Coup de pied dans la fourmilière

Une étrange « manifestation » d’une vingtaine de commerçants des Puces, exerçant avenue Michelet, s’est déroulée récemment devant la Mairie.
Tract à l’appui et armés de bidons d’ « urine », ils menaçaient de déverser ce liquide sur les marches de l’Hôtel de Ville !
Motif de cette colère : le « harcèlement policier » à l’instigation de la Ville qui, par « racisme » et calcul, profiterait d’assouvissement de besoins naturels pour appliquer à la lettre le règlement des marchés (interdisant l’absence du titulaire de son stand).
Maladresses dans la gestion, péripéties un peu ridicules de la vie communale ? On est malheureusement très loin de cette version à l’eau de rose.
En fait, quelques commerçants indélicats possédant plusieurs étals ou boutiques aux Puces ont beaucoup de peine pour être partout à la fois.
Ils feignent de découvrir une disposition voulue par la majorité des commerçants et inchangée depuis…1979.
Naïfs s’abstenir. Ce nouveau coup de boutoir vise à ébranler la coopération entre les services de la mairie et la police qui dérange ceux qui veulent imposer leur propre loi sur le terrain.
Le soutien d’un conseiller municipal « UMP » avec l’utilisation douteuse du sigle de l’ADPPSO ajoute un doux parfum de démagogie et de récupération hasardeuse.
La Ville, qui signera bientôt une charte contre la contrefaçon et lance une étude prospective sur l’ensemble des Puces, poursuivra dans ce secteur son action avec sérénité et fermeté.
C’est l’intérêt des commerçants et de Saint-Ouen.
Eric Pereira-Silva
À Saint-Ouen n°46 novembre 2006

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