Pour une solution humaine, réaliste et …durable

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Cet été a été marqué à Saint-Ouen par le campement des familles Roms devant la Maire après leur expulsion de l’ancien terrain du Village d’Insertion rue de Clichy. Dispositif n’ayant visiblement pas joué son rôle jusqu’au bout avec des responsabilités diverses. Celles de W. Delannoy – simple Conseiller d’opposition à l’époque – ne pouvant être recherchées.

Pour l’heure, l’activisme un brin démagogique de certains ou l’inertie du nouveau Maire ne sont pas très bon signe sur un dossier qui appelle une solution rapide et relève surtout des responsabilités de l’Etat. Dominique Garcia-Durocher (élue socialiste de 2008-2014) nous livre son sentiment.

« Il y a sept ans exactement le bidonville de la zone industrielle de Saint-Ouen, le plus grand de France alors, où vivaient plus de 600 Roms roumains, a été démantelé pour des raisons de santé publique et pour le démarrage du projet du nouveau quartier des Docks. La municipalité de l’époque, conduite par Jacqueline Rouillon, s’était engagée à créer un village d’insertion accueillant une centaine de personnes. Celui-ci était l’un des premiers du genre et une vingtaine de familles s’y sont installées et se sont engagées à apprendre le français, scolariser leurs enfants, et respecter le règlement interne du village pour pouvoir y séjourner.

De leur côté les pouvoirs publics s’engageaient à mettre à leur disposition, des mobil home et un accompagnement administratif qui à terme devaient les mener à l’accession au logement et à l’insertion professionnelle. Le projet, confié à l’association ALJ 93, a pris fin en juillet 2013. Le terrain, rue de Clichy, a été racheté alors par la Société d’économie mixte Séquano (concessionnaire de la Ville de St-Ouen), pour commencer l’aménagement proche du RER C et de la future station de métro 14 à Victor Hugo (bureaux, voies nouvelles, espaces publics plantés…).

Pour autant, plusieurs familles ont continué à vivre sur ce terrain. Ce sont elles qui ont été expulsées le 24 Juillet dernier. Le terrain, désormais propriété de Séquano, des travaux ont d’ailleurs déjà démarré autour de l’ancien «  village ».

Une première mobilisation a eu lieu en mars 2015 et les familles ont obtenu l’autorisation de rester jusqu’à la fin de l’année scolaire. De nombreux acteurs associatifs sont mobilisés aux côté des familles (Collectif de solidarité avec les Rroms de Saint-Ouen en danger – Droit au logement Saint-Ouen (DAL) – Entraides citoyennes – Ligue des Droits de l’Homme Plaine Commune – MJCF Saint-Ouen – MRAP 93 – Romeurope 93) se réunissant quotidiennement devant la mairie pour exiger des solutions viables de relogement. La dernière en date a eu lieu samedi 29 août à 15h.

Le maire de Saint-Ouen, William Delannoy, a reçu une délégation le 27 juin dernier et s’est engagé à organiser une réunion multipartite qui n’a toujours pas eu lieu. Depuis l’expulsion, la mairie de Saint-Ouen, déléguerait à la Préfecture le soin de résoudre la situation….

C’est de l’humain que les pouvoirs publics ( Municipalité, Département, Etat) ont à gérer et non des lignes comptables ; Il est donc urgent que des solutions soient proposées et vite. Il semblerait que presque tous les enfants aient pu être de nouveau inscrits sur des listes scolaires, c’est un excellent début. Mais les nombreuses nuits passées dehors pour une partie des familles restantes ne peuvent pas durer plus longtemps. Espérons que chacun à son niveau prendra ses responsabilités afin que cette situation prenne fin».

 

DGD.

 

 

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52 réflexions sur « Pour une solution humaine, réaliste et …durable »

  1. Le premier ministre Manuel Valls l’a dit “les roms ont vocation à retourner en Roumanie”.
    Nous ne pouvons pas accepter sur notre territoire des populations qui vivent de vol et de mandicité .
    Il n’y a en Roumanie ni guerre, ni persécution qui justifient l’accueil de ces populations.
    Leur accueil se fera au détriment de ceux qui jouent leur survie par leur accueil en France .
    Allez y , conspuez moi, mais que voulez vous le loup est un loup pour l’homme.

  2. Qui a failli dans le dispositif, qui n’a pas respecté le contrat, les engagements cités ci dessus ?

    Ces familles qui ont continué à occuper le village d’insertion ?

    Les pouvoirs publics qui “à terme devaient les mener à l’accession au logement et à l’insertion professionnelle” dixit ci dessus ?

    25 familles en 2008. Combien de familles en 2013, fin du contrat, ont eu logement et insertion professionnelle ?

    Y a t il un rapport ?
    Peut on en avoir connaissance ?

  3. A DGD

    Le Larousse de la toile donne comme définitions du verbe gérer :

    – Administrer une fortune, un bien, conformément aux intérêts de celui qui les possède : Gérer les biens d’un mineur.

    – Être le directeur, l’administrateur d’une société ; administrer : Gérer un commerce.

    – Assurer la gestion, l’administration d’un stock de marchandises, d’informations, de données informatiques, etc.

    http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/g%C3%A9rer/36775

    Si l’être humain ne peut être une ligne comptable, peut il, doit il être gérer comme une entreprise, un bien immobilier, une marchandise ?

  4. Parlons vrai
    99,9% des audoniens sont totalement réfractaires à la seule idée qu’une famille ROM puisse être logée dans leur immeuble. L’ancienne majorité l’avait bien compris puisque ces familles n’ont pas été relogées en 2013 ni début 2014 alors qu’il y a eu une très forte distribution de logements

  5. com 7 : Si l’être humain ne peut être une ligne comptable, peut il, doit il être géré comme une entreprise, un bien immobilier, une marchandise ?

    c’est pour ca que les américains ont inventé le mot “ressource humaine” au vietnam !!

    com 6 : oui, avant de s’indigner, un peu d’info ne saurait nuire

  6. à post 8 – Si, si des familles du village d’insertion ont déjà été relogées à Saint-Ouen et ailleurs. La plupart des autres campant à côté de la maire ont aussi des demandes de logement. Plutôt que le relogement collectif des habitants continue à se faire de manière progressive. Maire, Sequano et Etat ont préféré expulser le village. Incompétence ? discrimination ? C’est incompréhensible comme politique !

  7. A tous les soutiens actuels et à venir de la lutte des expulsés,

    Depuis le 24 juillet, les familles expulsées du village d’insertion luttent pour avoir un toit. Cette lutte fait écho à celle des expulsés et mal logés qui campent Place de la République à Paris. Elle témoigne aussi de la vague d’expulsion qui cet été et ces derniers jours a touché Saint-Ouen et le 93. Au moins, 20 % des expulsions en France ont été réalisées dans le 93…

    Durant ce mois d’août, avec l’appui constant et déterminé de soutiens individuels et collectifs les expulsés continuent de manifester, harcelés par les polices municipale et nationale mais toujours déterminés ! Un rassemblement en soutien au expulsés, ce samedi 27 août, a rassemblé environ 70 personnes indignées par la situation. Depuis la rentrée, les soutien s’élargissent, de plus en plus de personnes sont sensibles à la situation.

    Dans le même temps, le maire et la préfecture comme la Sequano qui ont expulsé le village d’insertion restent sourds à toutes demandes de rendez-vous pour travailler au relogement des familles. C’est ainsi que les enfants font leur rentrée scolaire sans toit et que la situation apparaît bloquée.

    Face à cette situation, le DAL Saint-Ouen propose une réunion avec toutes les personnes et organisations souhaitant lutter pour le relogement des expulsés du village d’insertion et pour tous les expulsés et mal logés.

    Nous vous proposons de nous retrouver le samedi 5 septembre à 13 h. 1 rue des Marronniers, métro Mairie de Saint-Ouen.

    A l’ordre du jour (qui ne demande qu’a être enrichi) :
    — organisation du campement (lieu, déclaration, présence, attitude face à la police…)
    — actions à mener en direction de la mairie, Etat, Sequano…
    — liens avec les autres luttes en cours des expulsés et mal logés

    PS : de 10 h 30 à 13 h 00 se tiendra la permanence habituelle du Dal.

    Permanence du DAL Saint-Ouen, tous les 1er samedis du mois de 10 h 30 à 13 h.
    au 1, rue des Marronniers à Saint-Ouen. Tél. : 06 65 97 10 24. dalsaintouen@orange.fr http://droitaulogement.org/ http://www.facebook.com/comite.dalsaintouen

  8. « Pourquoi taire » (commentaire 8) et « Isengrin » (commentaire 2), vous fréquentez tous les jours des roms, au marché, dans l’administration, dans la vie, contrairement à ce que vous imaginez « rom » ce n’est pas écrit sur la figure.

  9. Je renvoie chacun à l’article du Parisien de ce jour sur la situation de La Courneuve et de l’évaluation et des propositions du maire de la ville sur l’accueil des Roms.

  10. @post 2
    S’il n’y a pas la guerre en Roumanie, les Roms sont malheureusement victimes de nombreuses discriminations et violences depuis des dizaines d’années dans ce pays, ne le savez-vous pas ?!
    http://www.lejournalinternational.fr/Pourquoi-les-Roms-quittent-ils-la-Roumanie%C2%A0_a875.html

    @post 6 et 7
    Je pense que les pouvoirs publics ont accompagné les familles du village d’insertion comme ils s’y étaient engagés en grande partie (installation matérielle du village, scolarisation des enfants, propositions d’emplois, certes précaires, aux adultes) jusqu’à la fin de l’hébergement au village d’insertion.
    Par contre, ils ont mal anticipé et préparé « l’après village » pour et avec les familles. Sinon, la situation actuelle n’existerait pas…Je m’inclus au « ils » puisque je faisais partie de l’ancienne majorité mais n’ai pas plus d’informations à vous donner car je n’ai pas été associée au dossier. Car oui, les pouvoirs publics « gèrent » des dossiers administratifs en prenant en compte ou non la part d’humain que ces dossiers représentent.

  11. Sauf erreur de ma part, les “rooms” ont une nationalité en général roumaine mais pas seulement et sauf erreur de ma part la plupart des anciens pays du bloc sovétique font partie de l’Union Européenne. Par conséquent celles et ceux qui pensent qu’ils doivent retourner chez eux en Roumanie où ailleurs se trompent puisqu’ils sont citoyen européen. Et par conséquent ils peuvent s’installer partout en Europe sans avoir besoin d’invoquer répression, guerre, etc……

  12. Expulsions à Saint-Ouen, ça suffit !
    Relogement immédiat de tous les expulsés !
    Rassemblement Jeudi 10 septembre 18 h 30

    Cet été, une vague d’expulsions a touché l’Ile-de-France : les campements se multiplient, ceux d’expulsés mais aussi de réfugiés. La Seine-Saint-Denis a été durement frappée : 20% des expulsions en France ont été réalisées dans le département. A Saint-Ouen, la municipalité mène une politique d’expulsion scandaleuse en cohérence avec l’intensification des mesures d’expulsions prises par le Préfet Galli. De nombreux locataires en difficulté, souvent avec leurs enfants, se sont alors retrouvés à la rue après avoir été expulsés de leur logement social. D’autres, subissent les exactions des marchands de sommeil, les loyers chers du privé, les habitats exigus et insalubres comme au 17/19 rue Jules Vallès ou au foyer CARA où les résidents vivent également sous la menace d’expulsion. Cette politique antisociale ne peut plus durer !

    C’est dans ce contexte que le 24 juillet dernier, quatorze familles roms audoniennes de l’ancien village d’insertion ont été expulsées par la Préfecture sur demande de la Séquano-Aménagement, propriétaire du terrain qui aménage les Docks à la demande de la municipalité. Le maire de Saint-Ouen, alors qu’il en a les moyens, n’a rien fait pour en empêcher l’évacuation. Réfugiées sous des tentes depuis plus d’un mois et demi, ces familles survivent avec l’aide d’associations locales et de citoyens mobilisés.

    Pourtant,ces familles, présentes sur Saint-Ouen depuis de nombreuses années, s’inscrivent depuis 2008 dans un processus d’insertion et ont respecté leurs engagements :les adultes travaillent, sont en formation ou inscrits à Pôle Emploi, les enfants sont scolarisés à Saint-Ouen, toutes les familles ont effectué une demande de logement en règle. Comme tant d’autres, elles auraient dû accéder à un logement pérenne qui puisse leur permettre de vivre dignement. Or, elles continuent d’être discriminées, rejetées, bafouées dans leurs droits fondamentaux au mépris de la législation européenne. Pourquoi ?

    Aujourd’hui,elles dorment dans la rue, harcelées quotidiennement par les forces de l’ordre.Le maire de Saint-Ouen, William Delannoy, refuse tout dialogue avec les familles. « Prenez-les chez vous » nous a-t-il répondu lorsque nous l’avons interpellé par surprise à la sortie de la mairie. Pourtant, il avait promis l’organisation d’une table ronde en présence des acteurs publics compétents (Mairie de Saint-Ouen, Préfet, Séquano…), des familles expulsées et de leurs soutiens avant l’expulsion dans l’esprit que seul un travail mutuel pourrait permettre de trouver une véritable issue. Sans suite.

    Les premiers touchés par cette situation inhumaine sont évidemment les enfants, âgés de 4 mois à 17 ans, qui dorment sous les tentes, sans eau, ni sanitaire. Malgré les tentatives illégales de barrage administratif mises en place par la ville de Saint-Ouen, les enfants pour qui une première inscription scolaire était nécessaire ont tous pu être inscrits. Comment imaginer qu’ils puissent suivre leur parcours scolaire dans ces conditions de vie indignes ? Qu’ils puissent conserver un état de santé satisfaisant avec l’arrivée des premières nuits froides ? Seize d’entre eux sont scolarisés dans les écoles Victor Hugo et Nelson Mandela, au collège Jean Jaurès de Saint-Ouen et au lycée professionnel d’Aubervilliers. Le droit à l’éducation, comme à la santé, doivent s’appliquer à tous les enfants !

    Il y a donc urgence : plus personne, plus un enfant ne doit être à la rue.Nous demandons au maire de Saint-Ouen de sortir de son silence, de cesser sa politique d’expulsion et de prendre les mesures nécessaires pour le relogement de toutes les familles Roms expulsées de l’ancien village d’insertion de Saint-Ouen. A cette fin, nous demandons un rendez-vous avec le maire ainsi que l’organisation d’une table ronde (familles, soutiens, Mairie, Préfecture…) afin qu’une solution de relogement pérenne soit trouvée et que plus aucune expulsion sans relogement ne soit menée.

    Nous exigeons l’arrêt immédiat des expulsions et le relogement de tous, que tous les enfants puissent enfin dignement suivre leur scolarité, et nous demandons un rendez-vous avec le maire de Saint-Ouen et l’organisation d’une table ronde !

    Rassemblement Jeudi 10 septembre 18h30 – Place de la Mairie de Saint-Ouen

    Premiers signataires : Collectif de solidarité avec les Rroms de Saint-Ouen, Droit au Logement, Echanges, Entraides Citoyennes, Ligue des Droits de l’Homme, MRAP93, Romeurope 93, Actifs et solidaires, Europe Ecologie Les Verts Saint-Ouen, Mouvement Jeunes Communistes de Saint-Ouen, NPA Saint-Ouen, PCF Saint-Ouen, Jacques Gaillot – Évêque de Partenia…

    Contacts : dalsaintouen@orange.fr / solidarite.roms.saint.ouen@gmail.com

  13. Parmi les signataires à l’appel au rassemblement du jeudi 10 septembre, je lis : “PCF Saint Ouen”. Les deux mots qui me viennent à l’esprit à propos de cette signature sont Hypocrisie et Opportunisme. Inutile de rappeler toutes les saloperies qu’a fait l’ancienne majorité municipale ainsi que la précédente en matière de logement (et pas seulement). Inutile de rappeler quel parti politique dominait l’ancienne majorité municipale. Cela décridibilise un petit peu cet appel. Mais la vie est pleine de contradictions.

    Ceci étant il serait bien que le DAL rappelle de temps en temps les méfaits de la politique de l’ancienne majorité municipale, histoire de rafraichir la mémoire à certaines et certains qui pensent peut être trouver là un moyen de faire oublier leur participation et soutien lorsqu’ils faisaient partie de l’ancienne majorité municipale ou la soutenaient.

    Quant à l’actuelle majorité municipale, elle semble prendre le même chemin que l’ancienne à savoir celui de la répression et du refus du dialogue. A une différence de taille, l’ancienne majorité municipale était, parait il, de “gauche”, l’actuelle est majoritairement de droite.

  14. M. Joseph,

    Notre société, l’ Europe croulent sous le règne du social libéralisme et vous nommez le Pcf comme responsable du mal habitat.

    Vous devriez être attentif à ce que ce parti que dans le monde du logement occupe une place idéologique importante, mais pas majoritaire.

    Vous aimez certains pour justifier vos choix pro système et ségrégatifs, un monde recroquevillé.

    Quant à JR, je vous la laisse avec ses errements. Sa décision de quitter le Pcf n a pas été mesurée à l aune de la catastrophe annoncée, et survenue.

  15. Joseph post 18 a une mémoire autre que celle du poisson rouge.

    Effectivement, j’ai souvenir d’une intervention très musclée sur les sans papiers – sans logements de la rue Jules Verne qui campaient au pied de l’Eglise du Rosaire, un matin de novembre 2005 (corrigez si je m’enduis d’erreur sur la date).

    Qui a demandé, voire mené cette intervention où les affaires personnelles des campeurs ont fini à l’incinérateur et au cours de laquelle certains campeurs ont été embarqué au commissariat avec enfants ?

    Merci à Laurent du DAL de valider, compléter, corriger.

    Les couleurs changent, les méthodes restent les mêmes.

  16. JYM – Je crois plutôt que c’était en novembre 2004 que les affaires des familles avaient été emmenés à la benne. Je n’étais pas sur place (demande à Marie, Daniel ou Philippe) mais je n’ai pas souvenir que les enfants aient été embarqués par la police. En revanche, oui, il y a des arrestations à plusieurs reprises lors de cette lutte et des rassemblements devant le commissariat tendus.
    A l’époque, SOEA qui comptait le 1er adjoint et le conseiller au logement actuels soutenait ces luttes…

    Tu as raison Joseph (franchement tu pourrais changer de pseudo 😉 Staline doit se retourner dans a tombe), on pourrait rappeler ces épisodes et d’autres encore… Il faut toutefois reconnaître une évolution lors du dernier mandat de Jacqueline Rouillon où le dialogue a été plus facile que lors du précédent… même si cela n’a pas empêché l’expulsion du bidonville des roms comptant 700 personnes et à l’issue duquel a été créé le village d’insertion.

    Bien sûr on n’oublie rien, mais, aujourd’hui des personnes sont à la rue et campent à côté de la mairie, d’autres sont expulsés, les habitants de Vallés sont toujours dans la galère… et je préfère que les communistes signent des tracts avec le Dal et les soutiens plus “traditionnels” plutôt que d’ignorer ces situations. Pour les JC d’ailleurs, le soutien dépassent d’ailleurs très largement la signature de tracts ou la participation à des manifs. Et c’est tant mieux !

  17. JYM

    “Qui a demandé, voire mené cette intervention où les affaires personnelles des campeurs ont fini à l’incinérateur et au cours de laquelle certains campeurs ont été embarqué au commissariat avec enfants ?”

    Qui a demandé ? : JR

    Qui a exécuté ? : Un certain “docteur” S…I

    Cela s’était passé à 3 h du matin et il y avait un bébé de 3 semaines si ma mémoire ne me fait pas défaut.

    Et je ne me souviens pas que le PCF Saint Ouen ait émis une quelconque protestation. Et il me semble que le CM avait été particulièrement rude.

  18. Laurent

    ” je préfère que les communistes signent des tracts avec le Dal et les soutiens plus « traditionnels » plutôt que d’ignorer ces situations.”

    Qu’ils les signent ou pas cela ne change à mon avis pas grand chose. Si JR avait gagner l’élection municipale la situation serait la même qu’aujourd’hui. J’en suis persuadé. Ils n’ont jamais ignoré ces situations sauf que maintenant ils sont dans l’opposition municipale. En ce qui concerne les JC c’est différent. En espérant que WD et d’autres ne prendront pas cette signature pour de la récupération politicienne et de la manipulation.

    Pour le pseudo pourquoi faire référence au “petit père des peuples” ? Quel était le prénom de Proudhon ? Pierre Joseph il me semble ? ;-))

  19. Les débuts militants du jeune séminariste Djougachvili lorsqu’il faisait des banques pour alimenter les caisses du Parti bolchevik le rapproche plus de Bonnot ou Garnier à la même époque que de celui que le Parti le fera devenir à partir des années 20…

  20. post 31, je ne suis pas très BD. Mais je ne fais que répéter un fait connu.
    De plus vers 1919-1922, c’est connu que Trotski se plaignait que Staline en rentrant au Kremlin dans la nuit à moitié ivre faisait un boucan d’enfer qui l’empêchait de dormir ou travailler.
    Plus tard, il a dû continuer mais les services l’ont caché. Dans son fameux rapport secret Khrouchtchev dénonce son caractère pernicieux qui lui permettait, comme il tenait bien l’alcool, de faire boire avec lui les autres dirigeants jusqu’à ce que mis en confiance et ivres, ils lui dévoilent le fond de leur pensée. Toujours d’après Nikita, certains seraient partis dans les jours suivants se faire interroger par le NKVD.

  21. Certains veulent accueillir les Syriens mais privent les enfants de chômeurs de cantine…

    Faute de places suffisantes, la mairie de l’Île-Saint-Denis filtre l’accès des élèves à la cantine en fonction de la situation professionnelle des parents. Excédés, certains d’entre eux menacent de porter l’affaire en justice.

    Faute de places suffisantes, la mairie de L’Île-Saint-Denis filtre l’accès des élèves à la cantine, aux activités périscolaires et aux centres de loisirs. Dirigée par Michel Bourgain (Europe Ecologie Les Verts), cette commune s’appuie sur un critère précis: priorité est donnée aux parents qui travaillent. Autrement dit, exit les enfants dont les parents sont sans activité et/ou à la recherche d’un emploi. Exaspérés, des parents d’élèves de L’Île-Saint-Denis ont décidé de se mobiliser et ont menacé de porter l’affaire devant le tribunal administratif.

    Porte-parole du Collectif «Cantine pour tous», Mathilde Rempert a dénoncé cette «injustice». «si vous vous présentez en mairie pour inscrire votre enfant à la cantine sans bulletin de salaire, on vous renvoie chez vous», raconte la mère de famille. Pourtant, «la cantine est souvent le seul repas équilibré des enfants issus de milieux défavorisés», plaide-t-elle.

    En France, un enfant sur cinq vit en-dessous du seuil de pauvreté. Elle admet néanmoins que les parents laissés pour compte peuvent toujours s’adresser à l’adjoint au maire pour défendre leur dossier. En 2014, 140 familles ont ainsi obtenu gain de cause. «Mais les parents les moins éduqués, ou ceux qui ne parlent pas bien le français, n’osent pas faire cette démarche», regrette la mère de famille.

    Opposée à ces critères de sélection, la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) pointe du doigt une autre incohérence: «On pense qu’un chômeur a tout le temps de faire déjeuner ses enfants. Mais ce n’est pas un argument», s’agace son vice-président Jean-Yves Le Niger. «Au contraire, une personne en recherche d’emploi a besoin de temps et de disponibilité pour rencontrer d’éventuels employeurs».

    En face, la mairie tente de se défendre: «Nous sommes favorables à l’ouverture de la cantine à tous les enfants, mais nous n’en avons tout simplement pas les moyens financiers, humains, et matériels», répond à L’Express.fr Julien Bonnet, directeur de cabinet du maire (EELV) Michel Bourgain. À ce jour, la moitié des élèves du primaire de la commune vont à la cantine.

    En accueillir 10% de plus coûterait 167.000 euros de plus par an, selon la mairie. Une situation économique intenable pour la commune qui a vu son budget annuel baisser de 750.000 euros l’année dernière, sur un budget global de 8 millions d’euros.

    Une pratique illégale

    Ces arguments peinent à convaincre la secrétaire nationale d’EELV. Interrogée sur RTL à ce sujet ce mardi matin, Emmanuelle Cosse s’est montrée critique vis-à-vis des choix faits par le maire écolo. «Je ne le défends absolument pas et il le sait», a-t-elle réagi. «Je pense que les communes doivent toujours accueillir l’ensemble des enfants». Elle reconnaît néanmoins les difficultés financières rencontrées par cette commune, qui compte 70% de logements sociaux. «Ce n’est pas pour autant qu’on va dire aux personnes qui ont le plus besoin de l’Etat qu’elles doivent être mises de côté, poursuit-elle. C’est d’ailleurs pour cela que je pense qu’il est plus utile que [le maire aille] discuter des difficultés de sa commune avec le premier ministre».

    L’augmentation du nombre d’élèves déjeunant à la cantine (il y en a deux fois plus aujourd’hui que dans les années 1970) et la baisse des dotations aux communes ont poussé les mairies à mettre en place des critères de sélection à l’entrée des restaurants scolaires. Face aux nombreuses plaintes de familles, Dominique Baudis avait diligenté une enquête nationale et en avait publié les résultats en 2013.

    Dans ce rapport, il rappelait que l’activité professionnelle des parents ne pouvait légalement conditionner l’accès à la cantine, invoquant plusieurs jurisprudences.

    Cette pratique jugée discriminatoire est passible de cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende, avait rappelé le défenseur des droits. Se basant sur des témoignages de parents, Dominique Baudis avait alors proposé différentes solutions pour palier le manque de places dans certains restaurants scolaires, telles que la mise en place de bus scolaires pour conduire des classes de primaire au réfectoire d’une autre école de la ville. Autre possibilité: l’organisation de deux services, au lieu d’un, pour accueuillir tous les élèves.

    • @ Taquet

      Pur hasard d’un simple détail que vous avez omis d’indiquer, sa prédécesseure Ghislaine Durand (PCF) appliquait déjà cette règle de priorité qui n’est pas tout a fait la même chose que d’exclure à priori les enfants de chômeurs (cf. le Parisien)

  22. Comme je l’expliquais dans un post précédent le problème de fond et qu’il a 70 %de logements sociaux dans la commune.
    Ce déséquilibre fait que la situation est inextricable , il n’y a pas d’argent pour financer toute la misère de France dans cette commune.
    La solution :le respect de la loi SRU dans toutes les communes, à l’ILe St Denis comme à Neuilly Sur Seine.
    Il faut empêcher les ghettos de se créer avec 70 % de logements sociaux et il fait fortement pénaliser financièrement les communes qui ne respectent pas les quotas minimums de logements sociaux.
    Malheureusement les gens d’EEV sont tout aussi dogmatiques que les gens d’extrême gauche.
    (D’ailleurs la plupart des cadres d’EELV sont des ultra gauchistes mais ceci est un autre débat …)

  23. Isengrin

    “Mais alors puisque la propriété c’est le vol , pourquoi ne pas expulser les propriétaires pour loger les roms?”

    Pourquoi seulement les “rroms” ?

  24. Joseph me voila rassurer.

    Je m’inquiète de ce Léon toutefois, un adepte du piolet ?

    Il pointe le fait que la politique de Michel Bourgain suit celle de Ghislaine Durand. Cela explique l’embarras du PCF Ilo-dyonisien que ne s’empare de la question de ce sujet.

    Michel avez-vous sa fiche de police ?

    Sinon, les expulsés du village d’insertion ont vu leur manifestation enlevé par la police ce jour avec l’aide des agents de Plaine commune sans l’aval de Braouezec. L’UL CGT présente sur les lieux a protesté et ce mercredi soir les soutiens se rassemblent place de la mairie…

  25. Isengrin

    “Mais alors puisque la propriété c’est le vol , pourquoi ne pas expulser les propriétaires pour loger les roms?”

    Pourquoi seulement les”rroms” ?

  26. à Léon,

    Michel Bourgain gère depuis deux mandats, donc je ne vois pas bien comment justifier la chose, par une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.

    Donc, les capacités d’accueil auraient pu être largement améliorées.

    L’éco quartier de L’Ile Saint-Denis a et va produire des centaines d’appartements. Faut-il penser que le phénomène va s’accentuer?

    A moins de penser que le mac do, les boissons sucrées et la tv pour la pause méridienne soient une bonne chose pour ceux qui ne pourront qu’en souffrir dans leur développement.

    Et séparer les enfants à l’heure du repas, quel bel exemple d’apartheid social!

  27. Je vais abonder ds le sens de ceux dont les gosses se trouvent sans places “à la cantine”.
    Voilà, ma petite fille, inscrite à la cantine l’an dernier, s’est trouvée sans inscription le jour de la rentrée,( le mardi) et de ce fait n’à pas pris ses repas à la cantine,ni le jeudi, ni le vendredi, soient, 3 jours.
    Heureusement que Papy et Mamie , en retraite étaient là.
    Dès lors, le Papy, rencontrant une élue, ds la rue, (le jeudi, à 11h15)s’est permis de l’interpeler; cette élue, et de lui dder ce qu’il se passait.
    L’élue en question avec laquelle j’ai de bons rapports d’électeur de gauche, et ce depuis pas mal de temps, (au téléphone, et pressée du fait d’un rdv ds 3 minutes,)me donne sa carte et me dde de lui envoyer un mail.
    Ce que je fait, à 11h45.
    Mail ds lequel je ne me gratte pas pour lui dire que les parents qui subissent ces désagréments ne se privent pas de commentaires et de remarques désagréables (voire désastreuses) pour l’équipe municipale.
    Le lendemain, à 08h03, je reçois un mail, votre petite fille EST REINSCRITE……, au restau ….
    Ma petite fille est ds la classe de la fille de l’élu.
    Ce qui veut dire; que c’est ds l’air du temps; les dotations de l’état baissent, les budgets des collectivités aussi,donc, nos enfants, dont les parents sont salariés les deux, à temps plein, seront désormais des privilégiés… sachant, que le tarif est de 6 euros/j, (au max) dés lors que le revenu par famille dépasse un taux défini par je ne sais qui…..
    Juste un rappel, la Directrice de la Prison qui se trouve être ma voisine et dont le fille, (elle est maman seule), n’avait pas de place, non plus, a menacé d’un recours au Tribunal Administratif, surprise, le lendemain, l’affaire fut réglée.
    Alors, c’est quoi , tt ce merdier.
    Je crois, que c’est juste pour prévenir les parents, que l’an prochain, ce sera aussi difficile, à cause de la même raison, la baisse des dotations.
    Cad, on ne pourra plus faire bouffer tous les gosses à la cantine scolaire…..
    C’est épouvantable.
    Comment lutter contre la montée du FN .
    Merci aux “politicards”

  28. Laurent, post 40, en France, il faut attendre au moins 60 ans pour avoir accès aux fiches de police…
    scpcp, post 44, je ne voudrais pas vous décevoir mais même lui a dû vieillir…

  29. Laurent

    Je ne suis pas trop rassuré quand je vois que les sbires de JR essaient de revenir comme si de rien n’était.

    Quant au reste je regarde cela de très loin très très loin.

  30. Pour les enfants de chômeurs, ce qui est scandaleux, c’est que dans l’Entre-deux-guerres, les municipalités ouvrières socialistes ou communistes leur accordaient la gratuité à la cantine et qu’aujourd’hui vu ce que vous dîtes pour l’Ile-St-Denis PCF comme EELV les en privent.
    Je sais que la Mairie communiste de St-Ouen vers 1980 refusait cette gratuité pour les élèves de collège* mais au moins la cantine ne leur était pas interdite même s’ils n’avaient pas les moyens d’y aller.
    Je préfère ne pas répéter la raison(la justification) donnée par le Maire-adjoint au Conseil d’administration du collège Michelet.

  31. Bonne nouvelle pour les migrants, la croix rouge est en train d’aménager près des puces de Saint Ouen un immeuble désaffecté qui va pouvoir accueillir plusieurs centaine de réfugiés .
    Enfin un peu de solidarité .

  32. id-Stg , au sujet de votre critique de mon post 38, veuillez faire attention à lire correctement mes commentaires.
    Je parle de l’Ile St Denis pas de Saint Ouen veuillez relire calmement.
    Voici le source , trois posts plus haut:

    Faute de places suffisantes, la mairie de l’Île-Saint-Denis filtre l’accès des élèves à la cantine en fonction de la situation professionnelle des parents. Excédés, certains d’entre eux menacent de porter l’affaire en justice.

    Faute de places suffisantes, la mairie de L’Île-Saint-Denis filtre l’accès des élèves à la cantine, aux activités périscolaires et aux centres de loisirs. Dirigée par Michel Bourgain (Europe Ecologie Les Verts), cette commune s’appuie sur un critère précis: priorité est donnée aux parents qui travaillent. Autrement dit, exit les enfants dont les parents sont sans activité et/ou à la recherche d’un emploi. Exaspérés, des parents d’élèves de L’Île-Saint-Denis ont décidé de se mobiliser et ont menacé de porter l’affaire devant le tribunal administratif.

    Porte-parole du Collectif «Cantine pour tous», Mathilde Rempert a dénoncé cette «injustice». «si vous vous présentez en mairie pour inscrire votre enfant à la cantine sans bulletin de salaire, on vous renvoie chez vous», raconte la mère de famille. Pourtant, «la cantine est souvent le seul repas équilibré des enfants issus de milieux défavorisés», plaide-t-elle.

    En France, un enfant sur cinq vit en-dessous du seuil de pauvreté. Elle admet néanmoins que les parents laissés pour compte peuvent toujours s’adresser à l’adjoint au maire pour défendre leur dossier. En 2014, 140 familles ont ainsi obtenu gain de cause. «Mais les parents les moins éduqués, ou ceux qui ne parlent pas bien le français, n’osent pas faire cette démarche», regrette la mère de famille.

    Opposée à ces critères de sélection, la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) pointe du doigt une autre incohérence: «On pense qu’un chômeur a tout le temps de faire déjeuner ses enfants. Mais ce n’est pas un argument», s’agace son vice-président Jean-Yves Le Niger. «Au contraire, une personne en recherche d’emploi a besoin de temps et de disponibilité pour rencontrer d’éventuels employeurs».

    En face, la mairie tente de se défendre: «Nous sommes favorables à l’ouverture de la cantine à tous les enfants, mais nous n’en avons tout simplement pas les moyens financiers, humains, et matériels», répond à L’Express.fr Julien Bonnet, directeur de cabinet du maire (EELV) Michel Bourgain. À ce jour, la moitié des élèves du primaire de la commune vont à la cantine.

    En accueillir 10% de plus coûterait 167.000 euros de plus par an, selon la mairie. Une situation économique intenable pour la commune qui a vu son budget annuel baisser de 750.000 euros l’année dernière, sur un budget global de 8 millions d’euros.

    Une pratique illégale

    Ces arguments peinent à convaincre la secrétaire nationale d’EELV. Interrogée sur RTL à ce sujet ce mardi matin, Emmanuelle Cosse s’est montrée critique vis-à-vis des choix faits par le maire écolo. «Je ne le défends absolument pas et il le sait», a-t-elle réagi. «Je pense que les communes doivent toujours accueillir l’ensemble des enfants». Elle reconnaît néanmoins les difficultés financières rencontrées par cette commune, qui compte 70% de logements sociaux. «Ce n’est pas pour autant qu’on va dire aux personnes qui ont le plus besoin de l’Etat qu’elles doivent être mises de côté, poursuit-elle. C’est d’ailleurs pour cela que je pense qu’il est plus utile que [le maire aille] discuter des difficultés de sa commune avec le premier ministre».

  33. Les cheminements des posts sont parfois durs à suivre.

    Pour en revenir au sujet, les suites de l’expulsion du village d’insertion avec l’occupation du CARA et la venue ce lundi 5/10 de personnalités en soutien.

    Réquisition populaire de la tour CARA à Saint-Ouen (93) – Rencontre / Rassemblement de solidarité samedi 3 octobre 2015 17 h.
    Comité Dal Saint-Ouen·vendredi 2 octobre 2015
    150 personnes environ dont de nombreuses familles avec enfants occupent avec le soutien du DAL depuis mardi 15 septembre la tour de 14 étages du FJT Centre Audonien de Rencontres et d’Accueil (CARA)
    Nous sommes des personnes et familles expulsées de nos logements par la police ces derniers mois et abandonnés à la rue, comme par exemple des locataires de Saint-Ouen Habitat (HLM), des habitants du village d’insertion de Saint-Ouen, les locataires d’un marchand de sommeil à Pantin, les habitants de deux immeubles expulsés à St Denis, et de nombreux autres habitants du département expulsés sans relogement ni hébergement, locataires, occupants sans titre, expulsés de foyers ou d’hôtels ….
    Quarante résidents, jeunes travailleurs, résistent depuis 2 ans dans ce foyer de 196 chambres. Le DAL et les expulsés qui occupent l’immeuble soutiennent leur lutte pour un logement décent. St-Ouen Habitat veut en expulser une partie. La tour aurait été vendue par la ville à VINCI fin 2013. Seule une partie serait relogée. Il y a besoin de logements pour les sans toit, les jeunes, les salariés, les précaires. La tour CARA est une habitation sociale et doit le rester !
    Le Maire de Saint-Ouen, « épurateur social » ? Pendant son mandat, il veut passer de 40% à 30% de HLM à Saint Ouen (un quart en moins !), profitant du climat spéculatif qui s’installe avec le prolongement de la ligne 14, le chantier des docks de Saint-Ouen, le grand Paris… Le quartier des docks, où se trouvent le CARA et l’ex village d’insertion expulsé, est un Nouveau Quartier Urbain (NQU) labellisé par la Région Ile de France en 2009 avec des obligations, en ce qui concerne l'”accès au logement familial des plus modestes” et “diagnostic des besoins à l’échelle du bassin d’habitat” , à l’évidence, non respectées.
    Le préfet du 93, expulseur en chef : Une expulsion sur 5 en France est réalisée en Seine Saint Denis ! Le Préfet Philippe Galli expulse massivement et sans état d’âme depuis son arrivée en 2012.Il pourrait réquisitionner les logements vides, appliquer les lois qui protègent les sans logis et les mal logés comme la Loi DALO et le droit à l’hébergement.
    L’occupation de la tour CARA est un symbole : Elle est la preuve que la résistance contre les expulsions est possible. Nous relevons la tête et nous luttons pour vivre dignement. Exploités, opprimés, jeunes ou vieux, célibataires ou familles, expulsés, locataires, français ou étrangers, précaires ou menacés de l’être, unissons nous.
    Nous exigeons : Le relogement de tous les résidents et de tous les nouveaux habitants de la tour CARA, un logement pour tou(te)s, l’arrêt des expulsions, la réquisition des immeubles et logement vacants, la réalisation massive de vrais logements sociaux y compris à St Ouen pour tout les demandeurs HLM, le respect de la loi DALO …
    Anciens résidents et nouveaux habitants, nos sorts sont liés. Nous lutterons jusqu’au relogement de tou-t-e-s.
    Notre combat pour le droit au logement dépend aussi de la solidarité de la population.
    Le comité DAL des occupants du foyer CARA
    Rencontre / Rassemblement de solidarité samedi 3 octobre 2015 à partir de 17 h devant le foyer CARA, 2 rue Adrien Meslier (M° mairie de Saint-Ouen)
    DAL fédération, DAL Paris et environs, DAL Saint-Ouen
    Contact et soutiens : dalsaintouen@orange.fr / 0685959990

    xxxxxx

    COMMUNIQUE

    Paris le 2 octobre 2015
    Pierre RICHARD et Marina VLADY, soutiennent les expulsés en lutte
    et vous donnent rendez-vous lundi 5 octobre à 14h30 au DAL

    Les artistes Marina VLADY et Pierre RICHARD apportent leur soutien aux familles et aux personnes expulsées de leur logement, ou menacées d’expulsion, et leur rendront visite lundi 5 octobre , sur leurs lieux de mobilisation.

    Programme :

    14h30 départ du DAL, 29 Av Ledru Rollin, Paris 12e (métro gare de Lyon ou quai de la rapée)
    15h Place de la République : rencontre avec les expulsées/expulsables
    16h Paris nord : Rencontre chez une famille en instance d’expulsion
    17h Saint Ouen : Rencontre avec les expulsées qui ont occupé la tour Cara à Saint Ouen depuis le 15 septembre.

    Ce sera aussi l’occasion de demander la suspension des expulsions avant la trêve hivernale du 1er novembre. En effet, octobre est un mois où les expulsions sont nombreuses car les bailleurs et les huissiers pèsent de tout leur poids pour obtenir l’expulsion avant la trêve.

    Selon les données que le DAL s’est procuré, l’année 2014 bat presque tous les records en matière de jugements d’expulsions, de demande de concours de la force publique, et d’autorisations d’expulsions délivrées par les Préfectures !

    Tout laisse à penser que 2015 sera une année très dure pour les locataires, et les habitants.

    DAL demande toujours l’ouverture de discussions avec le ministère du logement, pour le relogement des familles en lutte expulsées et de celles qui sont menacées.
    Arrêt des expulsions ! Relogement des expulséEs ! Un toit c’est un droit !

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