Le Maire minoritaire : guerre des communiqués (7)

Suite à la mise en minorité du Maire au dernier Conseil municipal pour la désignation du représentant de Saint-Ouen (et de son suppléant) au syndicat “Paris Métropole”, ci-après 6 déclarations officielles des protagonistes et 1 d’une association.

Chaque communiqué est précédé d’une première analyse avec nos commentaires.

DOS A DOS

Le groupe des Verts nous a fait parvenir sa position relative à l’élection des élus représentant la Commune au nouveau Syndicat Mixte « Paris-Métropole ». Un texte sobre et prudent que nous publions bien volontiers d’autant qu’il  est emprunt de bon sens, de pragmatisme et d’un peu de hauteur de vue.

Communiqué des Verts

“Les Élus Verts du conseil municipal de Saint-Ouen dénoncent que, lors du conseildu 12 janvier 2009, les groupes communiste et socialiste aient laissé aux élusde droite l’occasion d’arbitrer le conflit qui les opposait.

Ceci ne repose sur aucun fondement politique et n’est pas à la hauteur des enjeux, tant pour l’avenir de Saint-Ouen que pour celui de l’agglomération parisienne.

Nous demandons instamment à nos alliés communistes et socialistes de reprendre les discussions avec nous pour aboutir à une solution raisonnable.

Saint-Ouen, le 12 janvier 2009

Les Élus Verts de Saint-Ouen : Brigitte Marigault et Rémi Fargeas.

SUS AU SOCIALITES !

Les différentes factions communistes, retrouvent une unité ponctuelle et artificielle sur le dos des socialistes accusés de pactiser avec la Droite et de trahir le peuple. Vieux réflexe. Rengaine connue du complot.

Ainsi suite à la mise en minorité (accidentelle mais très significative) de Jacqueline Rouillon au Conseil municipal du 12 janvier, la section du PCF “Canal historique”, réputée pourtant critique depuis peu à l’égard du Maire et de son entourage, distribue dans toute la ville un tract incendiaire, démagogique et en pure langue de bois accusant les socialistes de tous les maux.

Au lieu de la jouer modeste, en admettant avoir un peu forcé la dose en refusant au Président du groupe “Socialiste” d’ être suppléant du Maire « Communiste » dans le syndicat « Paris Métropole » (sujet réputé à ce jour assez consensuel), on joue aux apprentis sorciers tandis que la droite se régale.

Visiblement amateurisme politique et sectarisme font encore bon ménage.

Nous publions intégralement ci-après ce tract peu glorieux signé du PCF qui restera dans les annales de la vie locale :

HOLD-UP DEMOCRATIQUE

Lors du dernier conseil municipal, les élus socialistes ont accepté les voix des élus de droite. Face à ce dangereux jeu politicien, rassemblons-nous pour confirmer le cap à gauche de notre ville et exiger le respect des engagements pris ensemble.

Lundi 12 janvier, l’élection du représentant de notre commune au sein du nouveau syndicat mixte d’études “Paris-Métropole”, a donné lieu à une combinaison politicienne, lourde de danger pour Saint-Ouen et pour la majorité de ses habitants attachée à la forte tradition de gestion de gauche de notre ville.

En effet, le président du groupe socialiste, Yassir Fichtali, a d’abord appelé le conseil municipal -droite comprise- à voter contre les candidatures de Jacqueline Rouillon, maire de Saint-Ouen, conseillère générale, et de son remplaçant éventuel, Paul Planque, premier adjoint au maire.

Ensuite, la droite unie a présenté ses 2 candidats. Rappelons que les élus de droite s’étaient abstenus ou avaient voté contre la délibération d’adhésion de Saint-Ouen à “Paris Métropole” lors de la séance du 15 décembre 2008.

Après une deuxièmme interruption de séance, le groupe socialiste a choisi de présenter ses propres candidats.

Un vote contre les choix des audonien-nes

Jacqueline Rouillon et son suppléant, Paul Planque, ont obtenu les 16 voix du groupe Citoyen, Communiste et Républicain (CCR). 20 voix se sont portées sur Yassir Fichtali et sa suppléante, soit les 12 voix des élus socialistes et la totalité des 8 voix des élus de droite, de l’UMP, aux centristes. Les candidats de droite ont recueilli 0 voix. Il y a eu 3 bulletins blancs ou nuls (Les Verts notamment).

Alors que toutes les collectivités adhérentes à “Paris Métropole” ont désigné leur exécutif (maires et présidents de conseils généraux, régional et d’agglomérations), comment Saint-Ouen pourrait-elle faire exception ? De plus , il est de notoriété publique que Jacqueline Rouillon a été très impliquée dans le travail avec Paris et la conférence métropolitaine initiée par Bertrand Delanoë depuis des années, au point d’ailleurs de faire partie du bureau de “Paris-Métropole”. En empêchant Jacqueline Rouillon d’être présente au sein de la nouvelle équipe du syndicat intercommunal d’études, c’est le pluralisme politique qui est visé ; c’est la crédibilité de “Paris-Métropole” qui est atteinte, c’est la position de Sain-Ouen qui est fragilisée.

Nous en appelons aux audonien-nes, aux forces politiques progressistes, écologiques et associatives pour éxiger que Saint-Ouen soit représentée par son maire dans le nouveau syndicat intercommunal “Paris-Métropole”. Quand un élu de gauche réuni sur son nom toutes les voix des conseillers municipaux de droite, il doit en tirer toutes les conséquences politiques sans tarder. Il ne peut pas dignement représenter notre ville

Au-delà de la délibération concernée, un grave problème politique est posé à l’ensemble des forces de gauche et de progrès de notre ville, ainsi qu’aux électrices et aux électeurs de gauche et d’extrême gauche qui ont voté pour une projet de ville progressiste. Ce qui s’est passé au conseil municipal est lourd de sens pour l’avenir de Saint-Ouen.

Rassembler contre la politique de Sarkozy et de la droite

A l’heure où la crise du capitalisme crée des dizaines de milliers de chômeurs supplémentaires chaque mois, alors que les salaires sont comprimés et que les profits du CAC40 continuent à rapporter gros pour la plupart des actionnaires, que l’éducation et la santé subissent des coupes budgétaires intolérables jusqu’à remettre en question le bon fonctionnement des services publics, que les transports collectifs -à l’image de la ligne 14- sont au bord de l’explosion, que la loi Boutin programme la mort de la mixité dans le logement social : il est inacceptable et indécent que des manoeuvres et des jeux politiciens entre les élus de droite et ceux du Parti Socialiste, puissent se dérouler dans une vilel populaire où les problèmes sont nombreux.

Les difficultés de vie de la population appellent à construire des ripostes, à constituer de larges fronts, des rassemblements sur des contenus en rupture avec la politique de Sarkozy et des ses prédécesseurs, pour changer véritablement en France et en Europe.

Le Parti Communiste Français, ses militants, ses élus, contribuent de toutes leurs forces à atteindre cet objectif. c’est la même démarche qui conduit les élus communistes à œuvrer résolument avec les audonien-nes, pour la réalisation des engagements pris ensemble et validés par le suffrage universel.

A Sain-Ouen, la volonté et les forces existent pour ancrer au quotidien notre ville à gauche, Ensemble, nous trouverons la force d’écarter les tentations politicennes qui trounent le dos aux engagements pris, de surmonter les difficultés créées par la politique de Sarkozy pour les budgets des collectivités, de rassembler les audoniennes et les audoniens pour mettre en oeuvre le projet de ville et maintenir le cap à gauche.

A Saint-Ouen, le 13 janvier 2009

La section de Saint-Ouen du Parti Communiste Français
13 Boulevard Jean Jaurès, 93400 Saint-Ouen – 01 40 11 31 15 – pcfsaint-ouen@orange.fr “.

FORCE TRANQUILLE”

Un peu embarrassée par sa « victoire » inattendue au Conseil municipal du 12 janvier, le groupe socialistes représente, aujourd’hui à lui seul, la Commune au sein du syndicat Mixte « Paris Métropole ». Cette situation paradoxale, et non-conforme à sa représentation (actuelle) au sein du Conseil municipal, est la simple conjugaison du sectarisme du groupe « communiste » et de l’habileté politicienne de l’opposition.

Petites humiliations répétées du Maire et de son clan, manque de respect pour les alliés, fonctionnement municipal peu démocratique, la coupe est déjà pleine. Autant dire que le PS savoure (comme d’autres) cette situation.

A moins d’aller vers un affrontement radical qui nécessiterait une alternative politique à gauche crédible (possible mais difficile), PC et PS semblent condamnés à s’entendre quitte à avaler quelques couleuvres et à souffrir des quolibets de leurs concitoyens.

Entre les pragmatiques, les excités et  les velléitaires, les socialistes, derrière leur détermination tranquille sont partagés sur la conduite à tenir.
Dans tout les cas de figure, cet épisode marquera lourdement ce début de mandature et les rapports au sein de la gauche.

Déclaration du Parti Socialiste

Section de Saint-Ouen

A l’occasion du vote qui s’est tenu lors du conseil municipal de 12 janvier 2008 à l’Hôtel de Ville portant sur les représentants de notre commune au syndicat mixte d’études Paris-Métropole, la Section Socialiste de Saint-Ouen au travers de son groupe au Conseil Municipal déplore qu’à l’issue d’un mois de discussion aucun accord préalable n’ait été trouvé avec son le Maire communiste de St Ouen sur la présentation d’un ticket commun.

Alors même que la problématique Paris Métropole se fait grandissante, le groupe PS a plaidé pour une association encore plus renforcée des différents partenaires de la majorité sur le sujet d’autant que lors du précédent mandat, un élu socialiste était en charge de cette délégation. A notre regret, tel ne fût pas le choix du ticket présenté par le Maire alors même que l’ensemble de la majorité municipale avait voté l’adhésion au syndicat mixte d’études lors du Conseil Municipal du 15 Décembre 2008.

Face à ce que le PS a considéré comme un recul démocratique et à l’issue de 2 interruptions de séance, 3 tickets ont été ainsi soumis au vote : un PC/PC (Jacqueline ROUILLON / Paul PLANQUE), un PS/PS (Yassir FICHTALI / Elisabeth AUERBACHER) et un de l’opposition (Lias KEMMACHE / Tiziana ZUMBO-VITAL).

A l’issue d’un vote à bulletin secret, le ticket PS l’a emporté avec 20 voix contre 16 pour le ticket PC.

Loyal mais exigeant, le Parti Socialiste, seconde composante de la majorité, considère comme essentiel le respect de la démocratie et de la transparence. Dans le cadre du projet municipal, il réaffirme sa volonté de cogestion de la municipalité dans la reconnaissance des différentes sensibilités de la majorité municipale.

Les socialistes continueront d’œuvrer, de proposer et de construire de vraies alternatives de gauche dans l’intérêt des audoniens.

Estelle VILLARD

Secrétaire de section

Yassir FICHTALI

Président du groupe socialist Saint-Ouen,

le 15 Janvier 2009

LES MANOEUVRIERS PROFESSEURS DE MORALE

L’opposition, pourtant assez disparate et émiettée (de l’UMP au Modem-Nouveau Centre en passant par des divers gauche et les « sans étiquette ») est jusqu’ici toujours unie dans l’obstruction permanente au sein du Conseil Municipal.

Sans projet, ni proposition crédibles, elle campe depuis le début du mandat dans une critique virulente dans la forme et souvent très légère quant au contenu des dossiers.

Ses diatribes contre l’autoritarisme du Maire et le fonctionnement peu démocratique de notre Ville ne sont pas toujours exagérées et parfois même partagées par beaucoup.

Dans le cas présent, l’opposition municipale en présentant ses 2 candidats mais en ne votant par pour eux – ce qui n’est pas l’exemple même d’un procédé très démocratique – réussit, avec seulement huit conseillers, à piéger les groupe communiste et socialiste.

La majorité trébuche, le Maire est ridiculisé.

On a les victoires que l’on peut !

Ci-après le texte de ces élus qui visiblement ne boudent pas leur plaisir :

Le Maire de St Ouen, Jacqueline ROUILLON (communiste unitaire), a revendiqué la candidature de son premier adjoint, Paul Planque (PCF) derrière la sienne, au seul argument d’un « droit naturel ». Lassé par l’intransigeance du groupe communiste et considérant une nouvelle fois que le compte n’y était pas dans le partage des responsabilités dues au groupe socialiste, celui-ci, après deux suspensions de séance et un vote du groupe, a décidé de déposer sa propre candidature, rappelant ainsi que « partenaires » ne rime pas seulement avec « intérimaires » et que les voix des électeurs socialistes doivent être utiles et respectées au-delà des seules périodes électorales.

Une situation que l’opposition a su arbitrer au profit de la candidature socialiste, celle-ci obtenant avec les 8 voix de l’opposition la majorité nécessaire pour faire battre le maire et son 1er adjoint.

William DELANNOY prend acte « qu’à St Ouen l’union de la gauche n’existe plus car des ambitions à gauche apparaissent, et que le groupe Verts ainsi que Mamadou KEITA s’abstiennent pour ne pas renier leur fidélité au maire tout en préservant leur soutien aux élus socialistes.

L’Opposition, dans sa diversité, est restée solide et a su faire preuve d’efficacité pour arbitrer ce combat à gauche, et rappeler ainsi à Jacqueline ROUILLON que le pouvoir centralisé et excessif du maire et de sa garde rapprochée ne serait plus d’actualité après un tel désaveu. L’autocratie et le dirigisme doivent laisser maintenant leur place à une gestion plus représentative et plus harmonieuse du corps électoral audonien.

En levant la séance à la moitié de l’ordre du jour, après cet échec personnel, et en suspendant les travaux de notre assemblée, J. ROUILLON rappelle ainsi à ses administrés que son statut d’élu au sein d’un syndicat, qui n’a comme finalité que de satisfaire l’ego de quelques maires de banlieue, est plus important que de répondre aux attentes de ses concitoyens. »

Groupe «ASOEA »
Lias KEMACHE (DG)
Cyrille PLOMB (DG)

Groupe « Modem – Union Centriste »

Albert KALAYDJIAN (Modem)
Brigitte ZUCCHIATTI (NC)

Groupe « UMP – Divers Gauche – sans étiquette »

William DELANNOY (UMP)
Marina VENTURINI (UMP)
Tiziana ZUMBO-VITAL (SE)
Wahiba ZEDOUTI (SE)

COMING OUT DU NOUVEAU TRIO DE L’UMP

L’UMP « officielle » comprenez, pas celle de W. Delannoy (acoquinée avec des gens de gauche) s’est, elle aussi, fendue d’un communiqué en saluant le « coup politique » orchestré par ce dernier.

Derrière l’union de la Droite affichée, le nouveau trio de signataires « officiels » (O.Decrock, M.Seydi et M.Borowski) ambitieux et déterminé, vient de prendre les rennes du parti Sarkozyste au niveau local. Après avoir évincé les éternels perdants, il saute évidemment sur l’occasion pour rebondir et faire son « coming out ».

Dépourvu de légitimité élective, il annonce déjà la couleur pour les prochaines cantonales (où le Maire sera la Conseillère générale sortante) en affirmant qu’il proposera, sous peu, une alternative crédible.

A Droite tout le monde est donc à la manœuvre !

Communiqué Officiel UMP Saint-Ouen

Le vote du 12 Janvier 2008, ayant mis en minorité Madame Jacqueline Rouillon -Communiste Unitaire- et son premier adjoint Paul Planque -PCF-, à l’occasion de l’élection des représentants de la ville de Saint-Ouen à Paris Métropole, illustre le manque de cohérence et de solidarité de l’équipe municipale en place. Nous saluons le coup politique orchestré par William DELANNOY car il a le mérite de faire éclater au grand jour les dissensions profondes au sein de la pseudo majorité en place.

Seulement dix mois après les dernières élections municipales, la ville de Saint-Ouen n’est plus gouvernable. Au moins 6 sensibilités différentes composent la majorité municipale -PS, PCF, Communistes Unitaires, LO, Les Verts, Parti de Gauche-. Dans ce contexte, il y a fort à parier, qu’aiguillonné par le jeu des ambitions personnelles, et faute d’un rééquilibrage profond des responsabilités, le Maire de Saint-Ouen soit à nouveau mis en minorité au Conseil Municipal.

Cette situation n’est pas tenable, la section UMP de Saint-Ouen, entend se consacrer dès aujourd’hui, dans le sens de l’intérêt général, à la définition d’un projet de ville alternatif, dans le respect des valeurs audoniennes et républicaines.

La parole reviendra bientôt aux électeurs. Nous leur proposerons alternative crédible : à la hauteur des enjeux de la ville, répondant aux attentes réelles de ses citoyens et habitants.

Olivier DECROCK, Madi SEYDI, Mike BOROWSKI.

RASSEMBLEUR OECUMENIQUE

Mamadou Keita, seul élu de la liste Ensemble pour Saint-Ouen (EPSO), positionné comme « vraiment à gauche » en restant en réalité peu critique vis-à-vis du Maire, reste lui-même. En rappelant à toutes fins utiles qu’il représente la 3ème force de Gauche au Conseil Municipal, il justifie son abstention en dénonçant une mascarade politique.

Face à la division il demande de prendre de la hauteur et se pose en rassembleur.

« Les profondes divisions de la majorité municipale à Saint-Ouen qui ont conduit à l’élection des deux candidats socialistes qui s’étaient présentés contre le Maire et le Maire adjoint, étaient prévisibles. Comme je l’avais indiqué lors de l’investiture de notre conseil municipal, au nom de l’équipe Ensemble pour Saint Ouen, la démocratie n’est point un vain mot ; il impose un comportement. Ce dernier implique que les décisions soient prises par conviction, après un débat ouvert et franc, dans l’intérêt de tous les Audoniennes et les Audoniens et non au travers de coups politiques pour s’accaparer le plus grand nombre de postes et de pouvoir.

J’ai toujours été fidèle à ce principe fondamental qui a servi de boussole à l’équipe que je conduisais et qui a permis que je sois élu conseiller municipal à Saint-Ouen par 10% d’électeurs Audoniens au 1er comme au 2ème tour des élections municipales 2008. Ces élections ont ainsi fait de Ensemble pour Saint Ouen, la troisième force de Gauche au Conseil Municipal.

La séance du conseil municipal du lundi 12 janvier a démontré la fragilité et l’incohérence de la majorité municipale au point d’empêcher le règlement, entre ses différents groupes (PCF – PS – VERT – LO – MARS et Citoyens) des questions de représentativité de notre municipalité au sein du Nouveau syndicat mixte d’études “Paris-Métropole’’.
Le désaccord dans la majorité entre les groupes PC et PS a entraîné un vote qui s’est soldé par l’élection du ticket socialiste Fichtali – Auerbacher qui recueille 20 voix dont les 12 voix socialistes et citoyens en plus des 8 voix des groupes ASOEA – MODEM – UMP et Citoyens, contre 16 voix des groupes PCF– LO – MARS et Citoyens pour le ticket communiste Jacqueline Rouillon – Paul Planque.

Affligé par ce spectacle de divisions et de petits calculs, je me suis abstenu pour ne pas prendre part à ce que je considère une mascarade politique qui révèle la véritable nature des relations entre les deux groupes les plus importants de la majorité municipale. Nous déplorons cette situation inacceptable dans le contexte local, national et international de crise économique et sociale que nous connaissons.

Notre appel à l’union de toute la gauche est resté vain et nous continuons à le regretter. Nous voulons à Saint Ouen une gauche plus cohérente, plus forte, pour une gestion efficace de Saint Ouen proche de nos concitoyens, qui amène à des choix qui aident concrètement les Audoniens et les Audoniens à faire face à la détérioration de leur vie, à favoriser des solidarités et des libertés.

Toutefois, dix mois seulement après les élections municipales, cette épisode dans la vie politique audonienne est telle que chacun des élus de notre municipalité notamment les chefs de file de la majorité et plus particulièrement le Maire, doivent dans la transparence démocratique en responsables politiques, prendre la pleine mesure des conséquences que pourrait avoir ce type d’initiative à l’avenir et leur impact certain sur la bonne gestion et gouvernance de notre ville pour l’intérêt des Audoniennes et des Audoniens ».

Mamadou KEITA
Conseiller Municipal

DES ASSOCIATIFS SE REBIFFENT

Ne doutant de rien, la section du PCF en appelle aux associations, pour soutenir son combat relativement obscur contre le PS au nom de la démocratie.

La nouvelle association «  Convergence citoyenne » ambitionne de porter haut et fort la réflexion et l’action citoyennes pour la démocratie locale.

Avec une analyse claire, elle répond avec une bel effort pédagogique aux prétentions des partisans de la politique politicienne et à leurs grossières tentatives de récupération.

Inutile de dire quen nous partageons ici complètement le contenu de cette prise de parole associative.

Explication de texte :

Convergence citoyenne

En tant qu’association audonienne, Convergence citoyenne est appelée, par un communiqué de la section locale du PCF, à « exiger que Saint-Ouen soit représentée par son Maire dans le nouveau syndicat intercommunal Paris-Métropole ».
Au vu des arguments bien légers avancés, nous ne voyons guère de raison de formuler une telle « exigence ».
Que le groupe « Citoyen, Communiste et Républicain » n’apprécie pas d’avoir été piégé par un habile coup tactique de l’opposition, quoi de plus normal ? Est-on sûr, d’ailleurs, que les Socialistes n’aient pas été pareillement piégés ?
Mais quant à l’idée que l’avenir de Saint-Ouen se joue dans l’identité de l’élu de la majorité qui représentera la Ville dans un syndicat d’études – c’est une plaisanterie ! Cette majorité est, nous dit-on, soudée par les « engagements pris ensemble ». Dès lors, tous ses membres ont le même titre à parler en son nom. Parler de « hold-up démocratique » dans cette affaire, contester que M. Fichtali ou Mme Auerbacher puisse « dignement représenter notre ville », c’est soit acter l’éviction du PS de la majorité municipale, soit sacrifier à la surenchère verbale la plus absurde.

Car le fond de cette péripétie n’est pas conforme à ce qu’en dit le communiqué du PCF.

Que Mme Rouillon représente Saint-Ouen dans Paris-Métropole, rien de choquant bien sûr. Qu’elle prétende y avoir « droit » au titre du protocole ou de l’implication passée, voilà qui est en revanche un peu gênant. Quant à l’idée que les Audoniens auraient validé ce choix, qui ne leur a jamais été soumis en tant que tel, elle est manifestement absurde.

Mais l’essentiel n’est pas là. Ce qui a provoqué le mouvement d’humeur socialiste, et permis l’habileté tactique de l’opposition, c’est le choix de M. Planque comme suppléant. Il est cocasse à cet égard que le communiqué du PCF se plaigne d’une entorse au « pluralisme ». Un peu de pluralisme dans la représentation de Saint-Ouen au sein de Paris-Métropole aurait, à n’en pas douter, permis à la majorité de rester unie. Rassembler la majorité, c’est forcément reconnaître la dignité et la capacité politique de chacune de ses composantes.

Et puis, en tant qu’association préoccupée par la participation citoyenne, devons-nous vraiment déplorer qu’il y ait de la politique en direct au Conseil municipal ? On peut comprendre la volonté de régler les questions politiques dans les arrière-salles, à l’abri du regard citoyen ; sans doute même certaines questions sont-elles mieux réglées ainsi. Mais quand tout se règle à l’avance, c’est la démocratie qui est vidée de son sens.

L’ASSOCIATION CONVERGENCE CITOYENNE

Ensemble pour Saint Ouen
Des femmes et des hommes de progrès

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20 réflexions sur « Le Maire minoritaire : guerre des communiqués (7) »

  1. Quel curieux communiqué que celui des tous nouveaux responsables de la section UMP de Saint-Ouen que l’on peut voir circuler !..

    Je ne savais pas qu’à St-Ouen il y avait des vautours capables aussi rapidement de venir ronger les os d’une situation politique à laquelle ils sont totalement étrangers !…
    Je savais qu’en politique il fallait être opportuniste mais de là à vouloir faire croire qu’une section UMP sérieuse existe et qu’elle peut être dirigée par quelqu’un qui n’a obtenu que des voix d’Epinay, cela me laisse perplexe sur la capacité d’une telle équipe ! Surtout lorsque l’on sait que pendant que les élus, représentatifs, eux, du corps électoral, permettaient à leur formation politique de remporter une vraie victoire face à la gauche, M. Borowsky, au même moment, gérait sa carrière personnelle avec Madi Seydi et le soutien du nouveau gourou de l’UMP, Olivier Decrock, dans un café de Saint-Ouen….

  2. STG,êtes-vous sûrs du texte de la section du PCF?Sur le tract distribué au marché,ce matin,il est dit:”la ligne 13″et non”la ligne 14″comme vous l’écrivez.
    Avez-vous fait une erreur de frappe ou ont-ils rectifié dans un second tirage?

  3. Merci à ID Saint-Ouen de faire circuler le premier l’info sur ce conseil municipal.

    Je dis Bravo à ce vote.

    Cela donne un éclairage inédit à la Conférence métropolitaine.
    Jusqu’à là le maire y participait activement sans rendre compte.

    Cela bouscule le pouvoir.

    Sur le communiqué verts:
    Il y a un groupe Verts, oui.
    Je constate que des gens oublie que groupe cela signifie “ensemble d’êtres” (Larousse).

    Je suis aux Verts je n’ai pas été consulté,
    je n’ai même pas reçu le communiqué!

    Cordialement

    Daniel

  4. @ Michel

    Effectivement vous avez raison !

    A après verification dans le texte d’origine (reçu par fax) dès sa diffusion c’était bien “ligne 13”.

    Par commodité technique nous avons fait un copier-coller du texte depuis le blog lesaudoniens.com. (car nous n’arrivions pas à convertir ce foutu fax).

    Curieusement c’est bien écrit “ligne 14” dans le tract publié sur le site en question. Est-ce une erreur de recopie ? Une sombre manipulation à l’échelle métropolitaine ?

    La section du PCF n’est donc pas en cause (et peine à distribuer ces 20 000 tracts d’origine).

    C’est en tout cas un peu bizarre.Vous avez l’oeil !

    Attendons donc des explications.

  5. @ Daniel
    Si tu es au vert, repose toi, ici “nos amis les verts” ne forcent pas beaucoup! A force de vouloir ménager la chêvre et le chou, on va les voir comme des potes agés.

  6. L’association “Convergence Citoyenne” a bien mis les points sur les “i”, je souscris.
    Tout juste quelques aperçus :
    Le PC donne des leçons en pluralisme politique qu’il est incapable d’appliquer à lui-même. Il ne sait toujours pas faire la différence entre alliés de majorité et godillots. Rouillon, Planque etc. ont déjà oublié qu’environ 10% de la gauche audonienne n’ont pas voté pour leur liste.
    Une lueur d’espoir quand-même dans son tract: après avoir vilipendé l’Europe pendant des décennies comme un méchant machin capitaliste, le PC finit par comprendre que c’est l’arène où les forces de gauche ont tout intérêt à s’organiser pour lutter. Mais quand on ne sait même pas travailler en bonne intelligence avec ses partenaires locaux, il y aura encore du chemin à faire.
    Ce n’est pas tous les jours que la droite audonienne et ce qui gravite autour a de quoi rigoler. Grâce à la superbe passe que lui ont servie Rouillon, Planque et compagnie, elle a su marquer un joli but et exulte.
    Est-ce qu’il y a quand-même des communistes à Saint-Ouen qui, au lieu de chanter pouilles au PS, pourraient parler raison au noyau aux manettes ?

  7. Chers vautours,

    Vous m’avez l’air d’être bien renseigner sur le vote des élections internes de notre parti.
    Dois-je en déduire que vous faitês partie des malheureux perdants? Et oui c’est ça la politique! il y a toujours un ou des perdants! Mais aller jusqu’à dire que Mike BOROWSKI a été élu par les adhérents d’Epinay, c’ est grotesque. Selon vous Saint-Ouen ne représenterait que 18 voix!! A l’évidence non, ma chère Marie, car en réalité WD ne représentait que 12 voix à Saint-Ouen, 1 à L’Ile-Saint-Denis et à Epinay il y a tout de même 4 ou 5 personnes qui lui ont apporté leurs suffrages.

    Quant à Mike Borowski, notre fameux trio comme vous dîtes apportons sur Saint-Ouen bien plus que ce que WD a pu obtenir en totalité.
    Bref, nous ne sommes pas là pour refaire le match!
    Concernant le fait que je puisse avoir des dents longues qui rayent le parquet: et alors!! J’assume pleinement. Si pour vous avoir de l’ambition est une tare, tant pis. La politique ce n’est pas pour moi un hobbie ou encore une manière de me dire que je peux au moins réussir en politique puisque je n’ai rien réussis dans ma vie. C’est un métier!! La politique j’y crois!!
    Pour réussir il faut plus qu’une mauvaise langue, un peu d’objectivité et de fairplay ne font pas de mal non plus.

    Madi

  8. Le Révérend Père Mamadou Keita et son onctueuse parole oecuménique ! Parle “nous” et “notre” groupe. Si ce n’est pas le pluriel de la majesté qui sied bien aux Pères, serait-ce donc celui de la liste Ensemble pour Saint-Ouen que “je conduisais” ? Prêchant aujourd’hui un vague consensus de gauche qui ne fait de mal à personne, il tente de faire oublier que, les deux derniers jours avant le 2e tour de l’élection, il a tout fait pour casser sa propre liste. L’apôtre de l’unité en zélé sabordeur de son propre rassemblement ! A de justesse raté sa manoeuvre (vraiment la sienne, sur sa propre initiative ?) : sa liste était finalement disponible dans les bureaux de vote, environ 10% des votants audoniens se sont portés sur son nom, ne serait-ce que pour signifier aux Rouillon-Bentotilia-Planque-la Marsienne un NON de gauche. Et faisant du coup de lui un élu malgré lui. Des comme ça, c’est rare en politique.
    Quelle belle mascarade !

  9. Ingolf,crois-tu vraiment que ce qui reste de STG est le mieux placé pour donner des leçons à M.Keita?
    En 2001,STG a implosé quand,pour un poste de maire-adjoint,certains d’entre eux se sont ralliés à JR qu’ils présentaient alors comme une communiste ouverte,en rupture avec”les pratiques stals”.
    En 2008,JR jugea que STG ne représentait plus rien et ne renouvela pas ses propositions d’alliance.STG fut incapable de réagir et subit la campagne électorale,Eric appelant,au tout dernier moment à voter pour M.Keita.
    Ne serait-il pas temps,dans cette ville,d’arrêter une attitude négative de dénigrement de tous ceux qui pour des raisons différentes,à des moments différents ont essayé de faire entendre
    une gauche qui ne se reconnaissait pas dans les partis institutionnels(PCF-PS).Jusqu’à présent ces voix qui ont voulu se faire entendre ont été manoeuvrées,annihilées par JR et le PCF.
    Il faudrait poser la question :Eric,Lias,M.Keita cherchez-vous un strapontin de maire-adjoint ou voulez-vous un changement de politique,un changement de rapports entres élus et administrés?Sans nous la jouer nostalgique:”avant,c’était super…avec JR,rien ne va plus”!Engagez donc un débat politique et public sur les blogs dans un style plus élevé que”c’est pas lui,c’est moi”ou “c’est pas moi,c’est lui”.Et de grâce évitez cette pratique très audonienne(à gauche comme à droite)de messes basses entre vous,loin du regard des audoniens.Il faut recréer un lieu de débat à S.O.comme l’était,au début des années 60,le ciné-club,salle de l’Eveil,sous la conduite de Mr.Perégo(père)!Les blogs peuvent être porteurs de ce besoin de démocratie.

  10. désolée ma chère madi, cette fois, à mon grand regret,je ne suis pas responsable de ce commentaire
    tu remarques que tu crois en la politique comme un métier donc une carrière, c’est la ou nous ne sommes pas d’accord car pour moi c’est plus une vocation au service de l’intérêt général
    puisque tu m’as mise en cause personnellement je me réserve le droit de mettre cette réponse et les précédents commentaires sur les audoniens.com

  11. Trés chère Marie,

    Désolée si “cette fois “comme vous le dîtes vous n’êtes pas responsable du commentaire, je dirai que cela vous ressemble bien.
    Mille excuses!!
    Quant à l’ambition que chacun peut avoir pour sa vie, je n’irai pas jusqu’à parler de vocation vous concernant, le mot est beaucoup trop fort! Quant bien même la poltique est “un métier”, nous avons inévitablement le gôut de la chose publique, l’ambition de servir l’intêret général. Les moyens de faire de la poltique sont multiples et variés, mais une chose est sûre ça passe forcement par un vrai investissement personnel, du travail, encore et toujours du travail.

  12. A propos d’ambition en politique,je vous conseille,mesdames,le téléfilm”L’école du pouvoir”sur Canal+.
    Le tout est de définir si le but de la politique est de servir ou de se servir!Ou encore de se servir en croyant servir.

  13. Je ne comprends pas les gens qui critiquent certaines personnes et qui font de la “lèche” quand ils les voient!
    Moi, je critique mais je ne lèche pas! Cela doit être un manque de vrai investissement personnel, ou du travail, c’est ça, je ne travaille pas assez…

  14. @ Fainzang
    Si Lias et L’ASOEA avait cherché un strapontin , ils auraient en 2001 accepté la proposition de JR ” d’en être ” . Je n’oublie pas la rencontre avec Eric P au café prêt de l’église justifiant son choix de rejoindre la liste de Rouillon, afin de booster la gauche Audonienne; Rémy Fargeas m’expliquant , très didactique dans le propos comme d’hab’ , que le contre-pouvoir ne suffisant pas , il fallait “grandir” et s’allier aux même pour pouvoir agir de l’intérieur , le fameux faire bouger les lignes ( d’ailleurs fort réussit à Montreuil…).
    Dans une de ses chroniques d'”A St-Ouen”, une des dernières , Eric P analysait la situation politique d’avant élections municip’ , évoquant une OPA inamicale sur les Verts et des associatifs (nous) qui ” pitié ! oeuvraient pour aller à la gamelle…” .Vous savez l’hôpital qui se moque…
    On a vu l’impact qu’ils ont eu sur une direction légèrement hégémonique .
    On peut trouver injouable l’alliance que nous avons fait avec des gens d’ autres bords , évoquer trahison et reniement ( et pour ma part ce n’est pas l’aspect le plus motivant de l’histoire ), mais je suis sur que quiconque ayant été dans l’alliance avec le PC PS à St-Ouen en 2008 , n’a été autant partie prenante dans l’élaboration du “programme commun”.
    Un responsable Vert qui oublie de convoquer ses membres au réunions , qui ne va pas aux AG régionales , qui fait des votes de stratégie politique électorale pour St-Ouen , en faisant voter L’Ile St-Denis ( und so weiter Ingolf) ne vaut-il pas ce que d’aucun nomme OPA inamicale

  15. Paco,c’est bien mais 2001,c’est loin!Il serait peut-être temps de vous rencontrer à nouveau ne serait-ce que pour tirer le bilan de vos expériences réciproques et de rendre ce bilan public pour que les audoniens qui vous ont fait confiance(et les autres)puissent juger.
    Je me sens particulièrement concerné moi qui ai vôté pour E.Pereira en 95,L.Kemache en 2001,M.Keita en 2008.

  16. @michel fainzang

    Mon cher Michel,
    «Soigne ta gauche n’a pas «implosé en 2001» comme tu l’indique un peu rapidement. Après quelques mois de discussion nous avons fin 2000, décidé à la majorité relative (45%) de rejoindre la « gauche plurielle » qui, précisons-le, nous avait sollicité (parallèlement aux Verts). Ni coup de cœur, ni illusions démesurées. Un choix.
    Même si id-Saint-Ouen-Soigne ta Gauche ! comptait encore une vingtaine de membres actifs sur la ville avec petit réseau de citoyens, il me paraissait difficile de monter une liste autonome avec le risque d’un score inférieur à 1995. J’étais personnellement hostile à un mauvais « remake » et à une liste de « témoignage » qui inscrirait en recul l’émergence citoyenne.
    Nous avons donc choisi délibérément de « rentrer sans combattre » et d’exiger à minima un poste dans l’exécutif en gardant nos forces pour la suite. Je ne peux pas te cacher que le Maire et son entourage ont accepté par crainte d’une liste concurrente plutôt que par esprit d’ouverture. Pour mémoire, nos « alliés » Verts de 1995 avaient quant à eux (avec ou sans nous) décidé de participer à la majorité.
    Effectivement, comme tout le monde, nous pensions que Dambreville pouvait incarner une « certaine » ouverture par rapport à Paulette Fost (ce qui entre nous n’était pas – à l’époque – un grand exploit). Nous nous sommes très vite affranchi de cette belle idée. En effet, alors que la campagne électorale était déjà en cours, nous avons été informé que Jacqueline Dambreville avait fait une « alliance personnelle » avec Michel Bentolila incarnant pour nous tous le sectarisme et l’archaïsme le plus caricatural au sein du PCF et étant pour moi un adversaire personnel depuis près de 15 ans.
    Nous n’avons donc pas eu le loisir comme tu l’indique de présenter le Maire comme « une communiste ouverte, en rupture avec « les pratiques stals » (d’ailleurs aucun écrit ne témoigne en ce sens).
    A l’occasion nous publierons nos archives mail internes à Soigne ta gauche pendant les derniers jours de campagne et d’entre 2 tours. Ceci t’éclairera complètement sur notre état d’esprit d’alors et nos rapports avec le PC et ses dirigeants locaux.
    Pour 2008, bien évidemment l’assise « politique » d’id-Saint-Ouen étant limitée quelques socialistes (peu regardants) ont « pactisé » avec Michel Bentolila et le Maire pour éliminer les gêneurs de la majorité. Qualifiés par les uns et les autres d’ « archaïques » ou « ne représentant plus rien ». Pour noyer son chien on l’accuse de la rage ! Grand bien leur fasse : nous les voyons déjà à l’œuvre.
    Pour les mêmes raisons qu’en 2001, nous avons -très tôt- écarté l’idée de quémander un strapontin de conseiller municipal ou de constituer une liste autonome (ou d’en rallier une sur aucune base sérieuse).
    A priori aucun membre d’ id-Soigne ta gauche n’a voté au 1er tour comme au 2ème tour pour la majorité actuelle et nous avons contribué (à notre façon), notamment dans la dernière ligne droite, à limiter son score.
    Ainsi concernant la liste Keita, j’étais le samedi du 2ème tour des municipales au cœur du sujet (avec Ingolf notamment) et je pense qu’à l’occasion nous pourrons, la aussi, en dire un peu plus sur le rôle des uns et des autres et la morale en politique.
    Nous avons choisi de continuer notre combat dans l’opposition de gauche pour une autre gestion en nous inscrivant dans la durée. Cela passe par un rassemblement un peu plus large que celui que tu évoque et un surtout avec un contenu réel.
    Quant à savoir si id-St-Ouen- Soigne ta gauche ! ne représente plus rien … l’avenir le dira. Pour l’heure nous continuons à participer et peser dans le débat. Ce blog y contribue.

    @ daussat
    Je n’ai fort heureusement jamais indiqué que certains de tes amis voulaient aller à la « gamelle » dans ma tribune libre prémonitoire de septembre 2007, car ce terme (déplaisant) sous-entend la recherche d’un intérêt purement économique (ndrl : la perception d’indemnités d’élu). Je pense qu’il s’agit seulement dans leur cas d’avoir un peu de pouvoir et de faire entendre leur voix.
    Vert, bleu ou citoyen…nous entendons désormais leurs voix (et leurs cris) au Conseil municipal. Chacun peut juger sur pièce.

    Amicalement à vous deux

    Eric

  17. @ Eric Perreira
    J’ai hésité à employer ce terme peu élégant qu’effectivement je ne vois guère trouver sa place dans un de tes billets ; j’ai recherché dans ma collection de St-Ouen ma ville , mais le numéro manque . Cela dit je n’ai pas le souvenir ( mais bon , il se peut que je me gourre ) que ton analyse était si amicale . Ce n’était guère le ton de cet article pamphlet , ou chacun passait à la moulinette de ton jugement .
    Tu en appelais quand même à la pitié quand à notre volonté d’être présent dans le débat , afin de nous faire entendre après six années de … mépris; ce que tu dis être légitime aujourd’hui .
    dont acte .
    fraternité .

  18. Eric,je n’ai jamais parlé d’union mais d’engager à gauche un débat public.Ta réponse en est une parfaite et brillante illustration et je t’en remercie.Je pense qu’on ne peut pas se déterminer par la seule opposition au couple”démoniaque”JR-MB.Les diverses forces de gauche et écologiques audoniennes doivent se trouver des lieux de discussions,de débats et lister les solutions qu’ils proposent pour améliorer la gestion de cette ville.Si c’est seulement l’intérêt des audoniens qui est au centre des préoccupations de toutes ces sensibilités les”unions”se feront d’elles-mêmes.C’est ce qu’ont fait WD,AK,LK etc…leur plus petit dénominateur commun(ppdc) étant de prendre la mairie à JR,ils ont pu s’unir.Personnellement ce ppdc ne me suffit pas!

  19. Grand Paris Stop ou encore ?,
    telle est la Une “spécial Grand Paris” de l’hebdomadaire l’Humanité dimanche, sorti ce jeudi 22 novembre.
    Les Audoniens seront contents, JR y est en photo telle une sphynx page 8 lors d’une rencontre tenue à Vances en 2006.

    Quant à savoir ce qu’elle pense sur le sujet, j’ai rien trouvé dans cet intéressant dossier. Mais cela ne devrait pas tarder.

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