Tchao Godillot(s)

L échec est souvent plus instructif que le succès.
Cette forte pensée devrait être méditée sérieusement par certains camarades jusqu ici un tantinet goguenards.
L élection, haut la main, du Maire au Conseil général a pu laisser croire que la stabilité l emportait. Traduction : résister aux changements de cap et de méthodes dans la conduite des affaires municipales.
Légère erreur d appréciation.
La dure réalité revient au galop : les problèmes sont nombreux, la gauche diverse, la démocratie locale exigeante, l intelligence forcément collective.
La gauche municipale n a que faire d une majorité de « godillots » (1). La moitié de celle-ci l a déjà exprimée fortement sur différentes questions récentes.
Le repli sectaire, les raccourcis autoritaires, la rétention d information, les velléités d intimidations sont vouées à l échec.
Débat d idées, construction collective, respect des autres sensibilités, constituent la seule voie crédible pour la gauche. On en est loin aujourd hui.
A St Ouen, la gauche soviétique se consume lentement. Refusant tout compromis, elle caresse la tentation de la « terre brûlée », quitte à faire le lit de la droite populiste.
Une gauche recomposée, démocratique et offensive, intégrant la richesse de toutes ses composantes, est en gestation.
C est une chance pour notre Ville. A chacun de s en saisir.
(1) Alexis Godillot, Maire de St Ouen (1857-1870), industriel en équipements militaires, donne son nom aux gros « brodequins » et …aux inconditionnels d une majorité.
Eric Pereira-Silva
À Saint-Ouen n°23 novembre 2004

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