes et de seniors qui pourront relayer les initiatives observées lors de conférences et ateliers. » Quant à Matthieu Bony [3], il précise « c’est une fierté de voir que, grâce à nos associations (Banlieue Climat, Êtés, « ça bouge grave », Écologie universelle) ces jeunes vont porter la voix d’une écologie populaire et contribuer à mettre Saint Ouen, ville écologique, sur la carte du monde ». J’ajouterai Le Comité de Jumelages qui envoie 3 de ses membres au Brésil, pour développer la coopération décentralisée, j’imagine. Voilà, nous en savons un peu plus.

Petites précisions : À Salvador de Baya se tient le Forum Notre futur [4] du 5 au 8 novembre pour imaginer ensemble des villes et les territoires de demain, plus ouverts, plus justes et plus écologiques. Et donc une partie de notre délégation ou la totalité y participe avant de se rendre à Belem pour la COP 30, c’est ce qui s’appelle Faire d’une pierre deux coups ! Et pourquoi me direz-vous ? Parce que notre maire y fait 3 interventions[5] (plénière « Je défends ma ville » ; débat participatif « le pouvoir en partage ; explorer la démocratie » ; enregistrement d’une émission sur RFI). Nous aurons donc une restitution aussi du maire sur ce Forum de l’avenir, n’en doutons pas.

Alors revenons aux contenus de la COP 30. Le Brésil a appelé à faire de cette rencontre une « COP de la vérité », tandis que la Chine a présenté sa première cible absolue de réduction d’émissions. Les Vingt-Sept ont trouvé un accord pour réduire leurs émissions de CO2 de 66,25 % à 72,5 % d’ici à 2035. De son côté, la France a réaffirmé son appui à la transition énergétique mondiale et à la préservation des écosystèmes.

Je doute que notre délégation assiste aux échanges et votes de la Conférence des représentants gouvernementaux alors que vont-ils faire à Belém ? Ils pourront assister aux Journées thématiques, chacune étant conçue pour s’aligner sur les six axes du programme d’action de la COP30 — Énergie, Industrie et Transports ; Forêts, Océans et Biodiversité ; Agriculture et Systèmes Alimentaires ; Villes, Infrastructures et Eau ; Développement Humain et Social ; et Questions Transversales — et pour mettre en lumière les actions et solutions prioritaires définies dans les 30 objectifs clés de la présidence de la COP30 en vue de leur mise en œuvre.

La COP30 se tenant au cœur de l’Amazonie brésilienne, le pavillon France met en lumière des projets guyanais ainsi que des coopérations franco-brésiliennes[6] dont ils peuvent aussi prendre connaissance.
Si je comprends l’enthousiasme de ces 30 représentants audoniens à participer à cet évènement planétaire, je regrette une fois de plus que la population de Saint-Ouen soit mise devant le fait accompli sans avoir été associée,avant ce qui aurait pu vraiment être un projet participatif environnemental «historique». Matthieu Bony, toujours lui, nous dit : « La participation active à la COP 30 est une opportunité de faire entendre notre voix et de renforcer notre rôle dans la construction d’un futur durable. » Je redis que là ce n’est que la voix de 30 personnes issues de quelques associations. On espère donc que leur restitution sera de qualité et s’adaptera à tous les publics de notre ville.

Sinon comment associer un maximum de citoyens aux efforts nécessaires pour limiter l’augmentation de la température mondiale dont nous subissons déjà les conséquences dramatiques ? L’organisation dans la serre Wangari le 14 novembre pour réduire nos consommations d’énergie est fort sympathique mais je ne suis pas sûre que ceux qui devraient profiter prioritairement de ces informations, s’y déplacent. Pour ceux qui n’ont pu s’y rendre, voici quelques propositions : https://www.un.org/fr/actnow/ten-actions

Dominique Garcia

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Une réflexion sur « COP-Copinage ? »

  1. « notre municipalité a choisi d’envoyer 30 personnes au Brésil. »
    La COP30 est vide. Seule timide avancée, une poignée de délégations a pris des engagements pour réduire les émissions de méthane, et pour mettre fin au torchage. Cet ensemble de pays ne comprend pas les trois principaux pays émetteurs de méthane, l’Inde, la Chine et la Russie. Les États-Unis d’Amérique relancent massivement la production d’énergies fossiles (donc leurs émissions de CH4). La COP30 ne sert à rien. En envoyant trente habitants de notre ville à Belem et à Bahia, Karim Bouamrane et Adel Ziane ont juste claqué plusieurs dizaines de milliers d’euros d’argent public audonien inutilement.

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