Du haut et débats

Capture d’écran 2014-06-26 à 11.57.18

L’association « Enlivrez-vous » dont la subvention a été brutalement supprimée choisit de poursuivre son engagement à Saint-Ouen…

Ainsi les décisions arbitraires prises d’ en « haut » ne semblent pas décourager ceux d’en « bas ». Aux logiques comptables à courte vue, dissimulant des choix politiques improvisés et contestables, ces bénévoles amoureux du livre opposent l’intelligence et le débat. Rêver n’est pas encore proscrit !

L’association poursuit dès lors, ses initiatives avec une déambulation dans les textes et dans les rues ce samedi 28 juin à partir de 14 h. A suivre donc.

Elle propose également un débat, dimanche 29 juin à partir de 10 h 30 devant la librairie « Folies d’Encre » sur les deux textes ci-après qui nous murmurent que la culture n’est pas un simple produit  ni même une simple charge. Bref un truc qui fait mal à la tête pour certains.

Capture d’écran 2014-06-26 à 14.43.37

 

Capture d’écran 2014-06-26 à 14.44.25

Facebooktwitterredditpinterestlinkedintumblr

Facebookrss

10 réflexions sur « Du haut et débats »

  1. La ville est surendetée, il n’y a pas le choix, il faut réduire les depenses et malheureusement pour eux leur présence n’est pas indispensable au fonctionnement de la ville (même si leur action est louable).

    • @ Roger

      La ville est endettée personne ne dit le contraire. Ce n’est pas en soit négatif, encore faut-il savoir dans quelles proportions et pourquoi faire.
      Dans notre cas d’espèce on parle de surendettement et c’est un peu autre chose.
      Le discours municipal évoque même une “banqueroute”, une ville “ruinée”, des “caisses vides”, “un trou” de plusieurs millions, une ville “au bord de la mise sous tutelle” préfectorale.
      Même si certains équipements réalisés sont très discutables et trop couteux (nous avons ici même dénoncer certaines dérives), ils ne peuvent expliquer une telle situation financière catastrophique du jour au lendemain au point de laisser entendre que les agents communaux pourraient ne plus être payés. On écarquille donc un peu les yeux.
      Puisqu’on parle de millions d’euros qui “manquent” il faut certes parler d’économies mais pourquoi la muncipalité ne nous parle pas un peu plus des recettes ?
      Des différents scénarios possibles et ses choix ?
      Car Roger, il y a contrairement à ce que vous affirmez (ou répétez) toujours plusieurs choix. Sauf bien sûr pour les adeptes de la pensée unique.
      Une chose est certaine s’il faut trouver des millions ce n’est pas en “sucrant” quelques milliers voir dizaines de milliers d’euros ça et là qu’on redressera la situation apocalyptique. Ni en cassant des dynamiques car lesdites subventions ont aussi une utilité sociale et économique.

      Pour l’heure plutôt que des affirmations péremptoires et quelques chiffres jetés en pâture, préférons des démonstration avec communication publique de données simples, claires, vérifiables avec des comparatifs sérieux. Eventuellement quelques éléments p-o-s-i-t-i-f-s qui crédibilisent un peu le nouveau discours municipal.

      N’hésitez pas à nous transmettre des éléments financier précis et fiables nous les publierons ici avec plaisir.

      EPS

  2. C’est vrai que la ville est très endettée mais ce n’est pas en supprimant quelques milliers de subvention par ci, par là que nous sortirons du surendettement (d’un autre côté, les petites économies font les grandes fortunes)
    Après (et ça c’est mon point de vue), la nouvelle municipalité a ciblé les coupes budgétaires envers les associations proche de l’ancienne mandature, c’est bête c’est vrai, mais cela ne me surprend pas car c’est comme ça ailleurs donc… Et puis il fallait marquer le coup dès le début, c’est fait, on ne parle que de cela.
    Sinon j’ai juste une question apparemment le 23 juin les puciers souhaitaient participer de vive voix au conseil municipal.

    Quelqu’un sait pourquoi ?

  3. J’avoue être quelque peu exaspéré d’entendre jusqu’à plus soif les faux arguments revenir à chaque fois que nous protestons sur la suppression pure et simple de notre subvention de 8 000 euros (soit un peu plus de 3 mois de mon salaire d’enseignant).
    Non ! nous ne sommes pas responsables du surendettement d’une collectivité locale, car nous payons en tant qu’habitants de Saint-Ouen des impôts comme tout le monde (chaque fois que nous achetons du pain par exemple ; vous savez cet impôt injuste socialement qu’on appelle la TVA). De plus quand une banque me prête 100 euros (elle peut le faire parce qu’elle a réussi à capter mon salaire avec lequel elle spécule par ailleurs), et qu’elle me demande de rembourser 200 euros avec des taux d’intérêt illégitimes, je considère que ce n’est pas moi qui suis endetté auprès d’elle, mais plutôt l’inverse ! Il serait temps que des débats citoyens soient organisés sur le mécanisme de spoliation financière que constitue la dette, et peut-être qu’après cela les arguments fallacieux changeront d’audience !
    En outre notre association n’a jamais été “proche de l’ancienne mandature”, comme je peux le lire par ailleurs. En tant que président d’association, il m’est éthiquement interdit de me prononcer pour ou contre une liste politique au moment des élections. Par contre, je me bats pour une certaine conception de la culture, et il me semble évident que cela rejoint un certain positionnement politique, au sens étymologique du terme. Si c’est cela qui est combattu, alors il faut l’assumer et ne pas se retrancher derrière des affirmations à l’emporte-pièce qui empêchent un vrai débat d’idées critiques ! En outre, les libraires que nous soutenons par notre action associative, se sont retrouvés à plusieurs reprises en conflit avec l’ancienne mairie, par exemple sur la défense des expulsés. Au moins l’ancienne équipe municipale n’a jamais argué de ce fait pour nous supprimer notre subvention ; elle a, y compris, accepté de l’augmenter, s’appuyant simplement sur la cohérence de nos actions de promotion de la lecture POUR TOUS.
    Voilà la vérité de notre pratique de militants associatifs ! Qu’on se le dise !
    Mes respects, et ce malgré notre désaccord profond.
    Pascal Diard, président d'”Enlivrez-vous”

  4. Je pense que les contribuables n’ont pas à subventionner ce type d’association, le loyer, plutôt bas, versé à la ville par Folies d’encre me fait penser qu’ils sont déja subventionné et ils profitent bien du système qu’ils dénoncent.

    Lutter contre le grand capital avec les deniers du contribuable Audonien m’interpelle, sans impôt pas de subvention. Donc WD a raison.

    Je crois que certains sont un autre monde et sont détachés de la vie réelle.

  5. Il ne faut pas confondre l’association “Enlivrez vous” et la librairie “Folies d’Encre”. Avoir supprimé la subvention à l’association est une erreur.

  6. Je lis dans ce texte ” s’acheter un livre, ce n’est pas comme s’acheter un saucisson…”
    Ah bon? Pourtant, l’art du saucisson est le fruit d’une tradition ancienne et tutélaire, fruit de l’imagination et de la créativité de l’homo-sapiens. Une recherche ardente qui se poursuit depuis plusieurs milliers d’années. D’où vient ce mépris du saucisson?
    Or, S.Demorand et V.Sorel le disent très bien : “Pourquoi y a-t-il de la charcuterie plutôt que rien ? Peut-on aimer la charcuterie sans la comprendre ? Sans charcuterie, parlerait-on de beauté ?” (Petit traité de philosophie charcutière)
    Je soupçonne dans ce mépris du saucisson, et même de la saucisse, la pauvre, le mépris du noble lettré vis-à-vis du simple artisan (paysan!).
    Je ne peux supporter ce mépris de la plèbe! Et comme disait Alphonse Garrigou charcutier d’excellence “dans le saucisson tout est bon” Ne peut on lire un bon livre en savourant une bonne charcuterie? Ne sont ils pas tous les deux de bons compagnons, pourquoi les opposer?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *