De l’état d’urgence à l’urgence d’Etat

Malgré plusieurs incidents intolérables, notre Ville a été jusqu’ici relativement épargnée par la vague de violences urbaines qui secoue l’ensemble du pays.
Eléments d’explications locaux : urbanisme à échelle humaine, logements sociaux de qualité, politique sociale opiniâtre, potentiel d’activités et d’emplois important, transports en commun développés, réseau d’associations actif…
Sur le terrain, la forte mobilisation du service public communal, la coopération avec la police et les pompiers ont permis de maîtriser la situation.
Pour autant Saint-Ouen, ne passe pas «au travers des gouttes». La violence sociale y est en effet vécue au quotidien par une partie importante de sa population et de sa jeunesse.
Chômage, logement, exclusion, éducation…l’action des élus locaux touche à ses limites. Les inégalités s’aggravent.
L’Etat doit adopter et financer un plan d’urgence notamment pour la Seine St-Denis.
Emploi, précarité, éducation, formation professionnelle, accès au logement, non-discrimination, prévention, police de proximité fiscalité locale, tissu associatif… les champs d’investigation sont nombreux pour une mobilisation nationale efficace et cohérente.
Ceci n’exempte pas la majorité municipale de plancher sur l’efficacité de nos services, la maîtrise des dépenses, le redéploiement de l’aide aux associations ou les choix d’investissement.
L’UMP appelant à l’ «unité nationale», ses représentants locaux pourraient se contenter d’assumer leur mandat en siégeant au Conseil Municipal.
Eric Pereira-Silva
À Saint-Ouen n°36 décembre 2005

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