Du boulot à Gauche !

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Beau plateau contestataire à Saint-Ouen pour ceux qui rejettent la « loi travail » avec un débat ce 24 juin 2016 à Mains d’œuvre. Là même, où il y a quelques semaines, les tenants du 49.3 * organisaient un débat surréaliste sur le cannabis. Un peu chahutés, ils promettaient d’ailleurs ( même pas peur !) d’en débattre prochainement. Ils seront donc les bienvenus…

 

 

*Karim Bouamrane, Bruno Le Roux et consorts

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21 réflexions sur « Du boulot à Gauche ! »

  1. Fakir n°75 de mai-juin est en kiosque
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    En ce moment Fakir est partout, dans les cinoches et sur les places publiques, dans les manifs et sur les plateaux télés…

    On essaye de faire notre, les conseils de Saul Alinsky, le maître à penser de la gauche radicale américaine et picarde :

    « Vous avez trois possibilités : pleurer sur vous mêmes ; ou bien devenir dingues et lancer des bombes, mais vous pousserez tout le monde à droite ; ou bien vous organiser et gagner du pouvoir »

    http://www.fakirpresse.info/+-75-en-kiosque-+

  2. Article de Bastamag

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    Nouvel ordre social

    Pourquoi la loi Travail et les interdictions de manifester révèlent une radicalisation de l’oligarchie néolibérale
    par Nadia Djabali 22 juin 2016

    Pour la première fois depuis un demi-siècle, une manifestation syndicale est frappée d’interdiction à Paris. L’attitude du gouvernement vis-à-vis des opposants à la loi Travail et, surtout, le contenu de cette loi, montrent un durcissement en cours : pas celui de la CGT ou de « l’extrême gauche » mais « de l’offensive oligarchique dirigée contre les droits sociaux et économiques des citoyens ».

    Car derrière la loi de Myriam El Khomri, c’est un nouvel ordre social qui pointe. Un ordre où les plus fragiles devront être les plus flexibles, pour le seul bénéfice du taux de marge des entreprises et de leurs actionnaires.

    La veille du match France-Roumanie, coup d’envoi de l’Euro 2016, le compte Twitter du ministère de l’Intérieur affiche pendant plusieurs heures un message pour le moins étrange.

    Parmi les consignes de sécurité aux abords des stades : « Ne pas tenir de propos politiques, idéologiques, injurieux, racistes ou xénophobes. »

    La communication de Bernard Cazeneuve met ainsi sur le même plan parole politique d’une part, insultes et propos sanctionnés par la loi, d’autre part.

    Le lendemain de la manifestation nationale contre la loi Travail du 14 juin 2016, François Hollande amalgame le stupide acte de vandalisme contre des vitres de l’hôpital Necker et la menace terroriste.

    Il prévient : « À un moment où la France accueille l’Euro, où elle fait face au terrorisme, il ne pourra plus y avoir d’autorisation de manifester si les conditions de la préservation des biens et des personnes et des biens publics ne sont pas garanties. »

    Manuel Valls enfonce le clou sur les ondes de France Inter : « Il y a un besoin d’autorité, d’ordre exprimé par les Français. » Interdiction de tenir des propos politiques aux abords des stades, besoin d’autorité et d’ordre, recours du 49-3 en l’absence d’une majorité favorable à la loi Travail, les temps sont durs pour le débat démocratique.

    Pour la première fois depuis un demi siècle, et la guerre d’Algérie, une manifestation syndicale est interdite dans les rues de Paris.

    Une radicalisation du néolibéralisme

    Pourtant, depuis deux mois, seuls les opposants à la loi Travail, en premier lieu la CGT, sont accusés, par plusieurs médias et le gouvernement, de « se radicaliser ». Sur la radicalisation néolibérale des partisans de la loi Travail, point de commentaires.

    La loi « visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actif-ve-s », dite loi Travail ou loi El Khomri, s’inscrit bien dans ce cadre idéologique.

    La suite
    http://www.bastamag.net/Loi-Travail-un-texte-qui-revele-l-ampleur-de-la-radicalisation-du

    • Nouvel ordre social, ben oui.
      Hollande a essayé de conserver notre modèle social sans succes.
      Nous vivons le début de la fin du salariat.
      La bourgeoisie a gagné .
      Les grosses tôles du numérique emploient de plus en plus d’independants, auto ceci ou cela voire sarl’s qui sous traitent vers des travailleurs détachés bien formes et payés peu cher.
      Les patrons ne veulent plus payer de charges .
      La sécurité sociale est en danger dans sa forma actuelle.
      Le vainqueur de la primaire de la droite sera le futur President.
      Nous allons morfler grave.
      Quoiqu’en disent Martinez et mailly la mobilisation n’est pas la.
      Nos petits enfants devront chercher dès clients plutôt que des employeurs et payer leurs charges sociales pour survivre.
      Socialement, nos générations ont eues bien de la chance , grâce à nos parents.
      Alors, qu’en pensez vous.
      Merci de vos commentaires.
      Jmp

    • Michel,

      Au sujet du TAFTA, pas l’ombre d’un début de commencement de confiance en ce garçon.

      J’ai cru le reconnaître à la Une de CQFD de juin, journal sans réclame.
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      « La réforme du droit du travail voulue et imposée par le gouvernement Valls est le minimum de ce qu’il faut faire  », a déclaré Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne (Le Monde, 21 mai).

      Peu avant, Pierre Moscovici, le commissaire européen aux Affaires économiques, avait, lui, usé d’une formule délicieusement hypocrite : « Ce n’est pas mon rôle de juger [la loi Travail]. Tout ce que je peux dire, c’est qu’une réforme est indispensable et qu’y renoncer serait une erreur lourde. » (20 minutes, 18 mai).

      Ces sorties du bois des donneurs d’ordre de Bruxelles nous rappellent que depuis un certain référendum sur le Traité constitutionnel européen, les exigences libérales s’en battent l’œil des décisions démocratiques et des résistances populaires.

      Le jusqu’au-boutiste Manuel Valls l’annonçait à une passante qui l’interpellait au salon de l’agriculture : «  – Passante  : Hé monsieur, la loi El Khomri, on n’en veut pas, hein  ! – Manuel Valls  : Eh bah oui, mais vous l’aurez  !   »

      Les gens, au cas où vous ne l’auriez pas bien compris, l’agenda de ces messieurs en costard est réglé avec la détermination de ceux qui ont toute latitude pour louvoyer, étaler leur mépris social sans borne, laisser pourrir les situations, taper dur et blesser les opposants dans leur chair, épuiser les forces d’une mobilisation toujours fragile par définition et imposer leurs options à l’usure.

      Une même méthode expérimentée en Espagne, en Grèce, au Portugal, et désormais en France ou en Belgique.

      http://cqfd-journal.org/Au-sommaire-du-no144-special

  3. A propos du TAFTA

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    Les incroyables précautions pour cacher le traité Tafta aux élus du peuple
    25 juin 2016 / Tiffany Blandin (Reporterre)

    Les incroyables précautions pour cacher le traité Tafta aux élus du peuple

    Le traité de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis se discute dans une grande opacité. A force d’insistance, il a été obtenu que les députés puissent consulter les comptes-rendus de négociation. Dans une salle sécurisée, en présence d’un surveillant et avec interdiction de recopier des passages.

    Reporterre a suivi la procédure avec le député Noël Mamère. Récit en video… édifiant.

    Depuis quelques temps, on nous répète que les négociations du Tafta sont transparentes.

    Que ce traité de libre échange entre la France et les États-Unis, qu’on appelle Tafta ou TTIP ou PTIC, se décide au vu et au su des 826 millions d’Européens et Étasuniens.

    « Je considère qu’il faut faire de l’open data », a affirmé Matthias Fekl, le secrétaire d’État au commerce extérieur, auditionné par les sénateurs sur ce sujet le 8 mars dernier. Tandis que la Commission européenne affirme sur son site internet « négocier le Ttip aussi ouvertement que possible ».

    Les signes de bonne volonté se succèdent. Depuis le 2 décembre, les eurodéputés ont accès à l’ensemble des documents de négociations dans des salles de lectures sécurisées.

    Courant janvier, les parlementaires des États membres, dont la France, ont aussi obtenu ce privilège. Les citoyens, eux, ont droit à des « fiches d’information » et à des « textes de négociation de l’UE » en accès libre sur le site de la Commission européenne.
    « Bonjour, c’est Noël Mamère… »

    A Reporterre, on s’est dit qu’on était d’accord avec Matthias Fekl, et avec la Commission européenne. Et même qu’on allait les aider à être plus transparents encore.

    Alors on a accompagné Noël Mamère, qui est allé consulter les textes provisoires en tant que député de Gironde, avec un objectif : tout vous raconter. Récit.

    https://reporterre.net/Les-incroyables-precautions-pour-cacher-le-traite-Tafta-aux-elus-du-peuple

  4. Article de Bastamag
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    Le Sénat durcit la loi travail et supprime les 35h

    par Rachel Knaebel 30 juin 2016

    Le Sénat, en majorité à droite, a adopté mardi 28 juin sa version modifiée de la loi travail. Comme attendu, les sénateurs ont encore durci le texte. Mais après l’échec des discussions au sein de la commission mixte paritaire entre Sénat et Assemblée nationale, la loi va revenir entre les mains des députés à partir du 5 juillet.

    Ceux-ci devraient la détricoter à nouveau pour revenir à la version que le gouvernement a imposé sans vote en mai, faisant jouer l’article 49-3. S’il ne trouve toujours pas de majorité à l’Assemblée nationale, le gouvernement pourra encore une fois la faire adopter sans vote. Ensuite, le texte reviendra au Sénat le 18 juillet. En pleine période estivale.

    Qu’ont finalement modifié les sénateurs dans la loi ? Ils ont en tous points confirmé ce qui est considéré comme des attaques aux droits des travailleurs par le mouvement social qui conteste la loi depuis quatre mois.

    Et sont allés encore plus loin.

    La version des sénateurs remet ainsi en place le plafonnement des indemnités prud’homales dans le cas d’un licenciement abusif, à 15 mois de salaire maximum. La mesure avait été retirée du projet de loi initial suite aux mobilisations.

    Les sénateurs ont voté pour la prise en compte du seul périmètre national pour les multinationales et leurs filiales qui souhaitent réaliser des licenciements économiques, même si elles font des bénéfices au niveau du groupe.

    Les sénateurs ont aussi autorisé le travail de nuit pour les apprentis de moins de 18 ans.

    Surtout, le Sénat a ouvert grand la porte à la suppression pure et simple des 35 heures. Son texte prévoit de revenir à un temps de travail de référence de 39 heures par semaine.

    Le texte sorti de L’Assemblée nationale remettait déjà largement en cause les 35 heures en réduisant la majoration des heures supplémentaires sur simple accord d’entreprise. Le sénat a aussi voté la suppression du seuil minimum de 24 heures hebdomadaires pour le travail à temps partiel.

    Une mesure toute récente – elle date de 2013 – qui vise pourtant à protéger les travailleurs les plus précarisés, ceux à temps partiel, qui sont à 80 % des femmes. Logique : trois sénateurs sur quatre sont des hommes.

    http://www.bastamag.net/Le-Senat-durcit-encore-le-texte-avant-un-retour-a-l-Assemblee

  5. Ah nos si grandes et si chères démocraties française et européenne.

    Un article de Reporterre sur le traité de libre échange CETA.

    Ce traité de libre échange avec le Canada ne passera pas par le parlement. Qu’en dit notre député B Leroux ?

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    La Commission européenne veut signer les traités de libre échange sans consulter les États
    5 juillet 2016 / Tiffany Blandin et Emilie Massemin (Reporterre)

    Ce mercredi, la Commission européenne doit se prononcer sur l’adoption du Ceta, le traité de libre-échange avec le Canada. Il n’est pas prévu que les parlements nationaux donnent leur avis.

    Avec le Tafta, le traité en discussion avec les États-Unis, c’est la transparence qui fait défaut, et si la Commission a permis aux députés nationaux l’accès aux documents, elle l’a fait partiellement et en se faisant prier. Reporterre vous raconte les rebondissements de ce mauvais film.

    Il y a une semaine, nous vous avons raconté les conditions étrangers dans lesquelles les députés peuvent consulter les documents de travail du Tafta — le projet de traité entre l’Union européenne et le États-Unis visant à créer un grand marché transatlantique (GMT). Nous avons suivi Noël Mamère, qui a eu accès à la salle de lecture du Secrétariat général aux affaires européennes (Sgae), où sont enfermés à double-tour ces textes confidentiels.

    Mais cette transparence toute relative n’a pas toujours été d’actualité. Avant que les hauts fonctionnaires de la Commission européenne, puis de l’administration française, ne mettent à disposition ces documents, il a fallu franchir bien des obstacles. Un vrai scénario de film hollywoodien, avec rebondissements, climax et retournement final.

    « Les États membres ne sont plus invités à la table des négociations des traités commerciaux »

    En fait, les députés et les sénateurs français n’ont accès à l’ensemble des textes seulement depuis le mois de juin.

    Or, les discussions ont commencé il y a presque trois ans, le 8 juillet 2013. Depuis, treize rounds de négociation ont eu lieu. Lors de chaque round, des négociateurs se retrouvent pour une durée de trois à quatre jours, à Bruxelles, à Washington, à New York ou à Miami, dans des lieux tenus secrets.

    Toutes les précautions sont prises pour qu’aucune information ne filtre de ces réunions.

    Pourtant, lors de ces rounds, des sujets capitaux sont abordés, comme l’abolition les droits de douane dans des secteurs encore protégés (agroalimentaire, textile, transport…), l’harmonisation des règles et normes européennes et étasuniennes, ou la mise en place de tribunaux d’arbitrage pour régler les différents entre les investisseurs et les États.

    Aucun représentant de l’État français n’assiste à ces réunions.

    « Depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, en 2009, les États membres ne sont plus invités à la table des négociations des traités commerciaux », explique Amélie Canonne, présidente de l’Association internationale de techniciens, experts et chercheurs (Aitec) et membre du collectif Stop-Tafta.

    Cela rend le processus de négociation encore plus lointain pour les citoyens. »

    La suite
    https://reporterre.net/La-Commission-europeenne-veut-signer-les-traites-de-libre-echange-sans

  6. Pour Soigner ses hémisphères gauche et droite, le site Résistance Citoyen à la Finance : RéCiF
    http://recif.eu/accueil.html

    Avec une conférence d’Alain Deneault sur

    Les paradis fiscaux et la corruption des états de droit

    « Le problème avec les paradis fiscaux, c’est qu’on continue d’en parler avec les termes convenant à l’économie réelle. » Philosophe de formation, Alain Deneault revient dans cette intervention publique sur les termes auxquels on recourt d’ordinaire pour aborder le problème des paradis fiscaux, pour enfin les présenter comme une série de « législations de complaisance » appartenant à un régime de souveraineté politique spécifique.

    http://recif.eu/alain_deneault_les-paradis_fiscaux_et_l_corruption_des_etats_de_droit.html

  7. Jeudi 10 novembre à 14h00, sur France Culture j’ai écouté l’émission ci dessous, ai-je soigné ma gauche mais pas que ?

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    Aujourd’hui, c’est l’institution qui prend soin. Nous retraçons l’histoire de la Sécurité Sociale avec le documentariste Gilles Perret.

    Gilles Perret est réalisateur. Son documentaire La sociale sort le 9 novembre 2016 (Rouge Production) au cinéma (listes des projections ici). Il y retrace l’histoire de la Sécurité Sociale : d’où elle vient, ce qu’elle est devenue, ce qu’elle pourrait devenir. Nous parlons avec lui de cette prise en charge collective du soin, souvent bien trop méconnue.

    https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouvelles-vagues/prendre-soin-45-une-histoire-du-soin-pour-tous-la-securite-sociale#

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