Ça ira mieux demain (en 2020)

Unknown

L’ordre du jour du Conseil de ce 25 janvier 2016 sera consacré pour l’essentiel au débat d’orientation budgétaire (DOB pour les intimes). Un exercice obligatoire dans la procédure budgétaire mais qui peut prendre de grande liberté avec la transparence et de beaux raccourcis dans les explications. Même les citoyens experts de la chose n’y retrouvent pas toujours leurs petits.

Ainsi, il y a peu de chance que le scénario soit différent d’une année sur l’autre. A Madame Zedouti (adjointe aux finances) de jongler avec l’argumentaire financier frappé du bon sens du banquier, à M’sieur le Maire les saillies un peu lourdes sur l’ancienne municipalité et que lui-il-fait-comme-y-veut par ce qu’il-est-Maire et que la ville-était-ruinée.

Sauf si un minimum de travail a été fait en Commission des finances[1] (préalable au Conseil) comme dans d’autres villes, on peut dès lors douter que l’opposition puisse réellement jouer son rôle en termes d’argumentaire, de propositions ou simplement puisse poser toutes les bonnes questions. Par décence nous ne parlerons même pas des Conseillers municipaux de la Majorité.

Pas certain donc que les uns et les autres en sortent grandis.

Par bonheur un destinataire du rapport de présentation, qui garde habituellement son dossier de Conseil pour caler sa table (avant d’ouvrir son enveloppe en séance), nous a permis de consulter les 20 pages consacrées à ccette affaire de gros sous. Nos quelques commentaires pour la route :

– Parmi les bonnes nouvelles nos nouveaux édiles jusqu’ici défavorables à l’augmentation de la population de la ville (aujourd’hui estimée à plus de 50 000) découvrent que « ce dynamisme démographique est une richesse en termes de diversité sociale comme de dynamisme économique et fiscal ». Mais qu’hélas il faut quand même « construire des écoles » (1 pour « 1000 habitants »).

– Autre découverte fracassante, le désengagement de l’Etat (baisse des dotations) argumentaire railler par l’ancienne Opposition pendant des années et qui semble, pile-poil, se manifester depuis l’élection du Maire « en 2014 » !

– Le récent matraquage fiscal (par ceux qui promettaient de ne pas augmenter les impôts ») est qualifié aimablement d’ «efforts fiscaux importants » ou d’ « activ(ation) du levier fiscal ».

Le nettoyage brutal des effectifs du personnel communal fragilisant le service public est pudiquement qualifié lui de « masse salariale contenue »

– Une vraie chance : pas d’augmentation prévue (des taux !) en « 2016 année fiscalement neutre ». Ouf ! Et on nous ressert graphiques à l’appui qu’ « on est dans la moyenne » … entre Stains et Vaujours (Taxe d’habitation) ou entre Gournay et Coubron (pour la taxe foncière). Autant dire des villes sans comparaison aucune !

– Curiosité : la participation de la ville a été « renégociée » (dixit) pour la ZAC des Docks. Avec qui ? Mystère ! Nous donnons la réponse : avec la… ville elle même qui est le pilote et qui tout simplement ( ce n’est pas dans le rapport ) a baissé de 52 millions le programme des équipements publics sur les 10 ans à venir (nous y reviendrons en détail). Elle sera en 2016 de « 12 millions » « en raison d’un arrièré de paiement » à Sequano. pour mémoire, le compte rendu financier de ladite ZAC approuvé par le Conseil du 14 décembre dernier indiquait pourtant : 6 millions en 2015 et 6 millions en 2016. Bonjour pour la sincérité des documents financiers !

– L’épargne brute avec 10 millions issus de ladite saignée fiscale (+ 500 000 € de ratiboisage des dépenses de fonctionnement + 4,5 millions de la vente ex Valéo à BNP Parisbas) nous permet théoriquement de rembourser notre endettement en 9 ans. Un vrai miracle qui bouleversera les habitants puisque la durée était nous dit-on « infinie » (sic !) en 2013 juste avant l’arrivée de William Delannoy. On l’a échappé belle, c’était donc «perpète » avec les cocos. Faut y croire !

-Pour la bonne bouche, au détour d’une phrase sur le refinancement de la dette on évoque des « emprunts toxiques » pour près de 12 M€ sans trop s’appesantir. Une affirmation peut-être péremptoire car pour noyer son chien on l’accuse de la rage. Nous y reviendrons.

Ces quelques extraits, ce « pot pourri » sont a considéré juste comme  une rapide « note d’ambiance » invitant chacun à être très prudent concernant les affirmations de la nouvelle Majorité qui – grand classique – croit un peu naïvement qu’elle pourra éternellement accuser de tous les maux ces prédécesseurs pour évacuer ses propres difficultés.

Si l’on a bien compris en résumé : la situation est bien en main, le redressement spectaculaire mais avec toujours une « grande vulnérabilité » pendant encore quelques années. En gros il nous faudra tenir le coup jusqu’en 2020 avec bien sûr dans la foulée la réélection de William Delannoy. Après que du bonheur !

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[1] Commission composée habituellement à la proportionnelle avec des élus de la Majorité et de l’Opposition.

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19 réflexions sur « Ça ira mieux demain (en 2020) »

  1. Et oui, le blog rajeunit et permet d être informé.
    Une remarque pour l opposition, n essayez pas d espérer revenir a la gestion de la ville en vous cantonnant ds le soutien aveugle à l ancien régime, ni en ne partageant pas les infos reçues de votre mandat.
    Pour le reste, pour SO, dans ses nouveaux environnements, nous serons là pour les Audoniens.
    Longue vie au blog ?

  2. Nous avons une fois de plus constater la malhonnêteté intellectuelle de Jacqueline Rouillon dans le coup de théâtre final de la séance du conseil municipal.
    Les cocos ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît .

    • @ isengrin

      Une étude sur le rapprochement entre l’OPH et la Semiso de 2004 brandit par William Delannoy dans la dernière minute du Conseil ! Pas mal pour couper le sifflet à J. Rouillon. Mais
      un « coup de théâtre » qui reste à confirmer et qui pourrait être un pétard mouillé.

      Surtout s’il s’agit d’une simple petite étude prospective pour mettre en commun et faire des économies d’échelle genre groupement de commandes et autres. Ce qui n’aurait pas grand chose à voir avec l’actuelle absorption de l’Office public par une Semiso de statut privé. Mais que William Delannoy n’hésite pas à rendre public nous regarderons avec beaucoup d’attention et publierons volontiers.

      Interogés, Eric Pereira-Silva (Maire-Adjoint « divers Gauche » à l’époque) et Jean-Claude Le Ny alors Conseiller municipal (PS) qui deviendre Président de l’Office ensuite (2008-2014)… n’ont jamais entendu parlé de cette étude. Ils demandent donc à voir.

  3. Encore un minable de Droite planqué derrière son pseudo qui balance n’importe quoi sans citer ses sources et injurie les communistes.
    Je ne sais si ce loup dans la bergerie est Delannoy lui-même ou un(e) de ses fans mais il traduit bien l’honnêteté intellectuelle de cette équipe dans sa propagande et son manque total d’arguments pour justifier sa politique anti sociale. Il est quand même étonnant que tous ces élus si loquaces sur ce blog avant les municipales de 2014 se murent dans un tel silence depuis…
    C’est quoi la consigne de l’adjudant-chef? « On se tait, laissez-moi répondre… »

  4. Juste un retour, dans les années 70, au 23 ieme Bureau de st-ouen, présidé par A. Porte le pcf faisait 70 pour cent des voix;
    C’est combien aujourd’hui?
    merci.

  5. Masqué, nous parlons, nous injurions puis « nous attendons de voir cette étude* afin de pouvoir juger par nous même ».
    Admirable démarche intellectuelle de notre louveteau.
    * Il peut attendre Isengrin s’il est encore assez naïf pour croire que Delannoy va lui offrir un quelconque début de preuve de ses assertions. Apparemment il serait de Droite mais ne connaîtrait pas sa vieille façon de fonctionner « calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose! »

  6. Voyez messieurs les paranos nous ne sommes pas les seuls à vouloir fusionner les offices HLM.

    Fusion des offices HLM : après Clichy, ce sera le tour de Suresnes
    29 Janv. 2016, 18h08 | MAJ : 29 Janv. 2016, 18h08
    RÉAGIR

    (LP/A.-S.D.)
    Les élus de Clichy ont voté mardi soir la fusion de l’office municipal (3 800 logements) avec Hauts-de-Seine Habitat. D’autres villes devraient en faire de même, à commencer par Suresnes, qui devra néanmoins attendre son tour, en 2017, comme l’a annoncé Patrick Devedjian, président (LR) du conseil départemental en début de semaine.

    Des fusions qui nécessitent plusieurs étapes. Pour Clichy, les conseillers départementaux se prononceront le 5 février. Puis c’est le préfet qui donnera le feu vert final, pour un changement de statut au 1er juillet. Le maire et conseiller départemental (LR) Rémi Muzeau a d’ores et déjà annoncé que 10,5 M€ seraient investis sur trois ans pour rénover le parc social clichois.

    • Vous accusez Jacqueline Rouillon et les communistes et pour preuve de vos allégations vous citez Clichy et Suresnes, Muzeau et Devedjian…le LR.
      Restez masqué car révéler votre nom pourrait laisser interrogatif sur vos capacités logiques.
      Ce n’est pas mon cas mais même en me traitant de « parano » vous ne m’empêcherez pas de souligner à quelles extrémités peuvent conduire la mauvaise foi en politique et l’assurance de pouvoir dire n’importe quoi planqué derrière son pseudo…

      • Je doute de vos capacités de compréhension cher Monsieur. J’accuse Jacqueline Rouillon de sa malhonnêteté intellectuelle , mais le fait de citer un article du Parisien dans un autre post n’a rien à voir avec cela.
        L’article voulait simplement vous faire comprendre que St Ouen n’était pas seul a vouloir fusionner les offices HLM.
        Vous mélangez tout.
        Une fois vous prenez les posts des autres pour me faire dire ce que vous souhaitez me faire dire, une autre fois vous mélangez les informations.
        Bref vos propos n’ont aucune cohérence.

        • @Isengrin

          Pourriez-vous nous donner quelques exemples précis de fusions réalisées par des villes de Gauche de Société d’économie mixte absorbant un office HLM (avec si possible leur nombre de logements respectifs) ?

  7. Depuis les municipales, il semble que la commune soit tombée dans la léthargie. On ne voit rien, on n’entend rien, quelques bribes d’informations parviennent à traverser le mur du silence imposé par la nouvelle équipe, à la tête de laquelle trône le maréchal des logis Delannoy. Ce que l’on sait, c’est que les deux organismes de construction vont fusionner et que les orientations générales s’inspirent de Levallois, où règne en maître l’Al(modération)ne des temps modernes, le sieur Balkany et son épouse, copie conforme de nini peau de chien, qui fit naguère la gloire de la rue de Lappe et du Balajo. Dans son château de l’Oise, ou d’ailleurs, le maréchal des logis Delannoy médite sur le sort qu’il destine à Saint-Ouen et tout porte à croire qu’il prépare des lendemains qui ne chantent pas du tout ! C’est dans la tradition de la droite de séparer les nantis des plus faibles. Les manants sont priés d’aller voir ailleurs s’il fait beau. Dans ce pays, tout va de mal en pis. La progression du chômage qui draine la misère et le dénuement pourrait être la goutte qui fait déborder la vase. Auquel cas, on ne répondrait plus de rien. Redisons le à nouveau : « Qui sème le vent récolte la tempête ! »

  8. @Michel Fainzang.
    Ton père, c’est ma jeunesse, toute ma jeunesse, je n’ai pas de souvenir de jeune mec sans JO.
    Je suis avec toi et avec ton frangin
    Je vous embrasse.
    JMP

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