"Pôle citoyen" en trompe l’œil.

Les citoyens volontaires inscrits dans le “pole citoyen des Docks” structure dite de concertation  initiée par la Municipalité, font un peu grise mine. Beaucoup ont la fâcheuse impression d’être simplement instrumentalisés pour les besoins de la cause.

 

La concertation se limite hélas le plus souvent à une simple communication à sens unique sur des sujets choisis d’avance en restant toujours dans de grandes généralités.

Rythme des réunions, contenu précis, accès aux documents de travail : tout est décidé d’ « en haut » sans règles du jeu.

 

La dernière réunion du 9 octobre, en présences de plusieurs élus municipaux (P. Planque, M. Garnier, R. Fargeas), n’a pas échappé à la règle.

 

Thème (ultra large) de la rencontre: « un quartier de ville pour tous »  avec :

-une 1ère partie (annoncée) intitulée modestement dans un style alerte: « une réflexion partagée sur la manière de vivre dans les Docks : un quartier mixte où l’activité côtoie le logement, le commerce, les équipements »,

– une 2ème partie sur la « présentation du calendrier et de la démarche de concertation » (long pensum avec deux pages de thématiques ressemblant plutôt à un cycle de conférences qu’à des propositions d’échanges réels).

 

Evidemment avec ce type d’approche très directive et peu ouverte l’exposé professoral de l’urbaniste en chef à un peu de mal à se frayer un chemin et à calmer les esprits.

 

Les participants son vite désagréables et basiques: on veut relire le compte rendu pour validation avant diffusion et  des documents transmis aux participants par Internet en format pdf (voire accessible à tous sur le site de la ville), parler des tour éventuelles et de leurs emplacements, réfléchir au peu de patrimoine bâti digne d’intérêt, intégrer la consultation citoyenne sur le parc dans le cahier des charges des paysagistes, évoquer plus précisément les bureaux en constructions, avoir des explications sur les évolutions des plans d’un réunion à l’autre…

 

Bref,  tout paraît étonnamment compliqué et légèrement verrouillé* côté municipal.

La confrontation avec les citoyens semble toujours une épreuve formelle et obligatoire plutôt qu’un moteur pour le projet.

 

 

 

 

 

 

 

* la  surreprésentation de techniciens très engagés politiquement aux côtés du Maire et dans son parti (actuel) n’est évidemment pas un gage de professionnalisme ou d’ouverture.

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10 réflexions sur « "Pôle citoyen" en trompe l’œil. »

  1. Je me suis inscrite au Pôle citoyen, comme beaucoup, j’y ai cru, parceque je suis parent-déléguée, que je suis convaincue d’être une personne parmi tant d’autres à souhaiter un bel ESPACE VERT à Saint-Ouen!
    J’ai participé à de multiples initiatives pour suggérer d’autre méthodologie pour ce Pôle, d’autres façons plus participatives de collaborer avec l’instance municipale. Nous avons rencontré Madame le Maire pour lui remettre officiellement en février dernier le résultats de la consultation citoyenne que nous avions fait (gratuitement of course!!) sur la question des Docks…Bref, nous avons essayé de faire comprendre que pour qu’il y ait une vraie dimension citoyenne, il fallait aussi que nous soyons pris en compte pour mener à bien des actions communes. Je n’ai pas eu l’impression, ni le sentiment que l’équipe municipale soit à l’écoute. Suite à la dernière réunion du Pôle citoyen à laquelle j’ai assistée, le 4 juin 2008, j’ai décidé de ne plus en faire partie. Mes raisons sont simples: comme les membres du groupe n’ont aucun pouvoir de décision, ni de représentation, et que seule la Mairie a droit de tout, je ne vois pas pourquoi je ‘servirai’ de faire-valoir à un système qui pour l’instant pêche en contenu, en méthode et gagne en démagogie. C’est dommage car les techniciens de la Sodedat font un super-boulot et eux je suis sûre qu’ils seraient prêts à nous répondre et à avoir des audoniens pour la rédaction du cahier des charges de ce vaste projet.
    Pourquoi ne pas prendre exemple sur ce que le Conseil de développement de Plaine Commune a essayé de mettre en place, pourquoi penser que Saint-Ouen soit le seul modèle de participation citoyenne?
    Pourquoi ne pas repenser la question du bien commun dans ce projet des Docks, cela permettrai de fédérer les gens, de leurs faire comprendre que les enjeux sont ceux de nous tous, et que le service public, c’est la manière dont doivent être gérés, produits et distribués ces biens.
    Enfin, j’avais cru aussi que ce Pôle permettrai que cette ville deviennent plus ambitieuse aussi en matière d’inscription dans le paysage urbain, qu’elle se dote dès à présent de moyens pour lancer un vrai concours international de paysagistes susceptibles de réfléchir conjointement à de nouvelles problématiques d’aménagement, en inscrivant la mémoire ouvrière de notre ville au coeur de ce grand projet, pour que nos enfants sachent ce que les générations précédentes ont donné pour cette ville, bref que nous soyons fiers!!
    En conclusion, je reviendrai au Pôle citoyen, une fois qu’on arrêtera d’infantiliser les habitants en les amadouant. Parlons clairement, la moitié des jardins ouvriers de 1922 a été supprimée, au profit de bureaux sur le parc, une rue va traverser le Parc du Château, comment croire que la Mairie va tenir sa parole en promettant un parc qui semble à chaque fois plus petit?? En donnant des médailles aux jardiniers…ou aux promoteurs……….

  2. Ce n’est pas faire du catastrophisme que de dire celà, mais plutôt un scenario optimiste car on serait juste revenu aux prix de 2002. Que cela ne fasse pas plaisir aux acheteurs de ces 5 dernières années, je peux le comprendre, ils ont cru les pros du secteur leur faisant croire que “l’immobilier ne baissait jamais”, ils ont joué et ils ont perdu (du moins si ils doivent déménager un jour).
    Ce qui est étrange, c’est que dans un pays qui n’a pas dépassé 2%/an de croissance entre 2002 et 2007 et où les salaires ont stagné, ils n’ont pas été choqué par une hausse des prix de 100% alors qu’évoquer l’inverse les indispose…
    Quelques rappels :
    – En 1992, les notaires affirmaient officiellement que les prix à paris ne baissaient pas, on connait pourtant aujourd’hui ce qu’était pourtant la réalité…
    – regarder l’évolution des prix de l’immobilier en France depuis 1965 sur les graphes de foncier.org (courbe de friggit), pas besoin d’être un grand économiste pour comprendre la suite…
    – entre 1991 et 1997, les prix ont perdu 40% alors que les taux baissaient pourtant sur la péiode de 10 % à 5% !!! Cette marge de manoeuvre n’existe plus, les taux baisseront mais ça n’amortira plus la chute (cf l’exemple du japon dont l’immo chute depuis près de 20 ans avec des taux à 0%)
    – la bulle immobilière que nous venons de traverser etait la plus importante au monde, bien plus importante que la bulle boursière de 1929 (contrairement aux messages des pros, la France fait partie des pays où l’immobilier est le plus surevalué au monde par rapport aux revenus de sa population, je vous renvoie aux études sérieuses sur le sujet),
    – le mythe de la pénurie de foncier en france me fait bien rire alors qu’on a jamais autant contruit ces dernières années,
    – le mythe de la pénurie de logement m’amuse aussi. OUi, il manque des centaines de milliers de logement en France, mais des HLM, pas des nanars à 3000e le m2. Si vous penser que ce sont les SDF qui vont soutenir les prix, vous risquez d’être déçus…
    – enfin concernant le mythe de la démographie, la population française croit toujours (faiblement) dans les mêmes proportions qu’entre 1991 et 1997, cela n’a jamais empéché la chute des prix. Par contre, seule chose certaine, cette même population vieillit, ce qui est rarement bon pour l’immo (cf l’Allemagne ou le japon qui sont en avance sur nous)
    Enfin, attention à la presse people qui va sortir à la rentrée 2009. On vous expliquera que les prix ont déjà fortement baissé et que “c’est évidemment le moment pour acheter” avant la reprise……..qui ne viendra évidemment pas. Les cycles immobiliers sont très longs, qd une bulle explose, la baisse est toujours plus rapide que la hausse passée. En période de bulle, on sous estime souvent fortement jusqu’où va aller la hausse mais également la baisse qui suit…

  3. @id-stg
    des idées sur de bonnes proposition…sur quoi ?;
    sur comment surmonter la crise immobilière pour les propriétaires ou les locataires?
    J’espère que ce n’est pas pour rassurer ces propriétaires qui ont acheter des apparts et les louent aux prix du marché et ainsi financent leurs acquisitions immobilières ?!
    Sarkosy, avant de se ressaisir devant la crise immobilière aux states clamait à qui voulait l’entendre et le croire , qu’il voulait une France de propriétaires .
    Quand je vois des potes ,en Bretagne notamment ,qui s’enorgueillissaient de voir le prix de leurs maisons atteindre des prix qui atteignaient dix fois ce qu’ils leur en avaient coûté vingt ans auparavant , faire des têtes d’enterrement parce que les prix après avoir stagné ( ainsi que le marché ), commencent à baisser… ça me laisse perplexe.
    Comme elle est vilaine cette société qui leur avait permis de se croire de l’élite des possédants et qui les laissent seuls face à leur désillusion ….toute relative!!
    Vite , au secours ,une solution!

  4. Dire que nous serons un jour propriétaire de notre logement, c’est nous prendre pour des andouilles !
    Noël est proche, c’est vrai. Mais il ne faudrait quand même pas nous faire croire au père Noël !La démagogie et le mensonge tiennent dans ce pays le haut du pavé.

  5. Nico veut faire main basse sur le grand paris

    voici la réction du Président communiste du CG 94

    “Un retour en arrière inacceptable et un danger pour la démocratie locale

    Ce vendredi 28 août, je viens de rencontrer avec Laurent Garnier, Vice-Président chargé de l’Aménagement, Christian Blanc, secrétaire d’Etat au développement de la Région capitale.

    Il nous a fait part, à la demande du Premier Ministre du contenu du projet de loi « Grand Paris » qui devrait être présenté en Conseil des ministres courant septembre.

    Ce projet de loi, sous couvert de réaliser un réseau de transport d’intérêt national, constitue de fait une attaque d’envergure contre la décentralisation en Ile de France et un véritable danger pour la démocratie locale.

    En effet, l’essentiel du projet de loi porte sur la création d’une Société du Grand Paris (SGP), chargée de réaliser, pour le compte de l’Etat, les infrastructures constituant le réseau de transport du grand Paris, mais surtout disposant de pouvoir hors normes en matière d’urbanisme et d’aménagement sur une territoire qui pourrait représenter près de la moitié de la surface de la petite couronne.

    Raccourcissement à l’extrême des délais de concertation publique, dessaisissement total des collectivités territoriales de toutes leurs prérogatives légales en matière d’aménagement et d’urbanisme, création de zone d’aménagement différé autour des futures gares annoncées risquant de devenir de véritable zones de non-droit permettant de livrer l’aménagement de la petite couronne à la spéculation foncière et au bétonnage, création par décret de territoires stratégiques concentrant les investissements publics… : tout cela s’apparente à une véritable entreprise de démolition du droit des sols et des droits et garanties des habitants des territoires concernés.

    On est là très loin de la réalisation du projet de métro irriguant la banlieue que les populations attendent depuis des décennies.

    C’est au contraire un retour au temps où l’Etat tout puissant construisait n’importe quoi, n’importe où et n’importe comment. Nous avons trop souffert de cela pour accepter que nos territoires soient de nouveau livrés aux technocrates et aux spéculateurs

    C’est également la porte ouverte à une accentuation de la ségrégation sociale et spatiale avec des secteurs d’aménagement dédiés à la promotion immobilière de standing et aux activités tertiaires d’où seraient exclus les populations modestes, les commerces de proximité, les artisans ou les PME/PMI.

    En faisant fi des règles d’urbanisme, en retirant leurs pouvoirs aux exécutifs locaux, légitimés par le suffrage universel, pour la confier aux administrateurs d’une société contrôlée par l’Etat, en limitant au strict minimum le débat et la concertation publique le gouvernement est décidé à ouvrir grande la porte à toutes les dérives : recours sans garde fou à des expropriations massives, projets urbains sans contrôle, pouvoir confié aux spéculateurs immobiliers…

    C’est pourquoi, à l’opposé de cette démarche autoritaire, nous entendons poursuivre le travail partenarial que nous menons depuis des mois avec les élus locaux, les populations et les acteurs économiques et sociaux pour construire des projets répondant aux besoins des val-de-marnais et favorisant le développement équilibré du territoire, à l’image, de la démarche que nous avons entreprise au sein de l’Etablissement public d’Aménagement Orly-Rungis-Seine-Amont.

    A cet égard Christian Blanc m’a indiqué qu’il serait très attentif à ce que l’élaboration des contrats de développement urbain entre l’Etat et les communes fasse l’objet d’une concertation très approfondie afin de concilier développement urbain et en enjeux locaux.

    J’ai pour ma part rappelé au secrétaire d’Etat que si, en Val-de-Marne, nous avions accueilli plutôt positivement les premières annonces confirmant la création d’une ligne de métro reliant l’ouest à l’est de notre département et d’une autre assurant enfin la desserte de l’aéroport d’Orly, nous n’accepterons pas que ces projets puissent servir de cheval de Troie à des dispositions très dangereuses pour nos territoires et nos populations.

    J’ai donc fait part à Christian Blanc de mon opposition à ce projet de loi qui en l’état doit être profondément amendé et modifié pour répondre réellement aux enjeux du territoire et aux besoins des habitants.

    Je lui ai également indiqué, s’agissant du projet de transport en métro automatique que nous ne pourrions accepter un projet qui se limite en Val-de-Marne à quelques gares, distantes de plusieurs kilomètres, avec un métro qui passe sous des villes et des populations sans les desservir et qui « oublierait » de relier le secteur de Val-de-Fontenay. Pour nous seul un projet comportant une station tous les 1,5 km est de nature à répondre aux besoins formulés par les élus unanimes et les 60.000 val-de-marnais qui soutiennent ORBIVAL.

    Je lui ai demandé de travailler au financement de ce projet en prélevant une partie des plus-values financières réalisées par la spéculation, je pense notamment aux sommes vertigineuses englouties dans la spéculation boursière.

    J’ai souligné les risques de dérapage des délais de réalisation du réseau de métro que fait peser la création de la SGP. Je considère au contraire qu’il convient de conforter les structures publiques existantes dans leurs missions et leurs responsabilités : le Syndicat des transports d’Ile-de-France, l’Etablissement public foncier régional, le syndicat mixte Paris-Métropole, le syndicat d’action foncière du Val-de-Marne et les collectivités locales, structures qui toutes d’ailleurs travaillent déjà activement aux projets de développement de la métropole.

    J’ai enfin exigé qu’une véritable consultation soit organisée par le gouvernement sur l’ensemble de ce projet, consultation pour avis conforme de toutes les assemblées locales concernées, organisation d’un grand débat avec la population et au final, recours à un référendum. ”

    Le dernier paragraphe me semble trés important car les élus sans la population, c’est Nicolas (Medef)qui emportera la morceau.

    A JR de bien y réflèchir.

    parceque saint-ouen le vaut bien!

  6. JR pourrait demander le rattachement de S.O.au 94…ça ferait un beau coin enfoncé entre les machoires des départements bourgeois du 93,92 et 75!

  7. Le grand Paris, ce n’est pas autre chose que de la poudre aux yeux .En vérité, l’Etat veut faire avaler aux habitants de la capitale et de sa banlieue un projet qui va à l’encontre de leurs intérêts. Une façon comme une autre de faire main basse sur les collectivités territoriales

  8. Le Pole citoyen des docks s’est réuni mercredi avec à son ordre du jour la Charte pour un écoquartier des docks (un document de 21 pages reçu deux jours avant).

    La contribution active des “gens” a permis d’avancer : non pas sur les antagonismes fondamentaux (tours ou pas tours, parc plus grand contre activités) mais sur une philosophie générale clairement concrète, pragmatique et posant la participation et le controle des audoniens

    PP a rappelé que sur l’ensemble des 100 hectares, la ville ne pouvait agir que sur un tiers, le reste étant privé, ce qui n’empêche pas de vouloir et de négocier de bons et beaux aménagements du privé comme des collectivités (conseil général pour la RD par exemple) ou une refonte structurelle de la Tiru et du Syctom (reculement et concentration sur un seul cite reconçu architecturalement), ou une qualité de constructions de logement.

    A près discussion, il a été décidé deux choses – à mon sens majeurs -:
    – revoir l’écriture générale de la charte qui doit être en fait un projet de volonté politique et pas comme actuellement un catalogue promotionnel et pompeux dans un jargon de brouillard (comme appeler les tours des émergences), avec quelques blocs forts : les aménagements collectifs, les choix environnementaux par exemple);
    – réfléchir à une signature unique de ce document reformulé (aujourd’hui signé conjointement par la ville et l’aménageur) et de préciser le rapport avec la population en terme d’information, d’évaluation, de controle de la réalisation des projets de la ZAC).

    A noter une forte présence d’élus – sans doute la tenue du BM prévu à la suite- mais qui a bien montré que si le dossier est dirigé par PP, l’ensemble des secteurs concerne l’ensemble des élus, car tous les aspects de la vie des audoniens sont concernés (santé ; réponse en urgence social logement, ;éducation avec un autre collège ; sport avec les équipements nécessaires ou souhaités ou en discussion comme le stade Bauer ; le commerce…)

    Je renvoie tout le monde sur le site de la Maison des projets pour de plus amples détails).

    Pour la MdA, le représentant de cet ineffable projet couteux et autoritaire, a oublié de répondre sur l’annonce de 2 nouvelles maisons de quartier sur la Zac quant au lien avec l’existant (3 actuellement et les locaux vides de l’ex. bib centrale).

    Comme quoi dans le Pole citoyen, le meilleur cotoie le pire…

  9. C’est quoi”ce pôle citoyen des docks”?C’est qui”ces gens”dont”la contribution active a permis d’avancer”?Ils représentent qui”ces gens”?par qui ont-ils été élus?Comment la date de ces réunions est-elle connue?
    Il serait temps dans un souci démocratique que les audoniens dans leur ensemble ne soient pas mis devant le fait accompli du pouvoir décisionnel d’une petite minorité si brillante soit-elle!Il faudrait commencer par faire circuler l’info sur ce qui est prévu dans cette ville.La future MDA pourrait faire circuler les infos sur un site internet qu’elle créerait….

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