Haïti : émotion, réflexion et solidarité

Une honorable correspondante de Saint-Ouen très impliqué dans la vie associative, nous faire parvenir ce texte de l’association “France Amérqiue Latine” qui invite à ne pas se satisfaire d’une bonne conscience humanitaire dans le drame que traverse le peuple Haïtien. Nous publions bien volontiers ici ce texte  :

“Si véritablement nous voulons aider ce pays dévasté, ne faudrait-il pas s’interroger sur les causes réelles de ce drame ?

Comment se fait-il qu’Haïti, premier pays latino-américain indépendant reste aujourd’hui le plus pauvre d’entre eux ?

Il est facile de dire que cette terre est sans cesse ravagée par des  cyclones et divers tremblements de terre dévastateurs, mais les Etats voisins sont dans la même situation climatique et s’en remettent à chaque fois. Les tourmentes de 2008 qui ont tué tant de monde à Haïti ont aussi frappé Cuba qui n’a connu que 4   morts !. La raison en est plutôt une longue et infâme suite d’événements historiques causés par l’homme.

La pauvreté d’Haïti est l’héritage direct de ce qui a été le système d’exploitation colonial le plus brutal de l’histoire, aggravé par des décennies d’oppression systématique postcoloniale.

La noble « communauté  internationale » qui, en ce moment, se prépare avec grand bruit à envoyer son aide humanitaire est en grande partie responsable de la souffrance qu’elle prétend maintenant soulager. Depuis l’invasion et l’occupation nord-américaine de 1925, toute tentative politique tendant à faire passer le peuple haïtien de « la misère absolue à une pauvreté digne » a été bloquée délibérément et violemment par le gouvernement des Etats-Unis et certains de ses alliés.

Le coup d’Etat concocté à l’échelle mondiale en 2004, en tuant des milliers de personnes et en laissant une grande partie du pays plongée dans le ressentiment. C’est maintenant un pays soumis à une énorme et coûteuse force militaire dite de pacification ! Et ceux-là même, qui aujourd’hui apportent leur « aide », ont refusé depuis plus de 5 ans une quelconque extension du rôle des Nations Unies pour aider le pays à se relever.

Des dizaines d’ajustements néolibéraux et d’interventions ont dépouillé ce pays d’une quelconque possibilité d’investir et réguler son économie. Les règles imposées par le commerce et la finance internationales garantissent la permanence de cette indigence. Car cela a obligé des dizaines de milliers de petits agriculteurs à se déplacer dans des habitations informelles et misérables parfois accrochées aux flans de ravins déboisés.

Ces gens sont arrivés là parce qu’ils ont étés expulsés intentionnellement des aires rurales par des « politiques d’aide » et de commerce spécifiquement conçues pour créer dans les villes une main d’œuvre captive, et par conséquent facile à exploiter ; par définition, la population haïtienne n’a pas les moyens de construire des maisons résistant aux tremblements de terre.

Quant à la capacité du gouvernement de mobiliser un quelconque type d’aide contre les catastrophes, elle est pratiquement nulle. Cependant, il faut apporter notre aide parce que le peuple haïtien meurt de ne rien avoir pour survivre, mais si nous voulons sérieusement aider Haïti, nous devons abandonner le contrôle du gouvernement haïtien, la soi-disant pacification de ses citoyens et l’exploitation de son économie.

Chacun est à même de faire un don utile aux organisations comme le « Secours Populaire» [1], aux organisations de solidarité connues du Comité France Amérique Latine [2], qui a déjà participé à une aide active auprès du Peuple Haïtien.

Janvier 2010 “

1] Secours populaire français (32 rue des Rosiers 93400 Saint-Ouen)

(par courrier ou par SMS : envoyez HAITI au 80333 – Un don d’1 euro vous sera facturé par votre opérateur (en plus du coût du SMS), et sera intégralement reversé au Secours populaire.)

[2] Comité FAL France Amérique Latine  37 boulevard Saint-Jacques  75014  PARIS

Dans tous les cas bien indiquer sur le chèque « Solidarité Haïti

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1 réflexion sur « Haïti : émotion, réflexion et solidarité »

  1. Haïti, ce petit pays fait partie de la chasse gardée des Etats-Unis d’Amérique. Comme Cuba fut avant la révolution le lupanar de ces mêmes Etats-Unis. Cuba où règne un régime de terreur sous la férule de Fidel Castro, l’un des plus grands dictateurs de tous les temps ! Les cubains vivent sous un régime que les médias occidentaux présentent comme une dictature féroce. Mais, soyons clairs et impartiaux. Qu’a apporté la révolution au peuple cubain.
    D’abord le droit au travail ; 47% à peu près de la population économique active souffrait du chômage avant 1959. La révolution a décrété le droit au travail comme un droit fondamental. Au moment de la révolution à Cuba, il y avait 26% d’analphabètes et trois universités dans le pays. Il existe aujourd’hui plus de 200 centres universitaire, universités est instituts supérieurs pour tous les métiers et l’enseignement est gratuit !
    En 1959, 80% de la population habitait à la campagne et les fils de paysans n’avaient d’autre option que de travailler avec le père : actuellement dans chaque municipalité du pays, qui en compte 169, il y a une université où l’on peut étudier en moyenns 46 métiers. Aujourd’hui, le fils de paysan a le droit, mais n’est pas forcément obligé, de suivre le métier de son père. Il y a une large palette ouverte de métiers.
    En 1959, on comptait 6.000 médecins dans le pays dont 3.000 avaient quitté le pays pour les Etat-Unis. On en compte aujourd’hui 80.000 dont 20.000 sont partis à l’étranger pour soigner des gens en difficulté ayant besoin de soins, surtout dans les zones éloignées des pays sous-développés. Les soins médicaux sont gratuits à Cuba.
    Cuba est le pays où l’émancipation de la femme est exceptionnelle. Il y a 45% de femmes au parlement.
    Mait tout n’est pas parfait. Il y a évidemment des choses sur lesquelles le peuple cubain dont encore travailler davantage pour surmonter des problèmes. Sur les questions économiques la politique du blocus imposé par les Etat-Unis depuis le triomphe de la révolution, a pesé et continue de peser dans l’évolution du pays. Mais dans le même temps le gouvernement cubain a été obligé de développer davantage son économie, ce qui a permis de renforcer les programmes sociaux. Il n’y a pas à Cuba de chômage, il n’y a pas non plus de restaurants du coeur. Tout le monde mange à sa faim. N’en déplaise à messieurs Stéphane Courtois et consorts, spécialistes d’un anticommunisme d’un autre temps, une seule liberté à été supprimée à Cuba, celle qui consiste à exploiter à son profit le travail humain !
    Pour une fois soyons objectifs.
    Le malheur qui frappe Haïti ne doit laisser personne insensible. C’est un pays qui souffre et qui a beaucoup souffert, notamment sous le règne des Duvaliers et des “tontons macoutes”.

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