Wonder : le bras de fer continue ! *

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Malgré un début de mobilisation significatif, la gigantesque opération de logements privés au cœur des Puces portée par le Maire, William Delannoy, avance inexorablement. Du moins sur le papier. Ainsi, malgré une totale opacité et les graves lacunes du dossier d’étude d’impact soumis à enquête publique, le Commissaire enquêteur a émis un avis « favorable ». Naïveté ou complaisance ?[1] Une chose est certaine on est loin de la démocratie et proche d’une belle catastrophe pour les Puces.

Riverains, commerçants et parents d’élèves du quartier ou habitants de Saint-Ouen ont en effet découvert très tardivement ce dossier majeur. Une découverte, pour l’essentiel, par l’entremise de quelques « lanceurs d’alerte », grâce aux informations publiées régulièrement sur ce blog [2] et au final par les échanges lors de deux réunions « publiques » le 6 mai puis le 1er juillet 2017[3] organisées par la nouvelle association citoyenne « Les Amis des Puces » [4].

A contrario, les porteurs du projet la Foncière Volta (propriétaire du foncier) et la Mairie, qui a modifié spécifiquement et sur mesures le Plan Local d’Urbanisme (PLU) pour coller au projet clef en mains, sont restés d’une grande discrétion proche de la dissimulation.

Ainsi, Hervé Giaoui, un des principaux actionnaires de la Foncière Volta, a pendant plusieurs années valorisé la grande cour du 77 Rosiers pour en faire un lieu éphémère « branché » des Puces (grande terrasse de café avec musique, petite restauration, Habitat Vintage, Galerie l’Eclaireur, exposition d’art contemporain…). Une stratégie de communication pour aboutir au nom de baptême rassurant de « Village des Rosiers » dissimulant les paquebots de logements ancrés derrière.

Par ailleurs, on ne comprend pas très bien pourquoi et comment ce « village » s ‘est transformé en grosse bourgade puisque le même Hervé Giaoui parlait dans les médias fin 2015 de « 200 à 300 logements »[5] et qu’aujourd’hui, avec 520, la mise est quasiment doublée ! Idem pour l’inflation du nombre de parkings (donc de voitures) environ 600 au départ et 745 à l’arrivée !

Que les commerçants ou riverains qui ont eu des informations précises ou été concertés par le Foncière Volta n’hésitent pas à nous apporter leurs témoignages [6]. Nous les publieront intégralement et bien volontiers sur ce blog ! Quant au PDG de la Foncière Volta (Raphaël Aboulkeir) – trop modeste – il a assisté en courageux anonyme à la réunion publique du 1er juillet. Il a laissé ostensiblement ses coordonnées sur la liste des participants[7]. S’il souhaite être contacté, qu’il n’hésite pas.  Nous serons enchantés de dialoguer avec lui pour mieux comprendre.

Côté Mairie, plutôt que d’expliquer cette opération (déjà à sa propre équipe), William Delannoy, s’est surtout employé à « saucissonner » les décisions municipales accompagnant cette opération pour les rendre illisibles (modification sur-mesure du PLU, création d’une réserve foncière pour équipement scolaire, vente d’une parcelle communale stratégique…).

Pas de débat au Conseil, ni de réunions de la commission municipale d’urbanisme sur le sujet, aucune réunion publique dans le quartier, pas une ligne dans le journal municipal… un peu étrange pour le plus important permis de construire d’un seul tenant jamais déposé à Saint-Ouen (520 logements 745 parkings) avec un seul opérateur et un seul cabinet d’architectes ! [8] Ajoutons : au sein d’un lieu touristique emblématique !

Interpellé par les élus d’opposition, le Maire se contentera invariablement de répéter en boucle « c’est une opération privée ». Vu l’engagement décisif de la ville c’est un peu court !

Il devra également nous expliquer comment les 745 véhicules rentreront par la rue Marie Curie et sortiront sur l’avenue Michelet (au droit de l’actuelle brasserie Biron) alors qu’il n’existe aucun carrefour existant ou prévu. Le Département de la Seine St-Denis qui gère cette voie départementale a été visiblement mis devant le fait accompli à réception du permis de construire et a logiquement émis un avis de facto défavorable (comprendre pas de travaux programmés et financés à cet endroit). Les « entrées et sorties des véhicules devront se faire sur la rue des Rosiers » (communale).

William Delannoy entonnera-t-il son éternel refrain : c’est la faute aux autres, on me bloque « mes » projets, c’est un complot des socialo-communistes ! Non bien entendu puisqu’il s’agit d’une opération… « privée ».

Là aussi, nous attendons toujours les témoignages des élus de la Majorité qui votent tout dans une belle et muette unanimité mais qui sont en réalité toujours incapables de dire trois mots pour expliquer et justifier ce projet auprès des citoyens ou des commerçants. On pense notamment à Hugues Cornière discret Conseiller délégué aux Puces et par ailleurs  (!) Président du MAP (association des commerçants des Puces) [9] mais aussi à d’autres.

En résumé, si ce projet était vraiment la meilleure et la seule solution pour résorber cette friche de 2 ha (complètement polluée), développer des nouveaux services pour les activités pucières, désenclaver les Puces, construire des logements diversifiés, dynamiser les marchés voisins, alléger les problèmes de circulation… qui s’en plaindrait ?

Pourquoi ne pas porter haut et fort ce partenariat entre un opérateur privé et la ville (d’ailleurs assez classique en la matière). Pourquoi ne pas assumer et accepter le débat et les critiques inévitables. Pourquoi évacuer les problèmes de circulation? Pourquoi avancer à marche forcée loin des élus du conseil municipal, des citoyens et des commerçants? Poser ces questions c’est un peu y répondre. Ce n’est pas un projet d’aménagement mais un « coup » immobilier spéculatif de grande ampleur. C’est une réelle menace pour le devenir des Puces !

Comme l’annonçait l’association les Amis des Puces, l’enquête publique (obligatoire) achevée et le rapport du Commissaire enquêteur rendu, William Delannoy s’empresserait de signer le permis de construire courant juillet permettant ainsi de faire courir les délais de recours possibles contre le permis (2 mois) dans la torpeur de l’été. C’est chose faîtes comme l’atteste l’affichage officielle ce 20 juillet 2017 sur le site Wonder (bénéficiaire : SNC Paris Periph / Architecte : DGM de Levallois / Nature de travaux : ensemble immobilier : commerce, bureaux, logements, hôtel, activités, services et stationnement – Terrain 24 881 m2 /  superficie de plancher créée : 58 028 m2 / hauteur maximum : 29,75 m) [10]

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Dans ces conditions, il faut avec détermination mettre tout en œuvre pour arrêter cette opération telle qu’elle est engagée aujourd’hui tout en défendant un projet ambitieux et plus respectueux de son environnement. D’ores et déjà de multiples institutionnels ont été saisis de ce dossier (Etat, Région, Métropole, Département, Plaine Commune, Ville de Paris, Chambre de Commerce…), des organes de presse alertés:arrow: ( cf. article des Echos du 21/07) et des citoyens ou commerçants mobilisés.

A l’étape actuelle, il convient malgré la période estivale, d’examiner le Permis de construire obtenu (signé par le Maire et affiché sur le site) pour engager des recours sur la forme et le fond dans ce délais règlementaire de 2 mois (c’est à dire juqu’au 19 septembre 2017). Des recours, évidemment construits et argumentés, qui pourraient aboutir, au minimum, a retarder singulièrement ce projet et mettre autour de la table les citoyens.

Pour la suite, la démarche citoyenne doit être le contrepied des opérateurs politiques et financiers de cette opération : transparence avec la diffusion de l’information, rassemblement des habitants et commerçants, défense d’un projet équilibré

Et enfin s’inscrire dans la durée car rien n’est complètement joué à ce jour et beaucoup d’étapes sont encore à venir dans les cinq années à venir : la démolition, la dépollution, la commercialisation, la construction et  la livraison. 

Sans compter, à mi-parcours… les élections municipales.

Eric PEREIRA-SILVA

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*Cet article publié le 18 juillet, a été mis à jour le 20 juillet, puis le 24 juillet

Notes

[1] Les vagues « recommandations » du Commissaire enquêteur sont presque risibles  : que le chantier se passe bien en ne manquant pas « d’assurer la communication et la concertation avec le public » (ndlr : une grande spécialité du Maître d’ouvrage, Foncière Volta et de William Delannoy !) pour « minimiser les nuisances et les rendre acceptables » !? Pour la crèche :  « être attentif à répondre à toutes les demandes de l’Etat » ( un minimum, non !?) et « de suivre les mesure de compensation des impacts » (plus vague c’es dur !) Pour le reste, le projet lui même et l’enquête publique, tout est en ordre et les tampons sont au bon endroit. RAS.

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Du même tonneau que la plaquette de présentation simplifiée du projet, demandée gentiment par le Commissaire enquêteur (pour une meilleure information du public !) devenant, par les bons soins de Foncière Volta un grossier document publicitaire (4 pages avec un logo de la ville) dans lequel la partie logements est complètement édulcorée se résumant à  un plan masse incompréhensible pour le public. Voir annotations en rouge ci-dessous sur ladite plaquette :

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[2] les articles blog Soigne ta Gauche 2015-2017  sur l’opération « Wonder »

Enquête discrète  (4/08/2015)            http://www.soignetagauche.fr/2015/08/enquete-discrete/

Nom de code : AH 70   (30/05/2016)          http://www.soignetagauche.fr/2016/05/nom-de-code-ah-70/

Wonder(full) !*  (4/06/2016)             http://www.soignetagauche.fr/2016/06/wonderfull/

Main basse sur la ville…  (9/02/2017)  http://www.soignetagauche.fr/2017/02/main-basse-sur-la-ville/

Enquête sur un gros « village » (5/04/2017) http://www.soignetagauche.fr/2017/04/enquete-sur-un-gros-village/

Dynamiser ou dynamiter les Puces ? (21/05/2017) http://www.soignetagauche.fr/2017/05/dynamiser-ou-dynamiter-les-puces/

Affaire immobilière Wonder (28/06/2017) http://www.soignetagauche.fr/2017/06/affaire-immobiliere-wonder/

[3] Une réunion publique avec une petite soixantaine de personnes ce 1er juillet (de 17 à 19 h) avec un « Power Point » de présentation suivi de nombreux échanges avec les participants. Parmi ceux-ci, quelques « Puciers », des riverains et habitants, des parents d’élèves de l’école voisine et quelques « personnalités » locales de Frédéric Durand (Président du groupe PCF-FdG au Conseil municipal) à Eric Coquerel (nouveau Député FI de la circonscription), en passant par Adel Ziane et Karim Bouamrane (respectivement Secrétaire de section et Porte parole national du PS) ou Dina Deffairi (EE-LV et récente candidate à la députation).

Sans compter quelques gentils « observateurs » comme Marc Maison (ancien élu et ex co-listier de W. Delannoy) qui selon les mauvaises langues en tâterait désormais pour l’immobilier et enfin une « ombre » qui a laissé son nom sur la feuille de présence : Raphaël Aboulkheir…PDG de la Foncière Volta (ingénieur de Polytechnique et diplômé de l’Impérial Collège de Londres).pdf nom

 

[4] L’association Les Amis des Puces, en gestation depuis plusieurs mois, a été créée il y a peu. Elle se propose d’agir pour favoriser la transparence et la concertation sur les différents projets dans les Puces, réfléchir à des solutions cohérentes et durables dans une vision d’ensemble et aussi établir un dialogue constructif sur les Puces avec les associations de commerçants et les institutionnels. 

Amis des Puces

[5] 200 à 300 logements constituant une jauge beaucoup plus réaliste sur le plan de l’intégration urbaine.

[6] Nous sommes ainsi preneur des informations précises sur l’information et la concertation avec les commerçants du marché Biron puisqu’ils semblent être quasiment les seuls dans ce cas.

[7] Image 3

[8] La Foncière Volta qui n’est pas une société de promotion immobilière pourrait être amené logiquement à céder ce bien après l’avoir largement valorisé (en le rendant constructible à grande échelle grâce à W. Delannoy). Dans ce cas un promoteur ami comme – peut-être et au hasard BNP Paribas Immobilier – pourrait reprendre l’affaire (à ses risques et périls !).

[9] Hugues Cornière malgré sa grande discrétion (au Conseil municipal mais aussi au MAP) s’est néanmoins invité à la réunion organisée par « Les Amis des Puces » le 6 mai dernier. Quand des intervenants lui ont gentiment tendu la perche pour qu’il s’exprime il s’est contenté de regarder ses pieds. Dommage ! 

[10] Une hauteur maximum de 29,75 m : c’est l’équivalent d’un rez de chaussée haut + 8 étages. Ici sur une bonne partie de l’opération très haute et très dense (et qui ne borde pas, comme au Docks, un parc de 2 ha).

:arrow: Les Echos du 21 juillet 2017

Remous aux Puces de Saint-Ouen autour d’un projet immobilier

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Le permis pour 520 logements et 745 places de parking accordé au patron d’Habitat, fait débat. Certains craignent pour le charme du site, d’autres y voient une opportunité de renouvellement urbain.

Le charme des Puces de Saint-Ouen apprécié des chineurs et des touristes, est-il menacé par le vaste projet immobilier du 77 rue des Rosiers, artère principale du marché? Le patron d’Habitat, Hervé Giaoui, actionnaire majoritaire de la SNC Paris Periph, filiale de la Foncière Volta, vient d’obtenir le permis pour un complexe beaucoup plus dense que prévu, avec 520 logements au lieu de 350, sur le site de l’ancienne usine Wonder. Eric Pereira-Silva, opposant à l’équipe municipale, s’en émeut. «Cette opération privée de 60.000 mètres carrés, avec des logements jusqu’à 7-8 étages, un hôtel, des locaux d’activité, et 745 places de parking, curieusement nommé le «Village des Rosiers», a fait l’objet d’une enquête publique tardive pour un dossier de 2350 pages. La mairie a changé son plan local d’urbanisme pour augmenter les droits à construire, vendu une parcelle stratégique – la rue Biron – et semble avoir ouvert une possibilité d’extension sur le secteur du stade Bauer. Aucune réunion publique dans le quartier, pas une ligne dans le journal municipal… Etrange pour le plus important permis de construire d’un seul tenant jamais déposé à Saint-Ouen avec un seul opérateur» déplore-t-il. Eric Pereira-Silva craint aussi les nuisances en termes de circulation, d’autant que rue des Rosiers d’autres opérations sont engagées : 190 logements sur l’ancien site Valéo et un complexe hôtel-résidence étudiante-bureaux dans l’ex-siège de SVP.  

Faut-il voir dans cette densification la nécessité pour la Foncière Volta de dégager des recettes importantes afin de couvrir les coûts lourds de dépollution qui pourraient atteindre selon Eric Pereira-Silva 10 millions d’euros? Sollicité par Les Echos, le maire William Delannoy, n’a pas répondu. 

 

Coût de dépollution

Dans son rapport, le commissaire-enquêteur, qui a donné un avis favorable, soulignait néanmoins « le fort impact sur le tissu urbain de Saint-Ouen ». Hervé Giaoui relativise: «l’emprise foncière n’a pas bougé même si le projet s’est densifié, de manière intelligente. Les besoins des puciers sont toujours pris en compte, avec 2.500 à 3.000 mètres carrés de réserves prévues pour eux, des parkings. Et une offre complémentaire avec des ateliers pour des compagnons, des cellules pour des galeries d’art, va renforcer au contraire l’attractivité du lieu, maintenir cette atmosphère artisanale typique » précise-t-il. Pour Hugues Cornière, à la fois adjoint au maire de Saint-Ouen et président de l’association du Marché aux Puces, « il faut se réjouir que sur ce site désaffecté depuis 35 ans, apparaisse un projet tenant la route et s’insérant de manière respectueuse dans son environnement puisque les bâtis les plus hauts sont les plus éloignés des antiquaires ». Alors qu’une agression a encore eu lieu récemment rue Lecuyer, la qualité du projet devrait selon lui, contribuer à renouveler la population aux abords des Puces. Et le programme est complémentaire des actions menées par la ville pour faire de l’ancienne imprimerie de 20.000 mètres carrés un hôtel d’art contemporain. 

Du côté des antiquaires, les avis sont partagés. Pour Nicholas Moufflet, à la tête de l’association historique de commerçants des Puces,  « les affaires restant difficiles, le chantier ne doit pas les compliquer davantage. Il faut examiner les modalités d’indemnisation des marchands, être vigilant sur les conditions de dépollution afin que ce ne soit pas dissuasif pour les visiteurs, et ne pas oublier le caractère de destination touristique des Puces ». 

Jean-Cyril Boutmy, propriétaire du marché Paul Bert-Serpette, qu’il a contribué à rénover, est plutôt très favorable à ce programme qui va lui apporter de nouveaux clients. « C’est bon pour l’image de Saint Ouen et cela va faire parler de la ville en bien». Il est vrai que Hervé Giaoui va également contribuer à faire grimper le prix du mètre carré à Saint-Ouen, donc celui du marché Paul Bert-Serpette, disent les mauvaises langues …

Martine ROBERT

https://www.lesechos.fr/industrie-services/immobilier-btp/010153444672-remous-aux-puces-de-saint-ouen-autour-dun-projet-immobilier-2103526.php#94ICtMshOpdyHjpX.99

 

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20 réflexions au sujet de « Wonder : le bras de fer continue ! * »

  1. Bonjour EPS, savez vous si il y a déjà la possibilité de réserver un appartement dans ce programme, je suis très intéressé par l’emplacement et la qualité du projet?
    Votre bien dévoué

    • @ Petit loup

      Bien entendu vous pouvez déjà pré réserver me dit-on. Même si tout se passe comme prévu, les premières livraisons sont prévues au 4ème trimestre 2021 et plus probablement au 1er trimestre voire au 2ème trimestre 2O22.
      Personnellement je vous conseille de ne pas attendre et de vous positionner sur les duplex au 5+7 le long du marché Biron. Pour l’heure, concernant la commercialisation rapprochez-vous plutôt de BNP Paribas Immobilier (ou du Maire).
      A bientôt.

  2. Afin d’assurer sa réélection en mars 2020, le maire de Saint-Ouen-sur-Seine accélère la construction d’immeubles de haut standing dans sa ville.

    Devant les médias NEXITY tient un discours social et parle de « faciliter l’accès au logement ». Ce discours d’Alain Dinin concerne les journalistes.

    Dans la réalité NEXITY proposent aux maires de droite/lrem des programmes d’habitations de luxe afin de faire pencher le corps électoral à droite en mars 2020.

    Le système capitaliste a assigné à la société NEXITY un rôle : gonfler la bulle immobilière afin d’interdire aux classes populaires et aux classes moyennes l’accès à la propriété.

    En France le rôle de la profession immobilière est d’organiser la ségrégation sociale.

    Alors NEXITY et BNP IMMOBILIER conçoivent les immeubles nécessaires à la réélection de l’actuel maire de Saint-Ouen-sur-Seine lors des des prochaines élections municipales.

    • Alors que l’ancienne Maire communiste n’a jamais fait de clientélisme sur le logement social pour assurer la sienne de réélection…
      On croit rêver !

  3. Mais vous croyez vraiment gagner les élections municipale. Nous sommes arrivés sur Saint-Ouen il y a 3 ans et la ville, en l’espace de 2 ans à évoluer dans le bon sans. Franchement, vous n’avez pas honte de vous exprimer dans soit disant l’intérêt des Audoniens alors que pendant des décennies vous avez mis a genoux cette ville. Ce n’est pas parceque votre poulain médiatique, Mr Coquerel, a gagner les dernières élections que vous, vous gagnerez les élections municipales. Les Audoniens n’oublirons pas votre gestion calamiteuse.

    • Vous vous êtes un rapide ! Arrivé en 2014, vous avez déjà pu analyser immédiatement la gestion calamiteuse du passé et déjà voir que désormais tout évoluer dans le « bon sens ». Vous n’êtes pas un peu un convaincu d’avance ?
      Prenez garde tout de même de ne pas confondre vitesse et précipitation.

      • Wonder? Le débat continue dans les Echos…
        J’aimerais bien que le camarade Cornière m’explique en quoi cette réalisation immobilière rue des Rosiers, dans les Puces chicos, va faire baisser l’agressivité rue Lécuyer, le long du périf ou sous le périf du côté du « marché aux voleurs »?

        https://www.lesechos.fr/industrie-services/immobilier-btp/010153444672-remous-aux-puces-de-saint-ouen-autour-dun-projet-immobilier-2103526.php#xtor=CS1-31#Ro8Z1458Uc87y5sb.01

        • « Eric Pereira-Silva, opposant à l’équipe municipale, s’en émeut »

          C’est l’heure de gloire ;-))

          « Dans son rapport, le commissaire-enquêteur, qui a donné un avis favorable, soulignait néanmoins « le fort impact sur le tissu urbain de Saint-Ouen »

          Même si, il y a quand même un avis favorable. Aïe !

          « Sollicité par Les Echos, le maire William Delannoy, n’a pas répondu »

          Peut être une réponse dans le canard de la ville ?

          « Alors qu’une agression a encore eu lieu récemment rue Lecuyer, la qualité du projet devrait selon lui, contribuer à renouveler la population aux abords des Puces »

          Voilà tout est dit. Pour faire diminuer les agressions, il faut dégager les « voyous » qui habitent Saint Ouen, sous entendu les pauvres, les précaires, les chômeurs ………. bref la « populasse » et les remplacer par des gens « biens », sous entendu des cadres, des retraités aisés, bref des « riches ».

          Mais n’est ce pas les majorités municipales précédentes qui ont amorcés le processus ?

  4. Une info du blog de Romainville du 16 juin 2017

    —————————————————————————————–

    1 200 000 logments neufs d’ici 2030 – c’est pas moi qui le dit, c’est le capitaine FLAM !

    LOL la co-construction.

    RIP le Vivre Ensemble.

    PTDR la démocratie directe – 3ème piliers du Macronisme – [si si pour de vrai…]

    Après cette séquence politicarde interminable, on va pouvoir parler des choses qui fâchent.

    L’absence de participation du citoyen dans le processus d’hyperdensification de la Région-Capitale, [c’est ainsi que l’on désigne notre territoire sur les tapis feutrés des institutions…].

    Vous le savez depuis longtemps, l’objectif annuel de construction correspond à 70 000 unités-logements, soit depuis la signature des conventions jusqu’à la dead-line fatidique de 2030, la bagatelle de 1 million 200 mille logements en 17 ans, en Ile de France.

    1 200 000 logements neufs doivent sortir de terre d’ici 2030, quitte à pousser tes murs, écraser tes espaces verts et empiéter sur ta qualité de vie.

    Sur le site de la DRIAL -Direction Régionale et Interdépartementale de l’Équipement et de l’Aménagment d’Ile-de-France, on peut lire :

    Sur ces 70 000 logements annuels, 35 000 logements permettront le maintien en place de la population actuelle (renouvellement du parc), 25 000 logements accueilleront des populations nouvelles et offriront des différents modes de résidence et enfin 10 000 logements répondront aux besoins supplémentaires engendrés par le projet du Grand Paris.

    La suite
    http://romainvillesud.over-blog.com/2017/06/1-200-000-logments-neufs-d-ici-2030-c-est-pas-qui-le-dit-c-est-la-capitaine-flam.html

    • Je viens de relire l’article. En ce qui concerne la dénonciation du « tout voiture », il y a un autre projet que les majorités précédentes défendaient et qui est toujours d’actualité. C’est le boulevard urbains partant du pont de Clichy et débouchant Bd Victor Hugo au niveau du RER. J’ose espérer une dénonciation du « tout voiture » pour ce projet tout aussi néfaste.

  5. Comment se fait-il qu’il n’y ait pas un mot sur ce projet pour le site Wonder dans le bilan de mi-mandat de WD, paru dans son édito du JdSOSS?
    Isengrin une réponse!!!

  6. En 2001, quand Jacqueline Dambreville était Maire (sous le nom de Dambreville) et que William Delannoy s’indignait sur la prise en compte de la pollution sur Wonder…

    Le Parisien 26/12/2001 Vincent Montgaillard
    Le maire révèle une « grave pollution » à la ZAC Wonder

    Les sous-sols de la ZAC (zone d’aménagement concerté) Wonder, située en plein coeur des puces, sur le terrain des anciennes usines de fabrication de piles fermées en 1986, seraient sérieusement pollués. Dans un courrier adressé aux élus, le maire PC, Jacqueline Dambreville, qui a aussi prévenu le préfet, fait état de sondages réalisés par le bureau de contrôle Veritas qui « indiquent la présence de matériaux lourds et polluants enfouis, nécessitant un transport et un stockage contrôlé. La dépollution me paraît urgente et impérative », s’alarme l’édile. Et de conclure : « La découverte de cette grave pollution risque de compromettre notre projet d’urbanisme. » Depuis 1993, dans le cadre de la ZAC, la commune de Saint-Ouen espère concrétiser un ambitieux projet immobilier sur une portion du terrain . Aujourd’hui, le site Wonder, une longue bande rectangulaire à deux pas du boulevard périphérique, appartient à Bernard Steinitz, l’un des plus grands antiquaires de la place de Paris. Celui-ci l’a racheté en s’endettant lourdement, pour environ 30 millions de francs (4,57 millions d’euros) il y a une dizaine d’années à Bernard Tapie. Le célèbre businessman s’en était lui-même porté acquéreur en prenant le contrôle de la société Wonder. Actuellement, l’antiquaire-marchand de biens utilise les ateliers de l’usine défunte pour stocker et restaurer des objets anciens.
    Un rapport jalousement gardé
    Interrogé par téléphone à deux reprises, le propriétaire des lieux, irrité, a refusé de répondre à nos questions. Tout au plus a-t-il concédé qu’il demanderait « une contre-expertise tout à fait objective ». Sollicitée également, la préfecture n’a pas fait de commentaires car, pour le moment, elle « analyse le dossier ». De son côté, le maire de Saint-Ouen n’a pas souhaité communiquer les preuves de ses affirmations. « Le rapport Veritas appartient à l’antiquaire qui l’a commandé sur injonction de la préfecture et après des pressions de la ville. D’autre part, je demande que des compléments d’études soient effectués », souligne Jacqueline Dambreville. L’audit est donc jalousement gardé. Une infime partie du voile a, pour l’heure, été levée. Des questions restent en suspens. Cette pollution, décrite par un adjoint au maire comme « une véritable catastrophe écologique », présente-t-elle des risques pour la santé publique, le terrain, étant, selon ceux qui ont lu le rapport, truffé d’hydrocarbures, de plomb, de mercure ? Les autres portions de terrain de la ZAC sont-elles, elles aussi, polluées ? « Il serait temps que la préfecture et la municipalité nous donnent des éléments plus précis. Depuis trop longtemps, on a essayé de minimiser les choses », s’indigne William Delannoy, conseiller municipal d’opposition et président de l’association Défense et Promotion des puces. ATELIERS STEINITZ, 1992. D’après la mairie , qui cite un rapport du bureau Véritas, les sous-sols de l’actuelle ZAC Wonder, anciennement usines Wonder, seraient sérieusement pollués .

    • Intéressant cet article.

      Premier point :

      Que dit not bon Willy alors conseiller municipal :

      « Il serait temps que la préfecture et la municipalité nous donnent des éléments plus précis. Depuis trop longtemps, on a essayé de minimiser les choses », s’indigne William Delannoy, conseiller municipal d’opposition et président de l’association Défense et Promotion des puces.

      Il demande plus de transparence. Depuis il a bien changé.

      Que dit JR :

      « La découverte de cette grave pollution risque de compromettre notre projet d’urbanisme. » Depuis 1993, dans le cadre de la ZAC, la commune de Saint-Ouen espère concrétiser un ambitieux projet immobilier sur une portion du terrain .

      Ah bin ça alors ! Qu’est ce qu’on apprend ! Que celles et ceux qui aujourd’hui critiquent not bon maire et son projet pharaonique avaient un « ambitieux projet immobilier sur une portion du terrain . »
      Je crois qu’en 2020 pour les municipales va y avoir du sport parce que personne n’est irréprochable.

        • Comme c’est bizarre à chaque fois que je rappelle ou souligne que les anciennes majorités ne valaient pas mieux que l’actuelle vous réagissez. Désolé mais je ne fais que constater des faits.

          Ensuite je ne suis pas irréprochable et vous êtes loin de l’être aussi. Si vous voulez voter pour moi pourquoi pas cela fera un bulletin nul de plus.

    • Ce n’est pas politiquement correct de montrer que les élu(e)s de l’opposition, une fois élu(e)s de la majorité changent d’avis, adoptent la politique qu’ils n’ont eu de cesse de dénoncer avec véhémence.

      Que ce soit en Audonie ou au delà.

      Feu le centriste Edgar Faure disait « Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ! »

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