Démocratie locale à géométrie variable

Point d’orgue du processus réputé démocratique d’élaboration du Plan Local d’Urbanisme, la réunion publique du 23 juin dernier s’est déroulée à guichets fermés.
Affluence excessive, rançon du succès ? Pas exactement.
Le DAL avait en effet choisi d’intervenir lors de ce grand raout pour évoquer (avec les familles concernées et sans doute bruyamment) la situation des expulsés de l’immeuble privé, en péril,  4 rue Jules Verne.
Risque de dérapage dans une salle privée et de dévoiement de l’objet de la réunion, consigne était donnée aux gros bras d’interdire l’accès aux présumés perturbateurs.
Dans ces conditions plusieurs élus de la majorité ont boycotté ostensiblement cette rencontre municipale (1)
Faute de goût évidente, entre l’entrée de l’Espace Cardin (lieu de la réunion) et un camion « Fauchon » en stationnement, les  « sans-toit » ont donc manifesté leur colère devant l’entrée.
Avis aux élus apprentis démocrates : agir ainsi accrédite l’idée, aubaine pour les démagogues de tout poil, que la Mairie pourrait reloger les squatteurs.
Accessoirement, sans sombrer dans l’angélisme, le traitement « policier » ne saurait se substituer au débat. .
Suite à l’intervention de plusieurs élus on a renoué depuis avec bon sens, dialogue et expression politique de la majorité municipale.
En cette rentrée les mauvais élèves sont donc admis au rattrapage. Ils devront faire leurs preuves dans leurs domaines réservés : urbanisme, logement et …démocratie participative.
Ce qui a échappé à ce journal !
Eric Pereira-Silva
À Saint-Ouen n°21 septembre  2004

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1 réflexion sur « Démocratie locale à géométrie variable »

  1. Avec presque 150 personnes à barbara (sur 44.000 habitants et 1.400 communaux !!!),

    JR pensait avoir résolu le problème de paris métropole, mais le chevalier Ivanohé revient (info et commentaires :

    “Par M. Bertrand DELANOË

    Le rapport sur la réforme des collectivités locales, élaboré par le comité que préside Edouard Balladur, formule une proposition de gouvernance de la métropole parisienne inadaptée aux enjeux de notre territoire.

    Son contenu s’assimile malheureusement à une occasion manquée :

    • Nous contestons la logique consistant à supprimer les départements, pourtant efficaces dans les politiques de proximité, pour les regrouper au sein d’un « Grand Paris » de 6 millions d’habitants, totalement déconnecté du terrain et des citoyens.

    • Le périmètre proposé n’est pas opérationnel. La cassure entre petite et grande couronne constituerait une erreur majeure, quelques années après la crise qui dans plusieurs villes de banlieue, avait au contraire confirmé la nécessité de solidarités nouvelles.

    Une évidente contradiction apparaît en outre entre ce périmètre et les projets ambitieux proposés récemment par des urbanistes et architectes internationaux, attachés à une démarche beaucoup plus ambitieuse.

    • La question centrale de la solidarité financière entre communes, au sein de la métropole est clairement évacuée.

    • Aucun instrument n’est prévu pour répondre à la grave crise du logement, puisque le Grand Paris n’aurait pas de compétence en matière de financement du logement social.

    • La notion de « rayonnement international » n’est tout simplement pas mentionnée et aucune perspective n’apparaît pour développer la dynamique économique et culturelle dans notre métropole.

    De même, ni les investissements structurants, essentiels à la compétitivité même de notre métropole, ni l’enjeu de la recherche et de l’enseignement supérieur ne s’intègrent à ce projet, ce qui est un contre-sens total.

    • Le mode d’élection envisagé, très complexe, romprait le lien fondamental entre la commune, territoire de proximité, et les représentants du Grand Paris, qui seraient désignés lors d’un double scrutin régional et départemental.

    • Enfin, la dissolution brutale de toutes les structures inter-communales représenterait une autre faute, créant un vide absurde entre les communes et le Grand Paris.

    Alors que l’intercommunalité est encouragée partout en France, pourquoi vouloir la « casser » en Ile de France ?

    L’avenir de cet espace métropolitain mérite un sens du mouvement et de l’innovation autrement plus ambitieux.

    Il ne peut reposer sur une démarche un peu brutale, imposée « d’en haut », mais devrait au contraire, s’appuyer sur le travail déjà accompli par les élus depuis plus de trois ans, au sein de Paris Métropole.

    Impliquant près de 200 collectivités – dont la Région, totalement ignorée dans le schéma du rapport Balladur – celle-ci dessine la voie d’une gouvernance innovante élaborée en commun, pour répondre aux défis unanimement identifiés du logement, du développement économique, de la solidarité financière, des investissements stratégiques mais aussi de l’urbanisme.

    Ce que nous proposons, ce n’est pas de créer un nouvel échelon administratif, mais d’amplifier la dynamique en cours, autour d’une logique de projets inédite, souple, harmonieuse et s’appuyant sur des outils opérationnels, y compris des agences calibrées en fonction de chaque chantier, à l’instar des méthodes appliquées au sein du « Grand Londres » ou du développement urbain de grandes collectivités allemandes.

    Notre volonté est de faire émerger une structure qui coordonne, fédère des outils déjà existants (syndicats, collectivités), et ne soit pas, dès l’origine, enfermée dans des frontières mécaniquement établies.

    Paris Métropole est en marche, produit d’une volonté commune des représentants du suffrage universel, dans leur diversité d’opinion partisane. Négliger cet atout serait une régression.

    C’est pourquoi, pour l’avenir de la capitale et de sa métropole, nous prônons plus que jamais respect de la démocratie et souci d’efficacité.”

    Desfois que Bébert soit capable d’imposer à SO autre chose que ses demandeurs de logements sociaux, je vous invite à découvrir d’autre réactions politiques (de gauche).

    pour ce que j’ai vu, PS et droite, ne parlent pas :

    – d’un bilan concret de la décentralisation, du non respect par l’Etat (PS ou UMP) de la régle essentielle de la décentralisation (1 euro transféré, 1 euro versé par l’Etat)avec prise en compte des évolutions constatées (baisse ou hausse),

    – du mode d’éligibilté (proportionnelle, étrangers non communautaires, découpage…),

    – des ressources fiscales (Taxe professionnelle unique, élargissement de l’assiette fiscale aux revenus financiers, baisse de la TVA, subventions de fonctionnement, vraie activité des entreprises, prise en compte des parkings commerciaux…).

    Du fait de la présence d’élus socialistes dans la commission Balladur,

    pourquoi les élus PS de SO accepteraient-ils de revoter prochainement pour une représentante de la ville bien pâle au demeurant ?!

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