Expulsion injuste et suspecte

Peu commun ! A quelques jours de la trêve hivernale, ce mercredi 24 octobre la famille GOMIS a été expulsée de son logement 6 rue Bachelet alors… qu’elle a fini de rembourser sa dette de loyer. Mieux, l’avis informant la famille est arrivé après la bataille. Seuls, un des deux enfants du couple, la fille âgée de 14 ans et son grand père (handicapé) étaient présents à ce moment là de la journée. Tout le monde s’est donc retrouvé brutalement à la rue avec le plus grand mal pour récupérer – bien plus tard et en très peu de temps[1] – quelques effets personnels, des affaires scolaires et des documents. Aux dernières nouvelles toute une vie était encore derrière la porte close.

Pour mémoire, ce couple de salariés a notamment été victime de deux « coups durs » économiques successifs. L’un en 2011 quand l’employeur de M. Gomis ferme boutique sans lui régler le solde de tout compte et son indemnité de licenciement. L’autre, un an plus tard, quand sa nouvelle entreprise s’effondre brutalement dans un contentieux technico-juridique à l’international. Mme Gomis salariée de son côté connaîtra les affres de la précarité. En résumé des difficultés objectives[2] et de la poisse, mais pas de décrochage : le couple s’emploiera à rembourser ses retards de loyers intégralement[3].

Une étrange affaire en vérité que cette expulsion d’une rare brutalité pour cette famille appréciée comme l’atteste l’élan de solidarité qui se fait jour à son égard.

Dans la vie tourmentée de la « nouvelle SEMISO »[4], ce dossier semble être passé de mains en mains, contenir des inexactitudes et surtout dans un petit coin une accusation surréaliste de trouble du voisinage provenant d’une personne indélicate mais considérée comme une proche de l’hôtel de ville[5].

Le sieur Gomis a lui un vrai « défaut » : il est le représentant de l’association de locataires (CNL) de cette résidence de 49 logements[6] !

Ceci expliquant peut être cela…

Pour l’heure cette famille qui doit retrouver un toit a saisi un avocat. Elle est soutenue par ses voisins, de nombreux citoyens et un large éventail de personnalités.

EPS

Comité de soutien « Solidarité avec la famille Gomis »

Page facebook: solidarité à la famille Gomis

Courriel :  solidarite.gomis@gmail.com

Une cagnotte pour aider financièrement la famille : https://www.leetchi.com/c/solidaritegomis (estimation à ce jour des frais d’huissier pour l’expulsion : 1500 € à 2000 €)

[1] le jour de l’expulsion la famille à un ¼ h et 2 jours après 1/2h pour récupérer dans la précipitation et sous surveillance moins que le minimum.

[2] Dossier avec tous ces éléments justifiés précisément au bailleur qui engage néanmoins à l’époque, comme c’est la règle habituelle, une procédure de recouvrement négocié pouvant déboucher sur l’expulsion en cas de non respect manifeste.

[3] Selon nos informations une dette ayant atteint à son maximum autour de 4 800 € (l’équivalent d’un peu plus de 5 loyers) et revenu pour la 2ème fois à…zéro. !

[4] La « nouvelle » SEMISO Présidée par W. Delannoy, et pour dont le Conseil d’Administration ne compte plus d’élus d’opposition.

[5] En la matière la famille Gomis semble plutôt la victime de cette personne à la réputation sulfureuse et fâchée avec beaucoup de locataires. Quelqu’un qui aurait même juré de faire expulser cette famille en insinuant connaître leurs remplaçants ! Espérons-le une simple mythomane.

6] Une résidence comptant 3 immeubles le 6 Bachelet mais également le 1 et le 3 face à l’Espace 1789.

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6 réflexions au sujet de « Expulsion injuste et suspecte »

  1. Triste histoire qui espérons le trouvera un dénouement heureux. Ceci étant la « gauche » aurait tort de s’emparer de celle-ci pour nuire à la majorité municipale actuelle car en matière de logement elle devrait éviter de la ramener.

  2. @Cyril,

    Espérons que la famille Gomis retrouve son logement du 6 rue Bachelet.

    «en matière de logement elle devrait éviter de la ramener»

    Habitant(e)s des Docks de Saint-Ouen, nous possédons toutes et tous des opinions politiques différentes. Beaucoup votent à droite, certain(e)s votent à gauche, mais nous sommes tou(te)s conscients d’une chose : si depuis octobre 2015 nous sommes audonienes et audoniens, si nous sommes là, c’est grâce à une femme communiste Jacueline Rouillon et grâce à la Ville de Paris. Sans elles il n’y aurait pas eu les Docks de Saint-Ouen. En matière de logement la gauche peut la ramener.

    Le malthusianisme, cette volonté de limiter la population d’un pays ou d’une ville, est caractéristique de la droite. Avec comme parfait exemple en novembre 2018, le maire de Chartres dans l’Eure, refusant la création de deux mille emplois sur son territoire.

    • habitant_docks_saint_ouen

      Assez d’accord avec le fond de votre intervention, effectivement nous pouvons à Gauche la « ramener » sans rougir (si je puis dire).
      Juste quelques petites remarques : projet des Docks ce n’est pas seulement, un Maire, une seule personne (ayant d’ailleurs quitté le PCF en cours de route) mais deux équipes municipales successives dont les majorités composées d’élus communistes, socialistes, écologistes et d’autres composantes de la Gauche qui ont porté (avec des débats et des votes) ce grand projet.
      Méfiez-vous de la personnalisation car celle-ci a conduit malheureusement à de nombreuses dérives.
      EPS

    • « si depuis octobre 2015 nous sommes audonienes et audoniens, si nous sommes là, c’est grâce à une femme communiste Jacueline Rouillon et grâce à la Ville de Paris. Sans elles il n’y aurait pas eu les Docks de Saint-Ouen. En matière de logement la gauche peut la ramener. »

      Nonobstant le culte de la personnalité, non la « gauche » ne peut pas la ramener. Les docks une réussite ? Un ratage plutôt, doublé de mensonges. Par exemple le projet initial ne devait pas comprendre de tours. Et un beau jour nous apprenons qu’il y aurait finalement environ une quinzaine de tours. Cela a fait l’objet d’une réunion publique en présence de Paul Chemetov qui avait été appelé à la rescousse pour justifier la construction des tours et cela a viré (comme d’habitude avec les cocos) à la foire d’empoigne. Et heureusement que nous avons été un certains nombre à nous bagarrer pour obtenir le grand parc. Je n’aborderais pas la question du clientélisme par le logement marque de fabrique du communisme municipal car se serait vraiment trop long. Donc non la « gauche » ne peut pas la ramener en matière de logement et pas seulement.

  3. Utiliser le terme « residence » est une insulte aux quartiers populaires. Tous les jeunes disent « la cité » bachelet. Il faut arreter d’utiliser les mots des riches comme « residence ». Ces immeubles sont une cité et doivent le rester. st ouen doit avoir fier de ses cités, dans lesquels il y a une solidarité. la solidarité n’existe pas dans les residences.modérateur :
    .

    modulo of the blog : Sorry keum on est des yeuves, t’as raison « cité » ça déchire mais don’t forget tes cachets

    • @thomas

      Bon, vos interventions remâchant vos mots-valises : « bobos », « libéralisme », « populaire » tournent dans le vide et n’apporte rien. Sauf peut-être pour vous l’illusion de nuire à ce blog.
      Faisons simple plutôt que des solutions médicamenteuses, que nous ne saurions vous administrer, nous choisissons finalement d’arrêter jusqu’à nouvel ordre cette logorrhée.

      Au plaisir de vous croiser à Paris.

      Modérateur.

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