Je t’aime, moi non PLU

Le ménage à trois (PC, PS et Verts) de la majorité municipale bat un peu de l’aile, d’autant que la famille recomposée (depuis 2008), cohabite dans la Maison commune avec des cousins éloignés douteux voire incertains et une opposition (de droite et de gauche) fort virulente.

Le vote de la révision du Plan local d’urbanisme (PLU) pour permettre l’aménagement du secteur des Docks, constitue une nouvelle pierre d’achoppement sur un sujet majeur pour Saint-Ouen. Englué dans la tactique, chacun se « tâte » à présent pour prendre la bonne décision sans trop se déjuger vis-à-vis de ses supporters.

Au delà des intrigues politiques, c’est bien le projet lui-même qui est contesté ou incompris dans la population. Le fiasco de la réunion publique sur les Docks le 19 novembre dernier[1] l’avait clairement montré. Les questions et les contestations récurrentes étaient d’abord le fait de simples habitants, de citoyens actifs ou de responsables associatifs avant d’être celles des socialistes et des Verts.

Sur ce dossier décisif, le Maire s’est arc-boutée et a contribué au vacillement de sa propre majorité. Elle semble une fois encore incapable de proposer ou d’amender ce qu’elle et son ancien Adjoint à l’urbanisme ont décidé souvent dans une certaine opacité.

Les élus de la majorité municipale ont reçu il y a quelques jours une note de 8 pages[2] destinée à fournir à chacun « un ensemble d’éléments de réflexion concernant 7 points[3] »  du « projet d’éco-quartier des Docks » qui « suscit(ent) des interrogations » et destiné visiblement à convaincre les indécis.

Ce document très incomplet, mélange de langue de bois et de charabia technocratique, sent bon le bricolage et l’improvisation. Le contenu est hélas peu convaincant mais très significatif des difficultés et des reculs mal assumés.

On s’y refuse par coquetterie (ou mépris des incultes) à parler des « tours » tant décriées en préférant pudiquement les termes de « hauteurs du bâti » et d‘« émergences ».

Grandes révélations : si on doit réduire les hauteurs et conserver les mêmes surfaces bâties cela prendra plus de place au sol. Ou encore : la densité c’est mieux perçue en ville quand les bâtiments sont variés et de différents types « avec des terrasses plantées, des murs couverts de clématite, du lierre,  de glycine ou les balcons fleuris » (!).

On annonce même qu’on va étudier les « ombres portées » des différents bâtiments (ce qui laisse penser que cela n’avait pas ou peu été fait réellement jusqu’ici).

Il faut donc désormais annonce cette prose indigeste prévoir « un travail d’ajustement et une réflexion collective sur les formes urbaines et l’urbanité » entendez en clair revoir la copie sur les tours sans trop le dire clairement pour garder la tête haute.

Au lieu de « planquer » les tours il aurait été préférable, comme nous le proposions  il y a un an et demi d’engager un débat public intelligent à l’instar de Paris sur les tours. Le Maire serait donc bien inspiré de prendre une position claire et ferme pour abandonner le systématisme des tours et d’ouvrir un débat réel sur la possibilité de quelques bâtiments singuliers, de « grande hauteur » et qui ne se réduisent pas au logement social.

Le hic c’est que beaucoup de ces tours ont été prévues (un peu en douce[4]) sur les terrains de la Ville de Paris sur la base de l’accord signé avec Bertrand Delanoë en mars 2003 et sur lesquels il est possible de développer assez rapidement des programmes de logements dont 50% à caractère social en donnant corps au projet d’ensemble.

Il faudrait donc revoir les projets concernés mais surtout le règlement qui va avec tout ceci prenant un peu de temps, c’est à dire lancer dès que possible une nouvelle procédure concernant les Docks avec une nouvelle concertation officielle et une autre enquête publique. Durée prévue de l’ordre de « 6 à 8 mois » (compter donc plutôt une année au bas mot).

Dilemme : les dossiers faisant consensus, le grand parc et la nouvelle école (livraison septembre 2012) rue Albert Dhalenne, ne peuvent pas attendre la fin incertaine de ces études, débats et procédures. Il faudrait donc « lors de la même séance du Conseil municipal voter le PLU révisé et décider dans la foulée d’engager une procédure de révision simplifiée » de celui-ci. En résumé on propose de réviser immédiatement la révision. Pas simple !

Autant dire qu’il faudra tout le talent du Maire pour ne pas se prendre les pieds dans le tapis avec cet habile mécano permettant de sauver les meubles.

Petit scoop, l’implantation d’un hypermarché est rejetée car ses « conséquences serait lourdes pour le projet des Docks ». Il faut donc en déduire que la question s’est bien posée un jour et que l’élu au commerce précédent avait bien raison de s’y opposer bec et ongles. On ne dit par contre absolument rien sur les 30 000 m2[5] environ de commerces prévus et leur incidences sur le commerce de proximité de l’avenue Gabriel Péri. Dommage. Un sujet lui aussi méritant un vrai débat.

Liste à la Prévert pour les transports avec une énumération de tous les projets à plus ou moins long terme de ce secteur de la Région parisienne : « dédoublement de la ligne 13, futur ligne 14, prolongement de la ligne 4, Arc express, navette fluviale, tramway des Maréchaux »et très peu de chose concrète sur « demain matin » si ce n’est l’évocation d’ « un travail (…) réalisé avec la RATP permettant une 1ère phase de livraison des Docks » (non datée) « et l’arrivée en décalée » (?) « de la ligne 14 au moyen d’une desserte transitoire du quartier par des transports de surface ».

Traduction en français : en attendant on se débrouillera avec les (nouveaux) bus.

Concernant l’incinérateur du Syctom rue Ardoin qui été mis en avant par beaucoup (et instrumentalisé par certains) pour repousser, voire rejeter, l’ensemble du projet pourtant labellisé éco-quartier, la note est à des années lumières des réponses attendues par tous et revient un peu à se tirer une balle dans le pied.

Les auteurs semblent ne pas avoir clairement conscience des inquiétudes légitimes. L’idée du principe de précaution avec des engagements forts et lisibles n’est pas réellement au menu.

Le conditionnel, le flou et le renoncement sont la règle. Florilège : «  si l’incinérateur se révèle incompatible avec le site de cet éco-quartier nous pourrions travailler collectivement à définir une solution alternative », « nous pourrions saisir la Commission particulière du débat public (CPDP) » « Le Comité d’information et de suivi citoyen (créé) en juin 2009 et constituant (…) une avancée majeure, pourrait éventuellement offrir une première structure locale  dont les compétences pourraient être renforcées », pour « réduire les déchets à la source, la Ville pourrait conforter son action… ». Effectivement on « pourrait » faire beaucoup de chose si on n’était pas en p

ermanence sur la défensive et conclure par  cette affirmation démobilisatrice  « l’incinération risque de rester le mode dominant »[6]

Sous réserve d’une réduction globale des déchets pour laquelle Saint-Ouen doit être à la pointe, c’est évidemment la dynamique du projet d’urbanisme, avec une grande vigilance sur la santé publique, qui contribuera à « chasser » l’incinérateur. Le statuquo, en termes d’aménagement urbain contribuerait paradoxalement à maintenir une zone industrielle obsolète en laissant plus durablement encore l’incinérateur dans son environnement « naturel » actuel avec son flot de bennes de collecte traversant la Ville.

La municipalité et son Maire pourraient prendre une position politique forte exprimant l’exigence de la Ville, dans l’esprit de la proposition des Verts, d’une échéance ambitieuse sur le démantèlement de l’usine du Syctom de Saint-Ouen s’articulant avec une action significative au niveau régional pour la réduction des déchets.

Sans doute le 7ème point oublié, la grande absente,  c’est la démocratie participative. Pas un mot sur la concertation et ses déboires.  Pas une ligne sur le pôle citoyen des Docks ou les uns et les autres se sont investis et faits de propositions écouter des experts, potasser des dossiers plutôt techniques.

Pas un début d’autocritique sur la gestion de ce rapport au citoyens et donc aucune réelle piste constructive pour la suite.

S ‘est sans doute là pourtant que s’est nouée la crise municipale actuelle, faute de projet partagé ce dernier est désormais fortement contesté. La gouvernance confisquée de ce dossier majeur par quelques élus ou non élu a généré une forte suspicion que le Maire aura bien du mal à dissiper.

Le plus grand succès pour Le Maire aurait été que ce grand projet des Docks soit « porté » par une partie de l’opposition et par le pôle citoyens.  On en est loin.

Potentiellement minoritaire dans sa propre majorité, Jacqueline Rouillon a largement perdu de sa crédibilité auprès des partenaires de la Ville (publics et privés), des institutionnels ou des communes voisines. C’est une mauvaise chose pour Saint-Ouen et son devenir. Ce seront les audoniens qui en subiront les conséquences.

Après des mois, voire plusieurs années, de travail des techniciens et des fonctionnaires investis dans ce projet emblématique, des sommes importantes investis dans les études et les procédures, au bout du processus, après enquête publique et avis favorable du commissaire enquêteur sur la révision du PLU, l’incertitude est totale sur la suite.

Faut-il jeter pour autant le bébé avec l’eau du bain ? Même si la tentation est grande, Rien n’est moins sûr.

Pour l’heure les socialistes qui tiennent dans leur main les clefs du vote  au Conseil municipal sur cette révision décisive du PLU pour le projet des Docks ont une forte responsabilité sur leurs frêles épaules.

Souvent courageux en paroles, inexpérimentés, et divisés (c’est un euphémisme), les socialistes de Saint-Ouen sont aujourd’hui un peu au pied du mur et doivent choisir entre la peste et le choléra. Que la délibération passe ou tombe ils prendront tout les coups et en garderont des traces dans leur électorat.

Ils pourraient majoritairement jouer l’abstention permettant de ne pas bloquer ce dossier et laisser le Maire assumer seul. Quant à voter pour il faudrait semble-il un miracle même si le Maire sort un petit lapin de son chapeau.

Les Verts votant à priori contre, l’opposition aussi (ou quittant le Conseil), la révision serait alors adopter mais par un nombre très restreint d’élus. Evidemment les votes seront très individuels et d’autant plus incertains si le scrutin est à bulletin secret.

S’il convient d’avancer plutôt que de reculer, rien n’est complètement gravé dans le marbre dans un projet à cette échelle et inscrit dans une bonne quinzaine d’années.

Avec une échéance municipale dans quatre ans et la perspective, en toile fond, d’une intercommunalité encore indéfinie quelque soit le résultat de ce vote important et constituant une étape, il faudra en tout état de cause régulièrement revisiter ce dossier stratégique pour la Ville.

Eric PEREIRA-SILVA

 


[1] Voir notre article du 22 novembre 2009 :« La foire d’empoigne ».

[2] document mis en ligne dans son intégralité par le site convergence-citoyenne.org

[3] pour en évoquer curieusement six seulement dans le document (coquille ou suppression maladroite de dernière minute ?)

[4] notre site à d’ailleurs à sinon révélé du moins décodé le plan ou figurait discrètement les la petite forêt de tours (voir l’article du 31 octobre 2008 : «  Cachez ces tours que je ne saurais voir… »)

[5] pour mémoire le Centre Leclerc Clichy avec toute sa galerie marchande c’est sauf erreur bien moins de 10 000 m2

[6] Une conclusion qui, n’en doutons pas doit être partagée par le Maire (UMP) d’Issy les Moulineaux, André Santini, qui invité par Jacqueline Rouillon pour nous rassurer lors d’un débat, déclarait benoîtement que personne n’était venu le voir pour avoir été victime d’un cancer, qu’il avait enterrer la « bête », sécher les fumées et mis des retraités pour le suivi citoyen.

 

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21 réflexions sur « Je t’aime, moi non PLU »

  1. Le maire et ses proches ont développé une stratégie perfide.
    Tout faire pour diviser les socialistes en mettant à l’ordre du jour un certain nombre de dossiers importants qui demandent du temps et de la concertation, pour pouvoir prétendre agir au nom de la concertation citoyenne.
    Ainsi, les socialistes ont été placés au pied du mur dans le dossier du PLU : s’ils votent POUR, ils se désavouent.
    S’ils s’abstiennent, ils ne brilleront pas par leur courage et perdront la confiance d’un grand nombre d’hommes et de femmes de gauche, qui portent leurs espoir sur eux pour les sortir de ce panier de crabes dans lequel le maire a placé tout le monde.
    S’ils votent CONTRE, le maire les rend responsable de la fracture de la majorité et les socialistes d’ici se mettent dans l’embarras avec les socialistes de la seine st denis. Peut être le maire imagine l’épouvantail d’une nouvelle élection comme moyen de pression exercé sur les socialistes ?
    Donc, quoi qu’il arrive, le maire s’en sort bien et fait croire à tout le monde que le bazar dans laquelle la ville se trouve est celui des socialistes. Bien joué.
    Mais cela ne trompe personne. L’échec de la politique municipale actuelle est celui du maire, de son autoritarisme, du manque de confiance de sa propre majorité.
    Alors, diviser pour mieux régner ne cache pas les responsabilités qu’elle porte dans ces stratégies politiciennes qui sont bien loin des préoccupations des gens et qui conduisent droit au mur.
    Espérons que les socialistes auront suffisamment le courage nécessaire pour ne pas continuer à se laisser berner par ces manœuvres politiciennes et pour défendre les valeurs de gauche à saint-ouen.

  2. Eric,

    Ils ont oublié et toi aussi un point PRIMORDIAL

    LA CONNAISSANCE DE LA POLLUTION DES SOLS qui conditionne toute élaboration de projet

    La base gouvernementale Basol ne répertorie que le site Total situé en partie sud des Docks et le site Wonder comme sites pollués. Rien sur les parcelles Alsthom Areva Nexity.
    http://basol.environnement.gouv.fr/resultat.php

    Aucune communication aux Audoniens du résultat des carottages effectués sur ces parcelles.

    P Planque, le 25 mars 2009 en réunion du pôle citoyen : “Je ne suis pas en mesure de vous fournir une cartographie de la pollution des sols.”

    Tous les autres thèmes bâtis (combien, hauteur, type, sur quelle parcelle…), transports, circulation , etc découlent de la connaissance de la pollution du sol.

    Inutile de parler d’un projet de bâtir sans connaitre les tenants et aboutissants du terrain sur lequel tu comptes construire.

    Quel citoyen, société bâtirait sur un site pollué sans connaitre le type de pollution, la quantité, la dangerosité, les servitudes, etc ?

    Mais à qui le promoteur dirait : “votre sera TOUR sera exemplaire DD, HQE, énergie positive, bla bla bla, et “glycines” (voir article et document cité plus haut)

    et elle aura une SURVENTILATION EN SOUS SOL pour évacuer la pollution qui remonte à la surface.

    Si, ils prévoient une remontée de la pollution (voir schéma bâtis donnés en réunion pôle citoyen), cela signifie que les sols ne sont pas dépollués (donc t’as payé cher pour rien) ou impossible à dépolluer (financièrement et/ou techniquement).

    Le projet est mauvais, ils le disent et l’écrivent.

    Il est donc à REJETTER, à RECOMMENCER et non pas à accompagner, replatrer, etc…

  3. Extraits du document cité plus haut, ces morceaux de nov langue à déguster lentement et à décortiquer

    P1
    “Le PLU en tant que projet de ville constitue un ensemble de possibles. Il est donc déterminant dans notre démarche d’identifier les marges d’ajustement dont nous disposons une fois les documents réglementaires approuvés, ainsi que le processus de validation et de contôle que nous pourrions mettre en place dans le cadre de la réalisation de ce projet. …”

    En résumé : Approuver le PLU d’abord et on verra ensuite

    p2 5è paragraphe
    ” Quelle que soit l’option que nous retiendrons en définitive, l’élément décisif pour la viabilité de ce projet repose sur notre capacité à porter collectivement et à faire valider le projet par la population au regard de l’expression de ses aspirations.”

    La population a dit non au ghetto quartier le 19 novembre à la salle Barbara !

  4. un peu indigeste le texte, STG nous avait habitué à plus de concision. alors si on récapitule :

    Si le PS vote le PLU, cela permet de maintenir la livraison en temps et en heure de certains équipements du type l’école… cela permet aussi que les socialistes aux régionales conservent certaines voies pour ne pas avoir joué les troublillons. c’est intéressé , parfois raisonnable mais pas très courageux s’ils ne formulent pas de sérieuses restrictions avant

    Si le PS s’abstient, le PLU est voté quand même, le PS pourra alors se gausser de ne pas avoir voté pour, en gros il sera passé à l’insu de notre plein grè : pas très honnete alors

    Si le PS ne vote pas…cela met le bazar et déstabilise encore plus une équipe municipale déjà chancelante. Cela bloque-il l’aménagement pour les années à venir ?

    Si certains votent oui, d’autres non et d’autres encore JNSP…. cela nous montre une fois de plus que les intérets persos priment sur les intérets de St Ouen (l’intéret général),
    dans tous les cas, ils n’en sortent pas grandis.

    Quoi qu’ils fassent, la situation est inextricable.

    Quant au maire :
    dans tous les cas elle sort affaiblie de ses querelles intestines…maladie qui commence à se chroniciser !

    A qui faire confiance….

  5. Mes amis, puisque nous sommes dans les jeux de mots, j’ai envie de vous dire, venez nombreux au spectacle de ce soir car PLU on est de fou, PLU on rit (même si au fond c’est dramatique)

    Il ne faut pas oublier un autre point important à l’ordre du jour de ce conseil, je dirais même qu’il est essentiel ! C’est le budget !!

    Alors une petite remarque sur celui ci: 500 000 euros d’augmentation du budget de la communication et 700 000 euros d’économie sur celui du personnel communal…

    C’est parlant non ?!

    Nous voyons la clairement les priorités de Jacqueline Rouillon, qui décidement, doit être la fille cachée de Nicolas Sarkozy et seul Brice Hortefeu doit être au courant et c’est pour ça qu’ils s’entendent si bien !

    Oui mes amis de la majorité Municipales, couchez vous et soutenez cela aussi et ce juste pour ne pas briser la gauche (droite) locale !!!

    Oui mes amis, affamons le peuple, le principal c’est d’avoir des millions pour communiquer !!!

  6. Le projet est mauvais, il est désapprouvé par une grande partie de la population. Il faut donc le rejeter pour le rebâtir et non colmater les brèches comme on a l’habitude de le faire à Saint-Ouen.

    Les socialistes ne sortiront grandis de cette crise que s’ils se montrent cohérents avec leurs précédentes positions, avec le contenu de la tribune de leur présidente de groupe, s’ils font passer les intérêts des audoniens avant leur intérêt de chappelle et donc s’ils votent CONTRE ce PLU.
    Sinon à quoi aurait servi tout ce “barouf” !

    En votant POUR, ils se ridiculisent totalement, en s’abstenant ils seront MISERABLES !..

  7. Je n’arrive pas à croire que les socialistes, qui ont enfin compris que ce projet revenait à organiser suicide de Saint-Ouen, laisseraient passer le nouveau PLU !

    Il ne peut pas y avoir de discussion sur la nécessité du logement : la présence de 3 millions de mal logés en France est un drame insupportable dont on n’imagine pas les conséquences en termes de scolarisation pour les enfants, régression des droits les plus fondamentaux, de violence urbaine. Mais ce n’est pas le tout de faire du social, encore faut-il éviter de reconstruire des ghettos !
    On le sait, c’est avec les populations les plus fragilisées, que la qualité du rapport à l’environnement, la beauté des lieux, des espaces pour circuler est essentielle pour lutter contre la misère urbaine. Or là c’est tout l’inverse qui se prépare. *Avoir une vraie politique sociale, ce n’est pas les entasser les familles modestes dans une zone inondable derrière un incinérateur*. Ou alors cela demande un sacré effort pour en faire un lieu dont la douceur de vivre et l’espace compensent ces inconvénients. Et ce n’est manifestement pas le cas, puisque les surfaces qui permettraient de créer de la qualité de vie sont dévolues aux bureaux. Pire, dans le projet actuel, la densité de bureaux s’accroit avec la proximité à la Seine. Les pauvres peuvent aller se faire voir près des grands axes de circulation

    Adopter le nouveau PLU c’est choisir en connaissance de cause d’exposer des populations déjà fragilisées au risque de maladie : *aucune étude épidémiologique n’est actuellement disponible pour conclure à l’absence de risque sur un période d’exposition supérieure à 10 ans*.
    C’est accepter de construire n’importe comment un des derniers grands espaces de la région parisienne qui constituait un des derniers atouts du 93 pour montrer que ce n’est pas parce que nous sommes modestes que nous devons vivre dans des conditions indignes
    C’est accepter qu’on puisse communiquer sur un projet et en préparer un autre. C’est accepter que la concertation devienne une forme de mensonge organisé
    C’est accepter d’embouteiller définitivement Saint-Ouen (+ 40 000 logements qui se vident à 8H du mat sur l’avenue Gabriel Péri, ça donne quoi en terme de temps de trajet et de pollution ?)
    C’est organiser la congestion des transports (pouvait on faire pire que la ligne 13 ? Oui, Rouillon l’a fait). Les gens de la RATP eux-mêmes disent que la 14 sera saturée. C’est construire avant d’avoir organisé les transports, c’est organiser la misère et la rage quotidienne de milliers de personnes, c’est accepter d’entendre les enfants hurler de peur de se faire écraser (est-ce que ceux qui vont voter prennent le métro ?)
    C’est enfin, et c’est le plus grave, organiser une concentration de population identique aux cités créées dans les années 60. C’est accepter en connaissance de cause de créer les conditions de la violence sociales. Ce n’et pas un hasard si les récentes morts violentes de Saint-ouen ont eu lieu dans à proximité d’immeubles dont le concept ressemble étagement à ce qui sera la norme sur les docks.

    VOTER POUR LA REVISION EN L’ETAT PLU C’EST ORGANISER LA MISERE ET LA VIOLENCE SOCIALE

    Ecolos, socialistes vous ne pouvez pas laisser faire ça. C’est à pleurer de rage

  8. Ce qui m’étonne le plus dans la majorité municipale,c’est la quasi inexistence en tant que force autonome de L.O.!Pour une première expérience de gestion municipale,on peut se demander en quoi pèsent-ils sur cette majorité?Que pensent-ils de ces querelles sur le PLU,le lieu de la Maison des assos,de l’aménagement des docks?…Avec le même nombre d’élus,EPSO se fait bien plus entendre!

  9. Je suis étonné par l’afflux soudain de nouveaux internautes ayant à coeur l’avenir de S.O.sur ce blog!Je ne puis m’empêcher de penser à la phrase d’August Bebel qu’aime citer René…

  10. Des communistes contre le PLU !

    Ce sont les élus communistes Clichois !

    Ils sont contre les tours de grandes hauteur et la surdensification !!!!
    Et contre les requins de l’immobilier !

    Une pétition a recueilli 5000 signatures !!!

    ————————————————————

    Le PLU à Clichy n’as pas plu

    Veillez trouver ci joint un communiqué du Groupe des élus communistes de
    Clichy la garenne (92) après le Conseil municipal du 17 février.
    Cordialement
    JJB
    pour la section PCF

    ————————————————————

    Communiqué du Groupe communiste de Clichy la Garenne

    Crise à Clichy la Garenne (92)

    Si Gilles Catoire, le maire socialiste de Clichy, a dû, in extremis, sortir de l’ordre du jour du Conseil municipal du 17 février 2010, le vote sur son Plan Local d’Urbanisme (PLU), c’est que l’hostilité initiale des seuls élus communistes, il y a 15 mois, a gagné sa propre majorité au point de lui faire mordre la poussière.

    L’hostilité des communistes à ce PLU a été ratifiée depuis par les 5000 clichois ayant par questionnaire répondu Non aux tours de grandes hauteurs et Non à la surdensification de la ville qui compte déjà 60 000 habitants et 30 000 emplois.

    Les clichois ne veulent pas que leur ville devienne la terre promise des requins de l’immobilier.

    Deux autres sujets complètent le tableau de crise : le métro et le chauffage urbain.

    Le métro, parce qu’en dépit de l’avis du commissaire enquêteur sur le PLU et en dépit de l’attachement des clichois à la solution du dédoublement de la ligne 13,- comme l’a montré la réunion de concertation organisée par le STIF à Clichy – ,

    G. Catoire refuse d’accorder la priorité au dédoublement de la ligne 13, au profit de la ligne 14, destinée à rejoindre Roissy, dans le cadre du Grand-Paris Bizness de N. Sarkozy.

    Le chauffage urbain, à cause de l’inertie du maire socialiste depuis 10 ans et 5 rapports d’expert qui relèvent tous le prix trop élevé de la vapeur (+ 40%) par rapport à la moyenne nationale.

    De surcroît, Gilles Catoire a choisi de gérer l’Office HLM de Clichy en y excluant les élus communistes du conseil d’administration alors que des élus de droite y ont leur place.

    Pour les socialistes de Clichy, c’est donc plutôt la droite que les communistes !

    Reste à savoir si en pleine campagne des élections régionales, la surdité des socialistes à l’égard des attentes populaires et leur obsessionnel anticommunisme séduiront les électeurs.

    En tout état de cause, rien ne détournera les élus communistes de la fidélité à leurs engagements, des luttes pour défendre les clichois et des valeurs d’une gauche de transformation sociale.

    Clichy, le 19 Février 2010

  11. On voit bien à la lecture de ce communiqué que l’enjeu n’est pas le PLU(qui sert à négocier)mais des places au conseil d’administration de l’office HLM de Clichy.JYM,certains risquent encore d’être déçus s’ils prennent cette critique à la lettre…

  12. Ah qu’cest beau la politique !!
    en gros Michel, c’est comme quand à St-Ouen , quelques élus PS nous font un réquisitoire brillant contre les Docks , pour s’abstenir ensuite , et laisser un de leurs potes voter pour afin que le PLU incriminé soit au bout du compte adpoté .
    Bon sinon c’est le quatrième post que j’envoie après le dernier publié !!….. Si celui là ne passe pas , j’arrête .

  13. @JYM post18 et tous
    Comme quoi “tour à tour”, les choses avancent dans le bon sens à Saint-Ouen !

    En effet, puisque après la première diffusion en direct sur le net du conseil municipal du 27 juin 2011, nous avons maintenant droit avec cette vidéo à la première retransmission des archives de réunions du feu Pôle Citoyens de la Z.A.C Docks….

    Donc, en attendant d’espérer voir publier de tous les rapports des précédentes enquêtes publiques sur le site de la ville pour informer tous les Audoniens pris pour des «Play Mobil» .

    Il ne faut surtout pas manquer de faire un petit tour au service de l’urbanisme, pour donner son avis sur l’enquête publique actuellement ouverte jusqu’au 18 juillet 2011 et dédiée à la modification du P.L.U dont vous trouverez ci-dessous un premier aperçu en image tout aussi drôle et consternant.
    https://picasaweb.google.com/contactacqso/EnquetePublique_ZACdesDocksModificationPLUJuinJuillet2011?authkey=Gv1sRgCImjyo2K__zeAg

  14. Modification du Plan Local d’Urbanisme à Saint-Ouen

    Enquête publique du 8 juin au 10 juillet 2015

    Comme il est écrit sur le site de la mairie, le projet de modification n’est pas soumis à évaluation environnementale, ni à étude d’impact.
    http://www.saint-ouen.fr/article/avis-d-enquete-publique-sur-le-projet-de-modification-du-plan-local-d-urbanisme-plu/38c4ce6660bcfb2593d7b686c175fd4b/

    Ce projet de modification ne tient pas compte de la canicule et des effets îlots de chaleur comme ceux que nous connaissons ces jours ci. Voir note de l’Agence Locale de l’Energie et du Climat de Plaine Commune dans le lien ci dessous
    http://alec-plaineco.org/wp-content/uploads/2014/04/ALEC_NOTE_CO2_A4.pdf

    La ville de Saint-Ouen aurait-elle pu ou du intégrer dans ce projet de modification des mesures d’adaptation au changement climatique comme l’a fait l’agglomération d’Agen ?

    Article sur Actu Environnement du 1er juillet 2015
    “Les villes sont particulièrement sensibles aux vagues de chaleur. L’agglomération d’Agen, après avoir réalisé un diagnostic climatique, a intégré de premières mesures d’adaptation dans son PLU intercommunal.”

    La suite :
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/vague-chaleur-ville-ilot-fraicheur-arbre-plui-agen-24875.php4#xtor=EPR-1

    Pour adapter la ville au changement climatique, il faut arrêter de densifier, bétonner Saint-Ouen, il faut planter des arbres, créer des squares, des jardins, des parcs.

    Lors de sa croissance, l’arbre absorbe le CO2 émis par les émissions de combustion chauffage, voiture, camion, etc…
    L’arbre apporte du confort d’été lors des épisodes de fortes chaleur qui sont prévus, avec Paris ayant un climat du sud de l’Espagne. Voir note de l’ALEC ci joint

    Allez porter ces remarques si elles vous plaisent, et d’autres encore au commissaire enquêteur et/ou les écrire sur le registre d’enquête à disposition en mairie

    Le commissaire enquêteur recevra en personne les observations du public au Centre Administratif Fernand LEFORT – service Droit des Sols 06 place de la République 93400 Saint-Ouen.

    – Le lundi 08 juin de 9h à 12h30
    – Le samedi 27 juin de 9h à 12h
    – Le mercredi 1er juillet de 14h à 18h
    – Le vendredi 10 juillet de 14h à 18h

    Pendant la durée de l’enquête, les observations, propositions sur le projet pourront être consignées sur le registre d’enquête prévu à cet effet.
    Elles peuvent également être adressées par écrit à l’adresse suivante : Mairie de Saint-Ouen – 6, place de la République – 93406 SAINT-OUEN CEDEX a l’attention de Monsieur Jean François BOULLET commissaire-enquêteur.

    http://www.saint-ouen.fr/article/avis-d-enquete-publique-sur-le-projet-de-modification-du-plan-local-d-urbanisme-plu/38c4ce6660bcfb2593d7b686c175fd4b/

    • @ Jym

      Il s’agit d’une “modification” du PLU et non une “révision” procédure plus globale.
      Avez-vous vérifier que dans le PLU existant les dispositions liées au climat sont absentes ?

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